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Stéphanie de Monaco humiliée par une strip-teaseuse : le coup monté qui a fait exploser son mariage

Publié par Hannah Maline le 27 Oct 2026 à 9:39
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Une fillette, des briques Lego et un petit mur multicolore qui grandit sous ses doigts. Ce dimanche 25 octobre 2026, c’est la petite-fille de Stéphanie de Monaco qui a fait craquer les admirateurs du Rocher. Sa maman, Marie Ducruet, a partagé une photo de l’enfant, totalement absorbée par sa construction dans un espace de jeux de la Principauté, rapporte Gala.

stephanie de monaco deuil (2)

Une image tendre, presque banale. Sauf que dans cette famille, les photos ont une histoire. La fillette est la fille de Louis Ducruet, le fils de la princesse né de son union avec un certain Daniel Ducruet. Et il y a trente ans, d’autres clichés, beaucoup moins innocents, ont fait voler en éclats le couple de ses grands-parents.

Août 1996 : des photos s’étalent dans la presse italienne. On y voit le mari de la princesse, nu au bord d’une piscine, en compagnie d’une danseuse belge. En quelques semaines, le mariage est mort, et le Rocher tremble sur ses bases.

Sauf que l’histoire est bien plus tordue qu’une simple infidélité surprise au téléobjectif. Derrière ces images, il y avait un plan : un piège tendu, préparé, minuté. Qui l’a monté, et pourquoi ? Accrochez-vous : la réponse a fini devant un tribunal.

Le garde du corps qui n’aurait jamais dû tomber amoureux

Pour comprendre la violence du choc, il faut revenir au tout début. En 1991, Stéphanie de Monaco est une star. Cinq ans plus tôt, son tube Ouragan a squatté le Top 50 pendant près de quatre mois, dont dix semaines à la première place. Elle prépare la promo de son deuxième album, sobrement baptisé Stéphanie.

Le prince Rainier, papa inquiet, refuse de laisser sa fille partir seule. Il lui impose un garde du corps pour la tournée promotionnelle, raconte Paris Match. L’homme s’appelle Daniel Ducruet. Il a le même âge que la princesse, mais il ne vient pas du tout du même monde.

Né à Beausoleil, dans les Alpes-Maritimes, fils d’un ouvrier et d’une mère au foyer, il n’a rien d’un prince charmant de catalogue. Avant d’entrer dans la sécurité, il a été culturiste, vendeur en animalerie et même poissonnier. Puis il intègre la police monégasque, avant d’être affecté au palais.

Le détail qui fait sourire aujourd’hui ? Avant de veiller sur Stéphanie, il avait été chargé de la sécurité du prince Albert. Le voilà propulsé dans l’intimité de la cadette des Grimaldi. Ce qui devait être une mission devient très vite autre chose.

Purepeople s’amuse d’ailleurs du parallèle avec le film Bodyguard, où Kevin Costner protège Whitney Houston avant de succomber. Sauf qu’ici, le scénario est réel, et les conséquences le seront aussi. La princesse et son ange gardien tombent amoureux. Et au palais, personne n’applaudit.

Le calendrier a quelque chose d’ironique. Cette même année 1991, la princesse participe à l’écriture des toutes premières paroles de In the Closet, que Michael Jackson glissera sur son album Dangerous, sous le pseudonyme de « Mystery Girl ». D’un côté, le roi de la pop ; de l’autre, un garde du corps de Beausoleil. C’est le second qui va bouleverser sa vie.

Rainier dit non, la princesse fonce quand même

stephanie de monaco deuil (2)

Le problème, c’est que Daniel Ducruet arrive avec un passé chargé. Il a déjà été marié une première fois, religieusement. Et quand son idylle avec Stéphanie éclate au grand jour, sa compagne de l’époque attend un enfant de lui. Son fils Michaël naît en février 1992.

Héloïse Broseta, journaliste à Paris Match, résume la situation dans Le Podcast royal de BFMTV avec une formule qui claque : « Son ex-compagne et Stéphanie ont donc été enceintes en même temps. » Car le 26 novembre 1992, la princesse donne naissance à Louis. Moins d’un an sépare les deux garçons.

