Olivier Marchal, 67 ans, s’affiche enfin avec sa nouvelle compagne : son identité dévoilée
Vendredi 16 octobre 2026, Cassis. Premier jour d’un festival tout neuf, Plans Séquences, cinq jours de cinéma français placés sous la présidence d’honneur de Claude Lelouch. Face à la mer, un banc au nom d’Olivier Marchal attend d’être inauguré. Les curieux sont venus nombreux.

L’ancien flic devenu roi du polar, membre du jury, s’avance pour la cérémonie. Mais il n’est pas venu seul. À la surprise générale, il pose devant les photographes avec une femme, enlacés, joue contre joue. Une image qui va faire le tour des sites people.
Selon Purepeople, c’est la toute première fois que le réalisateur de 67 ans s’affiche en public avec sa nouvelle compagne : Despina Athanassiadis, actrice, chanteuse et réalisatrice. Dès le 20 octobre, la presse s’empare des clichés. Une nouvelle histoire d’amour, voilà tout ?
Pas si vite. Derrière ces photos, il y a une autre histoire, longue de trois décennies, celle d’un couple de cinéma que tout le monde croyait connaître par cœur. Et tout au bout, un détail de dates qui ne colle pas. Mais pour le comprendre, il faut reprendre depuis le début.
Le gamin de la pâtisserie qui se gavait de flics et de truands
Direction Talence, près de Bordeaux, le 14 novembre 1958. Olivier Marchal y voit le jour dans une famille de commerçants. Son avenir semble écrit d’avance : reprendre la pâtisserie familiale de la place Jean-Hameau, à La Teste-de-Buch. Glaces, chocolats, confiseries, la vie est toute tracée.
Ses parents, Pierre et Renée, passent des heures derrière le comptoir. Le garçon, lui, s’occupe comme il peut. Au-dessus de la boutique trône la bibliothèque familiale, bourrée de romans noirs et de polars, qu’il dévore. Une petite sœur, Delphine, n’arrivera que douze ans après lui.
Et quand il ne lit pas, il file au cinéma. Les salles voisines, le Vog et l’Apollo, lui servent des films policiers à la chaîne. Vous voyez le tableau : un fils de pâtissier qui s’abreuve de flics et de voyous sans se douter qu’il en fera son métier. Deux fois, même.
À 13 ans, premier virage : ses parents le placent en pension chez les jésuites, au lycée Saint-Joseph-de-Tivoli de Bordeaux. C’est là qu’on l’initie au théâtre. C’est là que naît sa vocation de comédien. Une vocation qu’il va pourtant ranger au placard pendant des années.
Bien plus tard, sur le plateau de C à vous, il résumera ses racines sans fioritures : « Je viens d’un milieu ouvrier, mon père était pâtissier et moi j’étais flic parce que je voulais servir protéger ». Servir, protéger. Le jeune homme va prendre ces mots au pied de la lettre.
Vingt-quatrième sur six cents : le jeune inspecteur plonge dans le noir

En 1980, Olivier Marchal passe le concours d’inspecteur de police et en sort 24e sur 600. Un classement qui lui ouvre directement les portes de la PJ de Versailles. Il a une vingtaine d’années à peine, et il va prendre la réalité en pleine figure.
Les affaires sordides s’enchaînent. La violence explose, l’autorité ne fait plus peur à personne. Et le jeune inspecteur se retrouve convoqué à répétition par l’IGPN, la police des polices. Un détail qui fait sourire quand on connaît les flics « border » de ses futurs films.
Épuisé, il quitte la brigade criminelle en 1982. Nouvelle affectation : les renseignements généraux, section antiterrorisme. Il y travaille aux côtés de son collègue Simon Michaël. Un univers de l’ombre, encore plus secret que le précédent.
