Un célèbre ex de Sophie Marceau brise le silence sur un secret qu’il garde depuis La Boum 2
Ce 24 septembre 2026, Pierre Cosso a soufflé ses 65 bougies. Pas sous les projecteurs d’un plateau parisien, non. Quelque part en Polynésie, à des milliers de kilomètres de ce monde qui l’a rendu célèbre du jour au lendemain. Pour toute une génération, il reste le garçon aux yeux bleus qui a fait chavirer Vic dans La Boum 2.
Et Sophie Marceau avec. Pour de vrai, cette fois, loin des caméras. Leur histoire a fait rêver la France, puis l’Italie, puis le Japon. Elle s’est terminée sans cris, sans drame, « en bons termes ».
Sauf qu’ensuite ? Plus rien. Un silence de plusieurs décennies, dans un milieu où tout le monde se croise. L’acteur a fini par expliquer pourquoi, en racontant une scène très précise. Une soirée. Quelques mots. Et une promesse qu’il attend toujours de voir tenue.
Pour mesurer ce que cette confidence a de vertigineux, il faut rembobiner loin. Jusqu’à un casting où ce jeune homme n’avait, au fond, rien à faire. Vous pensez connaître cette histoire ? Attendez. Rien ne s’y est passé comme prévu.
Le garçon qui voulait rester derrière l’objectif

Au tout début des années 80, Pierre Cosso ne rêve pas du tout de cinéma. Né à Alger le 24 septembre 1961, il s’est formé à la photographie. Sur le plateau de Télématin, il l’a résumé d’une formule : il était « plus intéressé par ce qu’il se passait derrière que devant l’objectif ».
Et ce n’est pas un fils à papa couvé. « Je bossais déjà, je me suis barré de chez moi à 17 ans », a-t-il raconté au magazine Schnock. À 17 ans, la plupart des ados de son âge révisent leur bac. Lui gagne déjà sa vie.
Face à Silvia Toffanin, dans l’émission italienne Verissimo, il a enfoncé le clou. Il voulait devenir photographe ou réalisateur. Acteur ? Surtout pas. L’ironie du sort, c’est que le destin avait visiblement d’autres plans.
Les versions divergent d’ailleurs sur sa vocation première. Selon Gala, cité par Planet, il se serait même destiné à devenir professeur d’éducation physique. Photographe, prof de sport… Tout, absolument tout, sauf idole des adolescentes.
La caméra l’a pourtant déjà frôlé, presque par accident. Un petit rôle d’étudiant dans le téléfilm Le Grand Fossé en 1980. Puis une simple apparition dans Beau-père de Bertrand Blier en 1981, avec Patrick Dewaere. Deux passages éclair. Rien qui prépare à la déflagration.
Car de l’autre côté de Paris, une équipe de cinéma commence à paniquer sérieusement. Elle a un succès monumental à prolonger. Et il lui manque une pièce essentielle : le garçon.
800 candidats, et lui débarque en touriste
L’équipe de La Boum 2 cherche désespérément son jeune premier. « Je savais qu’ils cherchaient leur Philippe Berthier depuis des mois », se souvient-il. Des mois de recherches, des centaines de visages. Et toujours pas le bon.
Lui se présente au casting, dit-il, « en touriste ». Sans pression, sans plan de carrière, presque par curiosité. Selon AlloCiné, il sera pourtant choisi parmi 800 candidats. Huit cents. Et c’est celui qui n’y croyait pas qui décroche le rôle.
Une semaine après l’audition, le téléphone sonne : c’est bon. « Je me suis retrouvé du jour au lendemain sur un tournage avec de gros moyens, dans un milieu que je connaissais de loin », raconte-t-il. Du jour au lendemain. Littéralement.
Et il lâche ce détail irrésistible, qui fait sourire encore aujourd’hui : « Je n’avais même pas vu le premier film ». Imaginez la scène. Le futur prince charmant de toute une génération ignore à peu près tout de l’histoire dans laquelle il débarque.