Pour Rainier III, ça fait beaucoup. Trop, même. « Rainier III a vraiment espéré un autre gendre pour sa fille », confie Héloïse Broseta. Et elle enfonce le clou, sans méchanceté mais sans filtre : « Il a quand même été poissonnier avant de rentrer au palais. »

Dans une principauté où le catholicisme est religion d’État, un premier mariage religieux pose un vrai casse-tête. Pas question de passer devant l’autel. Le souverain freine des quatre fers, et sa fille doit patienter. Longtemps.

Le 4 mai 1994, Pauline vient au monde. Deux enfants nés hors mariage dans la famille princière, ça commence à faire désordre. Selon Paris Match, c’est cette naissance qui finit par convaincre Rainier III de donner sa bénédiction. Quatre ans après le début de l’histoire, le feu vert tombe enfin.

Mesurez ce que Stéphanie a misé sur cet homme. Elle a tourné le dos à la chanson pour fonder une famille avec lui, et elle a tenu tête à son propre père pendant des années. Autant dire qu’elle a tout misé sur cette histoire d’amour.

1er juillet 1995 : le conte de fées enfin signé

Le 1er juillet 1995, Stéphanie de Monaco et Daniel Ducruet se disent oui à Monaco. Une cérémonie civile, discrète, sans église. Pas de grand mariage princier à la Grace Kelly, pas de carrosse. Juste deux amoureux qui ont attendu ce moment pendant des années.

Ce mariage change aussi tout pour les enfants. Louis et Pauline, nés avant l’union, sont légitimés par le mariage de leurs parents. Ils entrent ainsi dans l’ordre de succession au trône de Monaco. Un détail juridique, mais qui pèse lourd sur le Rocher.

Le couple se projette. Ensemble, ils investissent dans le Replay Store et le Replay Café, rue Grimaldi, à Monaco. Une boutique de jeans, un café, une vie de famille avec deux bambins. Sur le papier, la princesse a trouvé son équilibre.

Le couple improbable s’affiche désormais au grand jour. L’ancien garde du corps a gagné sa place sur les photos officielles, jusqu’au balcon du palais lors de la fête nationale. Le petit gars de Beausoleil semble avoir réussi l’impossible : se faire accepter chez les Grimaldi.

Seulement voilà. Ce bonheur-là ne va durer que quelques mois. Un an à peine après le mariage, tout va s’effondrer en une poignée de jours. Et le détonateur va venir d’un endroit où personne ne l’attendait : un circuit automobile.

Un été 1996 entre circuits et villas de la Riviera

L’été 1996, Daniel Ducruet le passe en partie sur les circuits. Fin juillet, il participe en Belgique aux 24 Heures de Spa-Francorchamps. C’est là, selon La Revue du Liban, qu’il aurait croisé pour la première fois une jeune femme brune, danseuse de cabaret à Anvers.

Le même magazine assurait à l’époque que des photos prises sur le circuit prouvaient la présence de la jeune femme aux côtés de Daniel Ducruet. Et pas seulement à ses côtés : sa mère, Maguy, se trouvait là elle aussi. De quoi donner à la rencontre un air parfaitement anodin.

La jeune femme s’appelle Fili Houteman. Elle porte un titre qui allait faire couler beaucoup d’encre : Miss Belgique seins nus 1995. Retenez bien ce nom, car quelques jours plus tard, tout bascule.

D’après le récit livré par Daniel Ducruet lui-même, tout se joue le 5 août 1996. Sollicité par une connaissance de son écurie automobile, il accepte de se rendre dans une villa à Villefranche-sur-Mer, rapporte Planet. À l’époque, La Revue du Liban situait le lieu des photos à une quinzaine de kilomètres de la Principauté.

Le décor, Héloïse Broseta le décrit sans détour dans Le Podcast royal : une villa avec piscine, à côté de Monaco. Et elle glisse une phrase, presque en passant, qui en dit long : « Le paparazzi est très bien positionné pour avoir les images du rapport dans son entièreté. »

Très bien positionné : retenez ces trois mots. Car un photographe ne se retrouve pas par hasard pile au bon endroit, au bon moment, avec le bon angle, au bord d’une piscine privée. Quelqu’un savait, quelqu’un avait tout prévu.

