Sophie Marceau (59 ans) et les hommes : ce qu’elle n’a jamais réussi à faire une seule fois en quarante ans
Ce soir, la France retrouve son éternelle Vic. Mais pas celle qu’elle croit
Ce mercredi 9 septembre, à 22h50, Arte diffuse Sophie Marceau, à voix haute. Un portrait documentaire réalisé par Sophie Rosemont, entièrement construit autour de sa voix à elle. Pas de commentaire surplombant, pas de biographie récitée. Juste elle.

Le film dure 52 minutes et traverse quarante-cinq ans de carrière, à coups d’extraits de films, d’images de tournage et d’archives d’interviews. De la gamine de La Boum aux rôles les plus adultes. Une actrice qui a passé sa vie à refuser les étiquettes qu’on lui collait.
Mais derrière la filmographie, il y a une autre histoire. Celle d’une femme qui a aimé des hommes très célèbres, qui les a quittés ou qui a été quittée, et qui en a tiré une conclusion terriblement lucide. Une conclusion qu’elle a lâchée un jour, presque sans y penser, dans une interview.
Une phrase courte. Une phrase que personne n’attendait d’une femme qu’on présente depuis quarante ans comme la fiancée idéale de la France. Et pour la comprendre, il faut remonter très loin. Jusqu’à un regard échangé à Cannes, quand elle avait 14 ans.
Cannes, 1981 : le regard qui va tout faire basculer

Elle n’a rien demandé à personne. Elle a treize ans quand Claude Pinoteau lui offre le rôle de Vic dans La Boum, en 1980. Le film explose, les frontières tombent, une génération entière s’identifie à cette ado romantique et rebelle.
C’est sur ce tournage que Pinoteau lui suggère de se trouver un pseudonyme. Il lui tend une liste de noms d’avenues parisiennes. Elle choisit Marceau, pour garder l’initiale de son vrai nom, Maupu. Un nom de rue, devenu un nom de légende.
Un an plus tard, en 1981, elle est au Festival de Cannes. Selon Purepeople, c’est là qu’Andrzej Zulawski croise le regard de cette gamine de 14 ans. Trois ans plus tard, elle devient sa compagne, puis sa muse.
Vingt-six ans les séparent. Elle a 17 ans quand la liaison commence, en 1984. Lui est un réalisateur polonais au tempérament volcanique, qui a l’âge de ses parents.
Interrogée par Vogue, elle a résumé ces années-là sans détour : « À 15 ans, j’ai arrêté mes études, j’ai acheté mon propre appart à Paris. Puis, je me suis très vite mise en couple, à 18 ans, avec Andrzej Żuławski que j’admirais. »

Et juste après, cette image qui glace : « Je me suis mise sous verre pendant un moment. »
Une vie « en marge », et un film qui casse la poupée
Sous verre. Le mot est d’elle, pas de nous. Et la suite de sa confidence à Vogue explique tout : « On vivait en marge. On voyait peu d’amis, peu de famille. C’était une période dont j’avais besoin pour me construire. »
Purepeople rappelle que ce couple s’est formé « contre l’avis de tous » — et qu’elle s’est battue, elle, pour faire accepter cet homme qui avait l’âge de ses parents. À 17 ans, elle tient tête à tout le monde. Y compris aux siens.
Professionnellement, l’homme qu’elle aime fait ce que personne n’ose : il détruit la poupée. Il lui confie le rôle de Mary dans L’Amour braque, à des années-lumière de Vic et de sa boum.
Le choc est total. Le public qui l’avait adoptée en adolescente sage ne comprend plus rien. Elle, si.
Dans la foulée, elle enchaîne les incursions dans le cinéma d’auteur : Police, de Maurice Pialat, en 1985. Un tournage qui restera l’un des plus violents de sa vie professionnelle.
Elle a aussi tourné avec les monstres sacrés : Fort Saganne avec Gérard Depardieu, puis Joyeuses Pâques face à Jean-Paul Belmondo. À vingt ans, elle a déjà tout vu. Sauf ce qui l’attend dix ans plus tard, dans un couloir d’hôpital.
24 juillet 1995 : un couloir d’hôpital, et une phrase qui glace
Ce jour-là, Sophie Marceau met au monde son fils Vincent. Le père, c’est Andrzej Zulawski. Elle a 28 ans, une carrière au sommet, et l’accouchement tourne mal.