Ce tournage, il va l’aborder avec la fraîcheur de celui qui ne mesure pas l’enjeu. Et c’est peut-être ce qui le rendra si naturel à l’écran. Mais il va vite comprendre dans quoi il vient de mettre les pieds.

Un raz-de-marée qu’il ne soupçonnait pas
Deux ans plus tôt, en décembre 1980, La Boum a tout balayé. Selon AlloCiné, le film a attiré plus de 4,5 millions de spectateurs en huit mois d’exploitation. Et il s’est vendu dans 80 pays. Pour une comédie sur les premiers émois d’une collégienne, c’est inouï.
En Italie, le film a même marché encore plus fort qu’en France. Les Italiens se sont entichés de cette ado parisienne, de ses baskets, de ses boums et de ses parents en crise. Un détail qui aura toute son importance pour notre héros, quelques années plus tard.
Au Japon ? Le réalisateur Claude Pinoteau l’a raconté au Figaro en juillet 1982 : là-bas, « ce fut l’émeute ». Une comédie française qui fait délirer Tokyo. Allez comprendre. Le phénomène dépasse tout le monde, à commencer par ceux qui l’ont fabriqué.
Et puis il y a la musique. Le slow Reality, signé Vladimir Cosma et chanté par Richard Sanderson, devient un tube planétaire. La scène du baladeur posé sur les oreilles de Vic est entrée dans l’histoire. Des millions d’ados ont rejoué ce moment dans leur chambre.
Au cœur du tourbillon, il y a une gamine. Une gamine dont le visage est désormais partout. Et c’est elle que Pierre Cosso va devoir faire tomber amoureuse, devant la caméra.
La gamine de banlieue devenue phénomène
Elle s’appelait Sophie Maupu et a grandi en banlieue parisienne, dans une famille modeste. Son père était chauffeur routier, sa mère vendeuse. Repérée via une agence de publicité pour enfants, elle décroche le rôle de Vic à 13 ans à peine.
C’est Claude Pinoteau qui lui propose de piocher un pseudonyme dans une liste d’avenues de Paris. Elle choisit Marceau, pour garder son initiale. Un nom d’avenue chic pour une fille de banlieue. Le conte de fées démarre là.
Elle ne se contente pas du grand écran. À l’hiver 1981-1982, son duo Dream in Blue avec François Valéry cartonne au hit-parade. Le 45 tours est certifié disque d’or, pour plus de 500 000 exemplaires vendus. À 15 ans.
Autour d’elle, un casting de rêve l’entoure pour la suite. Claude Brasseur et Brigitte Fossey reprennent leurs rôles de parents dépassés. Denise Grey revient en arrière-grand-mère Poupette, complice et délicieusement indigne. La machine est parfaitement huilée.
Pour ce deuxième volet, la barre est donc très haute. Vic a grandi, et il lui faut un premier vrai amour à l’écran. Ce sera Philippe. Et Philippe, ce sera lui.
Elle a 16 ans, il en a 21. Cinq ans d’écart, deux mondes différents : elle, la star déjà adulée ; lui, l’inconnu qui n’a pas vu le premier film. Personne ne se doute encore que la fiction va déborder très largement sur la réalité.
Quarante-huit heures, pas une de plus
Pas besoin de longues semaines d’approche. D’après ses propos à Verissimo, rapportés par le site italien Il Sussidiario, il a fait rire tout le plateau en racontant ça. Deux jours après le début du tournage, Sophie et lui étaient ensemble.
Deux jours. Là où Vic et Philippe mettent tout un film à se chercher, les acteurs, eux, ont brûlé les étapes. Et ça a duré deux ans et demi, selon cette version. Ailleurs, il parle de deux ans. Une chose est sûre : ce n’était pas une amourette de plateau.
