Mimie Mathy c’est fini… la terrible nouvelle annoncée
Un dimanche soir de rentrée, la France voit une image qu’elle n’attendait pas
Le 30 août 2026, les téléspectateurs de TF1 s’installent devant Sept à huit comme tous les dimanches. Le portrait de la semaine d’Audrey Crespo-Mara est consacré à une femme qu’ils croient connaître par cœur. Et puis l’image arrive.

Mimie Mathy est là, face caméra. En fauteuil roulant. C’est la première fois que la comédienne se montre ainsi, comme l’a relevé Puremédias, et le choc est immédiat dans les chaumières.
Pendant des mois, des rumeurs avaient couru sur son état. Elle avait esquivé, plaisanté, minimisé. Ce soir-là, elle pose tout sur la table, sans filtre et sans maquillage émotionnel.
Mais l’aveu le plus lourd n’était pas encore là. Quelques jours plus tard, dans la presse, elle allait prononcer une phrase sur l’avenir de son ange gardien que personne n’avait anticipée. Reprenons depuis le début.
Six mois que ses jambes ont dit stop

Face à Audrey Crespo-Mara, la comédienne ne tourne pas autour du pot. Elle date précisément la bascule, ce moment où la vie d’avant s’arrête.
« Ça s’est un peu dégradé, on va dire, depuis un an, mais depuis six mois, je ne marche plus du tout », explique-t-elle dans l’entretien rapporté par AlloCiné. Six mois. Pas six ans, pas une lente dégringolade floue.
Le nom du mal, elle le prononce elle-même : le syndrome de la queue de cheval. « En fait, c’est lié à ma configuration un petit peu originale », dit-elle dans ce même entretien.
Cette « configuration originale », c’est l’achondroplasie, cette maladie génétique qui explique sa taille d’1,32 m. Une compagne de route depuis la naissance. Sauf qu’à 69 ans, elle lui a envoyé une facture que personne n’avait vue venir.
Purepeople décrit une compression des nerfs à la base de la colonne vertébrale, provoquée par des hernies discales. Derrière le vocabulaire médical, une réalité toute bête : les jambes ne répondent plus.
Et quand la journaliste pousse un peu, la comédienne lâche la phrase qui a fait le tour des réseaux. Celle qui ferme la porte à tout espoir.
« Sauf un miracle, et je n’y crois pas du tout »
« Physiquement, sauf un miracle, et je n’y crois pas du tout, je ne remarcherai pas », prévient-elle dans ce portrait, selon les propos rapportés par Télé-Loisirs. Pas de conditionnel. Pas de « on verra ».
Avant d’en arriver là, il y a eu le bloc opératoire. Encore. Et encore. « J’ai été opérée quatre fois pour élargir le canal rachidien et dégager un peu tous les nerfs qui permettent la mobilité », détaille-t-elle sur TF1, selon AlloCiné.
Puis vient le moment où la médecine lève les mains. « Et puis, petit à petit, il n’y a plus d’opération possible », poursuit-elle dans la même interview. La suite, elle la résume d’une formule qui lui ressemble.
« Donc, je me suis équipée ! » Trois mots, un point d’exclamation, et le fauteuil devient un outil plutôt qu’une condamnation. C’est très exactement sa manière de faire depuis quarante ans.
Dans l’interview relayée par Le Parisien et reprise par nos confrères, elle raconte la scène décisive avec ses chirurgiens. « Les chirurgiens m’ont sauvé trois fois. La dernière, ils m’ont dit qu’on arrêtait, je risquais de perdre aussi mes membres inférieurs », confie-t-elle.
Imaginez la conversation. On vous annonce que l’opération suivante pourrait vous coûter bien plus cher que le fauteuil. Vous répondez quoi ?
Pourquoi elle a fini par parler, après des mois de silence
Parce que la vraie question, c’est celle-là : pourquoi maintenant ? Mimie Mathy a passé sa carrière à protéger son intimité derrière l’éclat de rire. Elle n’avait aucune obligation de s’exposer ainsi.
Sa réponse est d’une franchise désarmante. « J’en avais marre qu’on raconte n’importe quoi », lâche-t-elle à propos des commentaires qui circulaient sur elle.
Et ce « n’importe quoi » n’était pas une vue de l’esprit. Dès mars 2025, elle s’en agaçait déjà devant une poignée de journalistes dont Puremédias.
