Mathilde Favier et Nicolas Altmayer : le détail glaçant révélé dans leurs avis de décès

Le 17 août dernier, une Mini Cooper percutait de plein fouet un camion sur la départementale 938, à Airvault. À son bord, Nicolas Altmayer, producteur de cinéma, et sa femme Mathilde Favier, directrice des relations publiques chez Dior. Ils sont morts sur le coup. Dix jours plus tard, un détail discret dans leurs avis de décès raconte, sans un mot de trop, toute une vie à deux.
Un accident qui a tout figé sur une départementale des Deux-Sèvres
Il était environ 16 heures ce dimanche-là quand le drame a eu lieu. La collision, d’une violence extrême selon les premiers éléments, n’a laissé aucune chance au couple. Nicolas Altmayer, connu notamment pour avoir produit la saga OSS 117, et Mathilde Favier revenaient d’un trajet qu’ils connaissaient par cœur.
Le couple avait pour habitude de rejoindre Saint-Martin-de-Ré, où elle possédait une maison de vacances. C’est justement sur cette route, empruntée d’innombrables fois, que le destin a basculé. Ce genre de tragédie rappelle à quel point la route reste une source d’enquêtes complexes pour la justice française.
Le parquet de Niort n’a pas tardé à réagir. Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte dès le 19 août, deux jours seulement après l’accident. De quoi montrer l’ampleur de ce que les enquêteurs cherchent encore à comprendre, un peu à la manière des révélations qui prennent du temps à éclater au grand jour.
Trois villes, une vie entière résumée sur un avis de décès
C’est en consultant le site Libra Memoria que ce détail a émergé. Sur l’avis de décès du couple figurent trois villes, et seulement trois : Airvault, là où l’accident s’est produit, le XVIe arrondissement de Paris, où ils vivaient à l’année, et Saint-Martin-de-Ré, leur havre de vacances.
Trois lieux, trois chapitres d’une même existence. Ce genre de mention, en apparence anodine, dessine en creux le quotidien d’un couple qui alternait vie parisienne active et escapades sur l’île de Ré. Un contraste que beaucoup de Français rêvent de reproduire, entre grande ville et refuge côtier.
Mais derrière ce détail géographique se cache une question judiciaire beaucoup plus lourde. Selon les premières conclusions du parquet de Niort, le poids lourd aurait fait une embardée et franchi la ligne continue séparant les deux voies. Une version qui ne fait pourtant pas l’unanimité, loin de là, et qui pourrait tout changer dans le déroulé de l’enquête en cours.

Le chauffeur du camion livre une version radicalement opposée
Face au juge d’instruction, l’homme de 32 ans qui conduisait le poids lourd a totalement contredit les premières conclusions des enquêteurs. De nationalité indienne et employé par une entreprise lituanienne, il affirme que c’est en réalité la Mini Cooper conduite par Nicolas Altmayer qui aurait dévié de sa trajectoire, franchissant elle-même la ligne pour percuter son camion.
Un revirement de taille qui complique sérieusement l’établissement des responsabilités. Deux versions, deux vérités qui s’affrontent, et une enquête qui devra départager les faits pour éclaircir ce qui reste, à ce jour, un mystère glaçant sur cette départementale des Deux-Sèvres.
Pendant ce temps, les hommages, eux, ne cessent d’affluer. Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, a confié à Paris Match des mots d’une rare intensité : « Je n’arrive pas à imaginer ne plus jamais te revoir. Cela me paraît irréel. Je pense à toi tout le temps depuis que j’ai appris le drame. Je me réveille la nuit en me disant que c’est un cauchemar. »
Quelques jours plus tôt, c’est Héloïse Agostini, la fille de Mathilde Favier, qui avait bouleversé la Toile avec un message déchirant : « Ma maman. Mon monde. Mon éternité. Ma pire peur s’est produite. Tu n’es plus là. Je n’ai pas les mots pour exprimer la souffrance que je subis. » Son frère Carlo lui a lui aussi rendu un hommage poignant.
Trois villes sur un avis de décès, deux versions qui s’opposent devant la justice : cette affaire porte en elle bien plus de questions que de réponses. L’enquête, elle, continue son travail loin des projecteurs, pendant que les proches, eux, apprennent à vivre avec l’absence.