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Meghan Markle : son père soupçonné du pire… pourquoi elle a éloigné ses enfants de lui depuis longtemps

Publié par Hannah Maline le 05 Nov 2026 à 15:07
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Vendredi 30 octobre 2026, à Lakeland, en Floride. Un homme de 82 ans, en fauteuil roulant, est poussé hors d’un centre de rééducation jusqu’à un van qui l’attend dehors. Direction : un autre établissement de soins. Le photographe du Daily Mail est là, et il capte un visage fermé, le regard sombre.

Meghan Markle Prince Harry

Cet homme, c’est Thomas Markle, le père de Meghan Markle. Amputé de la jambe gauche, il est désormais soigné pour une maladie cognitive récemment diagnostiquée, selon le tabloïd britannique. À ses côtés : sa fille aînée, Samantha, et le compagnon de celle-ci. Personne d’autre de la famille.

Sur le papier, la scène pourrait passer pour un cliché volé de plus, dans une saga familiale qui en a connu des dizaines. Sauf que cette fois, ce n’est plus une affaire de brouille, de photos arrangées ou d’interviews payées. Des autorités, sur deux continents, se penchent sur son cas. Et ce qui les a alertées va vous glacer.

Vous pensez tout savoir de la guerre froide entre la duchesse de Sussex et son père ? Attendez. Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter huit ans en arrière, puis encore bien plus loin. Jusqu’à un homme qui passait sa vie à éclairer les autres.

L’homme qui faisait briller les stars de la télé

Thomas Wayne Markle naît le 18 juillet 1944 et grandit à Newport, en Pennsylvanie. Rien ne le destine à frôler un jour la couronne d’Angleterre. Son terrain de jeu, ce sera la lumière : il devient éclairagiste et directeur de la photographie pour la télévision. Un métier de l’ombre, au sens propre.

Dans les années 1970, il officie à Chicago, sur la chaîne WTTW. En 1975, son travail sur l’émission Made in Chicago lui vaut un Emmy régional. Le premier d’une série. Le gamin de Pennsylvanie a de l’or dans les mains, et le milieu le sait.

Car la suite est encore plus impressionnante. Il coremporte deux Daytime Emmy Awards pour le soap General Hospital, en 1982 puis en 2011. Il travaille aussi sur Mariés, deux enfants, supervise l’éclairage des Jeux olympiques de 1984 et décroche une nomination aux Primetime Emmys en 1986 pour l’éclairage de la 58e cérémonie des Oscars.

Imaginez le CV. L’homme a littéralement mis en lumière la soirée la plus glamour d’Hollywood. Ironie du sort : des décennies plus tard, c’est lui qui se retrouvera sous les projecteurs du monde entier, et il n’aura plus la main sur l’interrupteur.

Côté cœur, sa vie est déjà bien remplie. En 1964, il épouse Roslyn Loveless, rencontrée l’année précédente lors d’une fête sur le campus de l’université de Chicago. Le couple a deux enfants : une fille, Yvonne, née en 1964, qui se fera appeler Samantha, et un fils, Thomas Jr., né en 1966.

Le mariage se termine par un divorce en 1975. Retenez bien ces deux prénoms, Samantha et Thomas Jr. Ils vont jouer un rôle immense dans la suite de l’histoire. Mais pas forcément celui que vous croyez.

Une enfance entre les plateaux et un ticket de loterie

Meghan Markle Thomas

Le 23 décembre 1979, Thomas Markle se remarie avec Doria Ragland, dans un temple de la Self-Realization Fellowship à Hollywood. Le 4 août 1981, à Canoga Park, dans la banlieue de Los Angeles, naît leur fille : Rachel Meghan. Son père a 37 ans. Elle est la petite dernière de la famille.

Le couple ne tiendra pas. Selon la biographie du père, ils se séparent quand leur fille a deux ans, et le divorce est prononcé en 1987. La petite Meghan grandit alors entre ses deux parents. Et chez papa, son terrain de jeu, ce sont les studios de télévision.

Elle passe en effet une partie de son enfance sur le plateau de Mariés, deux enfants, là où travaille son père. Pendant que d’autres gamins jouent au parc, elle observe les coulisses d’une sitcom culte. Un détail qui, avec le recul, sonne comme une prophétie.

