Matthieu Delormeau, le corps couvert de marques : la vérité sur ces photos effacées en urgence
Jeudi après-midi, les réseaux sociaux ont eu un gros coup de froid. Des photos de Matthieu Delormeau ont commencé à circuler, puis se sont répandues partout. On le voit à moitié nu, en sous-vêtements, le regard parfois dans le vide. Et ce n’est même pas le pire.

Sur son visage et sur son corps, il y a des marques. Des rougeurs sur le torse, sur les bras, une trace rouge au niveau du nez, détaille Entrevue. Des images si déroutantes que beaucoup d’internautes se sont d’abord demandé si c’était vraiment lui, ou une création de l’intelligence artificielle.
Et puis, aussi vite qu’elles étaient apparues, les images ont disparu. Retirées, effacées, comme si quelqu’un voulait que tout le monde oublie ce qu’il venait de voir. Qui a publié ces clichés ? Pourquoi ont-ils été enlevés en quelques heures ?
La réponse existe, et elle est bien plus étonnante que tout ce que la Toile a imaginé. Mais pour la comprendre, il faut remonter le fil. Parce que ces photos ne tombent pas de nulle part : elles arrivent au bout de trois années où tout s’est effondré.
« Il a replongé » : la Toile a déjà rendu son verdict
Sur X, les commentaires sont tombés en rafale. « Il fait peur », « il a replongé », « Sa tête, il n’a pas une once d’âme. C’est triste pour lui ». Certains ne comprennent tout simplement pas : « Qui a bien pu se dire que c’était une bonne idée ? »
Vous avez noté le deuxième ? « Il a replongé. » Deux mots, et tout un passé qui remonte à la surface. Car chez lui, le public ne voit pas seulement des marques sur une peau. Il voit la drogue, les gardes à vue, la cure.
D’autres internautes ont fait le lien sans détour avec les addictions dont il a parlé publiquement, avançant l’hypothèse d’une consommation de stupéfiants. Entrevue tient à le préciser noir sur blanc : aucun élément public ne permet d’affirmer que ces traces sont liées à une prise de drogue. Le soupçon, lui, est déjà partout.

Dans l’incompréhension la plus totale, les internautes se tournent alors vers un homme. Celui qui l’a remis à l’antenne il y a un an : Cyril Hanouna. Mais pour saisir pourquoi le public réagit aussi violemment, il faut d’abord se rappeler d’où vient Matthieu Delormeau.
Parce que l’homme au regard perdu de ces clichés est aussi un ancien de la finance, diplômé d’économie. Un type qui, dans son livre, se décrit avant la chute avec une vie structurée, sportive, sans alcool ni cigarette. Le contraste donne le vertige.
Le golden boy qui voulait à tout prix la télé

Avant les plateaux, il y a les chiffres. Matthieu Delormeau décroche un diplôme d’économie à HEC Montréal, puis passe près de dix ans dans la finance pour de grands groupes. Il est analyste financier jusqu’en 2003. Une trajectoire bien rangée, bien payée, bien loin des paillettes.
Et puis il plaque tout. Il devient serveur, et fait en parallèle la tournée des studios pour décrocher un stage. Son coup de génie, culotté : récupérer l’adresse mail de Marc-Olivier Fogiel, dont il est fan, grâce à un ami qui travaille aux impôts.
Ça marche. Il obtient un stage dans On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3 et devient un ami très proche de l’animateur. Il sera ensuite l’assistant de Virginie Efira. Le petit serveur a mis un pied dans la porte, il ne la lâchera plus.
Les années suivantes ressemblent à un escalier qu’on monte quatre à quatre. Canal+ avec Nous ne sommes pas des anges, TF1 avec Langues de VIP, Direct 8 aux côtés de Jean-Marc Morandini. Puis NRJ 12, où il va passer huit années et devenir un visage incontournable.