En 1985, nouveau changement de cap : la police judiciaire du 13e arrondissement de Paris. Retenez bien cette année. C’est aussi celle où un scandale ébranle la PJ parisienne, l’affaire dite du « gang des ripoux ». Elle inspirera, vingt ans plus tard, le film qui changera sa vie.
Ce monde-là, il ne l’a jamais vraiment quitté, même après avoir rendu sa carte. En 2024, trente ans après son départ, il l’admettait encore à Monaco Hebdo : « Je me nourris toujours de mes souvenirs de la police ». La PJ est devenue sa matrice, sa mine d’or.
Mais à l’époque, une autre vie couve déjà en secret. Le flic de l’antiterrorisme sort beaucoup, la nuit, avec son groupe. Et c’est au détour d’une de ces nuits que tout va basculer. Une soirée, une rencontre, et un destin qui change de rail.
Une fête chez un architecte niçois, et une actrice qui change tout
L’histoire, il l’a racontée lui-même en janvier 2020 sur France 2, dans l’émission Je t’aime etc. « Je l’ai rencontrée, j’étais flic à la section antiterroriste, et on sortait beaucoup en boîte de nuit avec mon groupe », se souvenait-il. « Elle », c’est Michèle Laroque.
Le décor : une soirée chez un architecte de Nice, où la comédienne, niçoise elle aussi, fait partie des invités. Elle débute alors à Paris, aux Blancs-Manteaux, dans un spectacle intitulé Sauver les bébés femmes. Lui, selon ses propres mots, n’est « pas du tout encore dans le théâtre ».
« On a eu un petit béguin », a-t-il résumé. Mais le flic hésite à tout plaquer. « Je ne me voyais pas dire à mon père : ‘Je monte à Paris’ », a-t-il confié. Il faudra quelqu’un pour le pousser dans le grand bain.
Ce quelqu’un, c’est elle. « Elle m’a dit : ‘Si tu veux être acteur, il faut que tu essayes’. C’est elle qui m’a fait répéter mon audition », a raconté Olivier Marchal. Sans cette soirée niçoise, le polar français aurait peut-être perdu l’un de ses noms les plus sombres.
Commence alors une double vie digne d’un scénario. La nuit, il est inspecteur à la 5e division de la PJ. À côté, il suit des cours au Conservatoire d’art dramatique du 10e arrondissement de Paris. D’un côté l’apprenti comédien, de l’autre le flic.
En 1988, une directrice de casting lui offre enfin son premier rôle. Et pas n’importe lequel : un inspecteur, dans Ne réveillez pas un flic qui dort. On ne pouvait pas rêver plus ironique. Six ans plus tard, en 1994, il quitte définitivement la police.
Son idylle avec Michèle Laroque, elle, ne durera pas. Mais une autre femme s’apprête à entrer dans sa vie, et dans presque tous ses films. C’est elle qui est au cœur de cette histoire. Et c’est là que tout commence à se compliquer.
Une blonde au regard d’acier entre dans le cadre
Elle s’appelle Catherine Quiniou. Née le 3 mai 1967 dans le 10e arrondissement de Paris, elle a plus de huit ans de moins que lui. Le grand public, lui, la connaîtra sous un autre nom : Catherine Marchal.
Son parcours a de quoi surprendre ceux qui ne la voient qu’en policière glaciale. En 1989, elle apparaît dans la série Salut les Musclés, dans le rôle d’une certaine Esperanza. Sur scène, elle a joué la Vierge Marie dans Un homme nommé Jésus, sous la direction de Robert Hossein. On est loin des commissariats.
Quand leur histoire est-elle devenue officielle ? Les versions divergent, et on y reviendra. Ce qui est certain, c’est que leur fille aînée, Léa, naît en 1994. Le couple aura quatre enfants, dont Zoé, née en 1998, qui suivra plus tard les traces de ses parents devant la caméra.