Puis, en 1990, un coup de théâtre. Thomas Markle gagne 750 000 dollars à la loterie de l’État de Californie. Le plus fou ? Selon la presse américaine, il a coché cinq numéros gagnants, dont la date de naissance de Meghan. Sa fille lui porte chance, littéralement.

À partir des neuf ans de Meghan, c’est lui qui l’élève principalement, pendant que sa mère se consacre à sa carrière. Il paie sa scolarité privée, de la maternelle à la Hollywood Little Red Schoolhouse jusqu’à l’université Northwestern. Au lycée catholique Immaculate Heart, il donne même un coup de main pour éclairer les pièces de théâtre de l’école.

Voilà le tableau : un père dévoué, présent, qui met ses talents au service des spectacles de sa fille. Comment cet homme-là a-t-il pu devenir, quelques décennies plus tard, celui qu’elle refuse de voir ? Tout est dans ce qui va suivre.

Hollywood, la mallette n°24 et un clin d’œil du destin

Meghan, elle, a du caractère très tôt. À onze ans, elle écrit à Procter & Gamble pour dénoncer le sexisme d’une pub pour du liquide vaisselle. En 1993, elle est interviewée sur Nickelodeon. Sa toute première fois à la télé. Le virus est pris.

Diplômée de Northwestern en 2003, elle se lance dans la comédie. Et devinez où elle fait sa première apparition à l’écran, en 2002 ? Dans Hôpital central, le titre français de General Hospital. Simple figurante, sur le soap qui a valu deux Emmy à son père. Coïncidence troublante.

Les débuts sont rudes. Elle confiera avoir galéré à décrocher des rôles : « Je n’étais pas assez noire pour les rôles de Noirs et je n’étais pas assez blanche pour les Blancs. » Pour payer ses factures, elle fait de la calligraphie sur des cartons de mariage. En 2006, elle devient l’une des hôtesses à mallette de Deal or No Deal, souvent avec la n°24.

Et puis, en 2011, la bascule. Elle décroche le rôle de Rachel Zane dans Suits : Avocats sur mesure. Sept saisons, un tournage qui l’installe neuf mois par an à Toronto, et, selon le magazine Fortune, environ 50 000 dollars par épisode. La fille de l’éclairagiste est devenue une actrice qui compte.

Retenez cette date : 2011. C’est l’année où la carrière de Meghan décolle enfin. C’est aussi l’année où s’arrête la carrière de son père, couronnée d’un ultime Daytime Emmy pour General Hospital. Comme si le relais passait de l’un à l’autre, sans un mot.

Pendant ce temps, la trajectoire du père prend un tout autre virage. Il s’installe dans la région de Rosarito, au Mexique, vers 2011, d’après la chronologie du Daily Mail. En 2016, il se déclare en faillite pour la deuxième fois, pour une dette de 30 000 dollars. Le contraste est saisissant. Et il ne fait que commencer.

Le prince, la bague et un père au Mexique

Meghan Markle Prince Harry

Le 8 novembre 2016, le palais officialise ce que les tabloïds murmuraient : Meghan Markle est la compagne du prince Harry depuis juin. C’est une amie commune, Violet von Westenholz, qui les a présentés. Du jour au lendemain, l’actrice de série câble devient la femme la plus traquée de la planète.

Le 27 novembre 2017, Harry annonce leurs fiançailles depuis les jardins du palais de Kensington. Meghan quitte Suits à l’issue de la saison 7, ferme son compte Instagram et ses 1,9 million d’abonnés, et tourne la page de son blog lifestyle. Le 6 mars 2018, elle est baptisée dans la religion anglicane.

Dans ce conte de fées, une place est réservée au père. Selon le magazine InStyle, Thomas Markle devait conduire sa fille jusqu’à l’autel et rencontrer à cette occasion, pour la première fois, la famille de Harry. Le retraité de Rosarito allait se retrouver face à la famille royale britannique.

Mesurez le grand écart. D’un côté, un homme qui sort d’une faillite pour 30 000 dollars de dettes. De l’autre, des Windsor et un mariage suivi par la planète entière. Sur le papier, c’est la revanche rêvée d’un père qui a tout misé sur sa fille. Dans la réalité, c’est une bombe à retardement.