Là-bas, il est partout : animateur et producteur de Tellement vrai, présentateur du Mag de 2011 à 2015, aux commandes des primes des Anges de la téléréalité. NRJ 12 lui confie même la neuvième saison de Star Academy, avec Tonya Kinzinger, de décembre 2012 à février 2013.
Petit clin d’œil du destin : en 2017, il joue son propre rôle dans un film de Stéphane Kazandjian. Son titre ? Bad Buzz. Neuf ans plus tard, l’expression résume à elle seule la semaine qu’il est en train de vivre.
Mais revenons en 2015 : NRJ 12 le licencie pour renouveler ses programmes. Fin de l’histoire ? Pas du tout. C’est à ce moment précis qu’il frappe à une autre porte, celle qui va faire de lui une star… et un punching-ball.
Souffre-douleur préféré de la bande à Hanouna
À la rentrée 2015, il rejoint Touche pas à mon poste ! sur D8. Son arrivée fait jaser, chez les chroniqueurs comme chez les internautes. Puis, émission après émission, le public finit par l’adopter. Il devient une figure de la bande.
Mais une figure qui encaisse. Plusieurs polémiques naissent des « humiliations » qu’il subit à l’antenne, et certains commentateurs accusent Cyril Hanouna de harcèlement et d’homophobie à son égard. Le duo fascine autant qu’il met mal à l’aise.
Le 3 novembre 2016, une « caméra cachée » fait scandale. Filmé à son insu, Matthieu Delormeau assiste à une fausse bagarre entre Hanouna et un prétendu agent de Tom Cruise, puis à une blessure simulée. Hanouna lui demande de ne rien dire à la police et d’endosser.

Le CSA sanctionne la chaîne le 7 juin 2017 : une semaine sans publicité pendant l’émission. Sanction finalement annulée par le Conseil d’État le 18 juin 2018, au nom de la liberté d’expression. La séquence, elle, est restée dans toutes les mémoires.
Il a pourtant droit à ses propres cases. De septembre 2016 à mai 2017, il présente Il en pense quoi Matthieu ? tous les vendredis sur C8. De 2018 à 2020, il anime TPMP People, entouré de chroniqueurs. La vedette, c’est bien lui.
En mai 2017, il s’éloigne de C8, marqué par une séquence jugée homophobe lors d’un prime de TPMP. Il reviendra, repartira fin 2020, reviendra encore en 2021. Une relation en montagnes russes, déjà.
Le 12 mai 2023, il annonce son départ définitif de TPMP et de la société de production H2O. D’après une enquête de Mediapart, il serait parti à cause de menaces proférées par Cyril Hanouna, ce que l’animateur conteste. Ce jour-là, personne n’imagine encore ce qui va suivre.
« Tout a dégringolé » : l’année où le sol s’est dérobé

Quatre mois plus tard, le 18 septembre 2023, il poste un long message sur X. Il y écrit ne lire « quasiment que des messages gentils », lui « qui n’osait plus lire ». Et il glisse une phrase qui, avec le recul, sonne comme une alarme.
« Il faut que je disparaisse de la télé pour enfin oser se parler et se dire je t’aime », écrit-il. Plus loin : « Merci vos messages sont des anti dépresseurs et des boosters. Ma reconstruction passe par vous. » AlloCiné y lit, à demi-mots, une période compliquée.

Sur le papier, pourtant, il a un plan B. À la tête de MAD Productions, qui fabrique émissions et documentaires pour plusieurs chaînes, il pense pouvoir rebondir, raconte Star Mag. Mais l’arrêt de C8 et de NRJ 12, deux de ses principaux clients, va tout faire vaciller.
Il l’a raconté sur Europe 1 à Thomas Isle : « J’avais signé un bon contrat avec C8, un très beau contrat avec NRJ12, qui rachetait toutes mes Enquêtes paranormales. J’en avais 18. » Puis le coup de massue, alors qu’il est en vacances : « c’est 78 % de mon chiffre d’affaires ».
Il pensait s’accorder une pause, faire du sport, recevoir des propositions. « Et en fait, tout a dégringolé », confie-t-il. « Je n’ai eu aucune proposition. » L’ennui, l’anxiété, une ou deux soirées, et les produits entrent dans sa vie.
Le piège se referme en douceur : les substances semblent d’abord lui enlever « un peu de l’anxiété ». Puis le cercle commence. Sa formule, glaçante, dit tout : « vous entrez dans un enfer que je ne souhaite même pas à Poutine ! »
Lundi midi, devant chez lui : le premier coup de tonnerre
Puis, le 1er juillet 2024, l’info tombe. D’après Le Parisien, cité par Purebreak, l’ex-présentateur du Mag aurait été « interpellé lundi midi lors d’une transaction de cocaïne, devant chez lui, à Paris ». En flagrant délit.
Il est placé en garde à vue dans les locaux du troisième district de police judiciaire. Lors de son arrestation, il a 300 euros en liquide sur lui. Son domicile est perquisitionné dans la foulée.