Au travail, ils deviennent vite inséparables. En 1999, c’est elle qu’il dirige dans son court-métrage Un bon flic, où elle incarne Hélène. En 2000, elle décroche un rôle dans Commissaire Moulin, une série de TF1 pour laquelle lui-même écrit. Le duo se met en place.

Elle tourne beaucoup : Louis la Brocante, La Crim’, Julie Lescaut, Navarro… La liste de ses rôles télé s’allonge à toute vitesse dans les années 2000. Mais c’est chez lui, devant sa caméra à lui, qu’elle va trouver ses personnages les plus marquants.
Mais avant de parler de la séparation, une première incohérence sur leur mariage mérite d’être relevée. Pas maintenant : gardez-la dans un coin de votre tête, elle reviendra vous hanter. Pour l’instant, le couple grimpe, et le polar français s’apprête à trembler.
Gangsters : deux noms qu’on retrouvera, vingt-quatre ans plus tard, à Cassis

Avant le grand écran, il y a la télé. Dès 1992, Olivier Marchal enchaîne les petits rôles dans des comédies potaches et des séries. Rien de glorieux. Puis vient Quai n°1, sur France 2 : il y incarne le capitaine Max Urtégy dans treize épisodes, entre 1997 et 2001.
M6 le repère et lui confie le rôle principal de Police District, une série policière réaliste. Trois saisons, saluées par la critique. Son visage devient celui du polar noir et brutal. En parallèle, il écrit aussi pour France 2, notamment Central Nuit.
Mais son vrai rêve, c’est le cinéma. En 2002 sort Gangsters, un thriller nerveux qu’il écrit et réalise lui-même. Pour son premier long-métrage, il s’offre deux stars des années 80-90 : Richard Anconina et Anne Parillaud. Le film fait de lui un cinéaste à suivre.
Et dans la distribution, qui retrouve-t-on ? Catherine, dans le rôle de Laurence Weber. Elle sera de ses trois premiers longs-métrages, tout comme le fidèle Guy Lecluyse. Chez Marchal, on tourne en famille, et on ne lâche pas ceux qu’on aime.
Maintenant, rembobinez jusqu’à Cassis, octobre 2026. Qui préside le jury de Plans Séquences, celui dont Olivier Marchal est membre ? Richard Anconina. Et parmi les jurés annoncés figure Anne Parillaud, qui a d’ailleurs, elle aussi, droit à son banc au festival.
Vingt-quatre ans après Gangsters, les deux têtes d’affiche de son premier film se retrouvent donc au même festival que lui. Celui-là même où il présente une nouvelle femme au monde. Le genre de coïncidence qu’aucun scénariste n’oserait écrire.
Treize millions d’euros et deux monstres sacrés : le coup de poker
Le succès d’estime de Gangsters lui ouvre les portes d’un projet bien plus fou. Un grand polar doté d’un budget de 13 millions d’euros, avec deux monstres sacrés face à face : Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. Son titre ? L’adresse mythique de la PJ parisienne : 36 quai des Orfèvres.
L’intrigue sent le vécu à plein nez. Auteuil est Léo Vrinks, patron de la BRI. Depardieu est Denis Klein, patron de la BRB. Deux anciens amis devenus rivaux pour le poste de directeur du 36, prêts à franchir la ligne rouge pour faire tomber un gang de braqueurs.
Et le scénario puise directement dans l’affaire du « gang des ripoux », qui ébranla la PJ parisienne en 1985. L’année même où le jeune inspecteur Marchal rejoignait la police judiciaire à Paris. Le passé du flic nourrit le film du cinéaste.
Dans la distribution, Catherine, encore et toujours. Elle incarne Ève Verhagen, une policière de la BRB prise en otage par deux braqueurs, qui finit par leur échapper. Lui-même s’offre un petit rôle, celui d’un certain Christo. André Dussollier, Roschdy Zem et Valeria Golino complètent ce casting de luxe.