Mais le mariage approche, et avec lui une pression médiatique folle. Des paparazzis le photographient au Mexique. Et ce qu’ils publient ne lui plaît pas du tout. Alors il va avoir une idée. Une très, très mauvaise idée.

Avant la rupture définitive, il y aura une série de photos, une lettre, un procès et des années de tabloïds. Retour sur le moment précis où tout a commencé à se fissurer.

Les photos arrangées qui ont tout fait exploser

Quelques jours avant le mariage, The Mail on Sunday publie une série de clichés de Thomas Markle « en préparation ». On le voit se faire prendre les mesures pour un costume, faire du sport, et feuilleter un livre intitulé Images of Britain dans un cybercafé de Rosarito, détaille InStyle. Touchant, non ? Sauf que tout est faux.

Les photos ont été mises en scène avec le photographe Jeff Rayner. Selon le Daily Mail, une vidéo de surveillance montre Thomas Markle entrer dans le cybercafé avec lui, poser, puis être payé à la fin de la séance. D’après ABC News, l’agence aurait vendu ces images près de 140 000 dollars.

Le détail qui tue : la vendeuse qui retouchait son costume a raconté avoir touché 15 dollars pour sa participation. Toute la scène était un décor, figurants compris. Le roi de l’éclairage avait monté son propre petit plateau de tournage.

Sa défense, il la livre au site TMZ. Il aurait accepté le deal parce que les paparazzis le montraient sous un jour peu flatteur, en train d’acheter de la bière, l’air négligé. Selon TMZ, il assure ne même pas boire de bière et l’avoir achetée pour les gardiens de sa résidence. Plus tard, Samantha affirmera que l’idée venait d’elle.

Meghan, elle, racontera la suite à Oprah Winfrey en 2021. « On a appelé mon père, et je lui ai demandé ; il a dit : “Non, absolument pas” », confie-t-elle, citée par People. Elle lui aurait dit que s’il disait la vérité, ils pourraient l’aider. « Et il n’a pas été capable de le faire. »

Harry, lui, aurait appelé son futur beau-père pendant sa convalescence. Selon le récit de Thomas Markle au Daily Mail, le prince lui lance : « Si tu m’avais écouté, rien de tout ça ne serait arrivé. » Et le père répond, avant de raccrocher : « Ce serait peut-être mieux pour vous si j’étais mort… vous pourriez faire semblant d’être tristes. »

Deux crises cardiaques et une chaise vide à Windsor

Car entre-temps, le corps du père a lâché. En mai 2018, quelques jours avant la cérémonie, il fait deux crises cardiaques et subit une opération du cœur. Selon The Independent, on lui pose trois stents. Il annonce à TMZ qu’il ne viendra pas, pour ne pas embarrasser la famille royale ni sa fille.

Meghan publie alors un communiqué sobre : « Malheureusement, mon père n’assistera pas à notre mariage. » Et elle ajoute : « J’ai toujours pris soin de mon père et j’espère qu’on pourra lui laisser l’espace nécessaire pour se concentrer sur sa santé. » Des mots pesés au trébuchet.

Le 19 mai 2018, dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor, Meghan remonte seule la première moitié de l’allée. Puis elle prend le bras du prince Charles, futur roi. Selon le Daily Express, environ 1,9 milliard de téléspectateurs suivent la cérémonie à travers le monde.

Dans le documentaire Netflix Harry & Meghan, elle racontera ce choix : « Le père de Harry est très charmant, et je lui ai dit : “J’ai perdu mon père dans tout ça.” » Elle lui demande alors de l’accompagner à l’autel. « Et il a dit oui. » Une phrase qui, huit ans plus tard, résonne étrangement.

Et Thomas Markle, où est-il ce jour-là ? Selon l’éditeur royal d’ITV, il regarde le mariage du siècle depuis le canapé d’un petit B&B, de peur d’être repéré s’il s’installait dans un hôtel. Le père de la mariée la plus célèbre du monde, caché devant un écran.

