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Elle jouait dans Camping Paradis et Doc Martin : Natalia Dontcheva est morte à 57 ans

Publié par Hannah le 02 Août 2026 à 22:08
Elle jouait dans Camping Paradis et Doc Martin : Natalia Dontcheva est morte à 57 ans

Son visage, vous l’avez croisé des dizaines de fois sans forcément mettre un nom dessus. Trente ans de carrière, une cinquantaine de fictions, des rôles dans presque toutes les grandes séries françaises. Natalia Dontcheva s’est éteinte samedi 1er août, à seulement 57 ans, et son parcours révèle une carrière bien plus dense que ce que son nom laisse deviner.

Une comédienne discrète mais omniprésente à l’écran

Arrivée en France à la fin des années 1980, Natalia Dontcheva avait bâti sa carrière loin des projecteurs people, mais au cœur de la fiction télévisée française. Son nom ne faisait pas la une des magazines, mais son visage traversait le petit écran depuis trois décennies.

Elle avait débuté dans des séries policières marquantes comme Nestor Burma, P.J. ou encore Julie Lescaut, avant d’enchaîner les apparitions dans Une femme d’honneur et Alice Nevers, le juge est une femme. Un début de carrière classique pour une comédienne qui allait devenir une valeur sûre du petit écran français, un peu à la manière de figures installées comme Josiane Balasko dans le paysage cinématographique.

Les téléspectateurs assidus de Joséphine, ange gardien l’avaient également aperçue à plusieurs reprises, dans des rôles différents à chaque fois. Ce genre de polyvalence, rare, explique pourquoi son nom reste moins connu que son visage, familier à des générations entières devant leur télévision, un peu comme l’ont été des figures de Plus belle la vie pour toute une génération.

Doc Martin, le rôle qui l’a fait connaître du grand public

C’est avec Doc Martin que Natalia Dontcheva accède à une notoriété plus large. Diffusée sur TF1, cette adaptation française de la série britannique lui offre le rôle de Julie Derville, l’institutrice de Port-Garrec, durant quatre saisons et 26 épisodes.

À l’écran, son personnage entretient une relation compliquée avec le médecin bourru incarné par Thierry Lhermitte. Un duo à la tension savoureuse, qui a marqué les habitués de la case dominicale de TF1 pendant plusieurs années, un peu comme d’autres feuilletons populaires continuent de captiver aujourd’hui, à l’image d’Un si grand soleil.

En 2009, elle rejoint la distribution de Mes amis, mes amours, mes emmerdes dans le rôle de Cécile Berlioz, avant de multiplier les tournages : Camping Paradis, Section de recherches, Mongeville, La Stagiaire et Cassandre. Elle incarne aussi Ingrid dans les deux saisons d’Infidèle, toujours sur TF1, confirmant sa place parmi les visages récurrents des fictions grand public, au même titre que d’autres comédiens habitués aux séries populaires comme ceux d’Ici tout commence.

Un dernier rôle marquant et un héritage de plus de cinquante fictions

Laurent Ournac

C’est en 2021 que Natalia Dontcheva livre l’une de ses compositions les plus remarquées : celle de Marianne Montel dans J’ai menti, thriller porté par Camille Lou. La même année, elle apparaît dans Les Rivières pourpres et Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, deux productions au succès confirmé auprès du public français, un genre qui cartonne toujours, comme le montre le récent succès de séries françaises revisitées.

Elle enchaîne ensuite avec le rôle de Babette dans Cheyenne et Lola, aux côtés de Veerle Baetens et Charlotte Le Bon, puis figure parmi les dernières apparitions notables dans La Jeune Fille et la Nuit et Les Disparus de la forêt noire. Autant de rôles qui témoignent d’une carrière construite sans jamais se répéter, à l’inverse de certaines trajectoires plus linéaires du cinéma français, comme celle évoquée récemment autour de Christian Clavier.

Au cinéma, elle avait aussi tourné dans Le Pressentiment, Coursier et Mademoiselle de Joncquières, où elle interprétait la mère du personnage principal sous la direction d’Emmanuel Mouret. Elle n’avait pas non plus délaissé les planches, jouant notamment dans Le Malade imaginaire au Théâtre de Paris. Avec plus d’une cinquantaine de films, séries et téléfilms à son actif, elle laisse le souvenir d’une comédienne rare, capable de se glisser dans tous les registres sans jamais se départir de sa discrétion.

Natalia Dontcheva n’aura jamais cherché la lumière, mais elle en aura traversé les plateaux pendant trente ans sans discontinuer. Une carrière qui rappelle combien certains visages, familiers sans être célèbres, tissent en silence la mémoire collective de la fiction française.

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