Le film sort fin 2004 et s’impose : large succès critique, large succès commercial. Aux César 2005, il est nommé dans les catégories reines, meilleur film, meilleure réalisation, meilleur acteur pour Auteuil, meilleur scénario. Olivier Marchal devient un réalisateur confirmé.
Il décroche aussi le prix Jacques-Deray du film policier français. Désormais, les cinéastes lui proposent des rôles taillés pour lui : Ne le dis à personne de Guillaume Canet en 2006, Truands de Frédéric Schoendoerffer en 2007, Pour elle de Fred Cavayé en 2008.
Détail savoureux : vingt ans plus tard, son film Bastion 36, présenté comme une suite spirituelle de 36 quai des Orfèvres, affichera le même budget, 13 millions d’euros, selon ses propres mots. Mais à l’époque, une question commence à poindre : jusqu’où peut-on mêler la vie, le couple et le travail ?
Braquo, le triomphe… que son créateur finit par renier

2008 : il crée la série Flics pour TF1. Au casting, en rôle récurrent, on retrouve Catherine, sous les traits de Léa Legrand, de 2008 à 2011. La même année sort MR 73, son troisième long-métrage, avec Daniel Auteuil et Olivia Bonamy. Avec, évidemment, Catherine en Marie Angéli.
Mais MR 73 marche moins bien que son prédécesseur. Marchal encaisse, puis contre-attaque dès 2009 avec Braquo, sur Canal+. Les critiques sont excellentes, et la série devient l’un des programmes phares de la chaîne cryptée.
Puis, coup de théâtre : il s’éloigne de la production de la deuxième saison et la désavoue publiquement. Les saisons suivantes seront supervisées par d’autres scénaristes et réalisateurs. Le créateur qui renie sa créature en plein triomphe : tout Marchal est là.
Entre-temps, en 2006, il est passé derrière la caméra pour Michel Sardou : il a réalisé le clip de Beethoven, extrait de l’album Hors format. Et dans le clip, on retrouve Catherine. Même le temps d’une chanson, le duo ne se quitte pas.
En janvier 2010, il est fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. En 2011, retour au cinéma avec Les Lyonnais, porté par Gérard Lanvin et Tchéky Karyo, sur le gang qui a sévi dans les années 1970. Côté télé, Flics, moins suivie, est arrêtée par TF1.
En 2013, il est sacré meilleur interprète masculin au Festival de la fiction TV de La Rochelle pour Vaugand, où il joue un avocat. La même année, il publie Aveux complets chez Plon, avec Michel Pascal. Des aveux complets, vraiment ? Sa vie privée, elle, va bientôt se fissurer en silence.
2015, l’année où tout bascule sans un bruit
Septembre 2015, Festival de la fiction TV de La Rochelle. Olivier et Catherine Marchal posent ensemble au photocall de Borderline le 11 septembre, puis à la cérémonie de clôture le lendemain. Dans ce téléfilm qu’il a écrit et réalisé, elle joue Catherine Van Roy. Rien ne transparaît.
Cette année-là, Catherine signe aussi un objet très particulier : Marchal par Marchal, portrait intime, un documentaire commandé par la chaîne 13ème Rue. Derrière la caméra, c’est elle qui tente de percer l’homme qu’elle connaît mieux que personne. Un film sur son mari, par sa femme.
En novembre 2015, une chroniqueuse qui l’a visionné décrit leur lien d’un mot qu’elle souligne : « complice ». Elle voit en Catherine l’« éternelle femme policier au regard révolver » de ses films. Un hommage, au moment précis où le couple change de nature.
Car le même mois, dans le magazine Entre luxe & prestige, Olivier Marchal lâche l’info, au détour d’une question sur la famille. « Même si nous sommes séparés aujourd’hui, nous nous sommes construits ensemble et sommes amis », confie-t-il, relayé par Purepeople.