Ce que Daniel raconte de cet après-midi maudit

Près de trente ans plus tard, Daniel Ducruet a livré sa version à la télévision italienne. À son arrivée, raconte-t-il, une fille se trouvait dans la piscine avec une amie, et on leur a offert du vin. « Le vin contenait des substances. Tout s’est passé comme on le sait… », a-t-il lâché, cité par Purepeople.

D’après lui, il n’était plus lui-même. « Je me sentais absent », a-t-il ajouté. Planet rapporte qu’il décrit un état second, qui l’aurait rendu totalement vulnérable. Une thèse qu’il défend depuis toujours : il aurait été drogué pour être mis en scène.

Ce qui se passe ensuite au bord de l’eau, les photos le montreront au monde entier. Mais le plus fou, c’est ce que Daniel affirme avoir fait le soir même. Pas de mensonge, pas de dissimulation : il rentre et il avoue tout à sa femme.

« Quand je suis rentré j’ai tout raconté à Stéphanie le soir même », a-t-il confié, selon Planet. La réaction de la princesse ? « Elle s’est mise à pleurer, mais sur le moment, nous n’avons pas parlé de séparation ni de quoi que ce soit d’autre », a-t-il raconté, cité par Purepeople.

Selon Héloïse Broseta, la princesse aurait même entamé une démarche de pardon. Imaginez : un couple blessé mais encore debout, qui tente de digérer une trahison loin des regards. Personne d’autre n’est au courant. Du moins, c’est ce qu’ils croient.

Stéphanie Grimaldi par Daniel Ducruet

Car le téléphone sonne. Une voix anonyme, une phrase glaçante. « Puis j’ai reçu un appel anonyme me disant : « Tu t’es trop amusé, maintenant tu es mort », et c’est là que j’ai réalisé que des photos compromettantes circulaient », a raconté Daniel Ducruet, cité par Purepeople.

Trois jours pour éteindre l’incendie

Des journaux et magazines à scandale étalés sur une table, évoquant la publication des photos dans la presse italienne en août 1996

À cet instant, Daniel Ducruet comprend qu’il n’y aura pas de retour en arrière. Des images existent. Et si elles sortent, ce n’est plus seulement son couple qui est en jeu : tout le palais sera éclaboussé. Il tente alors le tout pour le tout.

Selon Planet, il contacte un journal italien pour racheter les négatifs. Réponse de la rédaction : nous n’avons rien. Trois jours plus tard, les photos sont publiées. Le piège s’est refermé, et cette fois, aucune porte de sortie.

Le 27 août 1996, deux magazines italiens spécialisés dans la jet-set, Gente et Eva Tremila, débarquent en kiosques avec les clichés, selon La Revue du Liban. Le lendemain, plusieurs quotidiens italiens et britanniques s’en emparent à leur tour. La machine médiatique est lancée.

Eva ne fait pas dans la dentelle. En couverture, le magazine titre : « Regardez : Daniel Ducruet trompe Stéphanie de Monaco avec cette belle brune ». À l’intérieur, vingt-six pages. On y voit d’abord Daniel en maillot de bain, puis nu, en train d’embrasser la jeune femme.

Au total, Héloïse Broseta évoque une quarantaine de pages de photos « à caractère pornographique, il n’y a pas d’autre terme pour les qualifier ». La Stampa, La Repubblica, Il Messaggero : selon BFMTV, les grands quotidiens italiens diffusent eux aussi les images. Le scandale fait rapidement le tour de l’Europe.

Et le timing est presque cruel. Selon La Revue du Liban, c’est le jour même où le divorce de Charles et Diana devient officiel que la Principauté est secouée par les rumeurs d’un autre divorce royal. Deux couples, deux maisons princières, une seule semaine noire pour les têtes couronnées.

Le même magazine rapporte que Stéphanie aurait quitté le domicile conjugal un mercredi matin pour rejoindre le palais princier. Le prince Rainier, lui, garde le silence. Tout le monde attend sa réaction. Et elle va tomber comme un couperet.