Ce que les enquêteurs y trouvent, selon le quotidien : « un gramme de poudre blanche, un peu d’herbe de cannabis, et une petite quantité de MDMA et de GHB ». Pas de quoi remplir un entrepôt, mais assez pour faire exploser une image publique.
Un vieux dossier mérite ici d’être gardé en tête. Durant l’été 2016, Jean-Marc Morandini l’avait accusé, avec Marc-Olivier Fogiel, de chantage. Le 17 janvier 2017, la justice avait condamné Morandini à lui verser 6 500 euros pour atteinte à la vie privée. Retenez ce nom, il va revenir.
Il est libéré en fin de journée. Selon une source au ministère public citée par Purebreak, le parquet de Paris l’aurait convoqué pour une « injonction thérapeutique pour usage de stupéfiants ». Le message est clair : il faut se soigner.
L’ironie est cruelle. Quelques mois plus tôt, l’animateur expliquait vouloir prendre du recul et se ressourcer, loin des plateaux. Il espérait même revenir bientôt à l’écran. Le retour, ce sera finalement dans les pages faits divers.
La rechute que personne n’a vue venir
On pourrait croire que le choc de la garde à vue suffit. Raté. Le 25 février 2025, il est de nouveau interpellé lors d’une transaction visant à lui procurer de la cocaïne. Selon Paris Match, repris par La Libre, c’est la BAC de Paris qui le surprend.
Nouvelle garde à vue, puis une ordonnance pénale assortie d’une amende et un rappel à ses obligations de soins, rapporte So Busy Girls. Deux arrestations en moins de huit mois, pour les mêmes faits. Le mot « récidive » s’impose dans tous les titres.

Et l’été suivant, c’est un autre genre de catastrophe. Le mardi 8 juillet 2025, vers 23 heures, une vidéo intime apparaît sur son compte Instagram. Publiée par erreur selon Officielles, elle le montre nu et reste en ligne plus de vingt minutes.
Supprimée ensuite, elle a le temps d’être capturée et de faire le tour du web. Un détail devient même un mème : la croix argentée qu’il porte au cou pendant la séquence. L’image de l’ancien animateur vedette touche le fond.
Le pire, c’est le timing. Selon Officielles, il avait rappelé Cyril Hanouna en mai pour préparer son retour, et l’animateur lui avait imposé une règle d’or : un comportement irréprochable jusqu’à la rentrée. La vidéo tombe en plein mois de juillet.
Vous voyez le tableau ? Deux arrestations, une vidéo intime qui fuite, une carrière à l’arrêt. Quand un homme qui a traversé tout ça réapparaît avec des marques sur le visage, l’imagination du public ne va pas chercher bien loin. Et pourtant, le retour a bien eu lieu.
Le come-back qui a glacé les téléspectateurs

Lundi 1er septembre 2025, W9 lance Tout beau, tout n9uf, la nouvelle quotidienne de Cyril Hanouna. À la toute fin de la première, surprise : Matthieu Delormeau est sur le plateau. Après plus de deux ans d’absence médiatique, et malgré le froid apparent avec l’animateur depuis son départ de 2023.
Il raconte sa cure de désintoxication, qu’il décrit comme « une prison pour gens drogués ». Ce qui l’a le plus marqué, ce sont les jeunes : « C’est horrible… j’ai vu des mômes de dix-huit, dix-neuf, vingt ans. Tu ne peux pas imaginer ce que j’ai vu. »

