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Sophie Davant : son opération chirurgicale tourne au drame, ce que l’on sait

Publié par Hannah le 07 Oct 2026 à 10:34
La suite après cette vidéo

Elle a passé presque quarante ans à entrer chaque jour dans le salon des Français. Météo, jeux, magazines, Téléthon : son visage fait partie des meubles du petit écran. Alors quand Sophie Davant décide de raconter le jour où ce visage l’a trahie, on tend l’oreille. Et on ne la décroche plus.

Sophie Davant souriante en veste en cuir marron lors d'une émission télévisée

C’était le samedi 15 novembre 2025, au micro d’On refait la télé sur RTL. Face à Éric Dussart, l’ancienne animatrice d’Affaire conclue a ouvert un vieux tiroir. Dedans : une seule injection, une clinique où elle n’était même pas venue pour elle, et un résultat qu’elle qualifie elle-même de « catastrophe ».

Le pire, pourtant, n’est pas ce qu’elle a découvert dans le miroir en sortant de cette clinique. C’est ce qui l’attendait à la maison, puis le lendemain matin au travail, sous les projecteurs et devant toute une équipe. Et surtout devant un homme : son patron de l’époque, celui qui partage aujourd’hui sa vie, William Leymergie.

Qu’est-il arrivé à son visage ? Pourquoi ce souvenir la fait-il sourire aujourd’hui, alors qu’il a consterné son entourage à l’époque ? Pour mesurer l’ampleur du désastre, il faut d’abord comprendre ce que ce visage représente. Et qui était l’homme qui l’a découvert.

Le visage qui annonçait la pluie et le beau temps

Tout commence un 13 avril 1987. Une jeune Girondine, fille d’un ornithologue et d’une chercheuse, présente son tout premier bulletin météo dans Télématin, sur Antenne 2. Elle a 23 ans, une maîtrise de langues en poche, et vient d’être choisie à l’audition organisée pour remplacer Brigitte Simonetta.

Et ce matin-là, ce n’est pas William Leymergie qui la lance à l’antenne. C’est Roger Zabel, installé dans le fauteuil de la matinale à sa place. Ironie du sort : l’homme qui deviendra son patron, puis son compagnon, n’est même pas là pour sa grande première.

William-Leymergie

Très vite, elle s’impose. En 1992, elle prend même la tête du service météo de la chaîne, tout en continuant à présenter les bulletins. Les Français la découvrent en gros plan, sans filet, et l’adoptent.

Elle ne quittera les bulletins qu’en septembre 2006, en cédant les rênes du service à Laurent Romejko. Près de vingt ans de cartes, de dépressions et d’anticyclones. Et autant d’années à apprendre qu’à la télévision, le visage est un instrument de travail.

Car c’est tout l’enjeu de ce métier. Dans un bulletin météo, il n’y a ni décor spectaculaire, ni invité pour détourner l’attention. Il y a une carte, une voix, et un visage qui doit inspirer confiance. Le moindre changement se remarque au premier coup d’œil.

Entre septembre 1990 et janvier 1992, elle co-présente Fort Boyard avec Patrice Laffont. En novembre 1992, elle joue même son propre rôle dans « Fort Boyaux », la parodie du jeu signée Les Inconnus. Quand on se fait pasticher par Les Inconnus, c’est qu’on fait déjà partie du paysage.

Viendront C’est au programme, le Téléthon chaque mois de décembre depuis 1997, puis Toute une histoire à partir de 2010, après le départ de Jean-Luc Delarue. Sa carrière s’emballe, toujours avec le même capital : ce sourire, ce regard, cette fraîcheur que le public a adoptés. Un capital qu’une simple piqûre allait mettre à rude épreuve.