« J’ai vu (dans la presse, ndlr) que j’étais paralysée à vie, mourante… Mais tout va bien », balayait-elle alors. Un an et demi plus tard, elle reprend elle-même la main sur son récit.
Ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une reprise de contrôle. Celle d’une femme qui a passé sa vie à corriger ce que les autres racontaient sur son corps.
Elle l’a dit avec une lucidité qui pique, toujours devant les caméras de TF1.
« Je me suis battue toute ma vie » : la confidence qui fait mal
« Je commence à la vivre mieux, mais j’ai beaucoup de mal. Je me suis battue toute ma vie. J’aurais pu être quelqu’un de mis à part », confie-t-elle dans Sept à huit, selon Puremédias.
Elle enchaîne : « J’ai lutté contre les préjugés qu’on avait vis-à-vis des personnes de petite taille (…) J’ai réussi à passer au-dessus de ça. » Tout est dans le « j’ai réussi ».
Car cette bagarre-là, elle l’a gagnée devant dix millions de téléspectateurs. La seconde, celle du fauteuil, elle la mène en direct, à 69 ans, sans mode d’emploi.
Ce qui frappe, dans ce portrait, c’est l’absence totale d’apitoiement. Pas une larme en gros plan, pas de violons. Juste des faits, une organisation, un humour qui ne lâche rien.
Et un homme, discret, qui apparaît dans le cadre. Son mari. Celui qui a inventé un système domestique digne d’un roman de campagne.
La cloche posée près du four à pain
Benoist Gérard, chef cuisinier et restaurateur, a épousé Mimie Mathy le 27 août 2005. Leur rencontre est un scénario en soi : elle l’avait fait monter sur scène lors d’une représentation à Saint-Brieuc, comme elle le faisait au hasard avec le public.
Vingt et un ans de mariage plus tard, le couple vit à Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, au milieu de leurs vignes. Purepeople précise que le mari de la comédienne s’est reconverti en vigneron et travaille au milieu des cultures toute la journée.
Alors, comment fait-on quand on est en fauteuil et que l’homme de votre vie est à l’autre bout des rangs de raisin ? Leur solution est d’une simplicité rurale et touchante.
« On a une cloche à côté du four à pain. Et quand Mimie a besoin de moi, elle sonne. Elle n’a même pas besoin de prendre le téléphone. J’entends et j’arrive », raconte Benoist Gérard dans Sept à huit, selon Purepeople.
Une cloche. Pas une application, pas un bracelet connecté. Une cloche, au milieu des vignes provençales, qui tinte quand la star préférée des Français a besoin de son mari.
Mais leur équilibre a dû être entièrement réinventé, et il ne s’en cache pas.
« Des phases compliquées » : ce que le fauteuil a changé dans leur couple
Face à Audrey Crespo-Mara, Benoist Gérard a évoqué ce fameux « nouvel équilibre de couple », selon Purepeople. Une expression qui dit tout sans rien montrer.
« Il faut savoir s’adapter. Nous, l’être humain, on a la faculté de pouvoir s’adapter facilement et retrouver un équilibre », a-t-il expliqué dans l’émission, toujours d’après Purepeople.
Il ajoute, et c’est là que c’est beau : « Alors, ça passe par des phases compliquées, des phases beaucoup plus heureuses. Et puis, ensemble, on avance et on trouve. »
Des « phases compliquées ». Venant d’un homme qui choisit chacun de ses mots, l’aveu en dit long sur les mois qu’ils viennent de traverser dans leur maison du Vaucluse.
Le couple, lui, n’en est pas à sa première aventure commune. En 2007, ils signaient ensemble un livre chez Plon, Aller simple pour le bonheur. Ils avaient aussi tenu un restaurant parisien, « À la grange batelière », de 2005 à 2007.
Ce qui rend la suite encore plus vertigineuse : le fauteuil n’est pas arrivé d’un coup. Les signaux étaient là, en public, depuis des mois. Il fallait juste savoir les lire.
Le scooter électrique des Enfoirés : le signal que tout le monde a vu sans comprendre
Rembobinons à janvier 2025. La troupe des Enfoirés se produit à la Sud de France Arena de Montpellier pour les Restos du cœur. Marraine de la bande depuis 2008, Mimie Mathy est de retour après avoir manqué l’édition précédente.