Puis vient la phrase qui fait froid dans le dos. « Si la faucheuse était venue me chercher, je ne l’aurais pas retenue », confie-t-il, selon So Busy Girls. Sur le plateau, l’émotion est palpable.
Il glisse aussi une mise au point très ferme à destination des réseaux sociaux : « ne m’associez pas à Palmade ou Dechavanne ». Il insiste : « Pendant les années où j’ai fait des bêtises, je n’ai jamais mis quelqu’un d’autre en danger que moi. » Et conclut : « Le seul que j’ai détruit, c’est moi. »
Il en profite pour lancer un avertissement sur le cannabis. Dans les cures, affirme-t-il, le premier produit est l’alcool, et le deuxième « ce n’est pas la cocaïne, c’est le cannabis ». Un discours de prévention, assumé.
Seulement voilà : derrière leur écran, beaucoup de téléspectateurs ne retiennent pas le message. Ils retiennent son état. Selon Purebreak, il avait des difficultés à s’exprimer, et les internautes s’inquiètent aussitôt.
« L’état de Matthieu Delormeau est vraiment inquiétant », écrit l’un. « Le remettre dans cette émission va l’achever », tranche un autre. Déjà, un an avant les photos de jeudi, son apparence faisait parler plus fort que ses mots.
Chez M6, on assume. Invité de Sud Radio le 2 septembre 2025, Jérôme Fouqueray, directeur des programmes du groupe, parle d’« une des séquences les plus fortes de l’émission ». Et promet : « On fait confiance à Cyril pour doser. »
« Le taulard ! » : quand le plateau rit de ses déboires

Doser, vraiment ? Le 15 octobre 2025, un jeu potache vire au règlement de comptes. Delormeau lance à Valérie Bénaïm : « Va sur Slam, tu n’as plus ta place ici ! » La chroniqueuse réplique du tac au tac, rapporte Purebreak.
« Excuse-moi, je suis mieux sur Slam qu’en garde à vue. » La phrase glace le plateau. Et Cyril Hanouna en rajoute aussitôt : « Le taulard, le taulard, le taulard ! » Plus tard, il entend encore : « calme-toi, t’es pas en cellule ici ».
Ce soir-là, il ose même tacler son patron. Alors qu’Hanouna se plaint de ses équipes, qui lui feraient « dire n’importe quoi » à l’antenne, Delormeau suggère qu’il pourrait « regarder les extraits lui-même avant de les diffuser ». Purebreak parle d’une amitié sous tension.
Autour de la table, tout le monde n’a pas applaudi son retour. Selon Star Mag, Gilles Verdez, avec qui il ne s’entendait pas à l’époque de C8, s’y était opposé et avait même demandé à être absent les soirs où il participait. « On avait des relations terribles », reconnaîtra plus tard Verdez.
Le passé judiciaire, transformé en punchline de divertissement. Pour ceux qui avaient vu la séquence émouvante du 1er septembre, le contraste est saisissant. Et pourtant, contre toute attente, les semaines suivantes vont ressembler à une éclaircie.
Novembre 2025 : la parenthèse enchantée (qui ne durera pas)
Le 11 novembre 2025, au détour d’un débat sur les distributeurs de pizzas, il lâche un « scoop » en direct. Il fréquente souvent Villeneuve-sur-Yonne, en Bourgogne, et affirme : « il n’est pas dit que je ne me présente pas aux élections municipales ». Hanouna le chambre : « Le dernier village où tu as fait ça ? Paris sixième ?! »

Il tient bon : « J’y vais à peu près quinze fois par an, tout le monde me connaît », assure-t-il, selon Puremédias. Olivier Dartigolles propose même d’être son directeur de campagne. Pour la première fois depuis longtemps, on parle de lui pour autre chose que ses démons.
Fin novembre, la bande dresse le bilan de ses deux premiers mois, rapporte Officielles. Gilles Verdez, qui l’avait longtemps eu dans le nez, se lâche : « J’étais pas du tout content qu’il revienne. » Avant d’ajouter : « On a réinstauré une très belle relation. »
Raymond Aabou avoue lui aussi avoir douté : « Quand je t’ai vu arriver, j’ai dit : Il tiendra pas, il va faire deux jours et retomber dans ses délires. » Aujourd’hui, il veut y croire : « Il fait de la télé, donc je pense qu’il guérit. »
Même Hanouna est bluffé : « Tu as fait un travail… Je ne pensais pas que ça allait aller aussi vite. » Delormeau, lui, se souvient du moment où il avait tout lâché, son couple, Cyril, tout. « Et c’était la porte ouverte aux catastrophes », résume-t-il.
Une rédemption en direct, donc. Des collègues réconciliés, un patron fier, des projets. Il ne manque plus qu’une chose : que ça dure. Une dizaine de jours plus tard, il disparaît de l’antenne.
Un œil fermé, un visage tuméfié… et personne ne le croit

Le 8 décembre 2025, Cyril Hanouna annonce que son chroniqueur n’est pas là. « Il a eu un petit accident, il va bien, mais il a eu un petit problème », explique-t-il. Une semaine d’attente plus tard, le 15 décembre, Matthieu Delormeau revient en fin d’émission.

