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Comparé à Bertrand Cantat, Patrick Bruel entendrait déjà « ma carrière est terminée »

Publié par Hannah le 07 Juil 2026 à 6:03
Patrick Bruel dans Vivement Dimanche en 2014 : cette remarque sur son anatomie ressurgit

Il y a encore un an, Patrick Bruel remplissait les salles et cartonnait aux Enfoirés. Aujourd’hui, ses concerts sautent les uns après les autres et son nom apparaît dans une liste de plaintes qui s’allonge chaque mois. Un politologue de Sciences Po vient de le comparer à un autre artiste déchu, et le parallèle fait froid dans le dos.

Patrick Bruel, persona non grata dans le milieu artistique

Les nouvelles tombent en cascade depuis le début de l’année. Les dernières représentations de sa pièce Deuxième partie ont été annulées à Paris. Sa présence aux prochains concerts des Enfoirés a été purement et simplement rayée du programme.

Idem pour les festivals de l’été et plusieurs dates de sa tournée Alors regarde 35. À 67 ans, l’interprète de Place des Grands Hommes se retrouve mis à l’écart d’un milieu qui l’a longtemps porté aux nues. Un revirement d’autant plus brutal que l’artiste cumulait les records de fréquentation ces dernières années, un peu à l’image d’autres figures publiques dont la chute d’audience a surpris tout le monde.

Ce basculement ne doit rien au hasard. Les témoignages contre lui se sont multipliés mois après mois, transformant une rumeur en dossier judiciaire massif. Et le 3 juillet dernier, trois plaintes supplémentaires sont venues alourdir un tableau déjà très chargé, un peu comme ces affaires où chaque nouvelle révélation change la donne.

Des accusations glaçantes qui s’étalent sur plus de vingt ans

Les trois plaignantes du 3 juillet évoquent des faits d’une extrême gravité. L’une d’elles était mineure, âgée de 15 ans à l’époque des faits qu’elle décrit.

Les accusations portées contre le chanteur vont de l’agression sexuelle à la tentative de viol, jusqu’au viol proprement dit. Les faits allégués s’étaleraient entre 1992 et 2014, soit plus de deux décennies.

Face à cette avalanche, l’avocate de Patrick Bruel, Me Fanny Colin, a tenu à réaffirmer la position de son client. Elle assure qu’il « n’a jamais eu dans sa vie un comportement de contrainte ou de violence vis-à-vis d’une femme » et qu’il « ne craint aucune investigation ».

Une défense ferme, mais qui peine à convaincre alors que le dossier judiciaire s’épaissit dossier après dossier, un peu à la manière de certaines affaires similaires où les plaintes s’accumulent.

Depuis le 10 juin, le père de Léon et Oscar est mis en examen dans quatre affaires distinctes couvrant la période 2008-2019. Il bénéficie par ailleurs du statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers, et reste sous contrôle judiciaire, libre le temps de l’enquête. Une situation qui rappelle d’autres affaires en cours où les zones d’ombre restent nombreuses.

« Ne soyez pas dupes » : après Patrick Bruel, Julien Doré victime du même piège sur les réseaux sociaux

Le parallèle glaçant avec Bertrand Cantat

« Je sais que ma carrière est terminée », aurait confié Patrick Bruel selon des propos rapportés par Paris Match. Une phrase que le politologue Michel Hastings, professeur émérite à Sciences Po, valide sans détour. Il vient de publier La disgrâce politique, anatomie de la chute aux éditions CNRS, et son analyse ne laisse guère de place au doute.

Interrogé par Le Point, il explique que le mécanisme de la chute s’est enclenché dès que « les réseaux sociaux et les associations se sont mobilisés autour de son cas ». Ensuite, « des responsables politiques sont intervenus, et la justice a commencé à travailler de son côté ». Un engrenage qui, une fois lancé, ne s’arrête plus, comme dans d’autres dossiers où la pression publique a précipité la mise à l’écart de figures autrefois populaires.

Pour appuyer sa démonstration, Michel Hastings établit un parallèle saisissant avec Bertrand Cantat, condamné pour avoir tué sa compagne, l’actrice Marie Trintignant, en 2003. « Après avoir purgé sa peine, il est devenu littéralement inaudible », rappelle le spécialiste à propos de l’ancien leader de Noir Désir, aujourd’hui totalement effacé des radars musicaux. Selon lui, ce même sort attend désormais Patrick Bruel : « je ne crois pas à un retour en grâce », tranche-t-il, sans appel.

Une chose est sûre : dans ce genre d’affaire, l’opinion publique ne pardonne plus. La carrière de Patrick Bruel, bâtie sur près de quarante ans de chansons et de films, semble s’effondrer en quelques mois seulement. Reste à savoir si la justice confirmera ce que l’opinion a déjà tranché.

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