Sauf qu’elle n’arrive pas à pied. Elle circule sur un scooter électrique médicalisé aux allures de petite voiturette, comme l’a décrit Puremédias, dont un journaliste assistait au spectacle du dimanche.
Le public sourit, applaudit, ne s’alarme pas. Après tout, c’est Mimie : elle a toujours transformé la contrainte en gag. Sauf que cette fois, la contrainte était médicale.
« C’est vrai que l’apparence n’est pas au mieux », souriait-elle devant les journalistes, selon Puremédias. « J’ai une faiblesse dans les jambes qui s’est un peu accentuée. »
Elle expliquait alors se ménager entre les tournages : « Donc entre les tournages, dans la vie, j’essaye de me soulager pour me préserver. » On lisait de la prudence. C’était déjà le début de la fin de la marche.
Et sur le choix de monter quand même sur scène, elle avait eu cette phrase, dans le magazine Grands reportages diffusé sur TF1 et relayée par Puremédias.
« J’ai choisi d’assumer certains défauts physiques »
« C’est une piqûre de vitamines indispensable pour moi. Ça m’a trop manqué l’année dernière donc j’ai choisi d’assumer certains défauts physiques qui me tracassent et de les partager tels qui sont », confiait-elle alors.
« Assumer », déjà. Le mot qui va structurer toute l’année 2026 de la comédienne. Sauf qu’entre-temps, il y a eu une absence remarquée.
L’année suivante, elle manque le rendez-vous. Puremédias évoque une « bronchite carabinée » pour justifier ce forfait. Deux éditions manquées en trois ans, pour celle qui est la marraine de la troupe.
Ceux qui suivent le dossier de près commencent à additionner. Le scooter, les absences, les tournages plus espacés, les démentis un peu trop appuyés.
Pour comprendre à quel point cet effritement est vertigineux, il faut mesurer d’où vient cette femme. Et le point de départ, à Bron, dans la banlieue de Lyon, n’avait rien d’une rampe de lancement.
La fille du chauffeur-routier qui voulait monter sur scène
Michèle Mathy naît le 8 juillet 1957 dans le 7e arrondissement de Lyon. Elle est l’aînée de trois filles, dans une famille installée dans un appartement de Bron.
Son père, Marcel, est chauffeur-routier avant de devenir manutentionnaire dans une usine lyonnaise, puis d’y terminer sa carrière comme directeur du service transport. Sa mère, Roberte, est femme au foyer. Pas exactement une dynastie du showbiz.
Le « Mimie », elle le doit à ses collègues du centre VVF de Seignosse, où elle bosse comme animatrice tous les étés à partir de ses dix-huit ans. Le surnom est resté collé à elle pour la vie.
Côté études, elle décroche un bac B et attaque des sciences économiques à la fac de Lyon. Elle pousse jusqu’à la licence, qu’elle n’obtient pas. Son vrai rêve est ailleurs, et ses parents l’ignorent encore.
Pour les épater, elle écrit une lettre à La Vie catholique, le magazine auquel ils sont abonnés. Le courrier des lecteurs la publie sous un titre qui ressemble à un programme de vie : « Ma grande joie de vivre ».
Le déclic viendra d’un chanteur à chemise bariolée, croisé par hasard dans sa ville.
Michel Fugain lui dit non, puis oui
Fan absolue du Big Bazar, dont elle a vu une représentation en 1975, elle tente sa chance auprès de Michel Fugain lors d’un passage à Lyon. Réponse du chanteur : finis d’abord tes études.
Elle échoue à sa licence, arrête la fac, redevient animatrice aux VVF. Puis, en 1979, elle recroise Fugain. Cette fois, il lui fait passer une audition.
Elle est retenue avec trois autres personnes pour son atelier artistique, aux Studios de la Victorine à Nice. Les cours démarrent en septembre 1979 : huit heures par jour, pendant deux ans, de chant, de danse et de comédie.
C’est là qu’elle rencontre Gabrielle Bonacini, qui deviendra l’une de ses meilleures amies. C’est là, surtout, qu’elle apprend le métier pour de bon.