L’homme qui régnait sur les matins de France 2

Sophie Davant dans la vidéo « SOPHIE DAVANT - SANS FILTRE - EPISODE 1 » (crédit : chaîne YouTube Sophie Davant)
William Leymergie @Pierre Olivier

Pour comprendre la suite, il faut parler de lui. William Leymergie, né en 1947 à Libourne, dans la même Gironde qu’elle, présente Télématin dès son lancement, le 10 janvier 1985. À partir de 1990, il ne se contente plus de l’animer : il la produit, et en devient le véritable maître à bord.

Entre 1986 et 1989, il fait une parenthèse au journal de 13 heures d’Antenne 2, avec Patricia Charnelet. Voilà qui explique son absence le jour des débuts de la jeune météorologue. Mais il revient vite à ses matins, et il ne les lâchera plus pendant près de trente ans.

Le 7 septembre 1998, une nouvelle émission démarre sur France 2, juste après la matinale : celle qui deviendra C’est au programme, avec sa bande de chroniqueurs, de Damien Thévenot à Marie-Claude Bomsel. À la présentation, la Girondine. À la production, selon Purepeople et Planet, William Leymergie lui-même.

Leur tandem va durer de longues années. Elle à l’antenne, chaque matin, du lundi au vendredi. Lui dans les coulisses, à surveiller ce qui se passe à l’écran. Purepeople résume la situation sans détour : elle a été la salariée de son futur compagnon pendant de longues années.

Et quel patron ! Sous sa houlette, Télématin devient une institution, au point de réaliser 50 % de l’audience matinale. L’homme a même eu une vie d’artiste : en 1984, sous le pseudonyme de Willy, il chantait le générique français de la série animée Pac-Man. Un détail qui fait sourire quand on connaît sa réputation de dur.

Un patron, donc, mais pas n’importe lequel. Le genre d’homme dont le regard compte, et dont l’avis peut faire ou défaire une matinée de télévision. Et c’est précisément sous ce regard-là qu’elle allait devoir se présenter, un matin pas comme les autres, avec un visage que personne n’avait jamais vu.

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Un patron qui ne laissait rien passer

Le 19 septembre 2007, en plein Télématin, William Leymergie a une altercation avec son chroniqueur théâtre, Jean-Philippe Viaud. La sanction tombe début octobre : deux semaines de mise à pied, décidées par la direction générale de France 2. Même la star des matins n’est pas intouchable.

L’animateur ne cherche pas d’excuse. Interrogé sur l’incident, il reconnaît avoir « agi plus avec du sang qu’avec des neurones ». Une formule qui en dit long sur le tempérament de l’homme, entier, sanguin, incapable de faire semblant quand quelque chose lui déplaît à l’écran.

Mais c’est un membre de son équipe qui livre le portrait le plus saisissant. Selon lui, Leymergie « choisit et révoque ses chroniqueurs, leur dit comment se tenir, se coiffer, s’habiller ». Et de conclure : « C’est un tyran paternaliste. »

Relisez bien cette phrase. Un homme qui dit à ses équipes comment se coiffer et comment s’habiller. Un homme pour qui l’image à l’écran n’est pas un détail, mais une affaire sérieuse. Vous commencez à deviner pourquoi son regard, ce fameux matin, allait peser si lourd.

Il faudra attendre le 30 juin 2017 pour qu’il quitte enfin sa matinale, en faisant ses adieux avec émotion au service public, et cède sa place à Laurent Bignolas. Près de trois décennies aux commandes : une éternité à l’échelle de la télé. Et pendant une bonne partie de ce temps, elle a travaillé sous ses ordres.

Sophie Davant et William Leymergie

Ensuite, il acceptera « une belle proposition de Vincent Bolloré » et filera sur C8 avec William à midi !. Mais à l’époque de notre histoire, il est encore le maître des matins du service public. Et elle, l’une de ses vedettes.

« Un meuble qui orne bien une pièce »

sophie davant William Leymergie

Être une femme à la télévision, c’est accepter d’être scrutée, jaugée, commentée, souvent bien plus que ses collègues masculins. Sophie Davant l’a vécu de l’intérieur pendant des décennies, et elle n’a plus peur de le dire. Ce même 15 novembre 2025, sur RTL, elle a lâché une phrase qui n’est pas passée inaperçue.

