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Michèle Laroque, 66 ans : ce petit plaisir en solo auquel elle s’adonne chaque soir dans son lit

Publié par Hannah le 19 Sep 2026 à 11:00
La suite après cette vidéo

Dans quelques jours à peine, elle va monter sur les planches d’un théâtre d’Antibes pour la toute première fois avec un compère qu’elle connaît depuis des années. À 66 ans, la Niçoise la plus drôle du cinéma français n’a rien lâché. Ni le rythme, ni l’appétit, ni le culot.

Michèle Laroque à la tête d’une famille recomposée sa belle-fille annonce une merveilleuse nouvelle

Mais avant les répétitions et les projecteurs, il y a eu cette séquence télé un peu folle. Michèle Laroque, allongée sur un vrai lit, en pleine interview, face à une animatrice assise à côté du matelas. Pas de pyjama. Juste des questions très intimes.

Et une, surtout, qui allait la faire parler comme rarement : que fait-elle, le soir, quand le sommeil ne vient pas ? La réponse, elle l’a donnée sans filtre, avec ce petit sourire qu’on connaît depuis Pédale douce.

Un rituel qu’elle pratique seule, dans son lit, presque tous les soirs. Vous allez voir : ce n’est pas du tout ce que vous imaginez. Et son commentaire vaut le détour.

Dans huit jours, elle remonte sur scène — et ce n’est pas un hasard

Le rendez-vous est pris : les vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 septembre 2026, elle sera à l’affiche d’L’Âge bête au théâtre anthéa d’Antibes, dans la salle Jacques Audiberti. Une heure et quinze minutes de comédie, texte et mise en scène signés Olivier Baroux. Et un partenaire de jeu inédit pour elle sur scène : Kad Merad.

La pièce a été coproduite, créée et répétée sur place, à anthéa, avec Gilbert Coullier Productions. Autrement dit, la native de Nice va essuyer les plâtres de son spectacle sur la Côte d’Azur, là où tout a commencé. Le sous-titre de la pièce, lui, annonce la couleur : « On n’est pas sérieux quand on a soixante ans ».

Sur le papier, Benoit et Claire viennent de se rencontrer et veulent tout vivre à fond, sans limites. Rebelles, libres, ils revendiquent leur amour pour le sexe, l’alcool et le foot. Le théâtre les présente comme « les nouveaux sexagénaires », bien décidés à ne pas se laisser enfermer par leur âge.

Et leurs échanges promotionnels donnent déjà le ton. « Oui, on s’entend bien, oui on aime bien jouer ensemble », lance Kad Merad dans le texte de présentation du théâtre. Réponse immédiate de sa partenaire : « Mais pas du tout ! »

Elle enchaîne, plus sérieuse : « Avec un texte écrit sur mesure pour nous par Olivier Baroux, qui a su trouver le bon angle pour nous faire rire et j’espère faire rire les gens. Parce que l’âge bête, voyez-vous, ce n’est pas réservé aux adolescents. »

Voilà le décor. Une comédienne de 66 ans qui joue une sexagénaire refusant de vieillir sagement, dans la ville où elle est née. Pour comprendre à quel point cette phrase-là lui ressemble, il faut remonter très loin. Jusqu’à une adolescence qui n’avait rien de bourgeois.

Une mère roumaine en fuite, un père promoteur et une gamine ingérable

Scène de théâtre vide avant une représentation

Michèle Doïna Catherine Laroque naît le 15 juin 1960 à la clinique Santa Maria de Nice. Sa mère, Doina Trandabur, est danseuse et violoniste roumaine : elle a fui la dictature communiste de Roumanie, alors dirigée par Gheorghe Gheorghiu-Dej. Son père, Claude Laroque, est promoteur immobilier.

Dans la famille, il y a même une signature de l’histoire de France. Pierre Laroque, le haut fonctionnaire qui a mis en place la Sécurité sociale, est un cousin de son père. Difficile de faire plus « institution » comme arbre généalogique.

