Iris Mittenaere : sa mère avoue qu’elle a « mal réagi » à son plus grand succès
Le sacre d’Iris Mittenaere à Miss Univers, en 2017, reste gravé dans la mémoire de toute sa famille. Mais derrière les paillettes et la couronne, il y a une mère bouleversée, presque terrifiée à l’idée de perdre sa fille. Près de dix ans plus tard, elle raconte enfin ce qu’elle a vraiment ressenti ce soir-là, et pourquoi la victoire n’a pas immédiatement effacé ses angoisses.

Une famille propulsée dans un monde inconnu
Tout a basculé bien avant Miss Univers. Dès l’élection d’Iris Mittenaere à Miss France, la vie de sa famille a été chamboulée du jour au lendemain. Laurence Remond, sa mère, s’en souvient avec précision : « On habitait à la campagne, on ne vivait pas dans le luxe. »
L’exposition médiatique a été aussi soudaine que brutale. « Dès qu’elle est devenue Miss France, on s’est retrouvés avec des drones dans le jardin, des journalistes qui faisaient irruption chez nous », décrit-elle. Une transformation si rapide qu’elle évoque une « brutale irruption dans un monde aux antipodes de notre quotidien familial ».
Cette bascule d’univers rappelle d’autres histoires de célébrités confrontées du jour au lendemain à une exposition qu’elles n’avaient pas anticipée, comme l’a vécu Élodie Gossuin à sa manière. Le contraste est saisissant : une famille discrète, propulsée sans transition dans la lumière la plus crue.
Ce contexte pose déjà les bases d’une inquiétude plus profonde encore, celle qui va surgir quand sa fille s’apprête à partir bien plus loin, de l’autre côté de l’Atlantique, pour représenter la France à un concours d’une tout autre ampleur.
« J’ai mal réagi » : la confession d’une mère dépassée
Quand Iris Mittenaere s’envole pour les États-Unis afin de participer à Miss Univers, sa mère ne vit pas cette étape avec sérénité. Invitée du podcast À contre-jour, mis en ligne le 16 septembre 2026, elle confie : « Pour Miss Univers, j’ai mal réagi, je me suis dit que c’était too much. »
Elle poursuit, la voix chargée d’émotion : « Elle allait partir aux États-Unis, elle ne reviendrait jamais à ses études, à sa vie d’avant… » Loin de l’euphorie attendue, Laurence Remond décrit un véritable effondrement intérieur.
« Je me souviens avoir pleuré de tristesse, d’inquiétude et d’angoisse », raconte-t-elle dans cet épisode du podcast, où elle se livre sans filtre sur cette période.
Ce type de vulnérabilité rappelle d’autres témoignages de proches face à un bouleversement soudain, comme celui du secouriste de Michael Schumacher, resté silencieux pendant des années avant de parler.
Le sacre lui-même, pourtant censé être un moment de joie, n’a fait qu’amplifier ses craintes. C’est justement cette phrase, prononcée au moment précis de l’annonce du résultat, qui résume tout ce qu’elle a traversé ce soir-là.

« On n’allait plus jamais la revoir » : la peur qui a tout changé
Quand le nom d’Iris Mittenaere est annoncé comme nouvelle Miss Univers, une pensée traverse immédiatement l’esprit de sa mère : « Quand elle a été élue Miss Univers, j’ai cru qu’on n’allait plus jamais la revoir.
» Une phrase glaçante, qui révèle à quel point la victoire de sa fille a d’abord été vécue comme une perte annoncée.
Ce genre de bascule émotionnelle, où la fierté cohabite avec un vertige intime, se retrouve aussi chez d’autres proches de personnalités publiques, comme dans le témoignage bouleversant de la fille de Mathilde Favier.
Ce qui inquiétait vraiment Laurence Remond, ce n’était pas le succès. C’était la distance à venir. « Ce qui m’a fait le plus peur c’est qu’elle s’éloigne, que nos quotidiens soient si différents qu’on arrive plus à retrouver un terrain commun, un lien », explique-t-elle aujourd’hui. Une peur toujours tenace, puisqu’elle admet : « J’ai toujours peur de perdre l’intimité avec elle. »
Durant son année de règne, Iris Mittenaere est finalement revenue régulièrement en France. Aujourd’hui encore, sa mère garde un réflexe hérité de cette période : « Je sais toujours où elle est, ça me rassure. » La famille a aussi découvert un monde à mille lieues de leur quotidien, jusqu’à être reçue à l’Élysée. Un peu comme le rituel discret de la reine Letizia, chaque famille propulsée sous les projecteurs invente sa manière de garder un pied dans le réel.
Derrière la couronne et les strass, il y a toujours une mère qui compte les jours et espère un coup de fil. L’histoire de Laurence Remond le rappelle avec une simplicité désarmante : réussir loin des siens, ce n’est jamais gratuit. Et vous, sauriez-vous dire ce que vos propres proches ont vraiment ressenti le jour de votre plus grande réussite ?