« À France 2, je sentais que j’étais considérée comme un meuble qui fait bien son boulot et qui orne bien une pièce », a-t-elle confié, selon Planet. Une image cruelle pour une animatrice qui a donné près de quatre décennies au service public.

Le malaise a fini par peser sur ses choix. Officiellement, elle a quitté Affaire conclue en juin 2023 parce que sa nouvelle quotidienne sur Europe 1 tombait à la même heure. Selon Planet, ce choix « cornélien » et « douloureux » lui a valu « de nombreuses nuits blanches ». Julia Vignali a repris le flambeau.

Et pourtant, l’émission cartonnait. Lancée le 21 août 2017, elle a fini par réunir jusqu’à 2,25 millions de téléspectateurs chaque jour. Partir d’un tel succès, c’est dire à quel point le sentiment d’être un simple « meuble » avait fini par l’user.

sophie davant william leymergie couple

« Votre mari est suffisamment bien payé, non ? »

L’ironie, c’est qu’elle a elle-même animé, en 2001 avec Patrick Sébastien, Prima donna, un divertissement où un jury élisait sa femme préférée parmi des candidates de 25 à 40 ans. Le programme a été arrêté dès novembre. Plus de vingt ans plus tard, c’est elle qui dénonce ce regard posé sur les femmes.

Au magazine Grazia, elle a enfoncé le clou, d’après Planet. « À l’époque, on ne nous demandait pas notre avis. On nous considérait un peu comme des meubles qu’on changeait de place », a-t-elle raconté. Les visages, des éléments de décor qu’on déplace au gré des grilles.

Et puis il y a cette anecdote, racontée sur sa chaîne YouTube en avril 2026 et rapportée par Marie-France. Un jour, elle va demander une augmentation au directeur de la rédaction de France 2. Son mari, Pierre Sled, venait d’être embauché pour présenter Stade 2.

La réponse du directeur, elle s’en souvient mot pour mot : « Mais votre mari est suffisamment bien payé, non ? » Et elle ajoute : « J’avoue que j’ai été séchée, moi, ce jour-là. Je suis rentrée abasourdie. » Dans ce monde-là, une femme devait être belle, efficace, et surtout ne pas faire de vagues.

À la maison, un mari journaliste et deux enfants

46ème édition du Gala "Best Awards" à l'hôtel Georges V à Paris

Pierre Sled, justement. Le journaliste sportif est son mari, le père de ses deux enfants, nés en 1993 et en 1995. Le couple de la télé publique, en somme. Ils ne présenteront pourtant qu’une seule émission ensemble : la sélection française de l’Eurovision junior, le 20 septembre 2004, sur France 3.

Retenez bien ce décor familial : un mari, deux enfants, une maison où l’on rentre le soir après l’antenne. Car ce sont eux, bien avant les collègues et bien avant le patron, qui seront les tout premiers témoins de la catastrophe. Et leur réaction ne sera pas tendre.

Le couple se sépare en 2012. En 2015, sur France Bleu, elle évoquera cette rupture avec une franchise désarmante, selon Purepeople. « Je me sentais un peu niée et puis il me faisait des reproches. Je ne lui offrais pas ce qu’il attendait et réciproquement », avait-elle expliqué.

Après Pierre Sled, il y aura l’académicien Erik Orsenna, de mars 2012 à septembre 2013. Puis de longues années où elle protège sa vie privée. Mais ce détail de chronologie, le mariage qui s’arrête en 2012, va prendre tout son sens plus loin. Gardez-le dans un coin de votre tête.

Les enfants ont grandi depuis. Début octobre 2026, Purepeople a publié les images du mariage de son fils en Sicile, où elle a retrouvé Pierre Sled. Mais à l’époque de notre histoire, c’est à la maison, avec leur père, qu’ils l’ont vue rentrer. Et ils n’allaient pas mâcher leurs mots.