Elle grandit dans le quartier des Musiciens et démarre des études très raisonnables : sciences économiques et anglais à l’université de Nice. Puis elle part aux États-Unis, à Austin, au Texas, où elle décroche une licence de sciences économiques et un DEUG d’anglais. Rien, absolument rien, ne pointe encore vers les planches.

Autre surprise de l’album de famille, révélée bien plus tard : en janvier 2008, l’émission Qui êtes-vous vraiment ?, sur M6, lui apprend qu’elle est la cousine de l’acteur Christophe Lambert. Une parenté qu’elle découvre donc devant les caméras.

Sauf que derrière la façade BCBG, l’adolescente est en rébellion permanente contre l’autorité. À 16 ans, elle consomme de l’opium pour fuir son mal-être, et traîne avec des bandes de types peu fréquentables, parfois carrément violents. La suite va être encore plus brutale.

1979 : la nuit où sa vie se casse en morceaux

Cette année-là, elle prend la route avec sa meilleure amie. L’accident de voiture les envoie toutes les deux à l’hôpital pour deux ans, avec une multitude de fractures du fémur. Dix-neuf fractures, un coma de plusieurs semaines : le bilan est effrayant.

Suit une séquence médicale interminable : une douzaine d’opérations, deux années passées au lit, une longue convalescence. Elle a 19 ans. À cet âge-là, les autres passent leurs examens et sortent en boîte.

Ce n’est qu’en 1981, après une rééducation à rallonge, qu’elle se remet debout. Et là, coup de théâtre : elle reprend ses études, mais s’inscrit aussi aux cours de Julien Bertheau, au conservatoire municipal d’Antibes. Le crash a fait basculer sa vie du mauvais côté. Il a aussi décidé de sa carrière.

Car l’immobilité, elle, laisse des traces invisibles. Et c’est de cette période-là qu’elle a fini par parler, quarante ans plus tard, en couverture d’un grand hebdomadaire. Ce jour-là, elle n’a rien enjolivé.

« Avais-je ma place sur cette terre ? » : les six mois qu’elle n’oubliera jamais

Le 3 août 2023, Michèle Laroque fait la couverture de Paris Match. Elle y décrit « une grosse crise d’ado pendant six mois », selon les propos rapportés par le magazine. Une parenthèse noire dont elle n’avait quasiment jamais parlé publiquement.

Elle poursuit, sans se cacher derrière les formules : « Un mal-être total : avais-je ma place sur cette terre ? J’avais l’impression que je n’allais jamais m’en sortir. Je me suis réfugiée dans les médicaments, l’alcool : m’anesthésier pour ne pas souffrir. »

À l’époque, elle n’a même pas 20 ans. La désintoxication est une galère absolue. Quelques années plus tôt, à 16 ans, elle avait déjà cherché à fuir son mal-être dans l’opium.

Ce qui la sauve, ce n’est pas un médecin. C’est une phrase. Celle de sa meilleure amie, Valérie, devenue depuis pharmacienne : « Si tu continues, tu ne m’intéresses plus, je ne te verrai plus. » Et Valérie, elle, a tenu parole.

Dans ce même entretien, elle confie aussi ce qui la travaille encore : « Cela fait partie des souvenirs que je garde pour moi. » Une phrase énigmatique. On y reviendra, parce qu’elle concerne quelqu’un que la France entière connaît.

Recommandée à Jean Poiret, elle débarque à Paris à 25 ans

La suite ressemble à un conte de fées organisé. Recommandée à Jean Poiret, elle monte à Paris à 25 ans et joue sa première pièce en 1985 au Théâtre des Blancs-Manteaux : Sauvez les bébés femmes, de René Badache, mise en scène par Françoise Thyrion. Détail savoureux : l’une des salles de ce théâtre porte aujourd’hui son nom.

