« Il m’a charcuté » : le mari de Julie Andrieu visé par des témoignages accablants d’anciens patients


Il était surnommé le « chirurgien des stars ». Aujourd’hui, Stéphane Delajoux, neurochirurgien et mari de Julie Andrieu depuis quinze ans, fait face à une nouvelle vague de témoignages glaçants. Plusieurs anciens patients affirment vivre un calvaire depuis leurs opérations et ont décidé de saisir la justice. Leurs récits, révélés par Le Parisien, dressent un tableau préoccupant.
Stéphane Delajoux, le « chirurgien des stars » rattrapé par son passé
Le nom de Stéphane Delajoux n’est pas inconnu des colonnes de la presse people. À 59 ans, ce neurochirurgien partage la vie de l’animatrice Julie Andrieu, avec qui il a eu deux enfants, Hadrien et Gaïa. Mais derrière cette image de couple médiatique se cache un passif judiciaire déjà chargé.
Le praticien a été condamné à plusieurs reprises pour des erreurs médicales. Il a aussi été reconnu coupable d’escroquerie à l’assurance. Son nom avait fait les gros titres en 2009, quand l’entourage de Johnny Hallyday l’avait surnommé le « boucher » après une opération controversée sur la star. Un différend financier avec son ex-compagne Isabelle Adjani avait également alimenté la chronique.
En 2025, une décision de justice l’avait déjà condamné à verser plus de 220 000 euros à un patient à qui il avait posé quatre implants en deux mois et demi. L’Ordre des médecins lui avait alors infligé un blâme en appel. Malgré tout, le neurochirurgien a continué d’exercer. Et aujourd’hui, ce sont de nouveaux visages, de nouvelles douleurs et de nouvelles vies brisées qui refont surface.
« Il m’a charcuté » : les témoignages qui accablent le neurochirurgien
Antoine a 39 ans. Ancien plombier chauffagiste, il souffrait de violentes douleurs dorsales quand il a consulté Stéphane Delajoux en 2021. Le diagnostic tombe vite : hernie discale. L’opération est programmée dans des délais très courts. Le patient accepte, séduit par la promesse d’un retour rapide à la normale.
Mais rien ne se passe comme prévu. Les douleurs persistent. Une seconde intervention est programmée pour remplacer une première prothèse. Les complications s’enchaînent : écoulement de liquide céphalorachidien, traitements antidouleur lourds au quotidien. Aujourd’hui, Antoine ne peut plus travailler. Certains jours, il ne peut même pas bouger de son fauteuil roulant. « Il m’a charcuté. Les kinés ont abandonné… J’ai un gamin de sept ans », confie-t-il au Parisien, effondré.
Et il n’est pas seul. Oualide, 36 ans, opéré en 2023, décrit un praticien aux allures de « commercial ». « Il vous vendrait une glace en Sibérie », lâche-t-il. Après l’intervention, aucune amélioration. Il a dû subir une nouvelle opération pour retirer la prothèse. Depuis, rester assis est un combat, s’habiller seul une épreuve. « Je ne peux pas porter ma fille de deux ans. Il m’a même enlevé ça », souffle-t-il.
Détail troublant : plusieurs experts médicaux consultés après coup auraient conclu qu’Oualide ne présentait même pas la hernie discale qui avait justifié l’intervention initiale. De quoi alimenter de sérieuses interrogations sur la pertinence de ces opérations.

Quatre patients, une avocate et un même constat : des pratiques « préoccupantes »
Au total, ce sont quatre anciens patients qui ont engagé des procédures civiles contre le neurochirurgien. Deux d’entre eux sont représentés par Me Anne-Claire Le Jeune, qui pointe une répétition troublante de pratiques similaires d’un dossier à l’autre.
L’avocate évoque auprès du Parisien des défauts d’information des patients, l’absence de suivi post-opératoire sérieux et l’utilisation récurrente d’implants interépineux. Ces dispositifs médicaux, dont l’intérêt thérapeutique est contesté en dehors de situations très spécifiques, reviennent dans plusieurs dossiers. C’est précisément cette récurrence qui inquiète.
Car le problème dépasse le cas individuel. Quand un même praticien accumule les condamnations, les blâmes ordinaux et les témoignages convergents sur plus d’une décennie, la question n’est plus seulement médicale. Elle devient systémique. Comment un chirurgien déjà sanctionné à plusieurs reprises peut-il continuer d’opérer sans contrôle renforcé ?
Antoine, Oualide et les autres ne demandent pas de vengeance. Ils demandent des comptes. Et surtout, ils veulent que leur calvaire serve à quelque chose.
Quinze ans de mariage, deux enfants, une vie médiatique sous les projecteurs… Julie Andrieu n’a pour l’instant pas réagi publiquement. Mais une chose est certaine : ces témoignages ne sont pas les derniers. Quand autant de voix disent la même chose, il devient difficile de ne pas les entendre.