Une femme qui a appris à regarder le temps en face

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Il y a une blessure ancienne dans la vie de Sophie Davant. Sa mère, chercheuse au CNRS en biologie cellulaire, est morte d’un cancer en 1983, à 44 ans. Sophie avait alors 20 ans, comme elle l’a elle-même rappelé dans Paris Match.

Cette mère universitaire militait aussi pour la parité et pour le droit à l’avortement. Un héritage qui éclaire d’un jour nouveau les combats que sa fille mènera, des décennies plus tard, contre le regard porté sur les femmes à l’écran. La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre.

Peut-être est-ce pour cela qu’elle parle si librement du temps qui passe. En 2015, elle publie Ce que j’ai appris de moi : journal d’une quinqua. En 2023, elle signe Quel bonheur de vieillir, un livre de conseils pour savourer son âge.

Avant son entrée dans Danse avec les stars, elle a confié à Télé 7 jours, selon la RTBF : « Je passe beaucoup de temps à dire aux femmes qu’après 60 ans, on n’est pas périmé, bien au contraire. » Le message est clair : vieillir n’est pas une défaite.

Mais attention, vieillir sereinement ne veut pas dire refuser tout coup de pouce. Sur ce terrain-là, elle est d’une franchise rare dans le milieu. Botox, injections, laser : elle n’a jamais fait semblant. Et c’est justement cette franchise qui va l’amener, un jour, à raconter son pire souvenir.

Car avant d’en arriver à la fameuse clinique, il faut savoir ce qu’elle assume, ce qu’elle s’autorise, et ce qu’elle refuse catégoriquement. La frontière entre les trois est au cœur de toute cette histoire. Et elle l’a tracée elle-même, sans langue de bois.

sophie davant William Leymergie

Botox, acide hyaluronique, laser : elle ne cache rien

sophie davant chute telethon - copie

Dans le petit monde de la télé, beaucoup jurent n’avoir « rien fait ». Pas elle. Selon Cosmopolitan, l’animatrice assume pleinement le recours à la médecine esthétique, au nom des exigences de son métier, et sa justification tient en une phrase.

« Quand on fait de la télé, on a quand même besoin d’être présentable », a-t-elle expliqué. Elle a reconnu plusieurs injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique, deux techniques courantes pour lisser les traits et redonner de l’éclat au teint. Retenez ce mot, injection : il va revenir, et pas dans le meilleur des contextes.

Sa peau claire et fine marquant facilement, elle se serait aussi tournée vers le laser, toujours selon Cosmopolitan. Objectif : atténuer des taches pigmentaires et certaines rides. Purepeople rapporte qu’elle y voit un moyen de se « donner l’air qu’on revient de vacances ».

Ce discours ne date pas d’hier. Dès mai 2021, pour la sortie de son livre Tout ce qui nous lie chez Albin Michel, elle confiait à Purepeople recourir au besoin à « quelques injections de botox et d’acide hyaluronique ». Et elle ajoutait : « Je ne vois pas pourquoi il y a tant de non-dits et de mensonges autour de ça. »

Dans la même interview, elle pointait une dérive qui l’agaçait franchement : des femmes « de plus en plus jeunes, qui veulent ressembler à des stars des réseaux sociaux », et qui « se fassent grossir la poitrine ou la bouche ». Son verdict : « C’est assez déplorable. » Une phrase qui prendra, quatre ans plus tard, une saveur toute particulière.

sophie davant William Leymergie couple

Sur Sud Radio, elle a même tapé du poing sur la table, d’après Planet. « Il y a tellement d’hypocrisie par rapport à ça ! Il y a tellement de femmes qui jurent n’avoir rien fait alors qu’il suffit de prendre deux photos et vous comparez les visages. » Difficile d’être plus clair.

La chirurgie, en revanche, elle préfère l’éviter autant que possible. Elle y a eu recours « pour certaines petites choses » qu’elle devait « se faire enlever », rien de plus. Et elle s’est fixé une limite qu’elle ne franchira pas, une limite née, on va le comprendre, d’une expérience cuisante.

