À 77 ans, Patrick Balkany refait surface en Corse à bord d’un yacht de 30 mètres

Un ensemble rose, une silhouette reconnaissable entre mille et un yacht d’une trentaine de mètres qui glisse dans le port de plaisance. Ce mardi 28 juillet, les habitués des quais de Saint-Florent n’ont pas eu besoin de longtemps pour identifier le nouvel arrivant. Retour sur une escale corse qui a fait beaucoup parler, et sur l’étonnante capacité de résilience d’un homme que la justice française n’a jamais réussi à faire taire.
Une arrivée qui ne passe pas inaperçue
Patrick Balkany, 77 ans, a débarqué en grande pompe dans le port de la Conca d’Oru, à Saint-Florent. L’ancien édile n’a pas cherché la discrétion : difficile de faire profil bas quand on descend d’un yacht d’une trentaine de mètres devant des badauds médusés.
L’ambiance sur les quais rappelle d’autres épisodes people qui enflamment les réseaux, sauf qu’ici, pas d’écran interposé : la scène se joue en direct, sous le soleil de Haute-Corse.
Loin de fuir les regards, l’ancien député s’est même prêté au jeu des photos avec quelques touristes surpris de croiser une telle figure de la vie politique francilienne.
Car pendant près de quarante ans, cet homme a régné sans partage sur Levallois-Perret, ville dont il a été le maire jusqu’à sa chute judiciaire retentissante.
Cette notoriété persistante, presque paradoxale au vu de son passif, illustre à quel point certains noms restent gravés dans la mémoire collective, un peu comme ces figures d’une autre époque que l’on reconnaît instantanément.
Un passé judiciaire qui colle à la peau
Impossible de raconter cette escale sans revenir sur le parcours chaotique de Patrick Balkany. En 2019, sa carrière bascule définitivement : il est condamné pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, des faits qui mettent fin à des décennies d’hégémonie politique locale. Depuis, les procédures judiciaires s’enchaînent, sans jamais vraiment cesser de peser sur son quotidien.
Le dernier épisode en date remonte à mai dernier. L’ancien maire a été reconnu coupable d’avoir détourné les fonds d’une association subventionnée pour assurer un complément de revenus à l’un de ses proches.
Il était également poursuivi pour avoir affecté des policiers municipaux à des tâches strictement personnelles, un abus de pouvoir qui a choqué au-delà des frontières de Levallois.
Ce genre d’affaire rappelle d’autres dossiers sensibles où la justice met du temps à établir tous les faits, ou encore ces détournements de fonds qui font régulièrement la une.

Le paradoxe d’une popularité intacte
Et pourtant, malgré ces multiples condamnations, l’homme continue d’attirer les regards partout où il passe. Saint-Florent, petit port réputé pour sa clientèle discrète et fortunée, n’a visiblement pas fait exception à la règle. Entre plaisanciers habitués à la tranquillité et curieux venus flâner sur les quais, l’arrivée du yacht a instantanément relancé les conversations, un peu comme ces affaires qui font resurgir un nom oublié.
Ce qui frappe surtout, c’est cette capacité à ne jamais fuir l’exposition publique. Là où d’autres personnalités tombées en disgrâce optent pour la discrétion totale, Patrick Balkany semble au contraire cultiver sa visibilité, quitte à raviver les souvenirs de ses déboires. Une stratégie assumée ou simple tempérament ?
Toujours est-il que ce mardi, sur les quais corses, celui qui a longtemps incarné la vie politique de Levallois-Perret a une nouvelle fois prouvé qu’il continue de fasciner, tout en divisant profondément l’opinion, à l’image d’autres figures publiques controversées qui n’hésitent jamais à s’exposer.
Yacht de luxe, condamnations pénales, popularité intacte : le mélange détonne, mais il résume bien le personnage. Une chose est sûre, en Corse comme ailleurs, Patrick Balkany ne laisse jamais indifférent.