Le visage très abîmé, un œil et le haut d’une joue encore tuméfiés, décrit Puremédias. « T’es bien amoché », lance Hanouna. Réponse : « Oui je suis bien amoché, et dis-toi que ça a 8 jours. » Puis cette phrase, étrangement prophétique : « Personne ne croit à ce qu’il s’est passé. »
Même Hanouna avoue s’être posé des questions. « J’avais envie de t’appeler pour te dire ‘Si tu as un souci, n’hésite pas à m’en parler, tu sais que je suis là pour toi’… Il s’est passé quoi mon Matthieu ? »
Sa version : un dimanche après-midi, il descend l’escalier en courant, se prend peut-être les pieds dans son lacet et dévale le dernier étage. « Je m’éclate la tête sur le sol », raconte-t-il. Le lendemain, un seul œil s’ouvre.
Inquiet, il file dans une pharmacie. On lui explique que s’il vomit dans les trois jours, il pourrait souffrir d’un traumatisme crânien important, rapporte Puremédias. Pas d’hôpital la veille : il s’était simplement couché.
Il parle d’un traumatisme crânien assez léger, de maux de tête et de vertiges toute la semaine. Mais ce qui l’a le plus touché, dit-il, ce sont les rumeurs. « Ce qui m’a fait le plus mal, comme toujours, c’est toutes les bêtises. »
Retenez bien cette scène. Un visage marqué, des soupçons immédiats, une explication que le public accueille avec méfiance. Neuf mois plus tard, le même scénario va se rejouer, à une échelle bien plus grande.
« Il m’a imposé » : l’aveu sur Europe 1, puis la course qui dérape

Le 13 janvier 2026, sur Europe 1, il se dit « en voie de guérison » plutôt que guéri. Sa raison est limpide : « c’est quand on pense qu’on a gagné qu’on a perdu ». Et il rend hommage à Hanouna, le seul qui lui envoyait des textos « à chaque sortie de garde à vue ».
Il va plus loin : « Je sais très bien que W9 ne voulait pas de moi. Qui veut d’un mec qui a fait deux gardes à vue pour sa régie publicitaire ? » Hanouna, dit-il, l’a imposé et s’est porté garant « pour dire qu’il n’y aurait pas de dérapage ». Neuf jours plus tard, tout vacille.
Fin janvier, nouvelle absence. Cyril Hanouna révèle que son chroniqueur est au commissariat, après une altercation avec un chauffeur VTC. Sur le plateau, Gilles Verdez rapporte la version de la compagnie : les faits remonteraient au 22 janvier, juste après l’émission.
Selon cette version relayée par Star Mag, il aurait demandé au chauffeur de rouler vite, ce que celui-ci aurait refusé. Une histoire de fenêtre ouverte aurait fait monter le ton. Le chauffeur lui aurait demandé de descendre.
D’après Gilles Verdez, « de rage », il aurait frappé dans la voiture et « abîmé un radar de recul », ce qui aurait conduit le chauffeur à porter plainte. Hanouna, lui, raconte l’appel paniqué reçu de son chroniqueur, affirmant qu’un chauffeur voulait l’agresser et avait tenu des propos homophobes.
Matthieu Delormeau donne sa position sur X : il parle d’un « VTC qui m’a agressé » et annonce qu’il attend son avocat pour porter plainte. Deux récits qui s’opposent, aucune décision de justice connue à ce jour. Ayant reçu de nombreux messages homophobes par le passé, il s’était dit persuadé de finir un jour agressé.
De retour sur le plateau le 2 février 2026, il parle… d’argent. Ses anciens « bookings » en boîte de nuit lui ont rapporté gros : « En tout, j’ai pris 350 000 euros à peu près, c’était trois week-ends sur quatre. » Soit 5 000 euros la soirée de deux heures, précise-t-il.