Vous l’avez compris : cette femme-là n’a rien d’une ennemie de la seringue, ni d’une militante du tout-naturel. C’est justement ce qui rend son aveu si savoureux. Car si même une habituée, qui connaît les produits et les techniques, en garde un souvenir cuisant, c’est que ce jour-là, quelque chose a vraiment déraillé.

Danse avec les stars, le parquet de tous les jugements

2025 est une année de rupture. Elle met un terme au CDI signé en 1987 avec France Télévisions. Et dans la foulée, en janvier, TF1 annonce sa participation à la saison 14 de Danse avec les stars. Son partenaire : le danseur Nicolas Archambault.

Le casting a de quoi faire saliver : le nageur Florent Manaudou, le journaliste Nelson Monfort, la comédienne Charlotte de Turckheim. Mais dès la présentation, c’est elle qui prend les coups. Une tenue jugée trop sexy, et les réseaux sociaux s’enflamment, raconte la RTBF.

Sophie Davant et William Leymergie

« Mon dieu, vous avez passé l’âge », « Ridicule vraiment », « Il faut rester discrète à son âge » : les commentaires relevés par la RTBF sont d’une violence rare. Son corps, son âge, son allure, tout y passe avant même le premier pas de danse.

Heureusement, des fans montent au créneau. Sur le plateau de la RTBF, l’animatrice Sara De Paduwa prend sa défense : « Elle est très jolie […] c’est dur les réseaux ». Mais le ton est donné. Chaque semaine, son apparence sera commentée autant que ses pas.

Un précédent aurait pu l’alerter. Un an plus tôt, sa complice d’Affaire conclue, Caroline Margeridon, avait elle aussi été éliminée prématurément du parquet de TF1, rappelle Purebreak. La malédiction des enchères allait-elle frapper deux fois, et la même émission perdre ses deux figures sur la piste de danse ?

Elle l’avait dit : c’était un défi personnel, et une déclaration aux femmes de sa génération, « si moi je peux le faire, pourquoi pas vous ? ». Elle ignorait encore à quel point le verdict serait rude. Ni que l’homme de sa vie traversait, exactement au même moment, sa propre tempête professionnelle.

Une samba, une Petite Sirène et des larmes

sophie davant donne la taille de son bonnet

Le vendredi 28 février 2025, c’est soirée Disney sur le plateau de TF1. Elle et Nicolas Archambault dansent une samba sur Sous l’océan, le tube de La Petite Sirène. Selon Purebreak, le jury ne lui accorde que 20, et le duo termine dernier du classement.

46ème édition du Gala "Best Awards" à l'hôtel Georges V à Paris

Face à elle, la concurrence est féroce : ce soir-là, Lénie, Jungeli et Florent Manaudou brillent encore une fois, selon Purebreak. Le duo avait pourtant misé sur une mise en scène soignée. Mais la prestation, juge le site, n’a pas été à la hauteur du décor.

Dans le public, un spectateur pas comme les autres : William Leymergie, venu en compagnon et premier supporter. Selon Purepeople, il la réconforte avant le verdict, et elle se précipite vers lui pour fondre en larmes dans ses bras. L’image de deux vétérans de la télé, unis face au couperet.

Et voici le timing qui donne le vertige. La veille, le 27 février 2025, William Leymergie présentait la toute dernière de William à midi !, après 1 280 émissions. C8 perdait son autorisation d’émettre. En deux jours, le couple voit ses deux aventures télé s’arrêter.