Et il ajoute, à propos de la mère de leurs quatre enfants : « Elle est la première à lire mes scénarios… Il est important d’avoir quelqu’un à ses côtés qui vous dise la vérité. » Une séparation annoncée comme on rend hommage.
Dans Paris Match, lors d’une interview croisée, le ton était déjà énigmatique : « Notre relation est unique, notre couple existe, et le reste appartient au domaine privé. » Séparés, mais un couple qui « existe ». Comment est-ce possible ? La suite va brouiller encore davantage les pistes.
« Le mot séparation n’est pas approprié »
Deux ans passent. En décembre 2017, Catherine Marchal se confie à Gala, et elle refuse net l’étiquette qu’on lui colle. « Le mot séparation n’est pas approprié. Disons que notre mode de fonctionnement a changé », explique-t-elle.
« Mais nous n’avons absolument rien brisé de notre vie de famille, de notre partenariat professionnel, ni de notre amitié », poursuit la comédienne, alors à l’affiche de On va s’aimer un peu, beaucoup sur France 2. Et le plus fou reste à venir.
D’après Gala, relayé par Purepeople, les deux comédiens vivent toujours sous le même toit. Un choix qui, selon elle, « s’est fait naturellement ». « L’histoire amoureuse du départ s’est transformée, mais il n’y a pas de rupture », précise-t-elle.
Les enfants ? Ils ont été mis au courant, et ils « l’ont vite oubliée », assure leur mère. Avant d’ajouter, lucide : « quelle que soit la solution choisie, pour les enfants, ça n’est jamais la bonne ». Une franchise rare chez une actrice aussi exposée.
Car Catherine, de son côté, ne vit plus seulement dans les films de son mari. Depuis 2013, elle s’est imposée comme metteuse en scène de théâtre : De Gros Dossiers au Mélo d’Amélie, cosigné avec Xavier Letourneur, puis plusieurs pièces au Festival d’Avignon entre 2014 et 2019.
En 2019, elle met aussi en scène À vrai dire au Théâtre du Gymnase. À la télé, les rôles s’enchaînent : Maître Astrid Lartigue dans On va s’aimer un peu, beaucoup, la commissaire Ansker dans Léo Matteï, Brigade des mineurs. Une carrière qui n’a besoin de personne.
Vous suivez ? Un couple séparé qui récuse le mot séparation, qui partage un toit, des vacances, des tournages. Le public, lui, a de quoi se gratter la tête. Et ce n’est que le début du casse-tête.
Garde alternée, version stars de cinéma

Août 2021, nouvelle interview à Gala. Le couple partage encore un grand appartement du 11e arrondissement de Paris, rapporte Purepeople. Comment font-ils ? Catherine répond avec humour : « On ne peut pas demander à deux acteurs de pratiquer la garde alternée, c’est celui qui ne tourne pas qui est là et puis voilà ».
Depuis 2020, elle est devenue un visage familier de TF1 : Claire Guinot dans Ici tout commence. Lui enchaîne les projets. Résultat, selon Purepeople, ils sont rarement présents au même moment dans l’appartement. Une colocation de tournages.
Leur fille Zoé, comédienne à son tour, a livré à Gala une répartition des rôles qui fait sourire : « Mon père Olivier est une sorte de pote, et ma mère incarne l’ordre et l’autorité. Pour résumer, si j’ai besoin d’un papier, c’est à elle que je demande ». Un papier. Retenez ce mot.
En avril 2022, pour l’anniversaire de leur aînée Léa, les deux parents posent ensemble sur l’Instagram de Catherine. En légende : « Le Klan #familytime #marchalklan ». Quelques milliers d’internautes likent et commentent, selon Purepeople.
En novembre 2022, Olivier Marchal rebat légèrement les cartes dans Paris Match. « J’ai laissé l’appartement à Catherine et aux enfants, je me suis installé tout près », raconte-t-il. Mais la tribu reste soudée : anniversaires, Noël avec les grands-parents maternels, et même des vacances tous ensemble.