En 1981, l’atelier Fugain décroche un contrat avec TF1 pour des intermèdes du samedi après-midi. Mimie apparaît dans Les Fugues à Fugain. Et la France de 1981 réagit d’une façon qui glace encore le sang.
« Un ramassis de la cour des miracles » : la violence des débuts
Des téléspectateurs s’offusquent de sa présence à l’écran et écrivent à la chaîne. Un journaliste va jusqu’à qualifier le programme de « ramassis de la cour des miracles et de gnomes difformes ».
Relisez cette phrase. Elle a été imprimée à propos d’une jeune femme de 24 ans dont le seul tort était d’exister à l’écran. Quelques mois plus tard, TF1 arrête le programme.
Voilà le monde dans lequel elle a commencé. Voilà pourquoi, quarante-cinq ans plus tard, « j’ai lutté contre les préjugés » n’est pas une formule de plateau télé.
Elle monte à Paris en 1982. Le metteur en scène et producteur Jean-Claude Martin lui donne le meilleur conseil de sa carrière : écris tes propres textes, je te mets en scène et je te produis.
Résultat : Elle voit des géants partout, écrit avec son ami Didier Biosca, créé au Point-Virgule le 27 octobre 1982. Le titre, à lui seul, est une leçon d’autodérision.
De 1982 à 1985, elle entre au Petit Théâtre de Bouvard. Une machine à fabriquer des stars où passent Muriel Robin, Chevallier et Laspalès, Didier Bourdon, Pascal Légitimus. Et deux complices qui vont compter.
Les Filles : sept ans de bande, puis le rideau
Chez Bouvard, elle croise Michèle Bernier et Isabelle de Botton. À partir de 1986, le trio comique « Les Filles » écume le café-théâtre, la radio et les planches.
En 1988, elles lancent Existe en trois tailles lors d’un déplacement de dix jours à La Réunion et à l’île Maurice. Succès immédiat. Elles le joueront deux ans en métropole.
Suit Le Gros n’avion en 1991, mis en scène par Éric Civanyan. Puis l’aventure s’arrête en juin 1993, après sept ans de trio et une émission commune sur RMC.
Beaucoup de carrières se seraient éteintes là. La sienne décolle. En 1994, elle est seule sur scène au Splendid, avec un spectacle coécrit avec Pierre Palmade, joué pendant deux ans.
Et surtout, elle a fait quelque chose de très malin : elle a commencé à écrire ses propres rôles pour la télévision. Le premier va humilier la concurrence.
Le soir où une nounou a mis K.-O. Jean-Pierre Foucault
Le 19 janvier 1994, France 2 diffuse Une nounou pas comme les autres, dont elle cosigne le scénario avec Laurent Chouchan. Elle y joue Julie Toronto.
Le téléfilm réunit 12,8 millions de téléspectateurs, soit 52,7 % de parts de marché. Il dépasse Sacrée Soirée de Jean-Pierre Foucault sur TF1. À l’époque, battre la Une relevait presque de l’anomalie statistique.
Rebelote le 12 avril 1995 avec la suite, Une nana pas comme les autres : 11,8 millions de téléspectateurs et 52 % de parts de marché. Deux cartons d’affilée.
Et là, l’histoire devient savoureuse. France 2 ne félicite pas la comédienne. TF1, elle, lui fait envoyer des fleurs.
Des fleurs. La chaîne concurrente, celle qu’elle vient de battre à plate couture, envoie un bouquet. Le service public, lui, laisse filer sa locomotive d’audience.
La suite, tout le monde la connaît. Sauf que tout le monde a oublié qui a eu l’idée du personnage, et dans quel contexte improbable il est né.
15 décembre 1997 : un ange atterrit au pays des flics
Ce soir-là, TF1 diffuse Le Miroir aux enfants, réalisé par Dominique Baron, premier épisode de Joséphine, profession ange gardien. Six millions neuf cent mille téléspectateurs, 28,4 % de parts de marché.
L’idée, elle la raconte au micro de Sud Radio le 24 décembre 2025. « Ce sont les premiers producteurs Eddy Cherki et Alain Le Goff, qui sont venus me voir un jour. On avait rendez-vous chez mon agent, Gilles Merlet. »
Leur pitch tenait en une phrase : « voilà, on a une idée de personnage d’ange gardien », se souvient-elle dans cette interview. Sur le papier, en 1997, c’était un pari absurde.