Il affirmera plus tard n’avoir jamais reçu d’invitation officielle de sa fille. Une version de plus dans une histoire qui va bientôt en compter des dizaines. Car à peine le mariage terminé, le père décide de ne plus se taire.

« Une note de bas de page dans l’Histoire »

Meghan Markle Bague

Le 18 juin 2018, un mois après le mariage, Thomas Markle s’assoit sur le plateau de Good Morning Britain, sur ITV. L’émission confirme l’avoir payé, sans dire combien. Selon ITV, il aurait touché « quelques milliers de livres », alors que des chaînes américaines lui auraient proposé jusqu’à 250 000 livres.

Et il lâche des confidences explosives. Il révèle que Harry lui aurait dit qu’il fallait laisser « une chance » à Donald Trump, et que le Brexit était une « expérience » à tenter. Selon ITV, le bureau du prince n’avait pas été prévenu. Pour un membre de la famille royale censé rester au-dessus de la politique, c’est un camouflet.

Il parle aussi de ses regrets. Il avoue avoir été « jaloux » de Charles, avant d’ajouter : « Dieu merci, il était là… Comment pourrais-je demander un meilleur remplaçant ? » Sur les photos arrangées, il lâche : « Tout ça a tourné au désastre. » Et confie que Meghan a pleuré quand il lui a annoncé son absence.

Puis vient la phrase qui fera le tour du monde. « Je suis une note de bas de page du plus grand moment de l’Histoire, au lieu d’être le père qui a conduit sa fille à l’autel. » Et il conclut : « Ça me contrarie un peu. »

Il ne s’arrête pas là. À TMZ, il se justifie : il dit avoir gardé le silence une année entière, pendant que la presse le dépeignait en ermite caché au Mexique. Alors il a parlé. Et en juillet 2018, dans The Mail on Sunday, il assène que sa fille ne serait « rien sans moi ». « J’ai fait d’elle la personne qu’elle est aujourd’hui. »

Dans une autre interview à Good Morning Britain, il tente pourtant de lui tendre la main en direct. « Je t’aime très fort, tu es ma fille, et j’aimerais vraiment avoir de tes nouvelles. » Il dit lui écrire chaque jour, sans obtenir de réponse. Mais quelqu’un, de l’autre côté de l’Atlantique, est en train de prendre la plume.

« Papa, j’ai le cœur brisé » : la lettre qui a tout envenimé

Peu après le mariage, Meghan écrit à son père. Une lettre manuscrite, privée. Ou censée l’être. En février 2019, Thomas Markle en laisse publier des extraits dans la presse, en réponse à un article de People où cinq amies de Meghan évoquaient ce courrier en dressant un portrait peu flatteur de lui.

Le contenu est déchirant. Selon la traduction publiée par Purepeople, elle y écrit : « Si tu m’aimes, comme tu le dis dans la presse, par pitié arrête. S’il-te-plait laisse nous vivre nos vies en paix. » Elle lui reproche d’avoir cessé de répondre au téléphone pour parler aux tabloïds.

Et puis il y a ces mots-là : « Papa, j’ai le coeur brisé. Je t’aime. Je n’ai qu’un père. » Elle le supplie d’arrêter de jouer la victime à la télévision. D’après les extraits publiés, elle lui écrit aussi qu’il lui a brisé le cœur « en un million de morceaux ».

La réaction du père est glaciale. Pour lui, cette lettre n’est pas un rameau d’olivier, mais « un coup de poignard dans le cœur ». Le fossé est désormais béant. Chacun campe sur sa version, et chacun la livre au public.

Un détail, révélé plus tard, va jeter le trouble. Jason Knauf, ancien secrétaire à la communication du couple, raconte que Meghan s’était demandé si elle devait appeler son père « papa ». Car, selon lui, elle estimait qu’en cas de fuite, cela « toucherait la corde sensible ». Un aveu que ses détracteurs ne lâcheront plus.

Cette lettre, en tout cas, va devenir bien plus qu’un drame familial. Elle va se retrouver au cœur d’un des procès les plus suivis du Royaume-Uni. Avec, dans le camp d’en face, un témoin inattendu.

