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Marianne James : l’homme qu’elle aimait l’a quittée pour une raison qu’elle n’avait pas vue venir

Publié par Hannah Maline le 23 Oct 2026 à 18:17
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Ce vendredi 23 octobre 2026, Marianne James s’installe dans les pages de Closer. Et ce qu’elle y raconte n’a rien d’un numéro de diva. Entre deux traits d’humour, la jurée de La France a un incroyable talent ouvre un tiroir qu’elle referme d’habitude très vite : celui des hommes qu’elle a aimés.

Marianne James Aventure Japonais

Depuis le 7 octobre, elle a retrouvé son fauteuil sur M6 chaque mercredi soir, pour les 20 ans de l’émission. Le public la voit rire, buzzer, s’emporter, s’émouvoir. Ce qu’il ne voit pas, c’est le prix que cette exposition lui a fait payer loin des caméras.

Car dans cet entretien, à 64 ans, l’artiste revient sur une histoire d’amour qui n’a pas survécu à sa notoriété. Un homme qu’elle aimait profondément a fini par lui avouer quelque chose. Une confidence glissée tout bas, qui lui a laissé une blessure durable.

Que lui a-t-il dit exactement, et avec quelle voix ? Et pourquoi ces quelques mots reviennent-ils dans ses interviews depuis des années ? Pour le comprendre, il faut remonter loin, jusqu’aux trottoirs où une jeune femme de la Drôme chantait pour des passants pressés. Accrochez-vous.

Avant les projecteurs, il y avait le bitume

Marianne James n’est pas née sous les spots. Elle est née Marianne Gandolfi, le 18 février 1962, à Montélimar, et elle a grandi dans la boutique familiale de la place du Marché. Côté père, Maurice, on fabriquait du chocolat, des pâtisseries et du nougat. Côté mère, Jacqueline, on tenait une parfumerie.

La musique arrive très tôt dans cette enfance sucrée. Dès 11 ans, elle prend des cours de guitare chez Antoine « Tony » Petrucciani, guitariste de jazz renommé et père du pianiste Michel Petrucciani. Pas exactement le petit prof de solfège du quartier.

marianne james

Et pourtant, la gamine avait un tout autre plan de carrière en tête. Portée par sa foi chrétienne, elle a cru jusqu’à ses 14 ans qu’elle deviendrait « bonne soeur », comme elle l’a raconté à Télé Poche en 2016. Une vocation de silence pour celle qui allait devenir l’une des voix les plus sonores de la télé.

À la place du couvent, ce sera la rue. De 15 à 23 ans, avec sa soeur Pascale, elle chante dans le métro, sur l’esplanade de Beaubourg, dans les rues d’Avignon. Elle l’a résumé à Télé 7 Jours en novembre 2021 : « Le plus dur, c’est la rue, sans comparaison. »

Elle en détaille l’enfer quotidien : « Entre les gens qui n’écoutent pas, les commerçants pas contents, les flics qui interviennent parfois, et les autres groupes qui veulent la place… » Sa conclusion tient en une phrase de survivante. « Si tu sais t’en tirer, tu as tout gagné. »

En 2016, dans L’Humanité, elle trouvait une image plus parlante encore pour ces années-là. Elle chantait du lyrique sur le trottoir, « comme une sorte de diva des pauvres ou de diva des trottoirs ». Retenez bien cette femme que les passants ne regardaient pas. Le jour où tout le pays la regardera, sa vie va basculer.

Sa grande soeur Pascale, de quatre ans son aînée, qui l’accompagnait pendant ces années de pavé, prendra elle aussi un chemin artistique. « Ma soeur est devenue artiste peintre sous le nom de Scaly », révélait Marianne à Télé 7 Jours en 2016. Deux soeurs parties ensemble de la rue, chacune vers son propre art.

Treize ans cachée derrière une autre femme

Marianne James Confessions
marianne james anecdote etonnante bar

Montée à Paris en juillet 1980, elle décroche une licence de musicologie à la Sorbonne et un premier prix de chant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse. Sur le papier, la voie royale. Dans la réalité, le déclic viendra d’un personnage complètement déjanté.