Elle ne cache pas sa déception au micro de TF1, d’après Purebreak. « J’aurais aimé aller plus loin parce que j’ai appris des tas de choses », confie-t-elle. Avant d’évoquer la séquence vidéo diffusée avant sa danse : « Ce magnéto avant m’a un peu bouleversée. J’aurais pas dû écouter. »

Elle évoque aussi la fatigue et l’heure tardive de son passage, qui n’était « pas évident à négocier ». Mais dans la même soirée, selon Purepeople, elle se dit « soulagée » face aux autres couples : « Ils le méritaient plus que moi. Ils ont super bien dansé. J’étais sur le point de leur donner ma place. »

Elle reste beau joueur, ou plutôt belle joueuse. « Toute façon, objectivement, vu le niveau des autres, c’était normal que je sois en bas du classement », reconnaît-elle. L’élégance de quelqu’un qui en a vu d’autres. Et qui allait bientôt régler ses comptes avec ses critiques.

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« Ce sont les femmes qui font régresser la cause des femmes »

Le 5 mars 2025, elle est l’invitée de Pascal Praud sur Europe 1. Et elle a quelque chose sur le cœur. Pas son élimination : les commentaires sur ses tenues. Certains la trouvaient « sublime », d’autres « provocatrice » et « ridicule », rapporte Purepeople.

« J’ai quand même à cœur de dire quelque chose que j’ai trouvé violent et décevant », commence-t-elle. Elle explique avoir reçu « pas mal de critiques de la part de femmes » lui reprochant des tenues de danse trop courtes et trop près du corps à son âge.

Puis vient la phrase qui claque : « Je suis quand même désolée et déçue de constater, une fois de plus, que ce sont les femmes qui font régresser la cause des femmes plutôt que d’être solidaires et d’éprouver une sororité. » Les mots sont pesés, l’amertume aussi.

Elle pointe aussi un double standard qui la révolte. « Les critiques fusent envers les femmes beaucoup plus qu’envers les hommes. On accepte les cheveux grisonnants et les rides apparentes chez les hommes, qui sont considérés comme ayant du charme. »

Et elle termine : « Mais une femme qui vieillit est souvent critiquée. » Tout est dit. Une femme à l’écran doit rester belle sans en faire trop, se soigner sans que ça se voie, vieillir sans que ça se remarque, et surtout ne jamais rater son coup.

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Un équilibre impossible, sur une corde raide où la moindre erreur se paie cash. Elle le sait mieux que personne. Car elle a déjà glissé une fois, et de la pire des façons, sous les yeux de ses proches et de son patron.

Du patron au compagnon : l’histoire que personne n’avait vue

Revenons à William Leymergie. En juin 2020, sa femme Maryline Robin, styliste puis sculptrice, meurt brutalement, d’une crise cardiaque selon Purepeople. Ils s’étaient mariés en 1975 et avaient eu trois enfants : Géry, Sacha et Anna. Quarante-cinq ans de mariage, balayés d’un coup.

L’homme est anéanti. Sur RTL, en novembre 2025, elle le racontera ainsi, selon Purepeople : « Il se trouve que William a perdu son épouse, son pilier. Il s’est retrouvé seul et malheureux et triste, jusqu’au jour où son fils aîné m’a appelée. » Ce fils aîné, c’est Géry Leymergie, lui-même animateur et passé par France 2.

Le fils lui demande si elle accepterait d’accueillir son père chez elle, en Normandie, pour un week-end. Elle dit oui. Au Parisien, cité par la RTBF, elle se souvient : « Il a recommencé à m’asticoter comme avant. » Puis : « Il est revenu, revenu, revenu jusqu’au jour où… »

Il y a aussi ce dîner qu’elle a raconté à Paris Match, selon Purepeople. « Lorsqu’il est venu chez moi, j’ai vu un homme absent, ravagé, dévasté. » L’ancien patron que son équipe qualifiait de « tyran paternaliste », réduit à l’ombre de lui-même.

sophie davant william leymergie couple

« Il était éteint. Je l’ai vu revenir à la vie »

Plateau d'une émission matinale de télévision avec écran météo

Sur RTL, elle décrit la métamorphose, selon Purepeople : « J’ai vu cet homme radicalement différent de ce que je connaissais. Il était éteint. Je l’ai vu revenir à la vie. » Le tyran des matins, éteint : on mesure le choc pour celle qui l’avait connu tout-puissant.