Le Rocher en état de choc

Pour la princesse, la blessure est double. Il y a la trahison, et il y a l’exposition. « Ce sont des images qui heurtent très profondément Stéphanie », analyse Héloïse Broseta. Voir son intimité conjugale disséquée dans tous les kiosques d’Europe, c’est une torture que peu de gens peuvent imaginer.

La princesse n’en est pourtant pas à sa première épreuve. En 1982, gravement blessée, elle a survécu à l’accident de voiture qui a coûté la vie à sa mère, Grace Kelly. Elle a grandi sous les flashs et connaît le prix de l’exposition. Mais cette fois, c’est son intimité qui est jetée en pâture.

Pour la famille princière, c’est encore autre chose : une affaire d’État. Selon la journaliste de Paris Match, Rainier III est presque obligé de dire à sa fille qu’il ne peut pas continuer à représenter Monaco à ses côtés avec de telles photos étalées dans la presse. Le message est limpide.

Et pourtant, le 30 août 1996, coup de théâtre. Trois jours après la publication, Stéphanie apparaît en public aux côtés de son mari, au Beach Club de Monaco, rapporte La Revue du Liban. Ils déjeunent sous les parasols avec leurs deux enfants et un ami.

Sauver les apparences ou vraies retrouvailles ? La presse de l’époque s’interroge, et ce déjeuner ressemble fort à une tentative de montrer que la famille tient debout. Mais dans les coulisses, la pression ne retombe pas, bien au contraire.

À Paris, le quotidien France-Soir barre sa une d’un titre apocalyptique, selon l’agence AP : « Apocalypse Monaco ». D’après la radio RTL, citée par AP, les photos auraient coûté 200 000 dollars. L’affaire est déjà largement présentée comme un coup monté pour discréditer Daniel Ducruet.

Et ce n’est pas tout. Au plus fort du scandale, une vidéo de 90 minutes de la rencontre aurait été vendue en Italie. Des photos, et maintenant un film. Le mari de la princesse est devenu le héros bien malgré lui d’un feuilleton que toute l’Europe s’arrache.

La fuite au Maroc et la lettre du 16 septembre

Le timing ne pouvait pas être pire. La dynastie Grimaldi s’apprête à fêter, l’année suivante, 700 ans de règne, rappelait l’agence AP en pleine tourmente. Au moment où la famille prépare un anniversaire historique, son nom se retrouve associé à des images qu’on cache aux enfants.

Traqué par les paparazzis, Daniel Ducruet choisit de disparaître. Selon RTL, citée par l’agence AP en septembre 1996, il se serait réfugié au Maroc pour échapper aux photographes. Le garde du corps qui protégeait la princesse doit désormais se cacher lui-même.

Pendant ce temps, à Monaco, la décision est prise. Le 16 septembre 1996, Stéphanie dépose sa demande de divorce. Par la voix de son avocat, elle fait savoir qu’elle compte se séparer de l’homme pour qui elle avait défié son père.

Trois semaines à peine se sont écoulées depuis la sortie des magazines. Trois semaines pour balayer quatre années de combat. Le contraste donne le vertige : il avait fallu deux enfants et des années de patience pour arracher ce mariage, et quelques photos suffisent à le détruire.

Le même mois, Daniel Ducruet sort enfin du silence. Et ce n’est pas un plaidoyer, c’est un effondrement : dans cette déclaration, il ne parle ni de piège ni de drogue. Il endosse tout, publiquement, avec des mots que BFMTV a rappelés des années plus tard.

« Je suis désolé pour tout ce qui est arrivé. Mon erreur m’a détruit. Je suis le coupable et les victimes sont Stéphanie et mes enfants, que j’ai trahis. Je me sens perdu, je ne sais pas qui je suis ni qui sont mes amis », avait-il reconnu.

Le coup de grâce signé Paris Match

Alors que le divorce n’est même pas encore prononcé, une nouvelle bombe explose. Le jeudi qui précède le jugement, Paris Match publie des photos de Daniel Ducruet avec une autre femme, présentée seulement sous le prénom de Valérie, monitrice de ski nautique, selon les dépêches de l’époque.

Une deuxième femme. Comme si le destin avait voulu s’assurer qu’aucune réconciliation ne serait possible. Pour ceux qui voulaient croire à un pauvre mari piégé une seule fois, la pilule devient très difficile à avaler.

