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« Plus harcelé que harceleur »: Mimie Mathy prend la défense de Patrick Bruel après l’annulation de sa tournée

Publié par Hannah le 02 Sep 2026 à 10:32

Une tournée annulée, une vague de plaintes, et au milieu, une voix qui détonne. Alors que Patrick Bruel vient de renoncer à ses concerts prévus dès octobre, Mimie Mathy a choisi de ne pas se taire. Sur RTL, la comédienne a livré une réaction à contre-courant, entre tristesse sincère et coup de gueule contre la justice populaire. Ce qu’elle a osé dire risque de faire grincer des dents.

« Priver le public de Patrick » : Mimie Mathy tacle la justice après l'annulation de sa tournée

Une tournée annulée sous la pression

Patrick Bruel, 67 ans, devait reprendre la route des salles ce mois d’octobre. Mais l’accumulation des accusations en a décidé autrement. Le chanteur est visé par une trentaine de plaintes pour violences sexuelles, un chiffre établi par un décompte de BFMTV, et il a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel après les témoignages de quatre femmes.

Face à la multiplication des maires refusant de l’accueillir dans leur commune, l’artiste a fini par jeter l’éponge mardi. Un scénario qui rappelle d’autres affaires récentes où la pression publique a précédé toute décision de justice, avec son lot de zones grises et de présomptions non tranchées.

Ce climat, Mimie Mathy le connaît. Habituée des plateaux et des prises de parole directes, l’actrice n’a pas mâché ses mots quand on lui a demandé son avis. Comme dans d’autres épisodes récents où des personnalités publiques ont dû se justifier ou réagir publiquement face à une polémique, elle a préféré l’engagement franc à la langue de bois.

Mimie Mathy monte au créneau pour défendre Patrick Bruel

« Je suis très triste qu’il se sente obligé d’annuler parce que la justice, pour l’instant, n’a pas tranché », a lâché Mimie Mathy sur RTL ce mercredi. Pour elle, une chose reste non négociable : « C’est à la justice de trancher », martèle-t-elle, refusant que le verdict populaire précède le verdict judiciaire.

L’actrice va plus loin. Selon elle, ce n’est ni aux maires ni à l’opinion de décider du sort d’un artiste avant tout jugement. « Je trouve dommage de priver le public de Patrick », a-t-elle affirmé, estimant que c’était « au public de décider » s’il souhaitait ou non assister à ses concerts.

Une position tranchée, à contre-courant du climat ambiant. D’autant que Patrick Bruel clame son innocence depuis le début de l’affaire, et que la comédienne insiste sur cette présomption d’innocence, un principe qu’elle juge trop vite balayé dans le débat public, un peu comme dans certaines affaires encore non résolues où l’émotion prend parfois le pas sur les faits établis.

Scène de concert vide sous projecteur

« Plus harcelé que harceleur » : la comparaison choc

C’est sur ce point que l’affaire prend une tournure encore plus polémique. Mimie Mathy pousse son raisonnement jusqu’au bout en comparant le sort réservé à Patrick Bruel à celui d’autres condamnés bien réels.

« On est capable de laisser sortir des mecs qui ont violé une mamie de 83 ans, de les laisser en liberté, et on est capable de vouloir interdire à un chanteur dont la culpabilité n’a pas été prouvée », déplore-t-elle sur RTL.

Une sortie forte, qui résume tout le paradoxe qu’elle dénonce : selon elle, le chanteur serait, à ce stade, « plus harcelé que harceleur ». Une formule choc qui ne manquera pas de relancer le débat sur la présomption d’innocence dans l’espace public, un sujet déjà sensible dans d’autres dossiers médiatisés, à l’image des affaires suivies de près par les internautes sur les réseaux sociaux.

Mimie Mathy n’oublie pas non plus les dégâts collatéraux de cette annulation. Elle évoque avec tristesse le « tas de techniciens » que l’arrêt de la tournée a mis au chômage du jour au lendemain, des métiers de l’ombre souvent oubliés dans ce genre de tempête médiatique.

Entre présomption d’innocence et emballement collectif, la sortie de Mimie Mathy relance un débat qui dépasse largement le seul cas Bruel. Reste une question qui ne trouvera de réponse que devant un tribunal : la justice, une fois saisie, confirmera-t-elle ou contredira-t-elle ce que le public a déjà tranché seul ?

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