Elle le dit elle-même à Sud Radio : « c’était en plus à l’époque des séries policières comme « Navarro » ». Autrement dit, la France regardait des flingues et des gardes à vue. On lui a proposé des ailes.
« TF1 a joué le jeu, et c’est vachement à leur honneur, parce que je n’étais pas dans la mouvance. Et puis voilà, on est encore là ! », résume-t-elle dans la même émission.
« On est encore là. » Trente ans presque. Et un personnage qui a rapporté à sa comédienne bien plus qu’une notoriété.
Trois 7 d’or, une statue de cire et 250 000 euros l’épisode
Le rôle lui vaut trois 7 d’or de la meilleure comédienne de fiction, en 1998, 2000 et 2003. Une razzia pour une série que les critiques n’ont jamais prise au sérieux.
Le 16 décembre 2003, elle inaugure sa statue de cire au musée Grévin. Consécration absolue pour la gamine de Bron à qui l’on écrivait des horreurs vingt ans plus tôt.
En août 2010, le classement semestriel du Journal du dimanche la sacre personnalité féminine préférée des Français, troisième au général derrière Yannick Noah et Zinedine Zidane.
Côté cachet, elle a lâché le chiffre elle-même en octobre 2013 : 250 000 euros par épisode de Joséphine, ange gardien versés par TF1. Une somme rare dans la fiction française.
Ajoutez la Légion d’honneur au 1er janvier 2015, l’ordre national du Mérite, le parrainage de l’UNICEF depuis mai 2009. Le CV est celui d’une institution.
Et pourtant, depuis des années, une petite musique revient inlassablement : et si c’était bientôt terminé ? En 2023, cette rumeur a pris une tournure carrément brutale.
Le tweet qui a « enterré » Joséphine
En juillet 2023, Clément Garin, ancien chroniqueur de Touche pas à mon poste, publie un message qui allume la mèche : « Clap de fin pour Joséphine ange gardien », rapporte Puremédias.
Il précise, selon le même média : « Après vingt-sept ans de diffusion, la série portée par Mimie Mathy tirera sa révérence en 2024, à l’issue de 105 épisodes. » L’info tourne en boucle en quelques heures.
La comédienne ne laisse pas passer. Elle dégaine sur son propre compte Twitter, et la réponse est cinglante de précision.
« On en tourne deux cette année et trois l’année prochaine. Et on en est au 125e épisode. Joséphine a encore de belles missions à accomplir », écrit-elle, selon Puremédias.
Ses producteurs l’avaient « tout de suite appelée » pour démentir à leur tour, confiait-elle ensuite au Figaro TV Magazine. La rumeur était morte. Mais elle avait laissé une trace.
Car dans cette même interview, en décembre 2023, la comédienne a dit quelque chose que personne n’a vraiment entendu à l’époque. Avec le recul de 2026, la phrase prend un relief glaçant.
« On est plus proche de la fin que du début »
« Depuis 26 ans, il y a régulièrement des rumeurs sur l’arrêt de « Joséphine, ange gardien ». Je n’ai jamais dit que je voulais arrêter », rappelait-elle au Figaro TV Magazine, cité par Puremédias.
Sa règle, elle la répète comme un mantra : « Mon discours est le même chaque fois : s’il n’y a plus de public et s’il n’y a plus d’envie de la part de TF1, ça s’arrêtera. »
Puis elle a lâché ceci : « On est plus proche de la fin que du début parce qu’à un moment, je serai peut-être en maison de retraite. » Dit en riant, en 2023. Relu en 2026, ça résonne autrement.
Elle ajoutait aussitôt, fidèle à elle-même : « Mais pour l’instant, tant qu’on a des idées, tant qu’il y a du public surtout, parce que ce sont les téléspectateurs qui sont les premiers décideurs avec la chaîne, on continue. »
Sur la fin de son personnage, elle assurait alors n’avoir « d’idées précises pour l’instant ». Elle évoquait juste l’hypothèse de se « creuser la tête pour trouver une vraie fin » le jour venu.
Trois ans plus tard, cette fin, elle l’a trouvée. Mais avant d’en arriver là, il y a eu un Noël 2025 qui méritait à lui seul son épisode.