Avant ça, elle fait ses gammes au service des autres. Dès 1981, avec le groupe Les Démones Loulou, elle assure la première partie de William Sheller à l’Olympia, tout en continuant à chanter dans les rues de Paris. En 1986 puis en 1988, on l’entend aussi dans les choeurs de deux albums d’Isabelle Antena. Une voix qu’on entend, mais un visage qu’on ne connaît pas encore.

En 1989, elle donne naissance à Maria Ulrika Von Glott, une cantatrice allemande totalement foldingue, héroïne de L’Ultima Récital. D’après Purepeople, c’est ce rôle qui lui a permis de quitter enfin la rue. Et le spectacle va s’installer pour plus d’une décennie.

La naissance du personnage a quelque chose de débrouillard. Le spectacle voit le jour à l’association La Clef, à Saint-Germain-en-Laye, lors d’une résidence d’artiste. Le deal est simple : elle donne des cours, et en échange, on lui offre une structure pour monter sur scène. Le troc d’une artiste qui n’a pas encore les moyens de ses ambitions.

1 178 soirs de triomphe… sous un faux nom

Les chiffres donnent le tournis : 1 178 représentations jusqu’en avril 2002, une affiche aux Folies Bergère en décembre 2001 et un Molière du meilleur spectacle musical en 1999. En parallèle, elle donne des cours de chant, guitare à la main, dans son appartement de la rue Montmartre. Diva sur scène, prof à domicile.

Marianne james

Il y a pourtant un piège dans ce triomphe. Le public applaudit Ulrika, pas Marianne. Elle le reconnaîtra plus tard : il lui faudra la télévision pour être enfin connue sous son propre nom, et non plus sous celui de sa cantatrice.

Même ce nom-là est un emprunt, d’ailleurs. « James » vient de son parrain, Pierre Jame, qu’elle a honoré ainsi après son décès, avec un clin d’oeil à la jam session. Une femme qui se construit entre plusieurs identités : gardez ce détail dans un coin de votre tête.

Car en 2004, la diva des trottoirs passe des planches au prime time. Et la célébrité, la vraie, celle qui vous suit partout, va lui tomber dessus d’un seul coup. Avec des conséquences qu’elle n’avait pas vues venir.

2004, l’année où le pays entier apprend son nom

Cette année-là, M6 l’installe dans le jury de Nouvelle Star, aux côtés de Manu Katché, Dove Attia et André Manoukian. Trois hommes, une femme. Elle y restera pour les saisons 2005, 2006 et 2007, le temps de devenir l’âme du télé-crochet.

Son style détonne immédiatement : grande gueule et coeur à vif. Sa sortie la plus célèbre, rappelle Puremédias, a été lancée au public de l’émission, alors animée par Benjamin Castaldi, après l’élimination d’un candidat chouchou du jury. « Vous avez de la merde dans les oreilles ! »

Marianne James poste une photo d'elle à l'âge de 18 ans

Le jury voit défiler des noms qui vont compter : Steeve Estatof, Myriam Abel, Christophe Willem, Julien Doré. Et en 2004, une certaine Amel Bent, révélée lors de la saison 2. Des années plus tard, Marianne James parlera de cette époque sans la moindre fausse modestie.

« Je pense que tous les autres faisaient du bruit, quand nous écrivions l’histoire », lâche-t-elle à Télé 7 Jours en 2015. Pour elle, impossible de « passer derrière les commentaires de notre jury ». Le ton est donné : à l’époque, elle se sent sur le toit du monde.

Elle finira par partir, lucide : « Je ne me renouvelais plus. Toujours les mêmes mots : ‘signature vocale’, ‘potentiel’, ‘tessiture’… » Mais la trace est indélébile. En février 2023, pour les 20 ans de l’émission, elle fond en larmes quand Amel Bent chante « La Bohème », avant de l’enlacer longuement.