Gardez ce chiffre en tête. Car dans le livre qu’il s’apprête à publier, un autre montant va faire beaucoup plus de bruit. Mais avant, il y a encore des cris sur le plateau.
Le plateau explose : « On n’est pas amis »

Le 24 février 2026, c’est l’ambiance de TBT9 qui déraille. Il lâche : « Un homme a plus le droit d’être infidèle qu’une femme. » Face à Valérie Bénaïm, il enfonce le clou : « À 50 ans ménopausé, tu verras que t’auras pas tellement envie. »
La chroniqueuse perd son calme et lui répond vertement. Tout le monde crie, et Matthieu Delormeau attrape ses affaires, faisant mine de quitter le plateau, raconte AlloCiné. Une séquence de plus au compteur des clashs.
Fin avril, c’est une interview au Buzz TV du Figaro qui jette un froid. « Je suis un petit peu à part des autres », y explique-t-il, avant de trancher : « Les chroniqueurs et Cyril, on n’est pas amis, on est collaborateurs ». Il dit ne pas avoir le numéro de certains collègues.
Le 29 avril, en son absence, la phrase fait le tour de la table, rapporte Officielles. Jordan De Luxe ne cache pas sa gêne : « Ça ne me plaît pas trop ». Les réconciliations de novembre semblent déjà loin. Et le pire reste à venir.
« Je vais te faire virer » : la porte claque pour de bon

Mai 2026, une affaire bien plus sérieuse éclate. Selon une source interne citée par Voici, il aurait lancé à un technicien, Amaury : « T’es un technicien de merde. Je vais te faire virer. » Il aurait voulu se battre et aurait été ceinturé par la sécurité.
La même source affirme à Voici qu’il a été mis à pied « jusqu’à nouvel ordre ». Et lâche une phrase assassine : « L’ambiance est bien plus agréable depuis qu’il n’est plus là. » Difficile de faire plus cruel.
Toujours selon cette source, c’est « un énième coup d’éclat » pour un homme qui serait « retombé dans ses travers ». L’expression est lourde de sous-entendus, et elle circule largement. Elle prépare le terrain pour tout ce que le public va imaginer quatre mois plus tard.
Le 13 mai 2026, Cyril Hanouna minimise à l’antenne : « Il y a eu une petite altercation avec un garçon qui travaille avec nous. » Il précise : « J’ai dit aux équipes de dire à Matthieu de rentrer chez lui. » Et conclut : « Matthieu reviendra, on ne sait pas quand. »
Il ne reviendra pas. D’après CGTV, il n’a jamais remis les pieds sur le plateau après cet épisode. À la veille de la rentrée, il tranche lui-même sur X : « Non je ne serai pas aux côtés de Cyril Hanouna. »
Le livre où il a tout avoué
Entre-temps, il a pris la plume. Le 23 avril 2026 sort Addictions : Il a suffi d’une fois…, aux éditions Leduc. 192 pages sur les trois dernières années de sa vie, selon Entrevue : cocaïne, GHB, médicaments, rechutes.

Il y écrit une phrase terrible : « La drogue était mon bourreau ». Il compare sa dépendance à une relation toxique, qui isole, rabaisse et finit par détruire l’estime de soi. On finit par « tout perdre, jusqu’à te haïr », écrit-il.
Les chiffres qu’il livre sont vertigineux. À un moment, il affirme avoir consommé « 2,5 g de cocaïne par jour, 15 millilitres de GHB ». Il raconte aussi de longs mois enfermé chez lui, à fuir restaurants, cinémas et dîners.
Il décrit aussi la paranoïa, la honte, le refus d’être vu. « La drogue a pris les commandes sur toute ma vie », écrit-il. Moins il sort, plus il consomme, et plus il consomme, moins il se sent capable de sortir, résume Entrevue.
Le livre aborde également le chemsex : des soirées sous GHB et cocaïne qui s’étirent parfois sur plusieurs jours. Il y évoque une sexualité devenue plus violente, dans un contexte où les produits altèrent le jugement.
Et puis il y a ce coup de fil de sa banque. Il ne lui reste que « 1,68 euro sur votre compte ». L’homme qui dit avoir encaissé 350 000 euros en boîtes de nuit consommait, écrit-il, pour « oublier et ne pas pleurer ».
Voilà l’homme que le public retrouve jeudi, sur ces photos à moitié nu. Un homme qui a lui-même raconté sa descente aux enfers, noir sur blanc, cinq mois plus tôt. Forcément, chacun y a lu la suite du livre.
Sauf que non. Ce que montraient ces clichés, et la raison pour laquelle ils ont été effacés si vite, n’a rien à voir avec ce que tout le monde a cru. Le soir même, sur le plateau qu’il a quitté, quelqu’un a donné la clé de l’énigme.