Décembre 2025 : Joséphine se fait flasher par un radar
Le lundi 29 décembre 2025, TF1 diffuse à 21h10 Les sirènes, avec Jennifer Lauret. Le scénario est signé Chemsa Dahmane et Estelle Sayada, sur une idée originale d’Alysse Hallali, dans une réalisation de Nicolas Herdt.
L’histoire ? Lisa, mère célibataire, monte une équipe de natation synchronisée pour prouver à sa fille qu’elle peut reprendre sa vie en main. Du pur Joséphine : une galère, une bande, une victoire collective.
Cinq jours plus tôt, la comédienne est l’invitée de « Sud Radio Média ». Elle y raconte l’évolution de la série avec une gourmandise intacte.
« C’est vrai que c’était plus léger au début, on axait plus sur le côté magie », explique-t-elle à Gilles Ganzmann et Valérie Expert. Elle rappelle que dès les trois premières années, la série avait parlé d’homosexualité.
Puis elle spoile son dernier tournage avec un enthousiasme d’enfant : « je me déplace à la vitesse de la lumière. Je suis flashée par un radar avec un pigeon à côté, on trouve des idées toujours plus drôles. »
Un ange gardien pris en excès de vitesse par un radar. Voilà où elle en était à Noël 2025 : à inventer des gags pour ados. Personne n’imaginait ce qui allait suivre huit mois plus tard.
2,66 millions de fidèles et trois épisodes qui dorment dans un tiroir
Le lendemain de la diffusion, les chiffres tombent. Les deux parties des Sirènes réunissent en moyenne 2,66 millions de téléspectateurs, 16,6 % du public et 23,6 % des femmes responsables des achats de moins de 50 ans, selon Puremédias.
Pour situer : le précédent inédit, diffusé le 25 décembre 2023, avait rassemblé 2,88 millions de personnes, toujours selon Puremédias. Deux ans d’attente, et le public répond toujours présent.
Deux ans, oui. Entre décembre 2023 et décembre 2025, les fidèles ont dû se contenter de rediffusions. De quoi nourrir toutes les rumeurs du monde.
Pourtant, la série n’a jamais cessé de tourner. À Télé-Loisirs, la comédienne détaillait les épisodes en boîte : « un avec Bruno Debrandt, un autre sur la magie avec Lannick Gautry, un troisième, génial, avec la petite Mayane », selon les propos relayés par Jean-Marc Morandini.
Dans TV Magazine, cité par Le Claireur Fnac, elle résumait son attachement : « À chaque fois, je change de métier et d’univers, je m’amuse beaucoup. On traite de sujets sensibles et d’actualité, et ça se termine toujours bien. Joséphine fait du bien aux gens. »
À Sud Radio, elle glissait aussi une info sur le calendrier : « On vient de terminer celui avec Mayane en novembre. Normalement, on reprend l’été prochain. » L’été 2026. Celui-là même où ses jambes ont lâché.
Ce qu’elle écrivait en secret pendant que la maladie avançait
Autre confidence de décembre 2025, passée quasi inaperçue. Valérie Expert lui demande si elle compte remonter sur scène en one-woman-show.
« Pourquoi pas ? Je suis en pleine écriture », répond-elle sur Sud Radio. Elle précise ne pas savoir encore si cela donnera « lieu à un livre ou un spectacle ».
Le sujet ? Elle le dit en cinq mots : « Ça parle de la suite de ma vie. »
À ce moment-là, personne ne sait que « la suite de sa vie » se jouera en fauteuil. Elle, si. Ou du moins, elle le pressent déjà depuis des mois.
Écrire pendant que le corps lâche. C’est exactement ce qu’elle avait fait en 1982 en composant Elle voit des géants partout après les lettres haineuses reçues par TF1.
Mais avant de révéler ce qu’elle mijote, l’automne 2026 lui a réservé une tempête d’un tout autre genre. Et là, ce n’est plus son corps qui était en cause.
Le 2 septembre, une phrase à la radio met le feu
Trois jours après Sept à huit, la comédienne est l’invitée de Marc-Olivier Fogiel dans RTL Matin. La conversation dévie sur Patrick Bruel, visé par plus d’une trentaine de plaintes pour violences sexuelles.
Le chanteur venait d’annuler sa tournée anniversaire Alors regarde 35, évoquant « le choix de l’apaisement », les conditions n’étant selon lui « tout simplement plus réunies », rapporte Elle Adore.