Le lendemain, vendredi 4 octobre 1996, un tribunal de Monaco prononce le divorce, annonce le cabinet de l’avocat parisien de la princesse, Thierry Lacoste. Un divorce express, à peine plus d’un an après le mariage. L’histoire d’amour qui avait défié un prince est enterrée.

Dans la foulée, Stéphanie rachète la part de son ex-mari dans le Replay de la rue Grimaldi. Elle reprend la main sur ce qu’ils avaient bâti à deux. Selon le magazine américain Salon, Daniel Ducruet aurait même été banni de Monaco par le prince Rainier.

Des années plus tard, le journaliste Pierre De Vuyst résumait l’affaire sur le site de RTL, cité par Paris Match Belgique : « Cette affaire va faire les choux gras de la presse mondiale et cela va se conclure par un divorce fracassant ». Fracassant : le mot est presque faible.

L’ancien poissonnier devenu gendre du prince se retrouve à la case départ. Plus de femme, plus de palais. Mais une notoriété mondiale dont il ne sait pas encore quoi faire. Pour la princesse, le bilan est d’une brutalité absolue.

« Les photos constituent malgré tout une humiliation absolument terrible pour elle. Elle divorce. Il y aura plusieurs retours de flamme avec Daniel Ducruet, mais on ne les reverra plus ensemble autrement que pour leurs enfants », résume Héloïse Broseta. Reste une question qui hante l’affaire : qui a voulu tout ça ?

Drogué ou consentant ? Les versions qui ne collent pas

Une piscine déserte au crépuscule et un téléobjectif dissimulé derrière les palmiers, symbole du piège photographique tendu en 1996

Daniel Ducruet porte l’affaire devant les tribunaux. Sa ligne de défense : il a été piégé et drogué. Il le raconte aussi dans un livre, Lettre à Stéphanie, paru en 1997, une tentative d’explication qui visait, selon Purepeople, à sauver son mariage.

Le problème, c’est que son récit a varié, souligne Héloïse Broseta. D’abord, c’était le paparazzi. Ensuite, on lui aurait mis quelque chose dans le champagne et il ne s’était jamais senti aussi bizarre. Enfin, il aurait trompé Stéphanie avec son corps, et non avec son cœur.

Le magazine Salon, qui a suivi le procès, rapporte une autre bizarrerie. Lors d’une première audience, Daniel Ducruet aurait affirmé que la danseuse lui avait servi de l’alcool contenant ce qu’il pensait être de l’ecstasy. Lors de l’audience finale, l’explication change du tout au tout.

Daniel Ducruet

Selon Salon, il aurait alors expliqué s’être rendu à la villa parce qu’il pensait que la jeune femme se sentait seule et avait besoin de conseils pour conduire dans la région. Des conseils de conduite, au bord d’une piscine. Le magazine américain ne cache pas son scepticisme.

Héloïse Broseta, elle, nuance : affirmer qu’il a été drogué, c’est « un peu plus compliqué ». Mais elle ne balaie pas pour autant l’idée d’une manipulation. Car à ses yeux, une chose est sûre : ce jour-là, rien n’avait été laissé au hasard.

« On a quand même du mal à l’imaginer autrement que consentant, même si la mise en scène avait bel et bien été préparée à l’avance », tranche la journaliste. Une mise en scène préparée à l’avance. Mais par qui ? Et la danseuse était-elle complice ou simple pion ?

La danseuse belge sort enfin de l’ombre

Dès 1996, la presse se posait la question. Sous une photo de la jeune femme, La Revue du Liban s’interrogeait noir sur blanc : avait-elle piégé Daniel Ducruet ? Une question restée sans réponse claire pendant des années.

Pendant longtemps, Fili Houteman se tait. Puis, le 9 décembre 2012, elle livre un long témoignage dans l’émission belge Les Orages de la vie, sur RTL TVI, rapporte Purepeople. Seize ans après le scandale, celle qu’on a présentée comme l’appât raconte enfin sa version.

Et elle contredit frontalement l’ex-mari de la princesse. Selon Purepeople, elle en est certaine : elle n’était pas l’instrument d’un coup monté motivé par l’appât du gain, comme certains l’ont supposé, à commencer par Daniel Ducruet lui-même. Elle se présente comme une victime.