Le procès : la fille contre le tabloïd, le père dans le mauvais camp

Meghan Markle Harry

Meghan attaque Associated Newspapers, l’éditeur du Mail on Sunday, pour atteinte à la vie privée et violation du droit d’auteur. En janvier 2020, coup de tonnerre : le journal pourrait utiliser des éléments fournis par Thomas Markle contre sa propre fille. Le Daily Mail le cite même comme témoin potentiel.

Le même mois, le couple fait voler en éclats le protocole. Le 8 janvier 2020, Harry et Meghan annoncent sur Instagram leur mise en retrait de la famille royale. C’est le Megxit. Ils s’installent ensuite en Californie, d’abord à Beverly Hills puis à Montecito.

Le père, lui, ne mâche pas ses mots. Il accuse sa fille de piétiner « le rêve de toutes les petites filles de devenir princesse, pour l’argent ». Il estime que le couple est en train de « détruire » et de « dévaloriser » l’institution, et les qualifie d’« âmes perdues ». Il dit ne plus s’attendre à la revoir un jour.

Pendant ce temps, la procédure judiciaire pèse lourd. En juillet 2020, Meghan fait une fausse couche, alors qu’elle est engagée dans ce bras de fer judiciaire autour de la lettre à son père. Un drame intime, survenu en pleine guerre avec la presse.

Le 11 février 2021, elle remporte la première manche pour atteinte à la vie privée. En mai 2021, le juge Mark Warby, de la Haute Cour de Londres, tranche aussi le droit d’auteur : la lettre lui appartient bien, rapporte Purepeople. En mars, le tabloïd avait déjà dû publier en une sa défaite.

Victoire totale devant les juges, donc. Mais dans la famille, c’est la défaite pour tout le monde. Et quelques semaines plus tôt, Meghan avait choisi de porter l’affaire devant des millions de téléspectateurs.

Oprah, les petits-enfants et le procès des paparazzis

Mars 2021 : l’interview choc avec Oprah Winfrey. Rien qu’aux États-Unis, 17 millions de personnes sont devant leur écran. Meghan y revient sur les photos arrangées et sur ce père incapable, selon elle, de dire la vérité.

Et elle lâche une réflexion de mère qui marque les esprits. Pensant à son fils et à l’enfant à naître, elle confie, selon People : « Je n’arrive vraiment pas à imaginer faire quoi que ce soit pour blesser volontairement mon enfant. Je n’arrive pas à l’imaginer. » Et ajoute que c’est difficile pour elle de le concilier.

Le père ne lâche pas. En juillet 2021, il annonce vouloir saisir la justice californienne pour obtenir un droit de visite à ses petits-enfants, qu’il n’a jamais rencontrés. Une démarche publique, une de plus, qui creuse encore le fossé avec Montecito.

En novembre 2021, il attaque cette fois l’agence photo Coleman-Rayner devant la justice de Los Angeles. Il réclame un million de dollars : selon lui, les fameuses photos arrangées ont été publiées sans son accord, et il n’a pas touché ses 30 % sur les ventes.

L’affaire tourne mal pour lui. En septembre 2022, un juge lui ordonne de rester à distance de Jeff Rayner pendant deux ans, le photographe affirmant avoir été menacé dans des propos publiés dans le livre de Tom Bower. La plainte contre l’agence est classée en janvier 2023.

Le père, la fille, le prince, le photographe, le tabloïd : tout le monde a désormais un avocat. Mais le vrai champ de bataille de la famille Markle, ce sont les plateaux télé. Et deux autres personnages vont y occuper le devant de la scène.

Le demi-frère, la demi-sœur et la guerre des micros

Samantha et Thomas Jr., les deux aînés, ne sont pas restés silencieux. Loin de là. Avant même le mariage, Thomas Jr. confie au Mirror que Meghan a « clairement oublié ses racines ». « Ça a déchiré toute ma famille », lâche-t-il.

Puis il frappe plus fort : une lettre ouverte manuscrite adressée à Harry, à la veille du mariage. Selon Newsweek, il y décrit sa demi-sœur comme une femme « blasée, superficielle et vaniteuse » qui ferait de lui et de l’héritage royal une risée. Et il glisse au prince qu’il n’est pas « trop tard » pour renoncer.