À Schnock, il pose le décor sans fard. « Elle avait 16 ans quand on s’est mis ensemble », précise-t-il, cité par Starmag. Puis ce détail qui en dit long sur l’époque : « Ses parents me faisaient confiance. Je les adorais. »
La famille de la jeune star accueille donc ce garçon venu de nulle part. Il fait partie du décor, on l’invite, on le connaît. Une intégration qui rend la suite de l’histoire encore plus étrange.
Et surtout, il y a cette phrase. Une phrase qui résonne étrangement aujourd’hui, quand on connaît la fin : « On a vécu quelque chose de très fort durant ce tournage. Ce n’était pas une petite histoire. Nous sommes nés ensemble. »
Nés ensemble. Pas « on s’est aimés », pas « on s’est bien amusés ». Nés. Comme deux jumeaux de la célébrité, lancés dans le grand bain au même moment. Retenez bien ces mots. Ils vont prendre tout leur sens.
Des regards jaloux sur le plateau
Autour du jeune couple, l’ambiance n’est pas toujours tendre. « Avec les autres, sur le tournage, je sentais une jalousie dans leurs regards, mais je suis passé au travers de tout ça », confie-t-il. Le nouveau venu rafle le rôle et la fille. Forcément, ça grince.
Il le résume d’une formule qui marque la différence d’âge : « Ils étaient tous très jeunes, moi j’avais 20, 21 ans. » Au milieu d’une bande d’ados, lui fait déjà figure d’adulte. Un adulte qui a quitté la maison à 17 ans et qui gagne sa vie.
Il n’est pas tendre non plus avec son propre personnage. « Pinoteau m’a fait jouer un ado, ce que je n’étais pas du tout. A vrai dire, mon rôle n’était pas très intéressant », lâche-t-il. Un aveu cash, presque iconoclaste.
L’idole de millions de collégiennes trouvait donc son rôle… sans intérêt. Pendant que des chambres entières se tapissaient de posters de Philippe, lui regardait ce garçon lisse avec un certain détachement.

Avec le réalisateur, qui a cadré le débutant sans expérience, il évoque d’abord une relation qu’il salue. Pinoteau l’a guidé, l’a mis en confiance. Du moins au début.
Car il y a cette petite phrase glissée comme un caillou dans la chaussure. « Ça s’est bien passé, jusqu’à un certain moment », dit-il, énigmatique. Jusqu’à un certain moment. Lequel ?
Le jour où le réalisateur a vu rouge
Ce « certain moment », il le situe très précisément. « Quand il a vu que notre histoire avec Sophie dépassait le cadre du film, j’ai senti une once de jalousie », raconte-t-il à Schnock, cité par AlloCiné.
Claude Pinoteau, c’est celui qui a découvert la jeune actrice, qui l’a baptisée, qui l’a façonnée. Voir sa protégée tomber dans les bras de son jeune premier, pour de vrai, n’était visiblement pas au programme. Le cinéaste perd un peu la main sur son histoire.
Et le public, lui, s’empare du couple. « Notre relation était hyper médiatisée. Elle faisait rêver beaucoup de nanas. Les Unes de Paris Match, Jour de France, je ne sais pas combien de télés… », énumère-t-il.
Avec le recul, il a sa théorie. « C’est peut être plus notre histoire avec Sophie que celle du film qui a eu un impact. Il y a eu un transfert, une mise en abîme », analyse-t-il. Vic et Philippe, Sophie et Pierre : le public ne fait plus la différence.
Le film sort en décembre 1982. Et le pari est gagné : La Boum 2 attire 4 071 585 spectateurs en France, sixième place du box-office de l’année selon AlloCiné. La chanson Your Eyes, interprétée par Cook da Books, devient l’hymne des slows de l’hiver.
Quelques semaines plus tard, en 1983, la jeune actrice décroche le César du meilleur espoir féminin. Elle a 16 ans. Et à côté d’elle, dans la lumière, il y a désormais un garçon que la France entière connaît.