En 1987, elle est au Théâtre des Variétés dans C’est encore mieux l’après-midi, de Ray Cooney, adapté par Jean Poiret. Puis elle enchaîne les rôles au théâtre pendant sept ans. Sept ans de planches avant la grande visibilité.

Le déclic télé arrive en 1988, dans La Classe, l’émission à sketchs de Fabrice diffusée tous les soirs sur FR3. C’est là qu’elle croise Pierre Palmade, Muriel Robin et Jean-Marie Bigard. Un quatuor de destins qui vont se recroiser souvent. Parfois très douloureusement.

Autre porte d’entrée, plus inattendue : la publicité. En 1989, elle tourne un spot pour les plats cuisinés Marie, réalisé par Patrice Leconte. Résultat ? Le cinéaste la rappelle l’année suivante pour un second rôle dans Le Mari de la coiffeuse.

La même année 1989, elle apparaît dans la série HBO Le Voyageur et décroche son premier rôle au cinéma dans Suivez cet avion, de Patrice Ambard. En 1991, elle est dans Une époque formidable… de Gérard Jugnot. La machine est lancée.

michele laroque addiction confidences
© Capture d’écran France 2

1996 : l’année où elle rafle absolument tout

En 1992, la comédie dramatique La Crise la révèle au grand public, avec au bout une nomination au César du meilleur second rôle féminin en 1993. Mais c’est quatre ans plus tard que tout s’aligne.

1996, c’est son année. Elle casse la baraque dans Pédale douce, face à Richard Berry, dans un rôle de bourgeoise coincée qui lui vaut une nomination au César du meilleur second rôle en 1997. La même année, elle est l’épouse de Gérard Jugnot dans Fallait pas !… et la femme cocue de Gérard Depardieu dans Le Plus Beau métier du monde.

Et pendant ce temps, elle triomphe sur scène. Toujours en 1996, elle débarque au théâtre avec Pierre Palmade pour une satire du couple intitulée Ils s’aiment, mise en scène par Muriel Robin. Succès critique et public, plus une nomination aux Molières en 1997.

Dans la foulée, elle rejoint la bande des Enfoirés pour les galas des Restos du cœur, où elle est présente depuis 1997, avec quelques absences. Elle parraine aussi l’association Enfance et Partage de Normandie. La comédienne devient une institution.

Tout ne réussit pas, évidemment. En 1999, Doggy Bag, qu’elle porte comme scénariste aux côtés de Didier Bourdon, ne rencontre pas le succès espéré. Même sort pour Épouse-moi, où elle forme un couple avec Vincent Perez.

Du Placard à la Légion d’honneur : la carrière d’une femme qui ne s’arrête jamais

Les années 2000 la ramènent vers la comédie populaire. En 2001, elle est au générique du Placard, de Francis Veber, et de J’ai faim !!!, de Florence Quentin. En 2002, elle prête sa voix au capitaine Amelia dans La Planète au trésor, chez Disney.

Le reste de la décennie alterne les cartons et les flops : Comme t’y es belle !, premier long-métrage de Lisa Azuelos en 2005, marche joliment ; La Maison du bonheur, premier film de Dany Boon en 2006, échoue au box-office. En 2008, Enfin veuve, d’Isabelle Mergault, la ramène au succès.

Puis vient le temps des paris personnels. En 2016, elle remplace Mathilde Seigner au premier rôle féminin de Camping 3. Deux ans plus tard, elle passe derrière la caméra avec Brillantissime, son premier film comme réalisatrice, où elle joue aux côtés de Kad Merad, Gérard Darmon et Rossy de Palma.

Les institutions suivent. Elle est décorée chevalier de l’ordre national du Mérite le 25 mars 2008, promue officier le 15 mai 2015, puis nommée chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 2018, au titre de « comédienne, réalisatrice et productrice ; 33 ans de services ».

Entre-temps, elle avait aussi décroché en 2014 le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de la fiction TV de La Rochelle, pour Un fils. Bref : une carrière blindée. Mais c’est sa vie privée qui allait faire les gros titres.