Et il conclut par une formule qui dit tout et rien à la fois : « Catherine, c’est comme ma soeur ». Une sœur, pas une « ex ». Le mot est choisi. Et il ouvre bien plus de questions qu’il n’en referme.
Pendant ce temps, le flic bourru tente de changer de peau
Pendant que le couple réinvente ses règles, l’artiste, lui, cherche à s’échapper des rôles de flics bourrus. En 2010 déjà, il campait un conseiller principal d’éducation dans Le Fils à Jo de Philippe Guillard, aux côtés de Gérard Lanvin et Vincent Moscato. En 2012, Catherine Castel l’oppose à Zabou Breitman dans une romance, Belle comme la femme d’un autre.
En 2016, le téléfilm Mon frère bien-aimé de Denis Malleval lui permet de sortir du polar, avec Michaël Youn à contre-emploi. La même année, Catherine apparaît dans Section Zéro, sa série d’anticipation pour Canal+, sous les traits d’Elie Klein. La série ne dépassera pas huit épisodes.
De ce projet, il disait en 2015 y avoir mis « toute la violence et la tristesse que je ressentais en moi de voir notre société se désagréger ». Avant d’ajouter : « j’ai peur de l’avenir, j’ai peur de ce que nous allons laisser à nos enfants. » Une angoisse de père qui deviendra, quelques années plus tard, beaucoup plus concrète.
En 2017, il revient au cinéma avec Carbone, inspiré de l’arnaque à la TVA carbone de 2008-2009, avec Benoît Magimel en tête d’affiche. Dès 2018, il porte avec Erika Sainte la série Les Rivières pourpres sur France 2, adaptée du roman de Jean-Christophe Grangé.
Le 1er octobre 2018, TF1 diffuse Jacqueline Sauvage : C’était lui ou moi, réalisé par Yves Rénier, où il donne la réplique à Muriel Robin. Olivier Marchal a révélé avoir dû boire de l’alcool pour tourner les scènes de violence, tant elles étaient insupportables. Le flic endurci a ses limites.
En 2022, il franchit un autre cap : diriger sa propre fille. Zoé rejoint le casting d’Overdose, sorti sur Amazon Prime Video. « Combien de fois papa m’a-t-il dit : ‘T’as intérêt à être bonne’ », confiait-elle à Paris Match, relayé par Purepeople.
Lui compare l’héritage reçu de chacun des parents : « C’est plus intello avec sa mère, un peu plus animal avec moi ». Zoé, elle, résume : « Ils m’ont offert deux approches différentes de ce métier. » Même séparés, les Marchal restent un tandem, jusque dans la transmission.
Les coups de sang qui ont fait trembler les plateaux

Car l’homme qui parle si tendrement de la mère de ses enfants sait aussi cogner fort, en paroles. En juin 2020, en pleine affaire Adama Traoré, il publie une tribune pour défendre les forces de l’ordre. Quelques jours plus tard, sur BFM TV, il fustige ces « espèces d’acteurs de deuxième zone qui vivent dans des quartiers privilégiés ».
Pour comprendre ses colères, il faut l’entendre parler des policiers. « Les flics, je les aime et je les respecte », martelait-il en 2024 dans Monaco Hebdo. Ceux de la BRI, « ce sont mes potes, et ce sont ceux qui sont rentrés au Bataclan », disait-il, évoquant leur bouclier marqué de 27 impacts de Kalachnikov.
Ces acteurs-là, selon lui, véhiculent « un discours de haine ». La sortie ne passe pas inaperçue. Purepeople rappellera qu’elle visait notamment Omar Sy, qui avait appelé à manifester contre les violences policières.

Le retour de bâton est violent. En octobre 2022, dans Voici, il fait une confidence glaçante : « Ce sont mes enfants qui sont menacés de mort ». Il annonce alors qu’il ne s’exprimera plus sur le sujet des violences policières.