Deux gamins sous les flashs de la Croisette

Le 14 mai 1983, au 36e Festival de Cannes, un photographe de l’AFP les immortalise côte à côte. Deux gamins sous les flashs de la Croisette, épaule contre épaule. Il a 21 ans, elle 16. Ils sont le couple le plus photographié de France.
À Verissimo, selon Il Gazzettino, il a raconté qu’ils avaient fait le tour du monde pour la promotion du film, du Japon à l’Italie. Les avions, les hôtels, les conférences de presse. À un âge où d’autres découvrent l’Interrail.
Au Japon, pays où le premier film avait provoqué l’émeute, on imagine l’accueil. Mais c’est ailleurs que la folie atteint son sommet. Dans un pays qui avait déjà adopté le premier volet plus fort que la France elle-même.
Et c’est justement en Italie que tout va déraper. Au point de déranger, ni plus ni moins… le Vatican.
Réfugiés dans une église, sous les yeux du pape
Pendant leur idylle, Pierre Cosso tourne à Rome Cendrillon 80, de Roberto Malenotti, sorti en 1984. Sa belle vient lui rendre visite. Et le couple a une idée romantique : filer place Saint-Pierre pour l’Angélus. Charmant. Sur le papier.
La suite, il l’a racontée au Corriere della Sera en 2022. Elle vaut son pesant de chapelets : « Je n’exagère pas en disant que lorsque les gens nous ont reconnus, la moitié de la place nous a entourés : nous avons dû nous réfugier dans l’église. »
La moitié de la place Saint-Pierre. L’une des esplanades les plus célèbres du monde, pleine de pèlerins venus pour la prière. Et c’est vers deux jeunes acteurs français que les regards se tournent.
Et la chute, savoureuse : « Je crois que même le pape s’est demandé ce qui s’était passé ». À l’époque, le souverain pontife s’appelle Jean-Paul II. On a connu des rendez-vous amoureux plus discrets.
Ce genre de célébrité, pourtant, ne se vit pas longtemps à deux. Trop de flashs, trop de sollicitations, deux carrières qui décollent dans des directions opposées. Après deux ans d’une histoire inséparable, ils se séparent.
Et c’est là que tout devient intrigant. Parce que rien, dans cette rupture, n’annonce ce qui va suivre. Aucun clash, aucune scène, aucun règlement de comptes dans la presse.
Une rupture sans drame… en apparence
Ses versions concordent. « On est restés en bons termes », dit-il à Télématin. « Quand on s’est séparé, on est resté en très bons termes », répète-t-il à Schnock. Des ex qui s’entendent bien, donc. Rien de plus banal.
Elle file vers le cinéma d’auteur et les grands noms. Il y a Fort Saganne d’Alain Corneau, avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve. Puis Joyeuses Pâques avec Jean-Paul Belmondo. À 17 ans, elle joue déjà avec les monstres sacrés.
En 1984, elle entame une liaison avec le réalisateur polonais Andrzej Żuławski, de 26 ans son aîné. Elle l’avait rencontré au Festival de Cannes 1981. Il la dirigera dans L’Amour braque, puis dans plusieurs autres films. Un virage radical.
Elle se forge aussi un sacré caractère. Tout juste majeure, sur le tournage de Police de Maurice Pialat, sorti en 1985, elle dénonce calmement des conditions intenables. Elle y gagne une réputation d’actrice « difficile ». Et une vraie stature.

Lui prend la direction de l’Italie, ce pays qui l’adore. En 1984, il tourne Windsurf – Il vento nelle mani de Claudio Risi, et enregistre la chanson du même nom. La même année, il chante Stay en duo avec Bonnie Bianco. Carton.
Suivent Mes quarante premières années de Carlo Vanzina en 1987, puis la série La Romana en 1988. De l’autre côté des Alpes, il devient une vraie star. Deux carrières, deux pays, deux vies.
