« Ils décapitent les cerfs devant chez moi » : Luc Besson à nouveau confronté à un cadavre d’animal
Un cadavre d’animal, une photo choc, une colère qui explose sur les réseaux sociaux. Ce dimanche 20 septembre, Luc Besson a publié sur son compte X une image d’un cerf décapité, laissé à pourrir devant sa propriété de l’Orne. Ce n’est malheureusement pas une première pour le réalisateur.

Une scène qui rappelle un drame vécu par sa mère
Il y a un an à peine, la mère de Luc Besson, âgée de 85 ans, avait assisté depuis sa terrasse à l’abattage d’un cerf réfugié dans le jardin familial. Onze coups de couteau, sous ses yeux, par des chasseurs venus achever l’animal une fois les chiens épuisés. Une scène que le cinéaste avait racontée sur le plateau de C à vous, dénonçant l’absence totale de sécurité pour les habitants du domaine.
Cette affaire avait débouché sur une condamnation de deux chasseurs pour chasse non autorisée et usage d’un moyen prohibé. Retrait du permis, stage de sensibilisation, dommages et intérêts versés aux associations Stéphane Lamart et Aspas : la sanction semblait exemplaire. Un épisode qui avait déjà relancé le débat sur la chasse à courre, un sujet porté publiquement par des figures comme certaines personnalités engagées ou même par des militants comme ceux qui interpellent directement le pouvoir.
La nouvelle publication qui fait bondir Luc Besson
Sur X, la légende de Luc Besson ne laisse aucune place au doute sur son état d’esprit. « Après avoir égorgé un cerf sous les yeux de ma mère, l’année dernière, la chasse est à nouveau ouverte ! Maintenant, ils décapitent les cerfs devant chez moi et laissent pourrir les corps », écrit-il, avant d’ajouter, cinglant : « Et on ose parler de la « noblesse » de la chasse ? ».
Le message a rapidement circulé, ravivant l’indignation d’internautes déjà mobilisés sur les questions de bien-être animal. Ce type de polémique n’est pas isolé : d’autres personnalités françaises, à l’image de certains témoins de faits marquants, alimentent régulièrement le débat public sur des sujets sensibles liés à la sécurité et à la protection des plus vulnérables, humains comme animaux.

Un dossier judiciaire loin d’être clos
Selon les informations du Parisien, l’affaire des chasseurs condamnés en début d’année est en réalité toujours pendante. Nicolas, le plus jeune des deux hommes sanctionnés, a fait appel du jugement. Son avocat, Me Jean-Marc Descoubes, conteste la qualité même de Luc Besson à agir en justice.
L’argument est technique mais central : le terrain appartiendrait à une société civile immobilière (SCI), et non directement au réalisateur, ce qui remettrait en cause la légitimité de la plainte initiale. L’avocat de la défense va plus loin en évoquant une décision de justice rendue, selon lui, « sous le coup de l’émotion plutôt qu’en droit ».
Du côté du cinéaste, ses avocates Me Irina Kratz et Me Thierry Marembert n’ont pour l’instant pas souhaité commenter cette nouvelle étape de la procédure. Une affaire qui, entre appel judiciaire et récidive présumée sur le terrain, est loin d’avoir livré son dernier acte.
Entre un appel qui menace la condamnation initiale et un nouveau cadavre découvert devant chez lui, Luc Besson se retrouve pris dans un engrenage judiciaire et symbolique qui dépasse largement sa seule propriété. Reste à savoir si la justice tranchera enfin la question de la chasse aux abords des habitations privées.