Elle l’a raconté à Psychologies Magazine, dans un entretien où elle baisse la garde comme rarement. « Une image me revient à l’esprit, qui n’est pourtant pas qu’heureuse : je suis à l’hôpital, je viens d’accoucher de mon fils. »
La suite : « On me l’a pris parce qu’il fallait s’occuper de moi, pour cause de complications médicales. Et brutalement, en pleine nuit, un besoin irrépressible me saisit : il me devient impossible de vivre une seconde de plus sans cet enfant contre moi. »
Elle décrit alors une scène de film qu’elle n’a jamais tournée. « Je revois ce couloir où j’avance, à peine consciente, vers la pouponnière, où je prends mon fils… »
Et cette explication, jetée comme une évidence : « Comment expliquer la puissance de ce besoin ? Peut-être est-ce lié au fait que j’avais frôlé la mort. »
Quelques mois plus tard, en 1996, elle publie chez Stock Menteuse, un roman qualifié de semi-autobiographique. Écrire, déjà, pour digérer. Mais le vrai séisme, lui, arrive cinq ans après.
Dix-sept ans d’amour, et une fin qu’on n’a pas vue venir
Le couple qu’elle forme avec le cinéaste polonais aura tenu plus de dix-sept ans, rappelle Purepeople. Dix-sept ans à vivre à part, à travailler ensemble, à faire couler de l’encre.
Quatre films en commun, dont La Fidélité, en 2000. Un titre qui, avec ce qui suit, prend une saveur particulière.
Car en 2001, c’est terminé. La plus longue histoire de sa vie s’arrête, sans communiqué tonitruant, sans grande explication publique.
Sa réponse à elle ? Elle prend la caméra. En 2002, elle réalise Parlez-moi d’amour, une fiction largement autobiographique, avec Judith Godrèche et Niels Arestrup.

Le film raconte un couple qui se défait. Il repart du Festival de Montréal avec le prix de la mise en scène. Autrement dit : elle a transformé sa rupture en objet primé.
Sauf que pendant qu’elle filmait la fin d’une histoire, une autre avait déjà commencé. Avec un Américain, croisé sur un plateau, entre deux robes d’époque.
L’Américain, James Bond et une petite fille née en juin
Retour fin 1996. Elle tourne Anna Karénine, et croise sur ce plateau un producteur nommé Jim Lemley. À ce moment-là, il ne se passe rien.
Trois ans plus tard, en 1999, elle enfile le rôle d’Elektra King dans Le monde ne suffit pas. Elle n’est pas la James Bond girl gentille : elle est la méchante principale du film. Hollywood lui ouvre grand les bras.
C’est sur ce tournage que la liaison avec le producteur américain démarre. Purepeople situe leur rencontre déterminante là, en 1999, sur le film de Michael Apted.
Le 13 juin 2002, elle donne naissance à leur fille, Juliette. Deuxième enfant, deuxième père, deuxième vie.
Ils se séparent en 2007. Et six ans après, en janvier 2013, elle raconte cette histoire à Psychologies Magazine avec un détachement qui surprend : « Cette relation a surtout servi de transition dans mon cheminement. »
Elle nuance aussitôt, façon Marceau : « Ce qui n’en minimise pas l’importance : c’est tout de même le père de ma fille ! Mais elle m’a surtout permis de m’autonomiser, de m’affirmer, de me faire plus confiance. »
Et elle ajoute cette phrase, qui en dit long sur la femme qu’elle est devenue : « Elle m’a donné la force et l’envie de prendre les choses en main, afin de devenir un pivot central pour les autres, pour la famille. »

