« Un couple si uni » : la question qui hante les proches de Mathilde Favier et Nicolas Altmayer

Le 17 août 2026, un accident sur une départementale des Deux-Sèvres a emporté deux figures très différentes mais profondément liées : Mathilde Favier, directrice des relations publiques de Dior Couture, et Nicolas Altmayer, producteur de cinéma. Depuis, une question flotte au-dessus du chagrin. Ce couple si soudé, qui ne se montrait jamais l’un sans l’autre, aura-t-il droit à des adieux communs ? Dix jours après le drame, la réponse tarde encore à venir.
Un accident qui a figé la mode et le cinéma français
Ce lundi-là, vers 16 heures, la Mini Cooper du couple roulait sur la D938, à hauteur d’Airvault. Un poids lourd arrivant en sens inverse les a percutés de plein fouet. Le conducteur, un chauffeur lituanien de 32 ans, affirme que la voiture aurait franchi la ligne continue. Ses tests d’alcoolémie et de stupéfiants sont négatifs, selon les informations de Public.
Le parquet de Niort a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire par conducteur. Un dossier qui prendra du temps, comme souvent dans les affaires judiciaires liées à un accident de la route. Mais au-delà de la procédure, c’est toute une profession qui a été sonnée.
La ministre de la Culture Catherine Pégard a évoqué dans un communiqué une « disparition brutale », saluant deux parcours que rien, a priori, ne devait réunir en une seule tragédie.
Un choc qui rappelle combien la vie peut basculer en quelques secondes, comme on l’a vu récemment avec d’autres accidents de la route filmés en direct.
Six enfants, deux mondes, une même décision à prendre
Mathilde Favier avait passé plus de douze ans chez Dior, où elle veillait, disait-elle, à ce que « tout roule » pour les actrices qui portaient les créations de la maison. Elle citait volontiers Spinoza : « bien faire et se tenir en joie ». Nicolas Altmayer, lui, avait cofondé Mandarin & Compagnie et produit des succès populaires comme Brice de Nice ou la saga OSS 117. Il était aussi, fait moins connu, le beau-frère de Michel Barnier.
Leur famille recomposée comptait six enfants : Héloïse et Carlo, nés de l’union de Mathilde Favier avec l’homme d’affaires Roberto Agostinelli, et les quatre enfants du producteur. C’est ce clan, aujourd’hui, qui porte le poids de la décision.
Funérailles communes, à l’image d’un couple qui ne se dissociait jamais en public ? Ou cérémonies distinctes, respectant les deux univers professionnels et les souhaits de chacun des enfants ? Aucune fuite, aucune indiscrétion n’a permis de trancher la question à ce stade.

Ce que révèlent (et ne révèlent pas) les avis de décès
Sur des plateformes spécialisées comme Libra Memoria ou Simplifia, des avis de décès distincts ont été repérés, un pour Mathilde Favier, un pour Nicolas Altmayer. Un détail qui pourrait sembler trancher la question, mais qui ne dit rien du format final choisi par la famille. Ces annonces confirment simplement que des démarches funéraires sont bel et bien engagées, sans préciser si un service unique réunira les deux défunts.
Un article publié le 22 août indiquait que la date des funérailles n’était toujours pas fixée, la cérémonie devant permettre à la famille et aux proches de se recueillir, sans plus de détails.
L’autrice Zoé Sagan résume crûment l’attente qui entoure ce genre d’événement médiatique : « Il y aura des obsèques, un carré de photographes tenu à distance, et quelqu’un pour organiser tout ça.
» Une phrase qui dit tout du décalage entre la douleur intime d’une famille et l’exposition publique que ce genre de drame impose souvent aux proches de personnalités connues.
À ce jour, ni Dior, ni Mandarin & Compagnie, ni les autorités culturelles n’ont communiqué de date, de lieu ou de format précis. Face à ce silence, mieux vaut se méfier des rumeurs qui circulent en ligne : seules des annonces officielles permettront de savoir si Mathilde Favier et Nicolas Altmayer reposeront, comme ils ont vécu, ensemble.
Un couple discret jusque dans le deuil, une famille qui prend son temps loin des projecteurs : c’est peut-être la seule certitude qui se dégage de ces dix jours de silence. Reste à savoir combien de temps encore l’attente se prolongera avant qu’un communiqué officiel ne vienne enfin répondre à la question que tout le monde se pose.