Jeudi soir, l’ancienne bande ouvre le dossier

Quelques heures après le début de la tempête, Tout beau, tout n9uf revient longuement sur l’affaire. Ironie du calendrier : l’émission de ses retrouvailles avec Hanouna devient celle qui décortique ses photos, alors qu’il n’y siège plus.
C’est Gilles Verdez qui prend la parole, celui-là même qui avait si mal accueilli son retour avant de se réconcilier avec lui. Il balaie d’emblée l’hypothèse de l’intelligence artificielle : les photos sont authentiques. Mieux, Matthieu Delormeau a participé volontairement à la séance.
Le lendemain, Jean-Marc Morandini — l’homme aux côtés de qui il avait fait ses armes sur Direct 8 — enfonce le clou sur son site : les clichés sont bien authentiques et ont été pris 48 heures plus tôt. Mais alors, qui a eu l’idée de ces images ? Et dans quel but ?
Vous vous souvenez de l’affaire de 2016 ? Le même Morandini, condamné à l’indemniser en 2017, est aujourd’hui celui qui authentifie ses photos les plus embarrassantes. Le petit monde de la télé a parfois un sens de l’ironie redoutable.
Reste la question qui démange depuis le début. Si Matthieu Delormeau a posé de son plein gré, qui était derrière l’objectif ? Et pourquoi quelqu’un aurait-il voulu montrer l’ancien animateur vedette dans cet état ?
La vérité derrière les clichés : une campagne publicitaire

Tout commence une quinzaine de jours plus tôt, selon les informations dévoilées dans TBT9. Une soirée parisienne, Matthieu Delormeau y est avec Magali Berdah, agent artistique de personnalités de la téléréalité et fondatrice d’une agence de marketing d’influence. Elle lui présente les responsables d’une marque.
Une marque de sous-vêtements masculins, qui cherche son nouveau visage. On lui propose de devenir l’égérie de la campagne, il accepte. La séance est calée dans l’urgence : d’après Gilles Verdez, les photos ont été réalisées seulement 48 heures avant leur publication.
Son nom : Numero One, selon CGTV — « Number One Paris », écrit Closer. La marque vient de lancer une « édition lingerie » de ses boxers, slips et strings pour hommes, vendus entre 26,90 et 28,90 euros. Plusieurs clichés et une vidéo de lui ont été dévoilés sur son Instagram.
Les marques, les rougeurs, le regard perdu ? Pas un accident de retouche : un choix. Sans décor sophistiqué, avec son apparence laissée telle quelle, la marque revendique avoir voulu proposer « quelque chose de plus brut, plus spontané et sans filtres ni artifices ».
Photos effacées, excuses publiques : le fiasco et l’énigme des traces
Le pari tourne au désastre. Sous les publications, les commentaires pleuvent : « Flippant et pas vendeur… Je ne pige pas le concept », « C’est une blague ?? », relève CGTV. Un autre : « Qui a pris et validé les photos ????!!!!!! »
Jeudi, en fin d’après-midi, la marque retire les clichés. Dans un communiqué publié sur Instagram, elle présente ses excuses : « Nous sommes donc désolés pour celles et ceux qui ont pu être offensés, blessés ou simplement ne pas comprendre notre démarche derrière cette publication. »
La marque assure n’avoir voulu ni manquer de respect à Matthieu Delormeau, ni créer volontairement un malaise autour de son apparence. Mais la note pourrait être salée pour lui : selon TBT9, deux autres marques qui travaillaient avec lui auraient rompu leur collaboration après avoir découvert ces clichés, sans être identifiées publiquement.
Reste l’énigme des traces. Sur le plateau de TBT9, Gilles Verdez a évoqué plusieurs explications rapportées dans l’entourage de l’ancien chroniqueur, selon Entrevue. Certains parlent d’une réaction allergique, d’autres des suites d’une intervention au laser.
Aucune de ces pistes n’a été confirmée directement par Matthieu Delormeau. Et aucun élément public, insiste Entrevue, ne permet de relier ces marques à une prise de drogue. Difficile, pourtant, de ne pas repenser à sa phrase de décembre : « Personne ne croit à ce qu’il s’est passé. »
Il avait ajouté ce jour-là que le plus douloureux, « comme toujours », c’étaient « toutes les bêtises » lues sur lui. Neuf mois plus tard, une marque voulait le montrer « sans filtres ni artifices ». Le public, lui, n’a vu que ses fantômes.