Pendant ce temps, la France chante son corps à la radio
Il y a un détail que beaucoup ont oublié. Pendant qu’elle vit ses histoires, sa vie privée et son corps deviennent, littéralement, des paroles de chansons.
En 1997, Julien Clerc sort Assez Assez, dont les paroles évoquent nommément sa poitrine. La polémique est vive. L’actrice envisage d’aller jusqu’au procès.
En mai 1998, elle explique ce qu’elle a ressenti : « J’ai été atrocement gênée par ce disque. Quand je l’ai reçu chez moi, je l’ai caché. J’avais peur que mon entourage tombe dessus. » Et elle conclut : « Les seins, c’est intime, c’est érotique, sexuel, je me suis sentie dévêtue. »
L’année suivante, en 1999, Alain Souchon la cite à son tour dans Au ras des pâquerettes. Le message est clair : elle n’est plus une femme, elle est un patrimoine national. Y compris quand elle tombe amoureuse.
2007 : le coup de foudre arrive sur son propre plateau
2007, donc. Elle est derrière la caméra pour sa deuxième réalisation, La Disparue de Deauville, un polar où elle s’offre un double rôle. En face d’elle, un acteur au regard de fauve : Christophe Lambert.
Le coup de foudre est immédiat. Elle est la réalisatrice, il est son partenaire à l’écran — et il devient son compagnon à la ville. La même année, sa relation avec le père de sa fille prend fin.
Deux ans plus tard, ils retournent ensemble devant l’objectif pour le drame L’Homme de chevet, sorti en 2009. Le couple travaille, s’affiche, s’installe à Paris.
2009, c’est aussi son grand retour populaire : LOL, où elle joue une quadragénaire aux prises avec sa fille adolescente. Résultat : 3,6 millions d’entrées en France.

Le public, lui, adore ce couple. Deux visages du cinéma français, deux tempéraments, une élégance commune.
Et un soir de 2010, sur une scène normande, elle va faire quelque chose qu’elle n’avait jamais fait pour personne.
Cabourg, 2010 : la déclaration d’amour la plus dingue de sa vie
Festival du film de Cabourg. Christophe Lambert est honoré. C’est elle qui monte sur scène pour lui rendre hommage, devant une salle pleine.
Elle commence par une énumération de ses rôles, façon inventaire amoureux : « Il est tombé amoureux d’un porte-clé [I Love You] et de Josiane Balasko [Arlette], s’est teint en blond platine pour déambuler dans le métro [Subway], a même fait croire qu’il était éternel [Highlander]… »
Puis elle retourne la blague en déclaration : « Pour lui, je veux bien tomber amoureuse d’un porte-clés et même de Josiane Balasko, ou me teindre en blonde pour déambuler dans le métro. »
Et enfin cette phrase, qui fait taire la salle : « Mais surtout, j’aimerais être éternelle et profiter des instants que nous avons à vivre ensemble… »
Souvenez-vous de ce mot : éternelle. Parce que quatre ans plus tard, jour pour jour ou presque, un communiqué va tomber.
Mars 2014 : la phrase de Paris Match qui sonne comme un avertissement
En mars 2014, elle fait la une de Paris Match pour la sortie d’Une rencontre, film où elle donne la réplique à François Cluzet. Le magazine en profite pour se pencher sur ses amours.

Le portrait dressé par l’hebdomadaire est tendre : « Christophe Lambert est doux, joyeux, intègre. Il l’a fait rire, il sait alléger l’atmosphère de cette grande angoissée. »
Et puis vient sa phrase à elle. Relisez-la lentement : « Au cœur de cette relation, il y a un désir d’équilibre, d’harmonie. Nous sommes moins dans la passion dévorante, plus dans l’accompagnement de l’autre. »
« Moins dans la passion dévorante. » Difficile de faire plus élégant pour dire qu’un feu a baissé d’intensité.
Quatre mois plus tard, le 11 juillet 2014, l’actrice et Christophe Lambert annoncent leur séparation. Sept ans d’histoire, un point final en plein été.
Le grand public encaisse, digère, tourne la page. Il est loin de se douter que dix-huit mois plus tard, une Une de magazine va faire exploser sa vie privée en plein vol.
Janvier 2016 : une Une de « Voici », et la traque commence
Fin janvier 2016, Voici révèle en couverture la liaison de l’actrice avec un chef cuisinier très connu du grand public : Cyril Lignac.
Le détail est savoureux, et Puremédias le raconte bien : l’hebdomadaire publie des photos des deux personnalités entrant et sortant d’un même immeuble. Mais sans jamais réussir à les saisir ensemble sur un seul cliché.
À partir de là, c’est la chasse. Les paparazzi traquent l’un et l’autre pour décrocher LA photo, celle du couple enfin réuni dans le cadre, celle qui se vendra une fortune aux magazines.
L’histoire, elle, durera de janvier à novembre 2016. Dix mois. Dix mois sous objectifs.

