Mylène Farmer révèle enfin le nom de son 13e album : ce mot rare qu’elle gardait secret depuis des mois
Quatre ans de silence discographique. Quatre ans que les fans de Mylène Farmer scrutent le moindre indice. Ce mercredi, la nouvelle est tombée : le 13e album studio de l’artiste a un nom, une date, et un visuel qui donne déjà le frisson. Le mot choisi pour le titre n’a rien d’anodin — c’est celui qu’elle qualifiait de « préféré » il y a quelques mois à peine.

Égrégore : pourquoi ce mot oublié dit tout de Mylène Farmer
L’album s’appelle Égrégore. Un terme que vous n’avez probablement jamais croisé dans une conversation. Il désigne un esprit de groupe, une énergie collective générée par des personnes unies autour d’un même but. Un concept presque mystique, à mi-chemin entre la psychologie et l’ésotérisme.
Mylène Farmer avait glissé ce mot dans une interview au Parisien en septembre dernier, le qualifiant de « mot préféré ». À l’époque, personne n’avait fait le lien avec un futur album. Rétrospectivement, l’indice était là, sous nos yeux. Celles et ceux qui suivent l’artiste depuis Maman a tort en 1984 savent qu’elle ne lâche jamais rien par hasard.
Ce choix de titre résonne avec toute sa carrière : une artiste qui a toujours cultivé le lien quasi fusionnel avec son public, capable de toucher plusieurs générations dans un même concert. Désenchantée, Libertine, Pourvu qu’elles soient douces, XXL — ces tubes ne sont pas juste des chansons, ce sont des hymnes partagés.
Avec plus de 30 millions d’albums vendus, Mylène Farmer reste l’une des artistes françaises les plus discrètes et les plus puissantes du paysage musical. Et le choix d’un mot aussi rare pour un titre d’album prouve qu’à 64 ans, elle refuse encore la facilité et le convenu.
Un visuel signé Mondino et un premier single aux accents électro
L’annonce du nom de l’album ne venait pas seule. La société Hashtag NP, qui représente l’artiste, a dévoilé un visuel troublant sur les réseaux sociaux. On y voit le visage de Mylène Farmer, tête renversée en arrière, yeux fermés, caressé par plusieurs mains anonymes. Une image à la fois sensuelle et énigmatique.
Le cliché est signé Jean-Baptiste Mondino, photographe légendaire qui a collaboré avec les plus grands noms de la musique internationale. Le choix de Mondino n’est pas un hasard : son esthétique épurée et cinématographique colle parfaitement à l’univers visuel que Mylène Farmer construit méticuleusement depuis quatre décennies.
Côté musique, un premier aperçu existe déjà. Fin mai, l’artiste avait dévoilé C’est à qui le tour, un titre aux accents électro réalisé par le compositeur DJ Lewis. Une direction sonore qui tranche avec certains morceaux plus sombres de sa discographie. Les fans avaient aussi eu droit à un moment inattendu en 2025 : l’inédit Confession, interprété en ouverture du Festival de Cannes en hommage au cinéaste David Lynch.
La date de sortie est fixée au 30 octobre. Un choix de calendrier qui n’échappe à personne — juste avant Halloween, comme un clin d’œil à l’univers gothique et mystérieux qu’elle a toujours assumé à contre-courant des tendances.

Quatre ans après L’Emprise, un retour qui peut tout changer
Le timing semble parfait. Égrégore arrive quatre ans après L’Emprise, son précédent album en grande partie réalisé par Woodkid. Un disque qui avait divisé les puristes mais confirmé la capacité de Mylène Farmer à se réinventer à chaque cycle.
Entre textes corrosifs et poétiques, compositions modernes et travail scénique poussé à son maximum, l’artiste a bâti un empire culturel unique en France. Aucune autre chanteuse francophone ne combine cette longévité, ce niveau de ventes et ce silence médiatique assumé. Elle ne fait pas de promo télévisée, ne court pas les plateaux, ne poste pas ses repas sur Instagram.
Et pourtant, à chaque retour, elle remplit des stades entiers. C’est peut-être ça, le vrai égrégore : cette connexion invisible entre une artiste qui se tait et un public qui attend, fidèle, depuis 40 ans.
Un mot oublié de tous, devenu le titre de l’album le plus attendu de l’année. Mylène Farmer n’a même pas eu besoin de parler pour faire trembler la rentrée musicale. Reste une question : DJ Lewis sera-t-il le seul compositeur aux commandes, ou d’autres noms viendront-ils compléter le puzzle d’ici le 30 octobre ?