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« Ils m’ont beaucoup manqué » : Marine Lorphelin fond en larmes en évoquant les années qui ont suivi Miss France

Publié par Elsa Fanjul le 21 Avr 2026 à 15:23
Marine Lorphelin en larmes lors de son interview dans le podcast Les Lueurs

Marine Lorphelin n’avait pas prévu de craquer devant la caméra. Invitée du podcast Les Lueurs, disponible sur YouTube, l’ancienne Miss France 2013 devenue médecin généraliste a pourtant été submergée par l’émotion en répondant à une question toute simple : qu’est-ce qui la fait vibrer ? Sa réponse, entrecoupée de larmes, raconte dix années de sacrifices silencieux, un burn-out violent et une reconstruction inattendue loin des projecteurs.

Une question simple, une réponse qui bascule

Quand son interlocuteur lui demande de révéler ce qui la rend la plus heureuse, Marine Lorphelin commence par évoquer le sport. Elle qui a participé au Marathon du Mont-Blanc en duo avec son compagnon Stanislas Gruau sait ce que l’effort physique peut apporter. Mais la suite de sa réponse prend une tout autre tournure.

« Ce qui me rend la plus heureuse, c’est de partager du temps avec mes proches », ajoute-t-elle. C’est à ce moment précis que sa voix se brise. « Ça va me faire pleurer », prévient-elle en essuyant ses larmes, précisant qu’elle pense à son conjoint et à sa famille en prononçant ces mots. Un aveu d’autant plus fort qu’il révèle la profondeur d’un manque accumulé pendant des années.

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Car derrière la façade glamour des concours de beauté et des plateaux télé, Marine Lorphelin a traversé une période bien plus sombre que ce que le public imaginait.

« J’ai complètement craqué » : les années noires après la couronne

« Parce qu’ils m’ont beaucoup manqué en fait, pendant toutes ces années » : cette phrase, lâchée entre deux sanglots, résume à elle seule le prix payé par l’ancienne reine de beauté. Après son élection, Marine Lorphelin a enchaîné les obligations, les déplacements, les sollicitations médiatiques. Un emploi du temps infernal qu’elle a tenté de concilier avec ses études de médecine, sans jamais s’accorder de pause.

Le résultat a été brutal. En janvier dernier, dans l’émission Dinner with Sally, celle qui est aujourd’hui chroniqueuse dans Le Magazine de la santé sur France 5 avait déjà levé le voile sur cette période. « Au bout d’un moment, j’ai complètement craqué », avait-elle raconté sans détour. « Je faisais des crises d’angoisse par manque de sommeil et excès de stress. » Un burn-out qui l’a contrainte à tout repenser.

Ce témoignage fait écho à d’autres confidences de Marine Lorphelin sur les moments où elle sentait sombrer psychologiquement. Un parcours qui rappelle que la vie après une couronne de Miss France n’est pas toujours celle que l’on imagine — plusieurs anciennes reines de beauté ont d’ailleurs connu des trajectoires mouvementées après leur règne.

Mais si les larmes coulent dans ce podcast, ce n’est pas uniquement de tristesse. C’est aussi parce que Marine Lorphelin mesure le chemin parcouru depuis ces années sombres — et l’outil qui l’a sauvée n’est pas celui qu’on attendrait d’un médecin.

Le sport comme thérapie : des marathons pour se reconstruire

« Faire du sport, bouger, c’est ce qui me permet aussi de voir le monde finalement », explique Marine Lorphelin dans Les Lueurs. Pour elle, l’activité physique n’a rien d’un simple loisir. C’est devenu un véritable pilier de reconstruction après le burn-out. Les défis sportifs lui servent autant à « découvrir le monde, la nature » qu’à « se connecter aux éléments extérieurs ».

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Le Marathon du Mont-Blanc, couru en duo avec Stanislas Gruau, illustre parfaitement cette philosophie. Plutôt que de rester enfermée dans le cercle médiatique qui l’avait épuisée, Marine Lorphelin a choisi de repousser ses limites physiques en pleine montagne, loin des studios et des flashs. Un changement radical de cadre qui lui a permis de retrouver un équilibre que ni les plateaux télé ni même les premiers stages hospitaliers ne lui avaient offert.

Cette approche par le sport entre d’ailleurs en résonance directe avec sa nouvelle orientation professionnelle — un virage que peu de gens connaissent encore.

Genève, la Haute-Savoie et une médecine qui change tout

Aujourd’hui, Marine Lorphelin partage sa vie entre Genève et la Haute-Savoie. Un cadre à mille lieues de la frénésie parisienne qui avait failli la détruire. En mars dernier, elle avait partagé sur Instagram un message qui en dit long sur son état d’esprit actuel : « Est-ce que le bonheur, c’est pas ça ? Être heureuse de manger toute seule dans une cafétéria d’hôpital, parce que rien ne peut m’enlever cette joie d’avoir trouvé ma place. »

Sa place, justement, c’est la médecine du sport. Une spécialité qui combine ses deux passions et qui l’épanouit comme jamais. « Cette médecine m’épanouit comme jamais j’ai été épanouie depuis mes premiers stages médicaux », écrivait-elle avec un enthousiasme communicatif. Loin du personnage public formaté que l’on associe encore parfois aux concours de Miss France, Marine Lorphelin assume pleinement ce nouveau chapitre.

« Ce n’est que le début. Ma motivation est décuplée, je vais bosser comme une dingo. Suivez votre instinct et bossez pour atteindre vos objectifs » : le message qu’elle adresse à sa communauté tranche avec les larmes du podcast. Non pas qu’elles soient contradictoires — au contraire. Ces pleurs sont ceux de quelqu’un qui mesure la distance entre le fond et l’endroit où elle se trouve désormais.

Pourquoi ce témoignage touche autant

Le burn-out reste un sujet encore tabou dans de nombreux milieux professionnels, et plus encore dans l’univers people où l’image prime sur tout. En acceptant de craquer devant une caméra, Marine Lorphelin fait ce que peu de personnalités publiques osent : montrer la faille sans la romancer. Pas de formule creuse sur la « résilience », pas de discours motivationnel formaté. Juste une femme de 31 ans qui pleure en pensant aux gens qu’elle aime et qu’elle n’a pas assez vus.

D’autres personnalités ont récemment choisi de se confier sur leurs difficultés personnelles, comme Frédéric Lopez ou Natasha St-Pier. Mais le témoignage de Marine Lorphelin a une particularité : il montre aussi la sortie du tunnel. La preuve concrète qu’un burn-out, aussi violent soit-il, n’est pas une sentence définitive.

Entre sa carrière de médecin du sport en plein essor, sa vie en Haute-Savoie aux côtés de Stanislas Gruau et sa sérénité retrouvée, Marine Lorphelin semble enfin avoir trouvé ce qu’elle cherchait depuis l’époque de sa couronne. Et si les larmes reviennent parfois, c’est peut-être simplement parce qu’il est difficile de mesurer son bonheur sans se souvenir de ce qu’il a coûté.

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