Sauf qu’elle n’a jamais été du genre à subir en silence. Et le 1er avril, elle décide de retourner l’arme.
1er avril 2016 : l’arroseur arrosé, filmé depuis sa fenêtre
Cet après-midi-là, elle publie deux vidéos sur ses comptes Twitter et Instagram. La première s’intitule Paparazzi, épisode 1 : l’acharnement.
On l’y voit alpaguer dans la rue deux personnes en planque en bas de son immeuble. Un simple « Excusez-moi », ils se retournent par réflexe — et elle fait un arrêt sur image pour que ses abonnés découvrent leurs visages.
La deuxième vidéo s’appelle Le harcèlement. Elle y sermonne un photographe qui se cache le visage avec la capuche de son sweat : « Bah montrez-vous au moins, ayez le courage de ce que vous êtes ! Pourquoi vous ne voulez pas vous montrer ? »
Le photographe riposte : « Arrêtez de filmer ! » Elle, amusée : « Alors moi je n’ai pas le droit de vous filmer mais vous me filmez autant que vous voulez ? »
Et parce qu’on est le 1er avril, elle prend soin de préciser : « Ce sont de vraies vidéos faites moi-même, avec de vrais paparazzis ! Pas de fiction. »
Ce qu’on savait moins, à l’époque, c’est ce qu’elle venait de traverser six semaines plus tôt. À des centaines de kilomètres de son immeuble parisien.
Février 2016 : un cimetière polonais, et un fils de 20 ans
Le 22 février 2016, elle assiste aux obsèques d’Andrzej Zulawski à Gora Kalwaria, près de Varsovie. À son bras, leur fils Vincent, alors âgé de 20 ans.

L’homme qu’elle a quitté quinze ans plus tôt vient de mourir. Purepeople écrit qu’elle pleure alors celui qui a partagé sa vie pendant plus de dix-sept ans.
Dans un portrait publié le 25 février 2016, Paris Match revient sur cette relation aussi passionnée que tumultueuse. On y apprend un détail qui serre le cœur.
Celle qu’il surnommait affectueusement « Zoska » s’était rendue en Pologne pour tenter de convaincre le père de son fils de se soigner. Peine perdue : selon le traducteur français du réalisateur, cité dans ce portrait, il refusait d’aller à l’hôpital.
Faites le calcul. En février, elle enterre l’homme de ses dix-sept ans. En avril, elle court après des photographes dans la rue pour protéger sa nouvelle histoire.
Deux mois. Le grand écart absolu entre le deuil et la traque. Et une leçon qu’elle n’oubliera plus.
Le producteur discret, et une histoire qui s’éteint sans bruit
En novembre 2016, la relation avec le chef prend fin. Là encore, pas de déballage, pas de règlement de comptes public.
Trois ans plus tard, une nouvelle histoire commence, avec le producteur de théâtre Richard Caillat. Elle est officialisée en juillet 2020, alors qu’elle avait démarré l’année précédente.
Elle s’achève en 2022. Fin d’un cycle de plus de trente-cinq ans de vie amoureuse scrutée, commentée, photographiée.
Un détail qui compte : malgré ces très longues histoires, elle n’a jamais été mariée. Pas une fois.