Mimie Mathy prend sa défense. « Je suis très triste qu’il se sente obligé d’annuler parce que la justice, pour l’instant, n’a pas tranché. C’est à la justice de trancher », déclare-t-elle sur RTL.
Puis vient la formule qui va tout déclencher : « Patrick, c’est un séducteur. Il a été séducteur. Il a été plus harcelé que harceleur, à mon avis. Mais ça, c’est la justice qui en décidera. »
Elle juge aussi « dommage de priver le public de Patrick », parlant d’un « chanteur dont, pour l’instant, la culpabilité, qui est sûrement moindre, n’a pas été prouvée », toujours selon Elle Adore.
Patrick Bruel a été mis en examen pour « viol », « tentative de viol », « agressions sexuelles » et « harcèlement sexuel » dans quatre affaires, et reste témoin assisté dans quatre autres. Il nie l’ensemble des faits et bénéficie de la présomption d’innocence.
La réponse, trois jours plus tard, sur un plateau de France 5
Le 5 septembre, sur le plateau de C à vous la suite, Flavie Flament réagit. L’animatrice accuse Patrick Bruel de l’avoir droguée puis violée en 1991, alors qu’elle avait 16 ans et lui 30.
Ses mots, cités par Franceinfo, ne laissent aucune place au doute. Elle se dit « absolument estomaquée de voir à quel point on peut trahir les femmes en tenant des propos comme ça ».
« Trahir ». Le mot claque comme une gifle entre deux figures adorées du public français, jamais opposées jusque-là.
L’animatrice y voit une fracture entre générations de femmes, certaines restant selon elle attachées à un monde d’autrefois, rapporte Elle Adore. Mais elle refuse la colère.
« Je regarde ça un peu fascinée, mais ça ne m’atteint pas, ça ne me touche pas, ça ne me met même pas en colère. Je suis juste peut-être un petit peu triste de voir ça », confie-t-elle sur France 5.
Voilà donc le décor de cette rentrée 2026 : un fauteuil roulant révélé en direct, une polémique brûlante, des épisodes bloqués. Restait une question, la seule qui intéressait vraiment les fidèles du lundi soir.
La question que tout le monde se posait sans oser la formuler
Joséphine, c’est trois décennies de lundis soirs. Des générations entières ont grandi avec ce claquement de doigts et cette silhouette en manteau qui débarque pour réparer les vies cabossées.
Alors forcément, dès le lendemain de Sept à huit, une interrogation a envahi les réseaux. Un ange gardien peut-il exercer assis ?
Officiellement, rien n’est arrêté. La comédienne a d’ailleurs rassuré sur TF1 : « Je n’ai pas de tournages de « Joséphine, ange gardien », mais ça, c’est pour la simple et bonne raison qu’on en a trois d’avance », selon AlloCiné.
Trois épisodes en stock, que la chaîne n’a toujours pas programmés. Un matelas confortable… qui repousse la décision sans la prendre.
Et puis elle a parlé. Vraiment parlé. Dans une interview accordée à la presse début septembre, elle a livré le scénario qu’elle a en tête. Accrochez-vous, parce qu’il est bouleversant.
« Joséphine en fauteuil, c’est moins terrible » : ce qu’elle veut vraiment
D’abord, l’incertitude, qu’elle assume sans se cacher derrière la communication de la chaîne. « Je ne sais pas… Si on continue », confie-t-elle.
Puis le constat, celui qui coûte le plus cher à une comédienne qui a passé trente ans à courir dans les rues de Paris pour sauver ses « clients ». « Joséphine en fauteuil, c’est moins terrible. »
Elle ne se raconte pas d’histoires. Son personnage était une force en mouvement, une tornade qui apparaît et disparaît. La magie, forcément, s’écrit différemment quand on est assis.
Et c’est là qu’arrive l’idée. Celle qui, en une phrase, transforme une sortie subie en adieu choisi.
« Mais ce serait bien de faire un dernier épisode où je retransmets mon claquement de doigts », déclare-t-elle. Vous avez bien lu. Elle veut passer le relais. À une autre.
Dans la version rapportée par Télé-Loisirs, elle détaille même le scénario : « de terminer sur une note optimiste où Joséphine part à la retraite ». Un ange gardien qui prend sa retraite. Jamais vu à la télévision française.