« On a un métier de bohème », glisse-t-elle ce soir-là, très émue. Une phrase qui dit beaucoup de la fragilité cachée sous le costume. Car Nouvelle Star ne lui a pas seulement offert la gloire. Elle a aussi réveillé un monstre qu’elle n’avoue qu’aujourd’hui.

« J’avais un boulard énorme »

C’est l’un des aveux les plus savoureux de son entretien à Closer. Au temps de Nouvelle Star, confie-t-elle, elle se voyait comme une femme toute-puissante au milieu de ce jury. Le succès soudain lui est monté à la tête, et elle a eu du mal à le gérer.

Hélène Ségara et Marianne James

Elle ne se cherche aucune excuse : « La première année, j’ai pris le melon et je sais que j’ai été peste avec tout le monde, les taxis, le public… J’avais un boulard énorme. » Rares sont les stars qui balancent ce genre de vérité sur elles-mêmes. Elle, oui, et sans trembler.

Ce n’est pas un hasard si cet aveu surgit au milieu de ses confidences amoureuses. Selon Closer, la célébrité n’a pas seulement pesé sur ses histoires de coeur, elle a transformé sa manière d’être, avant qu’elle n’apprenne à prendre du recul. Une star qui se découvre « peste » mesure aussi ce que la lumière peut faire aux gens.

Ce succès, elle l’avait attendu des années. « Ça a été long avant que je m’impose. Prodiges est arrivé après mes 50 ans », confiait-elle à Télé 7 Jours en décembre 2016. Elle citait alors Josiane Balasko : « Quand tu as un physique pas facile, tu es condamnée à être meilleure que les autres. »

Et la médaille a un revers. Selon Purepeople, elle aurait longtemps souffert de dépression à cause d’une médiatisation intense, avant de trouver une forme de sérénité. Sous les paillettes, le prix de la notoriété se paie aussi en silence.

D’ailleurs, quand les projecteurs s’éteignent, elle disparaît volontiers. « Marianne, dans le civil, c’est beaucoup de repos et beaucoup de retraites. Soit religieuses, soit chez moi, à Montélimar », expliquait-elle à Télé Star en 2016. Elle racontait même faire voeu de silence dans des monastères.

Cette femme qui a besoin de silence, c’est la même qui occupe tout l’espace dès qu’une caméra s’allume. Deux Marianne cohabitent : l’exubérante et la retirée. Reste à savoir laquelle des deux les hommes de sa vie ont réellement rencontrée.

marianne james paris mourir

Une femme qu’on ne peut pas ne pas voir

Il y a une autre raison pour laquelle Marianne James ne passe jamais inaperçue. Elle l’a dit elle-même en 2022, sans détour : « Même si je me tiens tranquille dans mon coin, je suis quelqu’un qu’on voit. » Une phrase qui va prendre un poids particulier dans quelques instants.

Son corps, elle en parle avec une franchise rare. Dans ce même numéro de Closer, elle explique que personne ne choisit de peser 150 kilos. « Puisque je n’arrive pas à me débarrasser de ces kilos, mon boulot, c’est de les accepter et de les accompagner. Je continue à danser et à me baigner. »

Pas question pour autant de passer par le bloc : « Hors de question de me faire poser un anneau gastrique ! Tous ceux qui ont perdu 70 kg grâce à lui en ont repris 40. » Elle a pourtant connu l’autre côté du miroir. En avril 2025, dans l’émission Mesdames de Maïtena Biraben, elle racontait avoir pesé 68 kilos pour 1,80 m.

Le bonheur n’était pas au rendez-vous : « Ça a duré deux ans en me privant (…) Je me battais tous les jours pour ne pas craquer sur ce pain au chocolat, ce jambon à l’os, cette baguette tiède avec du beurre salé. » Selon Purepeople, suivre ses envies la rend aujourd’hui bien plus épanouie. La fille du nougatier ne renie pas ses racines gourmandes.

Cette visibilité, elle a même choisi d’en faire un manifeste. Le 5 mars 2020, à Tunis, elle participe à un défilé organisé par l’Institut français pour la journée internationale des femmes. Son titre ne pouvait pas mieux lui aller : Over fifty… et alors ?, un défilé consacré aux femmes qui ont franchi la barre des cinquante ans.

