Le prince William cible des critiques, « Qu’il aille se faire voir » : les habitants en colère contre le futur roi après une vente choquante

Bradninch, petit bourg du Devon, n’a pas l’habitude de faire la une. Pourtant, des familles y parlent d’expulsion, et certaines n’hésitent plus à s’en prendre au futur roi. En cause : une vente de terres décidée par le Duché de Cornouailles, que le prince William dirige. Derrière la colère se cache un chiffre précis, et il change la lecture de toute l’affaire.
Bradninch, 3 000 acres et un courrier qui a tout fait basculer
À Bradninch, on parle de moins en moins de la météo et de plus en plus de courriers officiels. Selon la presse britannique, le Duché de Cornouailles a décidé de vendre le domaine de Bradninch : environ 3 000 acres de terres agricoles et de maisons.
Le mois dernier, plusieurs ménages auraient reçu des ordres de possession. Le message tient en une ligne : six mois pour acheter son logement ou sa ferme, ou partir. Neuf fermiers locataires et plusieurs foyers résidentiels sont concernés.
Imaginez la scène. Vous vivez là depuis des décennies, votre outil de travail est aussi votre toit, et une lettre vous place face à un choix financier immense. Pas étonnant que l’angoisse de l’expulsion s’installe dans les cuisines.
Une locataire, royaliste convaincue, a lâché : « Je suis royaliste depuis toujours et je pense que Charles était fantastique. William peut aller en enfer. » Dans la presse, une autre phrase circule aussi : « Qu’il aille se faire voir ». Quand de tels mots sortent de la bouche d’une fidèle, c’est que quelque chose a craqué.
L’affaire tombe au pire moment pour l’image du prince, très engagé sur la santé mentale et la lutte contre le sans-abrisme. Elle s’ajoute à d’autres accusations déjà formulées contre Charles III et William. Mais pourquoi vendre, et que répond le Duché ?
Un duché créé en 1337, 23 millions de livres de revenus et un cinquième à vendre
Créé en 1337, le Duché de Cornouailles possède environ 135 000 acres de terres au Royaume-Uni. Il procure au prince William un revenu annuel privé d’environ 23 millions de livres, soit près de 27 millions d’euros.
Devenu 25e duc en 2022, William a validé une restructuration. Le plan prévoit la vente d’environ un cinquième du patrimoine, Bradninch compris, afin de se recentrer sur cinq zones clés et de financer des projets liés au sans-abrisme, à l’agriculture et au climat.
Les finances princières fascinent bien au-delà du Devon : même celles de son frère Harry font l’objet de calculs et de débats sur sa fortune réelle. Dans le cas de William, une règle précise est pourtant mise en avant.
Sur son site, le Duché rappelle : « Le prince de Galles n’a pas droit au produit ni au bénéfice tiré de la vente d’actifs immobilisés. » Les plus-values doivent être réinvesties dans le patrimoine, sous le contrôle du Trésor britannique.
Selon cette version, le prince ne perçoit que les revenus et paie l’income tax sur le surplus. Autrement dit, il ne s’enrichirait pas directement avec la vente de Bradninch.
Le Duché affirme aussi que les locataires bénéficient d’un droit de premier refus pour acheter leur maison ou leur ferme. Des rabais sont calculés selon l’ancienneté et les investissements réalisés. Il dit contribuer aux frais juridiques et proposer un accompagnement social et psychologique.
Sur le papier, cela ressemble à une transition encadrée. Sur le terrain, les habitants regardent surtout un autre chiffre, celui des prix demandés.

Des prix 30 % au-dessus du marché : le chiffre qui fait trembler les fermiers
Autre domaine, autre ambiance : à Balmoral, Charles III a lui aussi changé des choses sur place. À Bradninch, ce sont plutôt les chiffres qui font mal.
Sur le terrain, huit des neuf fermiers étudient l’achat total ou partiel de leur exploitation. Plusieurs locataires résidentiels envisagent aussi de devenir propriétaires, faute d’alternative.
Le problème, c’est le tarif. Des expertises commandées par certains parlent de prix environ 30 % au-dessus du marché, même après des remises de 10 à 20 %.
Acheter dans ces conditions pourrait entraîner des hypothèques lourdes sur plusieurs générations. Pour une ferme, cela signifie engager l’avenir des enfants avant même la première récolte.
Médecin et spécialiste de santé mentale, Mary Ryan alerte sur l’impact psychologique de cette incertitude. Elle pense à ces familles installées là depuis des décennies, qui découvrent que leur ancrage peut se compter en mois.
Le Duché promet un suivi individualisé et souligne que chaque foyer fait face à des « décisions importantes et profondément personnelles ». Pour John Palmer, chirurgien à la retraite et locataire à Bradninch, cela ne suffit pas : « J’ai honnêtement le sentiment qu’il est un dépositaire plutôt qu’un propriétaire. »
Voilà donc le cœur du dossier : un prince qui affirme ne pas toucher le produit de la vente, et des locataires qui jugent le prix de sortie hors de portée. Reste à savoir comment tout cela est vécu au village.
Pourquoi le dossier Bradninch est loin d’être clos
Beaucoup d’habitants comparent William à son père, duc de Cornouailles pendant plus de cinquante ans. Ils se souviennent d’un roi présent, qui envoyait des lettres, des cadeaux et participait à la vie locale.
Certains racontent l’avoir vu très ému lors de la passation au palais Saint James. William, lui, serait parti peu après le discours officiel. Un fermier résume : « Le Duché est devenu plus commercial. Impitoyable est le mot que j’utiliserais. »
Le mouvement Republic va plus loin. Son directeur, Graham Smith, dénonce un double discours : « William affirme mener une croisade pour ‘mettre fin au sans-abrisme’. Pourtant, il semble heureux d’expulser plusieurs familles du domaine de Bradninch. »
Les ventes de biens liés à la couronne font toujours jaser, comme celle de cette maison où Diana a confronté Camilla. Ici, l’enjeu n’est pas un décor historique, mais des toits et des exploitations.
À surveiller maintenant : le compte à rebours de six mois, la décision des huit fermiers qui étudient l’achat et la réalité des remises annoncées. Et côté Sussex, la panique financière évoquée autour de Meghan et Harry rappelle que l’argent des Windsor reste un sujet explosif.
À Bradninch, une vente jugée stratégique par le Duché devient, pour des familles, une question de toit et de gagne-pain. Six mois pour choisir, un prince qui n’aurait pas droit au produit de la vente, et un village qui a déjà tranché sur ses mots.
Si vous aimez les histoires de maisons qui cachent leurs secrets, la raison d’être des volets intérieurs en bois dans les maisons françaises remonte à bien avant les fenêtres modernes. Et quand une table à 30 € achetée chez Emmaüs révèle un détail discret, on comprend que certains objets en savent plus long que leurs propriétaires.