Et à partir de là, elle verrouille. Sa vie privée devient une forteresse. Ce qu’elle accepte encore de livrer, c’est sa théorie du couple. Pas ses hommes.
Fin 2023 : « J’ai besoin de toujours me sentir libre »
À l’automne 2023, elle triomphe sur les planches des Bouffes Parisiens dans La Note, avec François Berléand. Une pièce sur la longévité d’un couple, jouée à guichets fermés. L’ironie est parfaite.
Interrogée par Paris Match, elle ne dit pas un mot de sa vie privée. Mais elle lâche sa vision des choses : « L’important est d’être attentif à l’autre. Un couple, c’est un travail mais aussi une création. »
Elle poursuit : « Cela demande de la discussion et de temps en temps, des mises au point. Forcément, à un moment donné, on tombe dans l’habitude. »
Puis cette confidence, très simple, très elle : « On essaye tous de comprendre comment faire perdurer notre couple. »
Vient enfin sa ligne rouge, celle qui explique peut-être tout le reste : « J’ai besoin de toujours me sentir libre. Si je n’ai pas ce sentiment-là, ça commence à devenir compliqué. »
Et cette phrase-là, imparable : « Parfois tu penses : « Mon mec il est bien finalement, il est cool, je le garde ». Mais si tu tombes amoureux, alors tu as la force de tout recommencer. »
Tout recommencer, oui. Mais à quel prix ? La réponse, elle l’avait donnée dix ans plus tôt. En une phrase que personne n’attendait.
La confidence de 2013 : ce qu’elle n’a jamais réussi une seule fois

Janvier 2013. Elle reçoit Psychologies Magazine, un titre où l’on parle vrai. On l’interroge sur les ruptures. Elle aurait pu botter en touche. Elle ne l’a pas fait.
« J’aimerais que cela se fasse dans le calme, bien sûr, mais honnêtement, je n’ai pas eu de séparation qui se soit bien passée », confie-t-elle.
Aucune. Pas une seule. Ni les dix-sept ans avec le cinéaste polonais, ni les huit ans avec le producteur américain, ni les sept ans avec l’acteur d’Highlander.
Et elle explique pourquoi, avec des mots que personne n’avait mis là-dessus : « Ça fait trop de mal de se détacher de quelqu’un que l’on a aimé, parce que l’on sent bien que l’on perd une part de soi, ce n’est pas anodin… »
Perdre une part de soi. Voilà ce qu’elle n’a jamais réussi à éviter, pas une seule fois en quarante ans de vie amoureuse.
Celle qu’on décrit comme libre, forte, insaisissable, celle qui court après les paparazzi avec son téléphone, dit exactement le contraire de ce qu’on projette sur elle. Chaque rupture lui a arraché quelque chose.
Sa méthode pour partir : attendre que « la lumière » arrive
Alors elle a appris. Pas à éviter la douleur — elle dit clairement que c’est impossible. Mais à choisir le moment.
Dans ce même entretien, elle explique que le signal, contre toute attente, c’est « la sérénité intérieure ». Pas la colère. Pas le claquement de porte.
Ses mots : « On n’est plus dans la rage ou dans la haine, mais dans une espèce de calme imperturbable, et c’est une évidence. Quand on se retrouve dans cet état-là, on ne peut pas tricher avec soi. »
Elle précise que cela vaut pour toutes les décisions importantes qu’elle a à prendre. Pas seulement les hommes. Tout.
Et elle offre l’image la plus belle de l’entretien : « J’attends que le moment de brouillon passe. Puis, tout doucement, la lumière arrive. Et là, je sais. »
Le brouillon, puis la lumière. Une méthode d’écrivaine — et elle en est une, avec Menteuse en 1996, puis La Souterraine, couronné du prix Marguerite de Navarre en 2024.
Quant au métier d’actrice, elle en connaît le bénéfice caché. « Il n’y a pas que des désavantages à être acteur. On règle aussi, parfois, nos propres problèmes », glissait-elle à Paris Match, en parlant de thérapie.
Ce mercredi 9 septembre, à 22h50 sur Arte, c’est ce chemin-là que raconte Sophie Marceau, à voix haute. Quarante-cinq ans de carrière, et une femme qui, décidément, n’aura jamais laissé personne écrire sa vie à sa place.