Au Parisien, cité par la RTBF, elle insiste : ils se sont retrouvés « comme deux vieux copains de classe avec une grande complicité, sans jamais imaginer que cette histoire virerait à une histoire sentimentale ». Personne ne l’avait imaginé. Pas même eux.

Leur histoire a pourtant failli tourner court. Selon Purepeople, elle part en vacances en Grèce avec une amie sans le prévenir, et il fulmine au téléphone. Sa réponse, dans Paris Match : « À l’époque, nous n’étions pas ensemble. Je lui ai fait remarquer que je n’avais pas de comptes à lui rendre. »

La suite tient en une phrase, toujours dans Paris Match : « À mon retour, nous avons dîné tous les deux et notre histoire a débuté. » Le patron d’hier est devenu l’homme de sa vie.

Août 2022 : le secret éclate au grand jour

Sophie Davant et William Leymergie

Pendant un temps, ils se cachent. En août 2022, ils officialisent leur relation dans Paris Match, à la surprise générale. Deux ans plus tard, selon Purepeople, ils refont la une du même magazine pour une interview croisée. Et là, elle explique enfin pourquoi ils ont tant attendu.

« Ce n’était jamais le bon moment. Nous tenions avant tout à respecter le chagrin et le deuil des trois enfants de William, qui ont perdu leur mère en juin 2020. J’ai moi-même perdu la mienne à l’âge de 20 ans, je sais la violence et la sidération. »

Lui confirme, selon Planet : « Avec Sophie on travaille ensemble depuis plus de trente ans, mais on ne savait pas si notre couple allait tenir. » Avant d’ajouter : « Il s’avère que notre histoire est en fait très naturelle. »

L’annonce a fait l’effet d’une petite bombe. Jusque-là, rappelle Purepeople, on ne connaissait le duo que pour sa longue collaboration et sa bonne entente, et personne n’imaginait une romance. Le patron et sa vedette, réunis dans la vie : le scénario semblait trop beau.

Seize ans les séparent : elle a aujourd’hui 63 ans, lui 79. Mais ils partagent quelque chose que peu de couples possèdent. Des décennies de souvenirs communs, de coulisses, de fous rires. Et quelques secrets de plateau que le public ignorait encore.

Dont un, en particulier, qu’elle a fini par livrer, des années plus tard. Un souvenir où lui tient le rôle du patron horrifié, et elle celui de la victime hilare. Il fallait juste trouver le bon moment, le bon micro, et la liberté de parole que donne la fin d’un contrat de presque quarante ans.

William Leymergie @capture d'écran YouTube Télématin

Le jour où elle a décidé de tout raconter

Ce micro, ce sera celui de RTL, le 15 novembre 2025. Libérée de France Télévisions, elle parle cash devant Éric Dussart et Jade, les animateurs d’On refait la télé. Elle évoque le « meuble », son départ d’Affaire conclue, et même un projet un peu fou avec son compagnon.

Relancer Tournez manège !, l’émission culte de rencontres, mais en duo et au second degré. « On y a pensé, on aurait trouvé ça super rigolo parce qu’on est en couple, c’est pas un secret », s’amuse-t-elle face à Éric Dussart et Jade, selon Planet.

Elle précise aussitôt : « C’est vrai qu’on a des projets ensemble, on vous en parlera en temps voulu. Pas forcément de télé. » Elle doute pourtant que son compagnon suive jusqu’au bout, à cause de leurs caractères, qu’elle résume en deux phrases.

« Moi, je suis un peu plus fofolle, je suis un peu plus ouverte aux idées un peu saugrenues. Lui est quand même plus classique. » Elle l’impulsive, lui le classique : retenez bien ce contraste, c’est la clé de ce qui va suivre.

Sa parole est libre, désormais. Depuis 2024, elle raconte Les Histoires d’amour extraordinaires sur Europe 1, et depuis fin 2025, elle a sa propre émission sur YouTube, Passionnément. Plus de direction pour la déplacer comme un meuble : c’est elle qui choisit ce qu’elle raconte.