Marianne James surprise en train de faire la manche

Ironie du sort, le jour où elle a tenté de disparaître, elle n’a pas tenu longtemps. En 2022, elle se glisse dans le costume du bébé de Mask Singer sur TF1, et se fait démasquer dès le premier prime. Même cachée sous un déguisement, Marianne James reste reconnaissable entre mille.

Partout à l’écran, jamais là où on l’attend

Une confiserie traditionnelle de Montélimar, évoquant la boutique familiale de nougat et de chocolat où Marianne James a grandi

Ce corps, cette voix, ce franc-parler forment une présence immense à l’écran, et la télévision ne s’y trompe pas. Après Nouvelle Star, elle enchaîne les aventures, de France 2 à Arte en passant par TF1. Et depuis 2018, elle trône dans le jury de La France a un incroyable talent.

Chaque aventure la rend un peu plus familière aux Français. En 2010, l’émission de Frédéric Lopez l’emmène au coeur de l’Indonésie, dans l’archipel des Banggai, chez un peuple de pêcheurs installé dans un minuscule village sur pilotis. De 2015 à 2017, elle commente l’Eurovision en direct sur France 2 avec Stéphane Bern, de Vienne à Stockholm puis Kiev.

Le 2 juin 2017, elle anime même Prodiges le Grand Concert en direct du Stade Pierre-Mauroy, dans la métropole lilloise, devant 45 000 spectateurs et plus de 10 000 jeunes choristes. Bien loin des quelques passants de Beaubourg. La diva des trottoirs remplit désormais des stades.

Elle écrit aussi. En 2013, elle cosigne avec Sébastien Marnier la pièce Miss Carpenter, mise en scène par Éric-Emmanuel Schmitt et Steve Suissa, et en tient le rôle principal. Comédienne, autrice, animatrice, jurée : la palette s’élargit, et la notoriété grimpe avec elle, saison après saison.

Marianne James méconnaissable à 18 ans sur Instagram

Sur un plateau, elle mord ; dans la vie, elle aime

Là non plus, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Auprès de Télé Star en 2021, elle racontait sa première saison : après un buzz trop fervent, ses camarades jurés avaient lancé qu’elle avait sans doute « mal dormi ». Sa réponse ? « Ça m’avait piquée et je les avais envoyés chier. »

Depuis, l’équipe a trouvé son équilibre. « Quand on se connaît, qu’on est une vraie équipe, on peut se bagarrer sans se vexer, sans douleur », assurait-elle. Sur un plateau, cette force de caractère est un atout en or.

Autour d’elle, un trio devenu familier : la chanteuse Hélène Ségara, le magicien Éric Antoine et l’humoriste Sugar Sammy. Fin 2025, à l’approche de la finale de la 20e saison, elle racontait à Télé 2 Semaines leurs coups de fil inquiets avant les auditions : « C’est la vingtième saison, ça serait con que ce soit la saison un peu plate. » Verdict de la jurée : « On a eu un grand cru, vraiment. »

Une femme puissante, visible, drôle, auréolée de sa carrière, qui ne baisse jamais les yeux. Voilà le portrait. Mais dans un couple, ces qualités-là jouent parfois un tout autre rôle. Et c’est précisément là que son récit à Closer devient bouleversant.

Car derrière la jurée qui fait rire la France, il y a une femme qui a aimé, passionnément. Et qui a vu certains hommes reculer devant la place qu’elle occupait, cette place immense que le public lui avait donnée. L’un d’eux, surtout, lui a laissé des mots qu’elle n’a jamais pu effacer.

Marianne James en colère

Quatre hommes, et une phrase laissée en suspens

Décembre 2016. Marianne James enchaîne les interviews pour promouvoir À vos pinceaux, son concours de peinture sur France 2. À Télé Poche, elle se livre avec une sincérité désarmante sur sa vie sentimentale. Elle est alors libre, une situation qui lui convient parfaitement, selon Purepeople.