« J’aimerais lui tirer mon chapeau élégamment »
Le timing qu’elle vise n’est pas anodin : les 30 ans de la fiction. Sud Radio rappelait en décembre dernier que Joséphine fêtera cet anniversaire en 2027.
« Pour les 30 ans de la fiction, j’aimerais lui tirer mon chapeau élégamment », a-t-elle confié, selon Télé-Loisirs. Tirer son chapeau. À son propre personnage. Comme on salue une vieille amie sur un quai de gare.
Reste que la décision ne lui appartient pas entièrement. Elle le reconnaît sans détour : « Le producteur doit voir avec TF1 si on continue », rapporte le même média.
Autrement dit : la comédienne a écrit sa sortie dans sa tête, mais la chaîne n’a encore rien validé. Ni la fin, ni la date, ni la remplaçante.
Car ce « je retransmets mon claquement de doigts » sous-entend une chose énorme : Joséphine pourrait survivre à Mimie Mathy. Une nouvelle actrice, un nouveau visage, les mêmes doigts qui claquent.
Pour l’heure, aucun nom ne circule. Et TF1 n’a rien annoncé.
Une avocate en fauteuil pour ne pas dire adieu
Pendant ce temps, elle prépare déjà la suite. Devant Audrey Crespo-Mara, elle a dévoilé un projet qui ressemble furieusement à un autoportrait.
« On est en train de développer une série où justement, je serai une avocate qui se retrouve en fauteuil parce qu’elle a été accidentée volontairement pour la faire taire, mais elle n’est pas morte », a-t-elle expliqué sur TF1, selon AlloCiné.
Elle poursuit : « et donc elle ne lâche pas prise et elle va s’occuper des autres au lieu de s’occuper d’elle ». Une héroïne empêchée qui continue de sauver les autres. Ça ne vous rappelle personne ?
Elle le dit elle-même à propos de ce projet : « Je jouerai une avocate en fauteuil… C’est un peu une suite humaine pour Joséphine. » L’ange range ses ailes, l’avocate enfile la robe.
Le projet sera proposé à TF1, mais la chaîne n’a rien confirmé à ce stade, précise AlloCiné. Une chose est sûre : elle n’a pas l’intention de laisser le fauteuil décider de son planning.
Le spectacle qu’elle peaufine en secret
Deuxième chantier : la scène. Celle qu’elle a quittée depuis Je (re)papote avec vous, mis en scène par Roger Louret avec des textes de Muriel Robin, en 2013.
« J’en suis au peaufinage », confie-t-elle à propos de son prochain spectacle. Elle en dévoile même la tonalité : « Ce sera un peu « Il était une fois ma vie ». »
Sur le lieu et la date, motus. « Je ne veux pas annoncer où je le jouerai et quand. Mais je vais le jouer », prévient-elle. Le « je vais » vaut tous les contrats du monde.
Et il y aura une entrée en scène dont on reparlera : Purepeople indique qu’elle arrivera sur la musique Harley Davidson. Le fauteuil transformé en moto de rock star.
Aux Enfoirés, elle sera là — « je ne sais pas sous quelle forme »
Reste le rendez-vous qui compte peut-être le plus pour elle. Marraine des Enfoirés depuis 2008, présente dans la troupe depuis 1994, elle n’imagine pas l’hiver sans ses camarades.
Interrogée par Le Parisien, elle a confirmé son retour : « Cela m’a manqué l’année dernière, où je n’étais pas prête », a-t-elle déclaré, selon Puremédias.
« Cette fois, je ne sais pas sous quelle forme, mais je serai là pour ce rendez-vous amical et pour la bonne cause », ajoute-t-elle dans ce même entretien.
« Je ne sais pas sous quelle forme. » Cinq mots qui résument sa rentrée entière : le corps décide beaucoup de choses, sauf sa présence.
Alors oui, il faudra peut-être dire au revoir à une silhouette qui claquait des doigts dans nos salons depuis le 15 décembre 1997. Mais pas à celle qui l’incarne.
Une dernière mission, une transmission, un chapeau tiré élégamment. Si TF1 dit oui, ce sera l’un des épisodes les plus regardés de l’histoire de la série. Et sans doute le plus difficile à terminer les yeux secs.