« Très amis »… puis plus rien
Et pourtant, le lien ne se rompt pas tout de suite. Selon ce qu’il a raconté à Verissimo, rapporté par Il Gazzettino, ils sont restés très amis pendant des années. Des coups de fil, des nouvelles, une complicité intacte.
Puis, d’un coup, plus aucun contact. Pas de brouille, pas de fâcherie déclarée. Juste le vide. Lui-même parlait alors des mystères de la vie, comme on hausse les épaules devant ce qu’on ne s’explique pas.
Des mystères ? Pas tout à fait. Car il gardait pour lui un souvenir précis, une soirée qu’il ne racontait pas encore. Il faudra attendre des décennies pour qu’il ouvre enfin la boîte.
En attendant, sa vie sentimentale, elle, ne s’arrête pas. Loin de là. Le beau brun va même devenir l’un des cœurs les plus convoités d’Europe.
La bombe italienne qui n’osait pas le regarder
Parmi ses ex, une certaine Sabrina Salerno, l’interprète du tube Boys (Summertime Love), sorti en 1987. Le clip, tourné au bord d’une piscine, a fait scandale et fait le tour du monde. Avec elle, il a même été fiancé.
Selon le site italien Metropolitan Magazine, les rumeurs de mariage ont couru. Avant une séparation aux raisons jamais éclaircies. Encore une histoire qui finit sans explication publique.
La chanteuse a raconté leur rencontre au Corriere della Sera, selon ce même site. Elle était tombée amoureuse de lui grâce au film. Puis elle l’a croisé dans une radio à Paris, alors qu’elle avait 21 ans.
Au premier rendez-vous, il est passé la chercher à moto. Elle, perchée sur des talons. Il l’a emmenée visiter des cathédrales. Au dîner, elle n’osait même pas le regarder, tant elle était en adoration.

Et voici le détail qui pique : selon elle, ils se parlent encore de temps en temps. Elle rêve même, avec son mari, d’aller passer Noël chez lui en Polynésie. Une ex fiancée qui prend encore des nouvelles, des décennies après.
Retenez ce contraste. Car avec d’autres, le téléphone est resté muet bien plus longtemps. Et la liste de ses conquêtes n’est pas terminée.
Une Miss France, une future star et le Dakar
Il y a aussi Nathalie Marquay, Miss France 1987, bien avant son mariage avec Jean-Pierre Pernaut. En mai 2022, dans Ici Paris, cité par Purepeople, il s’en souvient avec tendresse : « J’étais charmé par sa gentillesse, son sourire, elle était joueuse de tarot, et moi aussi ! L’histoire n’a pas duré très longtemps. »
Joueurs de tarot, tous les deux. Le genre de détail qu’on n’invente pas et qui humanise l’idole. Loin des paillettes, deux jeunes gens qui abattent des cartes.
Et puis il y a Zazie, bien avant la gloire et Zen. « Avec la chanteuse Zazie, c’était extraordinaire. On a d’abord été amis pendant quatre ans, puis en 1989, j’ai fait le Dakar, et on est sortis ensemble, pendant deux ans », raconte-t-il dans le même entretien.
Le Paris-Dakar, rien que ça. L’aventurier perce déjà sous l’acteur. Et avec Zazie, l’amitié précède l’amour, preuve qu’avec lui les liens durent souvent.
Côté musique, il enchaîne aussi les 45 tours : Vis ta vie et J’aurais voulu en 1986, Emmène-moi en 1987, Pioche en 1988. La même année, il chante Don’t cry en duo avec Nikka Costa. Le garçon a plusieurs cordes à son arc.
TF1, les sagas de l’été et un loup-garou
La France, elle, ne l’a pas oublié. En 1992, il est Christian dans Les Cœurs brûlés, saga estivale culte de TF1, avec Mireille Darc. Il reprend le personnage deux ans plus tard dans Les Yeux d’Hélène. Deux étés, et le revoilà dans tous les salons.
TF1 lui confie ensuite le rôle principal d’une série policière, Flics de choc, aux côtés de Ticky Holgado. On le croise aussi dans Extrême Limite en 1994, puis dans Les Cordier, juge et flic en 1995.