« Il y a eu quatre hommes qui ont vraiment compté dans ma vie : c’est beaucoup déjà », lâche-t-elle. Et d’ajouter : « Tout ce que j’avais à vivre avec eux, les aspects absolus, l’extase totale de l’Amour, je les ai vécus. J’ai été aimée, totalement. » Ni regret, ni amertume.

Puis elle évoque son dernier amoureux, celui « dont j’étais folle », précise-t-elle. Cet homme, raconte-t-elle, lui a dit « une chose très très belle ». Et cette chose, elle la répète aux lecteurs du magazine, comme un trésor qu’on garde malgré la peine. Une phrase d’adieu qu’elle trouve belle : voilà qui en dit long sur l’homme qui l’a prononcée.

On ne vous la donne pas tout de suite. Retenez seulement la conclusion qu’elle en tire, d’une lucidité glaçante : « Être grande, être riche, être connue, c’est beaucoup pour un homme. » Trois qualités qu’on célèbre chez un homme célèbre. Chez elle, les voilà transformées en obstacles.

Retenez aussi la date de cette confidence : décembre 2016. Car six mois plus tard, Marianne James va surprendre tout le monde, elle qui avait toujours tenu sa vie amoureuse à l’abri des objectifs. Et pas sur un plateau de télévision : dans des tribunes, au vu et au su de tous.

Marianne James Jury France

Petit clin d’oeil du calendrier, au passage : le programme qu’elle défend ce mois-là, diffusé en prime le 27 décembre, sera déprogrammé après deux épisodes en raison de faibles audiences, puis basculé sur France 4. Même pour elle, la lumière n’est jamais acquise. Mais ce n’est pas sur le terrain professionnel que les mois suivants vont faire parler.

Roland-Garros, des baisers sous les objectifs

Juin 2017, Roland-Garros. Celle qui protège farouchement sa vie privée apparaît avec un homme, Bertrand. Purepeople évoque des « baisers langoureux » échangés devant les photographes, sur des clichés datés du 6 juin. Le couple est officialisé, et la femme si jalouse de sa liberté montre au grand jour qu’elle a trouvé quelqu’un.

Jusque-là, souligne Purepeople, aucun homme n’avait été présenté au grand public comme son compagnon officiel. Elle n’a pourtant jamais vécu en recluse. « Quelques messieurs sont venus vivre chez moi ou j’ai vécu dans leur appartement, mais ce n’est pas l’essentiel de ma vie », expliquait-elle à Télé-Loisirs.

Sa conception de l’amour fait sursauter : « Je suis une amoureuse de l’amour, donc je dirais que l’homme n’est qu’un support à l’amour que j’ai. » Elle allait plus loin encore : « Je suis trop absolue pour trouver un garçon que, de toute façon, à un moment, je vais faire payer de n’être qu’un homme. »

D’après Purepeople, ce n’est qu’en septembre 2018, dans Gala, qu’elle livre ses premières confidences sur lui : « Bertrand Edl m’a comprise. On vit chacun chez soi, on ne partage que le mieux. » Sa fiche LinkedIn, citée par le site, le présente comme un ancien manager de la distribution devenu consultant dans le marketing et le e-commerce.

marianne james

Pas de chemises à repasser, pas de robe blanche

Un trottoir de petite ville et un étui de guitare ouvert, symbole des débuts de Marianne James chantant pour des passants pressés

Le mode d’emploi du couple est limpide : « Je ne peux pas désirer un homme si je dois repasser ses chemises », assume-t-elle dans Gala. Elle préfère « trouver, au réveil, des vêtements jetés par terre, car ôtés à la hâte par un couple absorbé par son désir ». Jouer la maman ? « C’est un tue-l’amour. »

Elle y dévoile aussi sa face cachée : « Il m’arrive de ne plus y croire, d’être un peu désespérée, cela ne dure pas longtemps. Mon côté solaire a son versant lunaire, ça va avec. » Dans ces moments-là, Bertrand lui répète, dit-elle : « Ne va pas chercher d’aide à l’extérieur, les ressources pour te guérir se trouvent en toi. »

