« Til we meet again, our sweet boy » : le message de Cindy Crawford et Rande Gerber un mois après la mort de Presley
Un mois, presque jour pour jour. Depuis la mort de Presley Gerber, 27 ans, la famille n’avait pas pris la parole sur sa peine. Cindy Crawford, Rande Gerber et Kaia Gerber ont fini par écrire quelques lignes, très simples, partagées sur Instagram. Et derrière ces mots, une phrase en dit long sur ce que Presley voulait laisser au monde.

Un mois de silence, puis un message en noir et blanc
Presley Gerber est mort le 20 septembre dans un centre de réhabilitation, à l’âge de 27 ans. Pendant près d’un mois, ses proches se sont tus. Un silence que beaucoup ont compris : certaines douleurs ne se partagent pas à chaud.
Le 17 octobre, Cindy Crawford a publié sur son compte Instagram une photo en noir et blanc de son fils. Presley y porte des ailes d’ange. L’image est sobre, presque pudique, et elle accompagne un texte signé de toute la famille.
Le début du message ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Nous sommes plus que déchirés de perdre notre fils et frère bien-aimé. » Les parents et la sœur de Presley disent aussi se sentir bénis de l’avoir eu 27 ans dans leur vie.
Le choc a déjà été raconté en détail ailleurs, notamment dans ce récit des « dix ans de lutte » du jeune homme. Mais ce nouveau message apporte autre chose : la voix de ceux qui restent.
Et au milieu de ces quelques lignes, une phrase résume la façon dont la famille veut se souvenir de lui.
« Un être doux, beau, qui aimait et qui est aimé »
La phrase, la voici, traduite : « C’est une âme douce et belle qui aimait et qui est aimée, maintenant et pour toujours. » Le présent est volontaire. Pour sa famille, l’amour ne s’arrête pas au 20 septembre.
Le texte poursuit en saluant la manière dont Presley s’est montré au monde : avec gentillesse et vulnérabilité. Les mots sont choisis, et ils ne sont pas anodins. Ils renvoient à ce qu’il a dit publiquement de ses propres combats.
Car Presley avait choisi de parler de ses difficultés liées à la santé mentale et à l’addiction. Il l’avait fait à travers une série sur les réseaux sociaux intitulée « Mental Health Mondays ». Un rendez-vous hebdomadaire, sans fard, pour partager ce qu’il avait appris.
Selon le message, la famille est reconnaissante pour le flot d’amour reçu, y compris de la part d’inconnus qui ressentent sa peine. Elle ajoute vouloir poursuivre sa mission : sensibiliser à la santé mentale et améliorer les ressources disponibles.
Autour de lui, des images ont aussi circulé, comme ces séquences de sa dernière soirée en cure. Mais c’est une autre voix, celle de sa sœur, qui éclaire le mieux ce que Presley représentait pour les siens.

Ce que Kaia disait de son frère à Vogue, deux mois avant
Avant même ce message, les hommages se sont multipliés autour du jeune homme. Mais la confidence la plus frappante date d’août, dans une interview accordée à Vogue. Kaia Gerber y parlait de lui, sans savoir ce qui allait arriver.
Elle y expliquait que ses parents, pendant la majeure partie de leur vie, avaient été très, très discrets et ne partageaient rien. Puis est arrivé, disait-elle, « ce professeur absolu, mon frère », qui répétait : « Je vais être très humain pour tout le monde. »
Elle ajoutait une réflexion qui prend aujourd’hui une résonance particulière : on ne peut cacher qu’une partie des choses au monde, et vouloir mettre un couvercle sur quelqu’un donne à la personne l’impression qu’on a honte d’elle.
Voilà le payoff : ce que la famille veut garder de Presley, c’est ce refus de la honte. Cette parole ouverte sur la dépendance et la santé mentale est exactement ce que le message du 17 octobre promet de prolonger.
Et Kaia ne l’a jamais caché : elle admirait cette détermination à partager. Ses publications le prouvent, comme on va le voir.
Des anniversaires, des plages et un cheval : l’album d’une fratrie
En juillet 2025, pour les 26 ans de Presley, Kaia écrivait : « happy birthday to my best friend and forever party, thanks for everything you’ve taught me. » Elle avait joint des photos d’enfance : deux près d’un cheval, deux autres sur la plage.
Cindy Crawford, elle, avait écrit pour ses 27 ans : « Je suis si fière de l’homme que tu es devenu, mais je te verrai toujours comme mon petit garçon. » Des mots tendres, publiés cette année, qui prennent un autre poids aujourd’hui.
Les archives familiales racontent le reste. Un gâteau pour les 57 ans de Cindy en février 2023, une balade en bateau en 2017 légendée « Never too old », un déjeuner à l’IHOP en 2019 avec ce mot de Rande : « Lunch with my life. »
On y trouve aussi des flocons attrapés avec la langue en décembre 2017, et Kaia en piggyback sur le dos de son frère. Presley accompagnait même sa mère lors d’événements publics, dont les 20 ans de sa marque Meaningful Beauty.
Les questions autour de ce drame, elles, restent ouvertes pour d’autres, comme les poursuites que la famille envisagerait. Et la phrase que Cindy avait dite un jour sur la perte d’un enfant a pris, depuis, une résonance que beaucoup trouvent glaçante.
Le message se termine par une promesse : « Til we meet again our sweet boy. We love you forever, Mom, Dad and Kaia. »
Presley voulait être « très humain pour tout le monde », et c’est cette humanité qui reste. Sa famille a choisi de ne pas cacher sa peine, comme lui n’avait rien caché de ses combats.
Et si le deuil est aussi une affaire de silence, ce que vivent les proches de Michael Schumacher depuis plus de dix ans raconte une tout autre façon de tenir.
Quant à ceux qui prennent la parole après une perte, la vérité cachée derrière le deuil de Laura Smet a ému bien au-delà de la France.