Car c’est alors que la conversation glisse sur la médecine esthétique. Elle répète qu’elle n’est « pas hostile » à ces pratiques, selon Le Matin. Et puis, presque en passant, elle lâche : « Je n’avais pas du tout envisagé ça. » L’histoire commence.

Une piqûre, un miroir… et le choc

Cabinet de médecine esthétique avec plateau d'injection et miroir

Tout part d’un service rendu. Ce jour-là, elle accompagne un ami dans une clinique spécialisée, « pour lui faire plaisir ». Planet et Entrevue évoquent plutôt une visite pour préparer une chronique télé. Sur place, le directeur de l’établissement lui propose de repulper ses lèvres d’une simple injection.

Elle n’y avait jamais songé, mais l’impulsive reprend le dessus, celle qui se dit « fofolle » et ouverte aux idées saugrenues. « Moi, comme je suis un peu foldingue, je me dis pourquoi pas », raconte-t-elle sur RTL, selon Planet. Elle accepte, et elle va très vite le regretter.

« Le gars ne devait pas en faire tous les jours, et quand je suis ressortie, c’était catastrophique. Une bouche de canard. » Voilà le verdict, sans fard. Pour décrire le résultat, elle va jusqu’à se comparer au chef indien Raoni Metuktire.

Le retour à la maison est un calvaire. « Je suis rentrée chez moi en rasant les murs et je me suis fait recevoir par mon mari et mes enfants… On ne voyait que ça », se souvient-elle, selon Entrevue. D’après Planet, sa fille lui aurait lancé : « Maman, c’est quoi cette bouche ? »

Le lendemain, il faut animer C’est au programme. « Quand je suis arrivée le matin, je ne vous raconte pas », souffle-t-elle, selon Purepeople. L’équipe découvre le désastre, et son producteur aussi.

« William, quand il m’a vu la bouche déformée, était catastrophé. Et moi j’en riais », se souvient-elle. Le patron si pointilleux sur l’apparence de ses équipes, face à sa vedette à la bouche déformée : la scène valait de l’or.

Un mois de calvaire, un fou rire… et une pièce de théâtre

Comment survivre à ça à l’antenne ? Par l’autodérision : « J’étais tellement catastrophée que j’ai choisi d’en rire, donc je riais bêtement », confie-t-elle, selon Planet. L’épisode aurait duré « au moins un mois », le temps que le produit se résorbe.

Un détail intrigue, pourtant. Certains récits situent ce raté une dizaine d’années en arrière, mais elle parle de son mari et de ses enfants à la maison, alors que Pierre Sled et elle se sont séparés en 2012. L’épisode semble donc plus ancien, à une époque où il n’y avait « pas les réseaux sociaux, heureusement », dit-elle.

La leçon, elle l’a retenue : « J’ai fait très attention ensuite. » Pas question pour autant de renier la médecine esthétique. Sa limite est ailleurs : « Ce que je trouve dommage, c’est quand les visages changent au point qu’ils deviennent méconnaissables. »

Le patron catastrophé et la présentatrice hilare n’ont pas fini de jouer ensemble. Selon Europe 1, ils monteront sur les planches en 2027 dans Replay, une pièce écrite par Lorraine Lévy. Le spectacle promet « un air de Quand Harry rencontre Sally ».

Et le mariage ? Sur sa chaîne YouTube, relayée par Purepeople en février 2026, elle a raconté sa dernière demande, trouvée au réfrigérateur sur un papier marqué « des nouvelles fraîches » : « Veux-tu m’épouser ? » Sa réponse est toujours la même, « plutôt favorablement… et puis on en reste là ».

Elle n’exclut rien pour autant : se marier, « pourquoi pas, ne serait-ce que pour réunir les gens que j’aime ». Le patron catastrophé d’hier glisse aujourd’hui ses demandes en mariage dans le réfrigérateur. Avec ces deux-là, la vie n’a jamais fini de surprendre.

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