Le mariage, en revanche, n’a jamais été au programme. En 2019, au micro de Purepeople, elle dézinguait la cérémonie : « Je suis allée à une vingtaine de mariages dans ma vie. Je pense qu’ils ont tous divorcé. » Avant cette pique restée célèbre : « Tu portes le blanc parce que tu es pure… c’est ton troisième mari. »

Le couple tiendra plusieurs années. Puis, en 2022, elle annonce leur séparation, refermant le chapitre ouvert sous les flashs de Roland-Garros. Et cette même année, elle va lâcher des confidences qui en disent long sur ce que sa célébrité fait aux hommes qui l’approchent.

« Aucun homme ne peut rester à côté d’un Stromboli comme moi »

marianne james nue bras corinne masiero

Mars 2022. Marianne James vient d’avoir 60 ans et se confie à Faustine Bollaert pour le magazine Entre Nous. Amoureuse ? Non, parce qu’elle n’a « pas le temps ». Entre son spectacle, sa tournée et les petits cours de chant qu’elle donne sur Instagram, l’agenda déborde.

Mais elle sait que le problème est ailleurs. « Je sais que si je veux que ça marche, je dois me freiner à tous les niveaux, sinon ils s’en vont. Aucun homme ne peut rester à côté d’un Stromboli comme moi ! » Un volcan en guise d’autoportrait : difficile de faire plus parlant.

Les prétendants sont prévenus : il faudra de l’audace « pour se frotter au dragon ! » Et elle ne s’accroche plus : « Je suis avec eux le temps qu’ils tiennent et après je leur dis qu’on reste amis. Donc j’ai plein d’amis autour de moi. » Selon Purepeople, elle a compris qu’il valait mieux ne pas trop s’accrocher pour ne pas être déçue.

Puis vient la phrase qui fait mal. « Les hommes viennent parce que tu es connue et ils repartent à cause de ça. » Tout le paradoxe de sa vie amoureuse tient dans ces quelques mots : la célébrité attire, puis elle fait fuir.

Et elle évoque, encore, son dernier grand amour. Celui dont elle était « folle amoureuse », et qui l’a quittée sur quelques mots qu’elle cite à Faustine Bollaert. Le plus cruel, c’est ce qu’elle ajoute juste après : « Pourtant je le présentais à tout le monde, j’étais très fière. »

Elle ne l’a pas caché, elle l’a montré fièrement. Et c’est peut-être bien là que tout s’est joué : à force d’être présenté comme « l’homme de Marianne James », on finit par se demander qui l’on est soi-même. « C’est difficile pour un homme d’évoluer à côté d’une femme célèbre, qui a plus d’argent aussi », analyse-t-elle.

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Sa parade, elle l’a trouvée loin de la France, là où personne ne la reconnaît. « C’est étrange mais j’ai un dédoublement de la personnalité. Je ne sais pas pourquoi mais quand je suis en France, je suis sage comme une image, alors qu’à l’étranger, je suis beaucoup plus coquine ! » Avec, précise-t-elle, « des hommes de mon âge bien sûr ».

Le jour où c’est elle qui est partie

Novembre 2022, nouveau rebondissement. Dans Femme Actuelle, Marianne James raconte une rupture inverse, sans nommer personne. Cette fois, ce n’est pas un homme qui a pris la fuite : c’est elle qui est partie. Et les raisons qu’elle avance tournent, encore et toujours, autour du même déséquilibre.

« J’ai quitté quelqu’un que j’aimais, pour lui laisser le libre change. Je sentais qu’il n’était pas sûr de lui, que ma force de persuasion l’avait entraîné dans mes avirons », explique-t-elle. Pourtant, elle était « folle, folle de cet homme-là ».

Son raisonnement est implacable : « C’est moi qui suis partie et j’ai bien fait car de lui-même, il ne serait pas parti. Et on aurait construit notre histoire sur un mensonge. » Partir pour ne pas étouffer l’autre. Une forme d’amour à l’envers.