Ce frère, présenté par Newsweek comme un poseur de fenêtres de l’Oregon, n’a plus vu Meghan depuis 2011. Le magazine rappelle aussi qu’il a été arrêté pour avoir, selon les accusations, pointé une arme sur sa compagne lors d’une dispute. Les poursuites ont ensuite été abandonnées.

Trois ans plus tard, volte-face spectaculaire. En 2021, dans Big Brother VIP en Australie, il lit une lettre d’excuses pour cette « horrible lettre méchante ». Elle venait, dit-il, « d’une part très sombre et blessée » de son cœur. « Je ne suis pas du tout quelqu’un de méchant », jure-t-il.

Samantha, elle, a pris le parti de son père dès le scandale des photos, revendiquant l’idée de la mise en scène. Selon elle, il ne s’agissait pas d’argent, mais de montrer au monde qu’il se remettait en forme. En 2023, le père et ses deux aînés posent même ensemble dans The Markles, une émission spéciale de 7NEWS Spotlight.

Pendant des années, la famille Markle s’est déchirée devant les caméras, chacun dans son rôle. Le père blessé. La sœur protectrice. Le frère imprévisible. Mais personne n’imaginait de quel côté viendrait le coup final.

Le corps qui lâche, l’exil aux Philippines

Meghan-Markle-Enceinte

La santé du patriarche, elle, continue de se dégrader. En mai 2022, il est hospitalisé après un AVC. D’après le Daily Mail, relayé par 20 Minutes, l’attaque est importante : il perd la parole, puis la récupère en partie grâce à la rééducation. La même année, il lance une chaîne YouTube avec le photographe Karl Larsen.

En janvier 2025, nouveau virage. Il quitte le Mexique et s’installe à Cebu, aux Philippines, pour tenter de « recommencer une nouvelle vie », selon 20 Minutes. Il a alors 80 ans, et derrière lui des cartons, des souvenirs et un passé mexicain qu’il laisse en plan.

Début décembre 2025, le drame. Un caillot sanguin coupe la circulation dans sa jambe gauche. Son pied devient bleu, puis noir, très vite. Il est opéré pendant trois heures et amputé sous le genou. Son fils, qui l’a conduit à l’hôpital, parle d’« une question de vie ou de mort », rapporte 20 Minutes, citant le Daily Mail.

L’octogénaire a confié un vœu, selon le quotidien suisse : rencontrer avant de mourir ses petits-enfants, qu’il n’a jamais vus. Les médecins jugent alors les jours suivants critiques. Et c’est là qu’arrive une enveloppe.

Un porte-parole de Meghan confirme qu’elle a bien envoyé une lettre à son père. Le Daily Mail diffuse même des images exclusives du moment où il la reçoit. Selon le tabloïd, le message est clair : il ne rencontrera jamais ses petits-enfants. Une rupture gravée noir sur blanc.

Vu de l’extérieur, le geste peut sembler d’une dureté inouïe. Une fille qui ferme la porte à un père tout juste amputé. Mais ce que cette lettre voulait vraiment dire, le monde ne le comprendra que dix mois plus tard.

Rosarito : le box oublié au bord du Pacifique

Au printemps 2026, la santé de Thomas Markle impose un nouveau déménagement. En mai, il rentre aux États-Unis pour y poursuivre ses soins. Il apprend à remarcher, d’après le Daily Mail. L’été passe. Et de leur côté, Harry et Meghan quittent la Californie en août pour s’installer en Angleterre, selon Reuters.

Mais au Mexique, quelque chose est resté derrière lui. Un box de stockage de 5 pieds sur 10, à Rosarito, qu’il louait depuis 2017, selon le Daily Mail. Les paiements ont cessé en 2024. Quand il part pour les Philippines, en janvier 2025, il l’abandonne purement et simplement.

À l’intérieur, une vingtaine de cartons. Des souvenirs de famille, des photos, des lettres. Le genre d’objets qu’on oublie dans un garde-meuble en se promettant de revenir les chercher un jour. Sauf qu’il n’est jamais revenu.