Une soirée chez Line Renaud, une danse joue contre joue

Été 2008. Michèle Laroque se met en couple avec un homme qui n’est pas du tout du même monde : François Baroin, sénateur-maire de Troyes, futur ministre du Budget de François Fillon. Un couple improbable, ultra discret, qui va durer quinze ans.

Le décor de la rencontre vaut son pesant de paillettes. Selon Purepeople, c’est Claude Chirac qui est à l’origine de leur mise en relation, lors de la soirée des 80 ans de Line Renaud, à Paris.

Et c’est Line Renaud elle-même, dans l’émission Une ambition intime sur M6, qui a raconté la scène : « C’était la fin de la soirée, la musique continuait et d’un seul coup je vois joue contre joue Michèle qui danse avec François… Hop, ça y est. » Tout était dit en une phrase.

Le couple, ensuite, joue la carte de l’invisibilité. « Il est vrai qu’on se montre rarement ensemble. Je suis ravie de brouiller les pistes », expliquait l’actrice à Gala en 2017, d’après les propos repris par Purepeople.

Dès 2008, toujours pour Gala, elle avait posé ses conditions : « Si j’acceptais d’épouser un homme, ce serait un grand progrès dans ma vie. Mais je ne laisserai plus jamais personne me dire ce que je dois faire ! (..) Je compte bien rester libre ! » Quinze ans plus tard, ces mots résonnent autrement.

Un épisode moins glamour s’est aussi glissé dans l’histoire. En 2010, alors que son compagnon devient ministre du Budget et que Le Canard enchaîné s’apprête à révéler sa situation fiscale, elle met fin à son expatriation fiscale à Las Vegas. Le timing, lui, se passe de commentaire.

Début 2023 : la rupture que personne n’avait vue venir

Puis tout s’arrête. En début d’année 2023, le couple se sépare. Le magazine Closer, cité par Purepeople, évoque alors une rupture décidée « ces dernières semaines » après près de quinze ans d’amour discret.

Le silence dure des mois. Puis, dans Paris Match du 3 août 2023, interviewée pendant un tournage au Maroc, elle lâche enfin : « On a vécu ensemble des années formidables. La vie nous a fait cheminer dans la même direction, puis elle nous a poussés dans des directions différentes. Il faut savoir l’accepter. »

Aucune once de règlement de comptes. Elle parle de son ex comme d’« un homme merveilleux qui mérite tout le bonheur possible », d’un homme « honnête » et « brillant ». Beaucoup se sont demandé si elle en rajoutait. Ses phrases suivantes disent le contraire.

« C’est un deuil mais ça n’est pas forcément triste, ça peut être pour un nouveau départ. Pour un épanouissement séparé. Je l’aurais mal vécu si j’avais gardé en moi le traumatisme de l’abandon. Je l’ai réglé », confie-t-elle au magazine.

Et pour la suite ? « La relation affectueuse persiste. Simplement, une page s’est tournée… » Le téléphone, lui, ne désarme pas : « Je reçois quantité de messages ! De très jolies choses. De vraies déclarations. J’ai beaucoup de chance. »

Sa conclusion, à l’époque, avait fait tiquer : « J’ai une vie merveilleuse en solo. » Suivait une liste de priorités très concrètes. Sa fille, ses amis, le sport, la danse classique, les compétitions de champions.

Le jour où Léa Salamé l’a reprise en direct

Rebondissement le samedi 15 février 2025. Invitée de Quelle époque ! sur France 2, aux côtés d’Anne Roumanoff et Kyan Khojandi, elle est cueillie par Léa Salamé : « Il y a un an, vous nous expliquiez que c’était fini l’amour. »

La comédienne, alors âgée de 64 ans, rectifie aussitôt : « Je ne disais pas ça… Je disais que je faisais un « reset », que j’avais compris des choses mais qu’il fallait que je prenne le temps de me remettre bien. » Nuance de taille.

