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Ce titre de noblesse que la chérie de Jordan Bardella utilise provoque la colère d’une branche royale rivale

Publié par Cassandre le 03 Juin 2026 à 9:27

Elle pose en une de Paris Match aux côtés de Jordan Bardella, et le gotha européen s’enflamme. Maria Carolina de Bourbon-Siciles, 22 ans, héritière d’un ancien royaume italien, affiche un titre qui ne passe pas auprès de ses propres cousins. Un communiqué officiel vient d’être publié — et ce qu’il contient pourrait redessiner les lignes de cette querelle dynastique vieille de plus de soixante ans.

Jordan Bardella en gros plan, souriant légèrement, regard vers le haut

Un doublon de duchesses qui couvait depuis 2016

Née à Rome en 2003, Maria Carolina de Bourbon-Siciles est la fille aînée de Charles de Bourbon-Deux-Siciles, duc de Castro, et de Camilla Crociani. Depuis 2016, elle porte les titres de duchesse de Palerme et de duchesse de Calabre. Des appellations de courtoisie, utilisées dans les ordres de chevalerie, sans aucune valeur juridique en France ni en Italie. Sauf que de l’autre côté de l’arbre généalogique, Sofía Landaluce, épouse de Pedro de Bourbon-Siciles, revendique exactement le même titre. Deux duchesses de Calabre pour un seul duché disparu : tant que la querelle restait mondaine, personne ne bronchait. Mais quand la princesse s’affiche avec un acteur majeur de la politique française, le doublon devient un problème visible de tous.

Une renonciation de 1900 que personne n’interprète pareil

Le nœud du conflit remonte à 1960. Ferdinand-Pie de Bourbon-Siciles, prétendant au trône des Deux-Siciles, meurt sans descendance. Deux neveux se disputent alors la place de chef de maison : le prince Alphonse, duc de Calabre, et le prince Rénier, duc de Castro. La branche espagnole s’appuie sur un acte signé en 1900, qu’elle interprète comme une renonciation totale de la branche napolitaine. Naples y voit une renonciation conditionnelle. Pour trancher, le roi Juan Carlos ordonne en 1983 une enquête institutionnelle. Les avis rendus en Espagne reconnaissent l’infant don Carlos — père de Pedro — comme chef légitime et grand maître de l’Ordre constantinien de Saint-Georges. Mais la branche de Castro n’a jamais accepté cette conclusion, et les grandes familles européennes restent divisées sur le sujet. Un siècle d’ambiguïté juridique résumé en un mot : impasse.

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Le communiqué de Pedro qui change la donne politique

L’exposition médiatique du couple Bardella–Maria Carolina a poussé Pedro de Bourbon-Siciles à réagir publiquement. Dans un texte diffusé ces derniers jours, il écrit vouloir « faire prévaloir la vérité historique » face à la couverture presse. Il joint l’accord de réconciliation signé en 2014 entre les deux branches pour contester la création du titre de duchesse de Calabre attribué à sa cousine. C’est la première fois qu’un membre de la branche espagnole intervient aussi frontalement dans le débat public français. En réalité, le risque reste symbolique : la République française ne reconnaît aucun titre nobiliaire étranger. Maria Carolina continuera d’utiliser ses appellations au sein de la branche de Castro. Mais en apparaissant régulièrement aux côtés d’un possible candidat à l’Élysée, elle transforme un héritage dynastique privé en sujet politique — et ça, le clan rival ne compte pas le laisser passer.

Un titre sans valeur légale, deux familles qui se le disputent depuis soixante ans, et un projecteur médiatique qui change tout. Finalement, ce n’est pas la noblesse du titre qui pose problème — c’est la lumière qu’on braque dessus. Si Jordan Bardella poursuit son ascension vers 2027, cette querelle de cousins pourrait bien devenir un feuilleton que même les scénaristes de série n’auraient pas osé écrire.

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