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« Je veux qu’on me désire » : dans son audition, Patrick Bruel dévoile sa vision crue du désir

Publié par Hannah Maline le 03 Sep 2026 à 14:01

Patrick Bruel a été entendu par les enquêteurs le 8 juin dernier. Une audition tenue secrète, jusqu’à ce que Paris Match en révèle le contenu ce mercredi soir.

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Face aux policiers, le chanteur a dû répondre sur ses pratiques intimes, sa santé mentale, et surtout sur les accusations portées par treize femmes. Une phrase, en particulier, résume toute sa défense.

« Je veux qu’on me désire. Sinon, je ne ressens rien. » Une déclaration qui éclaire d’un jour nouveau sa version des faits, et qui n’est que le début de ce qu’il a confié aux enquêteurs.

Une audition sous haute tension pour Patrick Bruel

Le contexte est lourd. Patrick Bruel doit répondre devant la police d’accusations qui concernent plusieurs femmes, et l’affaire prend une ampleur inédite dans sa carrière. Parmi les témoignages les plus marquants, celui d’une autre personnalité récemment mise en cause rappelle à quel point ces dossiers judiciaires bouleversent des carrières entières.

Dès les premières questions, le chanteur évoque son état de santé. Il assure ne pas boire d’alcool et ne souffrir d’aucune addiction. Il précise être suivi par un psychiatre depuis 2019, un accompagnement renforcé, selon ses mots, « depuis que les dernières affaires ont commencé ».

Cette précision n’est pas anodine. Elle installe d’emblée une ligne de défense : celle d’un homme fragilisé, mais lucide sur sa situation. Un peu comme dans d’autres témoignages qui refont surface des années après les faits, l’audition de Bruel mêle mémoire défaillante et certitudes affirmées.

Interrogé sur des relations sexuelles tarifées, il se montre catégorique. « Ce n’est pas du tout mon truc d’être désiré pour autre chose que je suis », lâche-t-il aux enquêteurs, avant d’ajouter qu’il n’en a « pas besoin et surtout pas envie ». Une réponse nette, presque défensive, qui pose les bases de tout le reste de son audition.

« Cela ne m’excite pas » : la conception du désir selon Bruel

C’est sur la question du consentement que l’audition prend un tour plus personnel. Les enquêteurs interrogent Patrick Bruel sur la notion de harcèlement, et là, le chanteur hésite visiblement.

Il évoque « une insistance par des mots », « une répétition d’attentions », ou « un excès de textos ». Puis il s’interroge lui-même, presque à voix haute devant les policiers : « Est-ce qu’envoyer des fleurs trop régulièrement à quelqu’un qui ne répond pas à vos attentes, est-ce que c’est ça ? Je ne sais pas… ».

Vient ensuite le cœur de sa défense, la partie la plus commentée depuis la révélation de Paris Match. Sur l’absence de réciprocité dans le désir, Bruel est sans détour : « Cela ne m’intéresse pas s’il n’y a pas de réciprocité, qu’il n’y a pas de désir chez l’autre. Cela ne m’excite pas ».

Il reprend même une formule qu’il avait déjà employée en 2021, lors de la plainte déposée par Ophélie Fajfer : « Je n’ai pas le culte des citadelles imprenables ». Une phrase qui, à l’époque déjà, avait fait grincer des dents.

Puis vient la déclaration qui structure toute son audition : « Je veux qu’on me désire. Sinon, je ne ressens rien ». Il reconnaît par ailleurs avoir eu des relations avec des femmes rencontrées dans le cadre professionnel, souvent après des concerts, parfois pendant des tournages, principalement à l’hôtel.

Dossier fermé sur table de salle d'interrogatoire sombre

Treize femmes, un « je ne comprends pas » et des aveux de maladresse

Au total, treize femmes sont évoquées dans le cadre de cette procédure. Un chiffre qui, à lui seul, donne la mesure de l’ampleur du dossier auquel Patrick Bruel doit répondre. Parmi elles, Helena Noguerra a récemment affirmé avoir été agressée sexuellement par le chanteur en 2000, pendant le tournage d’une émission.

Interrogé sur cet épisode précis, Bruel affirme ne garder aucun souvenir des faits qu’elle décrit. Une réponse qui tranche avec la précision de certains autres passages de son audition, et qui alimente forcément le doute chez les enquêteurs comme chez le public.

Face à l’accumulation des témoignages, le chanteur dit ne pas comprendre ce qui lui arrive. « Je ne comprends pas, je n’ai jamais violé personne, je n’ai jamais contraint qui que ce soit », déclare-t-il fermement, dans une forme de sidération assumée devant les policiers.

Il concède toutefois du bout des lèvres avoir pu être « parfois maladroit », employer un « langage un peu déplacé », ou encore « manquer de discernement dans les intentions de l’autre ».

Une nuance qu’il présente comme essentielle, à mille lieues des actes qu’on lui reproche, et qui pourrait peser lourd dans la suite de l’enquête. Comme dans d’autres affaires où de nouveaux éléments rebattent les cartes, tout laisse penser que cette audition n’est qu’une étape parmi d’autres.

Entre déni total et reconnaissance partielle de maladresses, Patrick Bruel a livré aux enquêteurs une défense construite mais parfois hésitante. La suite de la procédure dira si sa version résiste face aux treize témoignages qui s’accumulent contre lui.

4 commentaires

  • M
    Madeleine
    03/09/2026 à 21:55
    Pour moi P. Bruel dit la véritéC'est plutôt lui qui est harcelé par ces femmes qui lui en veulent pour une raison différente de celle invoquée devant la Justice. Il est fort possible qu'il n'ait pas donné suite à des "aventures" avec certaines de ces femmes, d'où leur dépit transformé en vengeance. Il y a aussi l'attrait de l'argent facile à gagner en pointant du doigt un innocent, Juif de surcroît c'est à la mode en ce moment, il suffit de s'interroger sur le besoin de certaines de publier son nom à consonance juive.
    A
    Anna
    03/09/2026 à 22:53
    Je partage complètement votre avis
  • A
    Anna
    03/09/2026 à 21:48
    Bien évidemment Bruel n'avait pas besoin de violer des femmes, il en avait des dizaines voire des centaines qui le harcelaient sans cesse La Bruelmania, ce n' est pas un mythe, c'était la réalité J'ai failli être écrasée par ces troupes de folles dingues quand j'ai voulu rejoindre ma voiture Je me demande s'il n'est tout simplement pas victime d'antisémitisme, c'est dans l'air du temps islamisé en France
  • p
    papapa
    03/09/2026 à 21:38
    Il essaie de se dédouaner et il veut faire croire qu'il est maladroit.....
    m
    monopoly
    04/09/2026 à 17:30
    Je ne vois pas pourquoi toutes ces femmes mentiraient !Vous le protégez en trouvant le prétexte qu'il est juif.C'est trop facile de lui trouver des escuses.Et en plus il ne se souvient de rien, il devient amnésique tout à coup. Et toutes les femmes sont des menteuses d'après vous.Il faut respecter les victimes.
    p
    papapa
    04/09/2026 à 17:42
    Je suis loin de le soutenir au contraire vous ne m'avez pas compris je dis en gros qu'il ment en faisant croire qu'il est maladroit pour essayer de se disculper, c'est un gros menteur.....

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