Le contexte n’aide pas. D’après Purepeople, son ex-compagnon a, lui, refait sa vie et épousé une femme dont il est très proche l’année précédente. Elle, de son côté, enchaînait la promo de Lune de miel avec ma mère, disponible sur Netflix.

Ce fameux « reset », elle va en donner la formule complète un an plus tard. Mais avant ça, un autre séisme s’était abattu sur sa vie. Un séisme qui n’avait rien à voir avec l’amour.

10 février 2023 : le drame qui a tout emporté autour d’elle

Ce soir-là, son complice de toujours, Pierre Palmade, percute au volant de son SUV un véhicule transportant trois personnes. Selon Purepeople, il était sous l’emprise de stupéfiants et de médicaments de substitution. Le choc est frontal.

Le bilan est terrible : trois membres d’une même famille grièvement blessés, et une femme enceinte de six mois qui perd son enfant à naître. L’humoriste est mis en examen pour « homicide et blessures involontaires », placé sous contrôle judiciaire mais non incarcéré à ce stade.

Pour elle, c’est le pire des télescopages. Des décennies d’amitié, des spectacles cultes, et un drame lié aux addictions — celles-là mêmes qu’elle a côtoyées à 19 ans. La question est venue immédiatement : est-ce que ça a fait écho ?

Sa réponse, dans Paris Match, est nette : « Ce n’est pas comparable. Nous n’avons pas la même construction. » Ce qui ne l’a pas empêchée d’essayer, pendant des années, de jouer pour lui le rôle que Valérie avait joué pour elle.

« J’ai tenté beaucoup de choses : des conseils de soins, de thérapies. Il a vraiment essayé et j’en suis le témoin. Mais nous sommes tous différents. J’ai essayé de comprendre, ce qui ne veut pas dire excuser », raconte-t-elle au magazine.

Et sur le drame lui-même, une phrase sobre : « C’est pour moi un immense chagrin, à bien des égards, pour toutes les personnes concernées par cet accident. » Restait à savoir ce qu’elle ferait de cette amitié, une fois la justice passée.

Le verdict, puis cette phrase de cinq mots sur France Inter

En novembre 2024, le tribunal correctionnel de Melun condamne Pierre Palmade à cinq ans de prison, dont deux ans ferme, pour blessures involontaires aggravées. L’humoriste renonce à faire appel et purge sa peine à la prison de Bordeaux-Gradignan.

Beaucoup de proches prennent leurs distances. Pas elle. Le 24 mars 2025, invitée de La Bande Originale sur France Inter, elle est interrogée par Nagui sur cette amitié encombrante.

Elle qualifie le sujet d’« extrêmement délicat » et rappelle que la nature de leur relation relève de leur intimité. Elle exprime une « énorme tristesse » face à la situation et reconnaît que les actes de son ami sont « indéfendables et inexcusables ».

Puis vient la phrase que personne n’attendait : « Mais un ami, c’est un ami. » Cinq mots. Fin de la discussion.

On comprend mieux, du coup, pourquoi cette femme-là se fabrique des routines à toute épreuve. Y compris, on va le voir, au moment de se coucher.

Le rôle qu’elle n’aurait jamais pu jouer à 20 ans

Ironie du sort absolue : en avril 2025, elle arrive à l’affiche de Des jours meilleurs, d’Elsa Bennett et Hyppolyte Dard, en salles le 23 avril. Elle y incarne une femme qui tente de se sortir de l’alcoolisme, aux côtés de Valérie Bonneton et Sabrina Ouazani.

Interrogée par Gala, en kiosques le 17 avril 2025, elle a cadré les choses dès le début de l’entretien : « J’aime trop la liberté pour être dépendante de quelque chose. » Venant d’elle, la phrase a un poids particulier.