Entre-temps, une autre colère l’a conduit jusqu’au tribunal. En mai 2022, il refuse de participer à Face à Baba, l’émission politique de Cyril Hanouna, à cause de la présence de Jean-Luc Mélenchon. Le 4 mai, sur le plateau de Chez Jordan, sur Canal+, il se lâche complètement.
Il qualifie le fondateur de La France insoumise de « connard », d’« abruti », de « tribun dangereux raclant les fonds de tiroir » ou encore d’« usurpateur ». L’intéressé porte plainte le 19 juillet 2022. La bataille judiciaire va durer plus de deux ans.
Verdict le 19 septembre 2024 : le tribunal judiciaire de Paris le condamne à 1 000 euros d’amende avec sursis pour injure publique envers un particulier. Un seul mot est retenu, « connard ». Les autres relèvent, selon le tribunal, de la liberté d’expression de son opinion.
Paris, c’est l’enfer ; Marseille, la renaissance
Professionnellement, la machine ne s’arrête jamais. En 2020, Bronx sort sur Netflix, avec Jean Reno, Gérard Lanvin, Kaaris, et Catherine en Katia de Vrindt. Puis vient Pax Massilia, sa série marseillaise. À Monaco Hebdo, il revendique 90 millions de vues pour Bronx et plus de 100 millions pour Pax Massilia.
En février 2025, il dégaine Bastion 36, avec Victor Belmondo, Tewfik Jallab et Yvan Attal. Mais le tournage parisien l’a lessivé. « Paris, je viens de faire 13 semaines de tournage, ça a été l’enfer », lâche-t-il à Télé-Loisirs. « Plus jamais de ma vie je tournerai à Paris. »
Le Sud, lui, l’a conquis. « Marseille, j’y habite la moitié du temps, j’adore cette ville, elle est hyper cinégénique », confie-t-il. Il y possède une maison, expliquait-il à Monaco Hebdo. Un ancrage méditerranéen qui prend tout son sens quand on repense au banc de Cassis.
En décembre 2025, venu présenter la saison 2 de Pax Massilia dans C à vous, il se livre sans filtre sur la cocaïne, qu’il a consommée une fois arrivé dans le show-business. « J’en avais jamais pris, j’ai commencé à 40 ans. Chez les flics on en avait plein les tiroirs », raconte-t-il.
Il dit avoir « basculé là-dedans parce que tout le monde en prenait ». Puis s’en être sorti : « Après j’ai fait un vrai travail. Une fois qu’on est tombé dedans le travail est très long ». Un homme qui ne cache plus grand-chose… ou presque.
À Monaco Hebdo, il avouait aussi vivre avec une peur permanente : « J’attends le jour où je vais me vautrer, parce que ça arrive à tout le monde ». C’est dans ce contexte, au sommet de sa carrière sur les plateformes, qu’une femme apparaît à son bras.
Qui est vraiment la femme de Cassis ?
Son nom : Despina Athanassiadis. Pour le grand public, une inconnue. Pour le milieu du cinéma, beaucoup moins. D’origine grecque par ses deux parents, elle s’est formée à la réalisation et à l’écriture de scénarios à l’ESRA Paris.
Selon le festival Côté Court, elle a d’abord développé des projets de longs-métrages, avant de bifurquer vers la comédie, puis la chanson. Sous le nom de Despina Ricci, elle sort en 2011 un album électro-pop, What I Am, chez Virgin EMI Greece.
Puis retour à ses premières amours : la caméra. En 2018, J’ai cru que tu partais sans moi, son premier court-métrage produit. En 2021, Une journée ordinaire, diffusé sur OCS, suit quatre retraités immigrés dans un quartier HLM de Lille, avec Patrick Braoudé et Marina Tomé.
