Mimi Marchand s’excuse auprès de Karine Le Marchand et abandonne son appel dans l’affaire de chantage
Elle est surnommée la papesse de la presse people. Lundi 12 octobre, Mimi Marchand, 79 ans, a pourtant quitté un tribunal sans combattre. Un mot murmuré, une réponse cinglante, et une condamnation désormais définitive. Mais pour comprendre ce « pardon », il faut remonter à un épisode de février 2020, et à une photo qui n’aurait jamais dû exister.
Un procès en appel qui s’arrête avant d’avoir commencé
Tout devait se rejouer ce lundi. Michèle Marchand, dite Mimi, avait fait appel de la condamnation prononcée le 1er juillet 2025 en première instance : 18 mois de prison avec sursis et 25.000 euros d’amende, pour avoir fait chanter Karine Le Marchand cinq ans plus tôt.
Sauf que l’audience n’a pas eu lieu comme prévu. À la barre, selon BFMTV, la septuagénaire s’est désistée de son appel. Le parquet général a accepté, et la décision de première instance est devenue définitive. Pas de nouveau débat, pas de nouvelle plaidoirie.
Son avocate, Me Caroline Toby, n’a donné qu’une explication minimale : « compte tenu de sa situation actuelle », sa cliente a choisi de se désister. Aucun détail n’a été fourni sur cette « situation ». Le mystère reste donc entier.
De l’autre côté, Karine Le Marchand, animatrice et productrice sur M6, n’a pas caché sa stupeur. Celle qui n’a jamais eu peur de hausser le ton s’est dite « sidérée » de voir cette annonce tomber le jour même du procès.
Elle y voit « encore un coup d’éclat à la con ». Et ce n’est que le début de sa réaction, car la suite s’est jouée en quelques secondes, dans la salle d’audience.
Deux mots dans le prétoire, et une victoire sans combat
Avant de comprendre ce qui s’est dit, il faut mesurer ce qui oppose ces deux femmes. D’un côté, une figure redoutée de la presse people, réputée pour ses réseaux. De l’autre, une animatrice populaire, connue pour régler ses comptes sans filtre quand elle estime avoir été trahie.
Pour Karine Le Marchand, cette condamnation n’est pas qu’une affaire personnelle. Elle espère qu’avec la sanction de Mme Marchand « et des policiers », on enverra « un message fort à tous les pourris ». Une formule qui laisse entendre que des policiers ont eux aussi été condamnés dans ce dossier.
Alors, que s’est-il passé ce lundi, une fois le désistement acté ? Michèle Marchand s’apprêtait à quitter la salle. Elle s’est tournée vers l’animatrice.
« Pardon », a-t-elle murmuré, en direction de Karine Le Marchand, avant de partir. La réponse est tombée aussitôt : « Salope ». L’animatrice n’a même pas tourné les yeux vers celle qu’elle avait en face d’elle.
Voilà le seul échange entre les deux femmes. Pas de réconciliation, pas de mot de clémence. Mais ce « pardon » prend un tout autre relief quand on revient sur ce qui a été reproché à Mimi Marchand.

Février 2020 : la photo « invendable » et le mensonge à 3.000 euros
Rembobinons. Février 2020 : la fille de Karine Le Marchand, alors mineure, se retrouve en garde à vue. Un paparazzi habituel de Mimi Marchand planque devant le commissariat, dans l’espoir de voir arriver sa célèbre mère. C’est le genre de cliché qui pourrait valoir cher.
Sauf que l’animatrice de « L’amour est dans le pré » se trouve alors dans une campagne suisse, et cette famille qu’elle raconte souvent, jusqu’à ses retrouvailles ratées avec son père, ne viendra pas. Le plan perd de son intérêt : des photos d’une mineure seule, « c’est invendable ».
« Envoie », aurait pourtant intimé Mimi Marchand au photographe, selon la source. Puis elle a joué un autre rôle : celui de la protectrice. Elle a alerté Karine Le Marchand et l’a rassurée, affirmant que les clichés ne sortiraient pas.
Son argument ? Elle les avait bloqués en versant 3.000 euros à un « jeune » photographe qu’elle disait ne pas connaître. Or il s’agissait du célèbre paparazzo Sébastien Valiela, qu’elle connaît depuis 25 ans.
Karine Le Marchand lui avait ensuite remboursé 1.600 euros. C’est cette mécanique, une alerte suivie d’un service rendu, qui a valu à Mimi Marchand sa condamnation pour chantage.
À la barre, lors du premier procès, elle avait pourtant reconnu l’essentiel : « J’ai menti », « je suis une idiote ». Elle avait même dit avoir pris, « comme une abrutie », l’argent remboursé. Des aveux rares pour une femme si puissante, et qui éclairent le « pardon » de ce lundi.
Ce pouvoir de nuisance qui continue de peser sur Mimi Marchand
Pour illustrer ce qu’elle appelait le « pouvoir de nuisance » de Mimi Marchand, Karine Le Marchand avait rappelé ses puissantes connexions. Parmi elles, Emmanuel et Brigitte Macron, qu’elle se serait vantée d’avoir portés jusqu’à l’Élysée à coups de « fausses paparazzades » en maillot de bain sur la plage.
On comprend pourquoi le sujet fascine. Entre le secret d’Amiens et les rumeurs qui entourent Brigitte Macron, l’image des puissants se fabrique aussi dans les coulisses de la presse people.
Elle avait aussi été très proche de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni, avant leurs ennuis judiciaires communs. Un carnet d’adresses qui explique la crainte qu’elle inspire, et le poids que représentait ce procès.
Pour elle, la page n’est pas tournée. En décembre 2025, le parquet national financier a requis un procès contre Mme Marchand dans l’affaire de la rétractation possiblement monnayée de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Ce dossier s’inscrit dans l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
La « situation actuelle » évoquée par son avocate renvoie-t-elle à ces dossiers ? La source ne le dit pas. Reste un fait : son désistement ferme un front judiciaire, alors qu’un autre pourrait bientôt s’ouvrir.
Le message du jour tient en deux mots, « pardon » et « salope », et une condamnation qui ne bougera plus. La papesse de la presse people ne peut plus rien changer à ce verdict. Elle a perdu la bataille avant même de la livrer.
Et si cette affaire montre une animatrice qui encaisse sans jamais se taire, ce que Carla Bruni confie sur sa vie intime prouve que l’on peut aussi choisir de parler au moment qu’on décide. Quant à Karine Le Marchand, la raison pour laquelle elle est toujours célibataire pourrait vous faire voir son franc-parler autrement.