Sa filmographie réserve quelques clins d’œil savoureux. En 1993, il incarne l’abbé Pain dans la série britannique Une année en Provence. Il fait aussi une apparition en musicien dans un épisode de Highlander.
En 1997, virage à 180 degrés : il joue Claude dans Le Loup-garou de Paris, production franco-américaine d’Anthony Waller. Fini le gentil amoureux, place au bad boy. Sa prestation est remarquée.

Entre 2000 et 2002, il monte sur les planches du Théâtre Rive Gauche dans Ladies Night, la comédie qui a inspiré The Full Monty. L’ex-prince charmant ose le strip-tease sur scène. Le public adore.
Puis, de 2001 à 2003, il incarne Serge Guérin dans Sous le soleil. Il y a pour partenaire la comédienne Mélanie Maudran. De l’extérieur, tout roule. Mais depuis l’enfance, un rêve le ronge. Et ce rêve va tout faire exploser.
Le bateau qu’il attendait depuis ses 5 ans

Pour comprendre, il faut revenir à la bibliothèque de son père, raconte le magazine Multicoques en 2012. La famille, poussée par l’histoire, a quitté l’Algérie pour Paris. Le petit Pierre y dévore un livre : Le bonheur sur la mer.
Le récit d’un couple formé en Polynésie, qui y revient à la voile avec son enfant. Pour un gamin, c’est une graine plantée pour toujours. Elle germera quarante ans plus tard.
Les étés se passent à Formentera, aux Baléares. Dès 5 ans, il navigue sur son premier Optimist, puis sur des Hobie Cat. Son père le suit aux jumelles quand il file vers l’îlot d’Espalmador. Là-bas, il dort en apprenti Robinson, nourri du poisson qu’il pêche.
C’est aussi à Formentera qu’il tombe sur l’un des tout premiers catamarans construits par Gérard Danson. Coup de foudre total. Pendant plus de dix ans, il écume les salons nautiques et le chantier en répétant, selon Multicoques : « un jour j’en aurai un ! ».
À la fin des années 90, il refuse même une série télé lucrative qui l’aurait envoyé tout droit en Polynésie. La raison ? Il veut y arriver en bateau, pas en avion. Un caprice ? Non, une promesse faite à lui-même.
Fin 2002, grâce aux copains et à la banque, il s’offre enfin un 45 pieds, qu’il baptise Nusa Dua. Et il ne partira pas seul. À son bord, il y a une femme.
Nuit du réveillon, cap sur la catastrophe
Il l’a raconté à Ici Paris en 2022, cité par Purepeople : « Avec Mélanie Maudran, c’était une histoire très forte. On a décidé de faire le tour du monde ensemble. Elle voulait tout quitter, faire un bébé. »
La suite tourne au naufrage sentimental. « On est partis le 31 décembre 2002 de la Grand-Motte vers Porquerolles. Mais pour elle, ça a été un cauchemar. Elle a été malade. On s’est séparés », résume-t-il.
La mer ne lui fait pas de cadeau non plus. D’après Multicoques, il démâte dès la première traversée entre la France et les Baléares. Le magazine évoque une séparation « extrêmement douloureuse ». Rien ne l’arrête pour autant.

« J’ai tout plaqué, parce que je considère que si on n’a qu’une vie, on peut avoir plusieurs existences », expliquera-t-il à Télématin. « Donc, je suis parti pour un tour du monde pendant quinze ans à la voile […] autour de la planète ».
Transat, années dans les Antilles, mouillages de rêve. En 2004, l’ouragan Ivan dévaste tout sur son passage, raconte Multicoques. Le Nusa Dua, planqué dans la mangrove, en réchappe de justesse.
Le paradis, enfin, et une autre femme
Quand il atteint enfin la Polynésie, il pleure d’émotion en arrivant aux Gambier, selon Multicoques. Lui qui vient d’un milieu où règnent l’argent et les ego découvre des gens qui lui apprennent à vivre au présent.