L’épilogue a un goût doux-amer. « Il a fait sa vie, tout à fait bien ailleurs, avec quelqu’un de beaucoup plus calme et beaucoup plus attendu aussi ! », lâche-t-elle. Plus calme, plus attendue : tout ce qu’un Stromboli n’est pas.

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Un an plus tôt, en octobre 2021, elle avait déjà livré à Closer un bilan sans fard. « Je ne suis pas forcément un coeur à prendre. Ce n’est pas une des choses que j’ai le mieux réussie, ça… mais ce n’est pas grave. » Aucune pitié pour elle-même, aucune complaisance non plus.

Et elle enchaînait : « Je n’ai pas eu d’enfants, je ne vis pas avec un homme, mais j’aime ma vie comme elle est. Je ne la changerais pour rien au monde. » Une femme libre, qui refuse de jouer les victimes. Mais une femme qui garde, quelque part, une cicatrice.

Ce que la gloire fait à un couple, selon elle

Retour à Closer, ce 23 octobre 2026. C’est dans ce numéro qu’elle met enfin des mots sur un mécanisme observé de l’intérieur. Avec le recul, elle ne minimise pas les difficultés rencontrées par cet ancien compagnon. Au contraire, elle se met à sa place, un exercice rare quand on parle d’un ex dans un magazine.

« Ce succès est compliqué pour un homme, et pour nous qui ne pouvons pas totalement être nous-mêmes », explique-t-elle. Selon elle, les femmes célèbres se heurtent souvent à une forme de rivalité involontaire au sein de leur couple. Personne ne la souhaite, et pourtant elle s’installe.

L’homme, estime-t-elle, peut avoir le sentiment de perdre sa place quand sa compagne occupe davantage l’espace public. Elle assure n’avoir jamais cherché à écraser celui qui partageait sa vie. Simplement, rapporte Closer, la lumière était devenue impossible à ignorer.

Marianne James Aventure Japonais

Ce qui frappe, c’est l’absence totale de rancune. Dans son témoignage, rapporte le magazine, elle n’accuse pas son ancien amoureux. Elle tente plutôt de comprendre ce qui s’est cassé entre eux. Pas de méchant dans cette histoire, juste deux personnes qui s’aimaient et une célébrité qui s’est invitée entre elles.

Pour elle, la notoriété peut modifier les comportements, les rapports de force, et même la façon dont chacun se perçoit dans une relation. L’analyse pèse d’autant plus lourd qu’elle vient d’une femme qui avoue avoir elle-même pris « le melon ». Elle sait de quoi la célébrité est capable, des deux côtés.

Et la blessure, elle ne la cache pas. Selon Closer, cette rupture lui a laissé une marque durable. Pourquoi ? Parce que l’aveu ne venait pas d’un homme qui ne l’aimait plus, mais d’un homme qu’elle aimait profondément et qui ne supportait plus la situation.

Une confidence murmurée, pas criée

Récapitulons. En 2016, elle évoque un amoureux dont elle était folle et une « chose très très belle » qu’il lui a dite. En 2022, elle parle d’un dernier grand amour qui l’a quittée sur une phrase, alors qu’elle le présentait fièrement à tout le monde. En 2026, elle revient sur un homme qu’elle aimait « énormément ».

Trois récits, trois époques, et toujours ce même fil rouge : un homme qui aime une femme trop visible pour lui. Rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit chaque fois du même homme. Elle ne donne ni nom, ni date, ni métier, et elle protège visiblement celui ou ceux dont elle parle.

avortement Marianne James

Mais cette fois, dans Closer, elle livre des détails absents de ses confidences de 2016 et de 2022. Un détail sur la manière dont la phrase a été prononcée. Et un autre sur la voix de celui qui l’a dite.

Pas de cris dans son récit, pas de lettre de rupture. Juste un aveu, une seule fois, tout près d’elle, à voix basse. Le genre de moment qui ne s’efface jamais, parce qu’il n’y a ni colère ni reproche pour l’abîmer, seulement la vérité nue.