Leur rencontre ? Mystère total. Ni les circonstances ni la date de leurs premiers échanges n’ont filtré. Seul fil visible : le cadreur Antoine Valay, qui a travaillé avec Olivier Marchal sur Pax Massilia et Bastion 36, et sur l’un des films de sa compagne.
Une réalisatrice, comme lui. Une histoire naissante, affichée au grand jour face à la mer. Et quand Olivier Marchal réapparaît au bras d’une autre, une formule de la presse people brouille toute la lecture. Celle qui fait tout vaciller.
« Toujours marié à Catherine » : le grain de sable dans la belle histoire

Le 20 octobre 2026, un titre tombe : « À 68 ans, Olivier Marchal s’affiche avec Despina Athanassiadis : mais il est toujours marié à Catherine depuis 2015 ». Toujours marié. Oui, vous avez bien lu : séparés depuis 2015, Olivier et Catherine Marchal n’ont jamais divorcé.
Catherine l’avait expliqué à Télé-Loisirs en 2021, avec une franchise désarmante : « On n’a pas le temps de divorcer, on a la flemme et cela ne sert à rien. C’est un truc administratif. » Le genre de papier qu’on demande à maman, comme disait Zoé. Celui-là n’a jamais été signé.
Problème : sur Wikipédia, la fiche d’Olivier Marchal présente le mariage comme refermé, « de 1995 à 2015 ». Et la formule du titre, « toujours marié depuis 2015 », télescope la date de la séparation avec celle d’une union bien plus ancienne. Quant aux « 68 ans », il ne les aura que le 14 novembre.
Mais le plus troublant est ailleurs. Ouvrez la fiche Wikipédia de Catherine Marchal : le mariage y est daté de 1991 à 2015. Quatre ans d’écart avec la fiche de son mari, pour le même mariage. La presse people, elle, retient 1995, comme la fiche d’Olivier.
Le détail n’est pas anodin. Avec 1995, leur fille Léa, née en 1994, est venue au monde un an avant les noces ; avec 1991, trois ans après. Même les années de naissance de deux de leurs enfants varient d’une source à l’autre. Un couple surexposé, et un état civil public qui se contredit.
Et la confusion ne date pas d’hier. En 2015, Purepeople faisait naître Léa en 1995, l’année même des noces selon la version majoritaire. Chaque source semble avoir sa propre chronologie du clan Marchal.
Et maintenant, qui rebat les cartes ?
Les indices penchent plutôt d’un côté. En novembre 2015, la critique du documentaire de Catherine la présentait comme l’épouse d’Olivier Marchal « depuis vingt ans ». En 2024, Purepeople évoquait une séparation « après 20 ans de mariage ». Deux repères qui collent avec 1995, pas avec 1991.
Sur le fond, rien n’oblige le couple à régulariser quoi que ce soit. Dès 2017, selon Gala, les époux ne s’interdisaient pas de rencontrer quelqu’un d’autre, sans prévoir pour autant de divorcer. Françoise Hardy, disparue en juin 2024, et Jacques Dutronc ne l’avaient jamais fait non plus, rappelait Purepeople.
Catherine, elle, avait prévenu dans Gala à l’été 2025 : « Je ne suis pas du tout du genre relation éphémère, mes amours d’été durent plusieurs années ». À 59 ans, elle est toujours à l’affiche d’Ici tout commence, et de Zodiaque en 2026.
Lui prépare la saison 3 de Pax Massilia, attendue sur Netflix en 2027, et soufflera ses 68 bougies le 14 novembre. À ce jour, aucun des protagonistes n’a communiqué sur la situation. Ni sur la nouvelle idylle, ni sur ce mariage qui n’en finit pas.
Un banc face à la mer, une nouvelle compagne, une épouse devenue « comme une sœur », et un mariage que même Wikipédia n’arrive pas à dater. La naissance de cette idylle pourrait-elle rebattre les cartes ? Chez les Marchal, une chose est sûre : rien ne se passe jamais comme sur le papier.