À Verissimo en 2021, d’après Il Gazzettino, il a précisé être arrivé à Tahiti avec son voilier en 2007. Au total, il a vécu quinze ans sur son catamaran avant de redevenir, selon son expression, un terrien.
C’est à Huahine que tout se répare. Il y rencontre Rautea, une athlète qui devient, raconte Multicoques, une équipière de choc. Capable de changer seule le Nusa Dua de mouillage. À la télé italienne, il l’a décrite comme l’amour de sa vie.
Le décor fait pâlir d’envie. Le catamaran mouille dans le lagon de Huahine, devant Fare, un peu à l’écart de la foule. Face à lui, des montagnes qui évoquent une femme allongée sur le dos. D’où le nom de l’île : l’île de la femme.
Pas de mariage pour autant. Selon Il Gazzettino, il a avoué avoir peur du mariage, tout en imaginant qu’ils finiraient par se marier. Même si, a-t-il plaisanté, elle lui dira non.
Il est aujourd’hui père de trois enfants. Ils ont découvert seuls qu’il avait été acteur, a-t-il raconté : pour eux, il est avant tout un papa et un marin. L’idole des années 80 ? Connais pas.
Une piste de danse, une scène à Papeete, un deuil

L’Italie, elle, ne l’a pas lâché. En 2016, il participe à Ballando con le stelle, la version locale de Danse avec les stars. Aux côtés d’Asia Argento et de Michele Morrone, future star de 365 Jours. Il est éliminé dès la troisième semaine.
À Tahiti, il se réinvente. En novembre 2018, le clip de Noël No teie noera, dont il signe la mise en scène, cartonne en Polynésie. En août 2019, selon Planet, il joue la pièce Nuit d’ivresse à Papeete. Succès au rendez-vous.
Puis le choc. « Il y a quatre ans, j’ai perdu mon papa et pour ne pas sombrer dans l’abîme laissé par son absence, je me suis raccroché aux cordes de ma guitare et j’ai commencé à composer », confie-t-il à Télématin. Ce père qui le suivait aux jumelles.
« J’avais pratiquement l’écriture automatique, les mélodies qui venaient, donc cet album, pour moi, c’est comme un bébé », poursuit-il. Enregistré à Tahiti, mixé à Paris, masterisé à New York. En 2022 sort Pour un monde meilleur, onze titres.
Sur scène, il avance d’abord protégé. Selon MOTU Magazine, son groupe Cosso Gang fait une brève apparition fin 2019. Puis Cosso & Co se lance au O Belvédère en juillet 2020. Pop, rock, blues, bossa, jazz : tout y passe.
Il a un faible pour Moana, l’histoire d’un jeune Polynésien engagé dans l’armée en 1939, qui y laisse la vie. « À Tahiti quand quelqu’un part, on ne pleure pas, on reste fier », explique-t-il. C’est pour défendre cet album qu’il revient sur un plateau parisien. Et qu’on lui pose LA question.
35 ans sans un mot : l’aveu qui intrigue
Sur Télématin, on l’interroge sur Sophie Marceau. Réponse d’abord pudique : « On est restés en bons termes, mais on s’est un peu perdus de vue ». Une formule polie, presque attendue.
Puis il précise, et le chiffre donne le vertige : « Enfin, ça fait 35 ans que je n’ai pas de nouvelles de Sophie. On ne s’est même pas croisés sur un plateau, dans un resto ni dans une soirée ». Pas une seule rencontre par hasard, dans le même milieu.

À la télévision italienne déjà, selon Il Sussidiario, il confiait qu’il aimerait bien la retrouver un jour. Pendant ce temps, Sabrina Salerno, elle, donne encore des nouvelles. Le contraste saute aux yeux.