Dans ce même entretien, elle refuse de raccrocher : « Je n’en ai marre de rien. Vous savez, j’ai la chance d’exercer ce métier dont je rêvais, et que ça dure. […] Je n’abandonnerai jamais la comédie. »

Et un désir très simple, qu’elle avoue sans détour : « Je ne peux plus devenir mère, alors j’adorerais être grand-mère. Mais je vous rassure, ma fille ne se met aucune pression de ce côté-là. »

Sa fille, son garde-fou, et cette règle qu’elle s’impose

Cette fille, c’est Oriane Deschamps, née en 1995 de son mariage avec le metteur en scène et adaptateur Dominique Deschamps, dont elle a divorcé peu après l’accouchement. Elle a fêté ses 30 ans en 2025.

Oriane a grandi sur les tournages de sa mère, littéralement : elle joue Laura dans Comme t’y es belle !, Léa dans Brillantissime, Mathilde dans Chacun chez soi. Aujourd’hui, elle se présente comme scénariste, actrice et réalisatrice.

Au magazine Rewell, cité par Purepeople en mai 2025, la comédienne résume : « J’ai une fille merveilleuse, qui a été ma plus grande complice. » Mais elle ajoute aussitôt une mise en garde qui parlera à beaucoup de parents.

« Il faut faire attention à la fusion », dit-elle. Et de préciser : « J’essaie d’être présente, mais de la laisser complètement faire sa vie et d’être là quand elle a besoin de moi. » Une frontière qu’elle surveille de près.

Sa conclusion est presque programmatique : un jeune doit être « rempli de tout ce qu’on a pu lui apporter en tant que parent, mais rien qui le retienne ». Difficile de ne pas entendre, là-dedans, l’écho de sa propre jeunesse.

L’Inde, le jeûne à 18 heures, et cette phrase sur le lit

À 66 ans, la comédienne s’est construit une hygiène de vie de sportive de haut niveau. À Nice-Matin, elle détaille : eau tiède au réveil, étirements, musculation, salé le matin, puis fruits et légumes.

Le reste est encore plus radical. « Quand mon emploi du temps le permet, je dîne très tôt, vers 18 heures, et je ne mange plus rien jusqu’au lendemain 10 heures, sur le principe du jeûne intermittent », explique-t-elle au quotidien. Une fois par semaine ou tous les quinze jours, elle ne boit que des jus.

Et le mental n’est pas oublié. « On met du bon carburant dans son corps comme dans une voiture, mais il faut aussi être bienveillant envers soi-même », confie-t-elle. Avant d’ajouter qu’il faut « savoir se pardonner nos imperfections » et cesser de se juger en permanence.

Le 17 avril 2026, elle est allée plus loin en publiant un TikTok qui a beaucoup circulé. Elle y raconte avoir fait une cure en Inde l’été précédent et y avoir rencontré un médecin qui pratiquait chaque matin, depuis l’âge de 20 ans, la série de mouvements qu’elle s’apprête à montrer.

Suit une routine articulaire complète, cinq répétitions par mouvement : les oreilles qu’on serre et relâche, les chevilles, les rotations de pieds, les genoux, les épaules, les coudes, les doigts, les poignets, le cou. Et un conseil qui en dit long sur son rapport au matelas.

« Vous pouvez même le faire dans le lit », lance-t-elle dans la vidéo. Le lit, chez elle, n’est visiblement pas qu’un endroit où l’on dort.

Michèle Laroque sur France 2
Capture d’écran France 2

« Jamais eu de dépendance à rien » : la femme qui ne compte que sur elle

Le 4 avril 2026, dans 50 minutes inside, face à Isabelle Ithurburu, elle a livré sa doctrine amoureuse. « Je veux avoir envie d’être avec quelqu’un », a-t-elle confié, elle qui assure n’avoir « jamais eu de dépendance à rien ».

Elle a enchaîné sur une phrase très révélatrice : « Je ne compte que sur moi-même, j’aime être complètement responsable de ma vie. » Puis cette théorie : mieux vaut être pleinement heureux seul avant de rencontrer quelqu’un, pour en avoir envie et non besoin.