Il y a d’ailleurs un écho troublant avec ce qu’elle disait en 2022 : « je suis quelqu’un qu’on voit ». Quand on est quelqu’un qu’on voit, celui qui marche à côté devient, malgré lui, celui qu’on ne regarde pas. C’est exactement ce déséquilibre que l’homme de son récit a fini par mettre en mots.

Les mots qu’elle n’a jamais oubliés

Marianne James Jury France

Le moment est venu de vous livrer ces mots. Ceux qui reviennent dans ses interviews depuis dix ans, sous des formes à peine différentes. Ceux qui résument, en une ligne, tout ce que vous venez de lire.

Elle raconte la scène à Closer avec une économie de mots qui serre la gorge. Pas de contexte, pas de date, pas de décor. Juste ces deux mots pour commencer, qui disent à quel point l’instant a été unique : « Une fois. »

Puis le souvenir revient : « Cet homme que j’aimais énormément m’a confié au creux de l’oreille, avec son accent italien. » Et elle rapporte ses mots à lui : « C’est difficile de vivre dans l’ombre de ta lumière. »

L’ombre de ta lumière. Tout est là, dans ces quelques mots à la fois tendres et terribles. Un homme qui ne lui reproche rien, mais qui avoue, selon Closer, ne plus supporter de vivre dans son ombre.

Et soudain, tout s’éclaire. En décembre 2016 déjà, la « chose très très belle » confiée à Télé Poche, c’était : « Je ne peux vivre dans l’ombre de ta lumière. » En 2022, devant Faustine Bollaert, la phrase de rupture devenait : « C’est difficile de vivre dans ton ombre. » Dix ans que ces mots la suivent.

Une voix chantante, et une ironie troublante

Le détail de l’accent italien ajoute une ironie vertigineuse à l’histoire. Marianne James est née Gandolfi, et c’est de sa mère, Jacqueline, qu’elle tient ses origines italiennes. L’homme qui n’a pas supporté sa gloire parlait avec l’accent d’un pays dont elle a, elle aussi, des racines.

Le paradoxe, c’est que la phrase ressemble presque à une déclaration d’amour. Elle-même la qualifiait de « très très belle » en 2016. Être comparée à une lumière, c’est flatteur. Être celle qui fait de l’ombre à l’homme qu’on aime, c’est une autre histoire.

Aujourd’hui, selon Closer, elle partage ce constat avec humour et semble avoir trouvé un rapport plus apaisé à son image. Elle est de retour sur M6 pour la 21e saison de La France a un incroyable talent, qui passera en direct dès les quarts de finale. Et elle a promis, rapporte Purepeople, que les jurés allaient « grogner ».

Pour cette 21e saison, le public votera lui-même pour ses numéros préférés, ce qui retire une partie de leur pouvoir aux jurés, note Purepeople. Le Golden Buzzer permettra tout de même d’envoyer un candidat directement en quart de finale. Une jurée qui perd un peu de pouvoir et l’accepte : la femme qui avait « pris le melon » a bien changé.

Dans son entretien de fin 2025 à Télé 2 Semaines, elle le reconnaissait : « J’étais venue pour une saison, et je suis là depuis huit ans. » Sur scène, elle a aussi osé son premier seule-en-scène, Tout est dans la voix, qui lui a valu en 2023 une nomination aux Trophées de la comédie musicale. « J’avais un peu la trouille au ventre, mais ça s’est passé au-delà de mes espérances », avouait-elle.

Ironie finale : dans ce spectacle, plus de perruques ni de personnage. Elle pensait, disait-elle, ne pas être drôle sans « un accent russe, américain ou allemand ». Pour la première fois, elle se montre telle qu’elle est, exactement ce que la célébrité l’empêchait parfois de faire en amour.

En 2021, à l’aube de ses 60 ans, elle confiait selon Purepeople : « J’ai toujours autant envie d’être sexy, d’avoir du verbe, de plaire encore… et de me dire que tout est possible. » L’homme à l’accent italien n’a pas su vivre à côté de sa lumière. Elle, elle a choisi de continuer à briller.

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