Trente-cinq ans, c’est une éternité. Pendant ce temps, elle a tourné Braveheart de Mel Gibson en 1995. Elle a incarné la méchante Elektra King dans le James Bond Le monde ne suffit pas en 1999. Et signé sa première réalisation, Parlez-moi d’amour, primée à Montréal en 2002.
En 2023, elle publie La Souterraine, recueil d’histoires et de poèmes récompensé par le prix Marguerite de Navarre en 2024. La même année, elle joue La Note aux Bouffes Parisiens. Aujourd’hui, elle vit dans une petite ville de Corrèze. Une femme de lettres, donc. Retenez ce détail.
Septembre 2025 : il vide enfin son sac
« Nous sommes nés ensemble », disait-il. Alors comment passe-t-on de ça à 35 ans de silence total ? Les mystères de la vie, disait-il à la télé italienne. Sauf qu’en septembre 2025, il a raconté tout autre chose.
Ce mois-là, le mook Schnock consacre 80 pages à La Boum et à sa suite, pour les 45 ans du film. Brigitte Fossey, la scénariste Danièle Thompson, le compositeur Vladimir Cosma : tout le monde y passe. Et lui aussi.
Il y évoque son casting, son rôle jugé sans intérêt, la jalousie du réalisateur. Puis il revient sur l’après-rupture, cette période où ils s’entendent encore si bien. Et là, il raconte une soirée. Une seule.
Quiberon, un scénario et un « je te rappelle lundi »

« À l’époque, j’avais écrit mon premier scénario qui s’appelait Léonard », raconte-t-il, cité par Starmag. Le garçon qui rêvait d’être derrière la caméra n’avait pas renoncé. Et il savait très bien à qui il destinait ce texte.
« Elle était en cure d’amaigrissement à Quiberon pour préparer Fort Saganne. J’avais écrit un peu en pensant à elle. Je vais la voir et on passe la soirée ensemble. Je lui donne le scénario », se souvient-il.
Quand ils se revoient, elle ne l’a pas lu, mais promet de le faire. Plusieurs semaines passent, sans nouvelles. C’est lui qui finit par décrocher le téléphone.
Au bout du fil, l’actrice s’enthousiasme, selon son récit : « J’ai adoré ton scénario. On est vendredi et j’ai un festival. Je te rappelle lundi pour en parler ». Un lundi. Rien de plus simple.

Le lundi, selon lui, n’est jamais arrivé. Et Pierre Cosso conclut, d’une phrase qui claque : « Depuis 35 ans, j’attends son appel ». Voilà le fameux silence. D’après lui, il tient à un coup de fil jamais passé.
Oubli ou silence voulu ?
La confidence a vite fait le tour de la presse people. Starmag le décrit « un brin amer ». Purepeople pose la question qui brûle les lèvres : l’actrice l’aurait-elle volontairement ignoré, ou s’agit-il d’un simple oubli ?
Dans les articles qui ont relayé l’anecdote, aucune réaction de Sophie Marceau n’est rapportée. L’histoire n’existe que par la voix de celui qui attend. Et avouons-le, elle a tout d’un scénario. Peut-être même meilleur que Léonard.
Starmag s’est permis une pique amusée : pas sûr qu’il ait envoyé une copie de son album à son ex. Lui continue d’avancer. Fin octobre 2024, selon MOTU Magazine, il a présenté à Paea son duo Cosso & Kion, avec une tournée annoncée jusqu’en métropole.
« Jusqu’alors je me cachais derrière mes musiciens », a-t-il reconnu. Sur l’amour, sa philosophie tient en quelques mots confiés à Télématin : « Pour moi, l’amour, c’est la source. Il n’y a qu’un seul chemin, c’est l’amour. »
Aujourd’hui, il a 65 ans et vit toujours à Tahiti, « une terre d’accueil où la bonne humeur est présente tous les jours ». En septembre 2025, à l’en croire, le téléphone n’avait toujours pas sonné. Mais après tout, lundi, c’est peut-être pour cette semaine.