« Un truc de tocard » : Charles Consigny approuve le refus de Rachida Brakni de la Légion d’honneur
Recevoir la Légion d’honneur, c’est censé être la consécration ultime. Sauf que Rachida Brakni a dit non. Poliment, mais fermement, l’actrice a annoncé sur Instagram qu’elle refusait de rejoindre la traditionnelle promotion du 14-Juillet, aux côtés de personnalités comme Nathalie Portman ou Christine Lagarde. Sa raison ? Elle tient en une phrase qui a fait le tour des plateaux télé.

Un refus qui surprend tout le monde
L’actrice vue dans Neuilly sa mère ! et la série Baron noir n’a pas fait les choses à moitié. Sur son compte Instagram, elle explique avoir appris « avec surprise » qu’elle figurait dans la liste des récipiendaires. Une liste où se croisent aussi bien des artistes que des figures du monde politique et économique, un peu à l’image des déclarations qui font parler dans l’actualité française récente.
La femme d’Eric Cantona ne mâche pas ses mots. Elle pointe du doigt une décoration « attribuée à tour de bras pour le meilleur et souvent pour le pire ». Pour elle, la question de l’honneur ne se règle pas avec un ruban. Elle préfère parler de devoir moral, celui qu’elle s’efforce d’appliquer chaque jour dans son travail et ses choix personnels, quitte à décevoir les institutions plutôt que les proches qui comptent vraiment à ses yeux.
Ce genre de sortie médiatique, aussi rare qu’assumée, a immédiatement enflammé les débats sur les plateaux. Restait à savoir qui allait prendre sa défense, et avec quels mots.
Charles Consigny monte au créneau sans détour
C’est sur le plateau des Grandes Gueules, ce mercredi 15 juillet 2026, que l’avocat Charles Consigny a livré sa réaction. Sans filtre, comme souvent. « De nombreuses personnalités éminentes ont refusé la Légion d’honneur », rappelle-t-il, avant de lâcher une punchline qui a fait mouche : « c’est un peu un truc de tocard ».
Son argumentaire va plus loin qu’une simple boutade. Pour lui, cette distinction créée par Napoléon aurait été conçue à l’origine comme un outil pour « domestiquer les individus ». Une lecture historique qui tranche avec l’image solennelle habituellement associée à cette médaille, un peu comme certaines institutions françaises qui ont beaucoup changé sans que personne ne s’en rende vraiment compte.
Consigny va même jusqu’à affirmer qu’il refuserait lui aussi cette décoration si l’occasion se présentait. Une prise de position radicale, qui n’a pas laissé les autres chroniqueurs indifférents.

Des soutiens partagés et un ancien scandale qui refait surface
Sur RMC Story, l’auto-entrepreneuse Joëlle Dago-Serry nuance légèrement le propos. « C’est tout à son honneur, elle a une moralité plus haute que moi », reconnaît-elle, avant d’admettre que si on lui proposait la médaille, elle enfilerait sa plus belle robe sans hésiter.
Olivier Truchot, lui, préfère interroger les critères d’attribution plutôt que le geste de Rachida Brakni.
Il pointe la présence dans cette même promotion de Hervé Gaymard, ancien ministre contraint à la démission en 2005 après une affaire de logement de fonction de 600 m² payé par l’État, alors qu’il possédait un patrimoine immobilier de 2 millions d’euros.
« Les GG existaient déjà à l’époque, on en avait beaucoup parlé », s’étonne-t-il, 21 ans plus tard.
D’autres figures ont, elles, accueilli leur décoration sans polémique. L’ancien footballeur Marius Trésor a vu son grade relevé, tandis que l’actrice Clémentine Célarié, Patrick de Carolis ou encore Eva Jospin, fille de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin décédé en mars dernier, figurent également dans cette promotion très commentée.
Entre ceux qui rêvent de la décrocher et ceux qui la snobent publiquement, la Légion d’honneur n’a jamais autant fait parler d’elle. Et si le vrai honneur, finalement, c’était de savoir dire non ?