Faute de loyers payés, un reporter du Daily Mail obtient l’accès au box. Il ouvre les cartons un par un. Ce qu’il y découvre, il le signale aussitôt au FBI. Mais à ce moment-là, une autre bombe a déjà explosé, à des milliers de kilomètres de là.

Car l’alerte ne vient pas d’un tabloïd. Elle ne vient pas non plus de Meghan, ni de son entourage. Elle vient de l’intérieur même du clan Markle. De quelqu’un qui, quelques mois plus tôt, était encore au chevet du vieil homme.

Le coup de grâce est venu de son propre fils

Ce quelqu’un, c’est Thomas Markle Jr., 60 ans. Le fils qui, en décembre 2025, avait conduit son père à l’hôpital avant l’amputation. Selon 20 Minutes, citant le Sun et le Daily Mail, il cherchait cet été un vieux téléphone dans des cartons de son père à Cebu quand il est tombé sur des images présumées d’abus sexuels sur mineurs.

« Quand je suis tombé sur ce matériel, j’ai été horrifié et n’ai eu d’autre choix que de signaler mon père. C’est abject », confie-t-il. Il dit avoir alerté dès le 10 juillet le FBI, le Centre national américain pour les enfants disparus et exploités et la police de Pennsylvanie, avant de remettre une déclaration sous serment à la police philippine.

Voilà le point final de huit ans de rupture : Thomas Markle Sr., 82 ans, fait l’objet d’une enquête pour détention présumée d’images pédopornographiques, après avoir été dénoncé au FBI par son propre fils. Aux Philippines, une task force de Cebu spécialisée dans l’exploitation sexuelle des enfants enquête, a confirmé à Reuters le sous-secrétaire à la Justice Nicholas Ty.

Et le box de Rosarito ? Selon le Daily Mail, il contiendrait des livres sur la pédophilie, des magazines montrant des abus sur enfants, plus de 50 cassettes vidéo au contenu inconnu et sept disques durs. Le journal affirme qu’une source haut placée du FBI lui a confirmé l’ouverture d’une enquête, en lien avec les autorités mexicaines.

Thomas Markle, lui, dément formellement. Il a parlé au Daily Mail de « mensonges ignobles », assurant n’avoir « jamais téléchargé quoi que ce soit de ce genre ». S’il reconnaît avoir payé pour du sexe aux Philippines lorsqu’il était célibataire, il martèle : « Je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec qui que ce soit de moins de 18 ans. » Et samedi : « Je n’avais aucun box à Rosarito ! »

Une fille à ses côtés, une autre qui voulait « protéger » ses enfants

Couloir silencieux d'un centre de rééducation en Floride, avec un fauteuil roulant vide près d'une fenêtre

Samantha, la seule de ses enfants avec qui il n’est pas brouillé, fait bloc. « Ces accusations écœurantes n’ont absolument aucun fondement, et mon frère est dégoûtant de les avoir inventées », tonne-t-elle, citée par 20 Minutes. Selon elle, les ordinateurs n’étaient plus en possession de leur père depuis deux ans. Son compagnon, Mark Phillips, qualifie le tout de « conneries » devant le Daily Mail.

Meghan a pris la parole dans la foulée. « Je suis profondément bouleversée par les informations révélées ces dernières vingt-quatre heures, et mes pensées vont à tous les enfants qui ont pu être victimes », déclare-t-elle, selon l’AFP. Elle révèle qu’une lettre envoyée en 2018 à la police londonienne, aux allégations « troublantes et dérangeantes » visant son père, lui avait ensuite été transmise.

Le Daily Mail situe plutôt cette alerte en janvier 2019. La Metropolitan Police, elle, dit mener des vérifications internes sur la transmission de ce courrier. Mais pour la duchesse, le sens de huit ans de silence est désormais clair : toute distance avec son père et son refus de le laisser approcher ses enfants n’avaient qu’un but, écrit-elle, « les protéger ».

La lettre de décembre 2025, le refus des visites, les années de silence : tout se relit autrement. « Je ne pense pas que le grand public puisse ne pas avoir de sympathie pour Meghan », estime sur CBS News Roya Nikkhah, éditrice royale du Sunday Times. Thomas Markle, lui, reste présumé innocent, et l’enquête ne fait que commencer.

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