Mi-septembre 2026, dans Nice-Matin, elle a enfoncé le clou en parlant de sa pièce : « À 60 ans, on peut tout à fait repartir à zéro et se lancer à corps perdu. L’âge est un chiffre virtuel ; ce qui compte, c’est ce qu’on ressent et l’énergie qu’on dégage. »

Cette année-là, elle ne s’est d’ailleurs rien interdit. Le 31 juillet 2026, elle est devenue la marraine officielle d’un centre de soins de la région de Narbonne, tourné vers la prévention, la récupération et le bien-être. Sa réaction ? « Avec bonheur. J’en ai la chair de poule. »

Quelques jours plus tôt, le 27 juillet, une vidéo d’un institut de soins du visage la montrait, allongée, en train de s’exclamer « J’adore », « Super », « Génial » pendant qu’on lui massait les contours du visage. Vous voyez le tableau : cette femme adore être à l’horizontale.

Ce qui nous ramène à cette interview très particulière. Celle où on l’a installée sur un lit, micro en main, pour lui demander ce qu’elle fait quand la nuit s’éternise. Sa réponse, enfin.

La révélation : ce qu’elle fait vraiment, seule dans son lit, avant de dormir

Le décor, d’abord. Dans C l’hebdo, pour une interview-concept, Michèle Laroque est réellement allongée sur un lit — même si elle n’est pas en pyjama. À côté du matelas, l’animatrice lance la question : « Qu’est-ce que vous faites quand vous n’avez pas sommeil ? »

Première réponse, franche et un peu frustrante : « Moi, je dors bien. » Puis elle précise : « Mais si je m’endors pas, je regarde peut-être une série ou je joue. » Et c’est là que ça devient intéressant.

« Vous jouez à quoi ? », relance l’animatrice. Réponse cash : « Au Rummikub. » Un jeu de société dont les règles sont proches du rami. Voilà le grand secret de la papesse de la comédie française.

Mais le meilleur est dans la suite. Parce qu’elle ne fait pas ça pour passer le temps, elle fait ça pour gagner. « C’est vachement bien ! Oh bah, alors là, j’ai un score incroyable. Je suis niveau 40 », s’enflamme-t-elle.

Niveau 40. Pas niveau 3, pas niveau 10. La femme qui jeûne à partir de 18 heures, qui fait ses rotations de chevilles dans son lit et qui dit ne compter que sur elle-même enchaîne les parties de Rummikub jusqu’à un score qu’elle qualifie elle-même d’incroyable.

Un petit plaisir solo qui dit tout d’elle

Avouez : vous aviez imaginé autre chose en lisant « confidences sur l’oreiller ». Elle, elle répond jeu de tuiles et scores personnels, avec le même naturel que lorsqu’elle raconte ses étirements du matin.

Et c’est peut-être ça, la vraie information. Après l’accident de 1979, les médicaments, l’alcool, une rupture après quinze ans de vie commune et le drame de son ami de toujours, elle a fabriqué un quotidien où même l’insomnie a son protocole.

Une série, ou une partie. Pas de somnifère, pas de grand discours. Juste un jeu, un score, et un sommeil qu’elle dit excellent.

Le 4 avril 2026, elle expliquait vouloir « avoir envie » de quelqu’un plutôt qu’en avoir besoin. Son rituel du soir raconte exactement la même chose, en plus léger : elle n’attend personne pour s’occuper.

Rendez-vous est pris à Antibes, du 25 au 27 septembre 2026, pour voir cette énergie-là débarquer sur scène face à Kad Merad. Dans la pièce, son personnage revendique le sexe, l’alcool et le foot.

Dans la vraie vie, elle revendique le Rummikub, le jeûne intermittent et le niveau 40. Franchement, on ne sait pas laquelle des deux est la plus drôle.

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