« Il frappait aux portes des chambres d’hôtel » : le témoignage glaçant d’un régisseur sur Patrick Bruel
Les accusations contre Patrick Bruel ne cessent de s’accumuler. Viols, agressions sexuelles, soumission chimique présumée : plusieurs femmes ont désormais porté plainte contre le chanteur. Mais c’est un témoignage venu des coulisses de l’industrie musicale qui vient de faire l’effet d’une bombe. Un régisseur ayant travaillé à ses côtés a brisé le silence dans les colonnes de Libération, et ses mots donnent froid dans le dos.

Patrick Bruel : un comportement que « tout le monde » connaissait en coulisses
C’est une enquête au long cours publiée par Libération qui a mis le feu aux poudres. Le quotidien a recueilli la parole de plusieurs professionnels du milieu artistique. Et le constat est unanime : la réputation de l’interprète de Casser la voix n’était un secret pour personne dans l’industrie.
Un régisseur ayant côtoyé le chanteur sur des tournages a lâché cette phrase terrible : « Tout le monde savait. Il frappait aux portes des chambres d’hôtel de toutes les meufs jusqu’à ce qu’il y en ait une qui ouvre. » Un salarié d’un grand label musical a renchéri, affirmant que depuis dix ans, il entendait dire qu’il valait mieux « ne pas être une femme et seule avec lui en tournée ». Des témoignages qui dessinent le portrait d’un homme public à deux visages. Reste une question : comment un tel secret de polichinelle a-t-il pu durer aussi longtemps ?
Flavie Flament accuse Patrick Bruel de viol : le récit qui a tout déclenché
Parmi les plaignantes, un nom a particulièrement marqué l’opinion. Flavie Flament, animatrice sur France 3 et ancienne figure de TF1, affirme que Patrick Bruel l’aurait violée en 1991. Elle n’avait alors que 16 ans. Selon son témoignage, le chanteur lui aurait offert un thé avant qu’elle ne fasse un black-out complet.
L’ancienne présentatrice de Télématin décrit s’être « réveillée hallucinée » alors qu’il lui remettait son pantalon. « Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive, je suis incapable de réagir », a-t-elle confié. Des mots d’une violence sourde, qui résonnent d’autant plus fort que le chanteur conteste formellement cette version. Ses avocats, interrogés par Le Parisien, ont nié toute drogue et tout rapport imposé. Mais la défense du chanteur elle-même révèle un détail troublant.
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La défense de Patrick Bruel qui soulève plus de questions qu’elle n’en résout
Comme le rapporte la presse people, l’entourage du chanteur tente de contrôler les dégâts. Ses avocats reconnaissent l’existence d’une « relation épisodique » avec Flavie Flament, évoquant des croisements répétés lors d’émissions et « de moments privés, y compris en vacances ». Le fait que l’animatrice l’ait ensuite invité dans ses émissions serait, selon eux, « parfaitement contradictoire » avec ses accusations.
Un proche du chanteur, interrogé par Libération, a décrit un homme qui « ne comprend pas la tempête qui s’abat sur lui » et se sent victime d’une « mise à mort programmée ». Patrick Bruel lui-même aurait déclaré : « Moi je peux me regarder dans la glace. Je sais ce que j’ai fait. » Pourtant, une phrase de ce même entourage interpelle : le chanteur s’interrogerait sur le fait que proposer « trois fois la même chose à la même femme sur un tournage » ait pu être vécu comme imposé. Un aveu d’insistance qui, dans le climat actuel, pèse lourd.
Quand un régisseur, un salarié de label et plusieurs plaignantes racontent la même histoire, le hasard a ses limites. La justice tranchera. Mais une chose est sûre : l’image du chanteur préféré des Français vient de voler en éclats. Et si d’autres témoignages dormaient encore dans les coulisses de l’industrie musicale ?