Elle raconte aussi une scène folle : une émission allemande aurait tenté de les réunir sur un plateau. « Ducruet il se lève, il s’en va et il casse tout dans sa loge », a-t-elle affirmé. Ce qu’elle voulait lui dire ? « Je suis tout à fait victime comme toi dans cette histoire-là. »

Le scandale a aussi bouleversé sa vie à elle. « J’ai vécu pendant plusieurs mois à la maison avec quelqu’un qui était armé », a-t-elle confié. Elle évoque aussi le tribunal, et se défend : « Je n’ai rien fait de mal, j’ai eu une relation avec un homme, marié certes, mais il n’y avait pas de loi contre ça. »

Elle se décrit comme « juste une petite fille qui est perdue dans toute cette merde et cette pagaille médiatique ». Sur son site officiel, elle a même ouvert sa biographie sur ce scandale fondateur : « Il y a quinze ans, mon nom est synonyme de scandale. » Elle raconte s’être reconstruite à Bruxelles, grâce à la peinture.

Reste ce regret, lâché face caméra : « C’est même pas que je lui en veuille, c’est que je regrette parce que pour ce que c’était, franchement, c’est cher payé. » Cher payé. Mais si elle n’était qu’une victime, alors qui avait organisé la scène ?

Daniel Ducruet, la guerre contre les paparazzis

De son côté, l’ex-mari de la princesse tente de se réinventer. Il se lance dans la chanson, avec des singles produits par Orlando et deux albums, Pourquoi pas et Jamais personne, rappelle Paris Match Belgique. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous.

Il se tourne alors vers la télé-réalité. En 2004, il participe à La Fattoria, la version italienne de La Ferme Célébrités. En 2005, le public français le retrouve dans la saison 2 sur TF1. Il y est obligé de démentir des rumeurs de romance avec Nathalie Marquay, selon Paris Match Belgique.

Et il va loin. En demi-finale, il recueille 32 % des suffrages et se qualifie pour la finale face à Jordy, rapporte La DH. Il termine finalement deuxième. L’homme qui fuyait les objectifs est devenu un candidat de prime time.

Mais sa rancœur envers les photographes ne s’éteint pas. En octobre 2007, sur le plateau de Ça se discute, l’émission de Jean-Luc Delarue, consacrée ce soir-là au harcèlement des célébrités par les paparazzis, une violente bagarre éclate. Face à lui : le paparazzo Jean-Claude Elfassi, raconte le JDD.

Tout part d’un nom. Elfassi l’appelle « Ducruet » et, selon la version du photographe, l’intéressé aurait rétorqué : « Monsieur Ducruet, connard ». Les deux hommes en viennent aux mains, au point que la sécurité doit intervenir. Selon le JDD, ils seraient même tombés sur les genoux de Laurence Boccolini.

L’animatrice prend la défense de Daniel Ducruet : selon elle, le photographe a été « odieux », et « l’autre s’est fait avoir par cette provocation bête et méchante ». Elfassi dément toute provocation et assure que son adversaire est « obligé de faire scandale, sinon il n’intéresse personne ». Selon Paris Match Belgique, Daniel accuse alors la presse people d’avoir causé son divorce.

Trente ans après, il rouvre le dossier

Le 29 octobre 2025, Daniel Ducruet est l’invité de La Volta Buona, sur la Rai, face à l’animatrice Caterina Balivo. Près de trois décennies après les faits, il revient sur l’après-midi qui a brisé sa vie. Et il ne mâche pas ses mots.

« J’ai été victime d’une machination », clame-t-il, selon Blick. Il détaille la scène à sa façon : « Il y avait des substances illicites dans le vin, un paparazzi prêt à dégainer, et vous connaissez la suite. » Pour lui, c’était une « pure mise en scène », rapporte Planet.

Ce qui le pousse à parler encore et toujours, ce sont ses enfants. « Il était important pour moi de clarifier les circonstances, car raconter mon histoire à mes enfants ne suffisait pas », a-t-il confié, cité par Purepeople. Il ne veut pas rester dans les mémoires comme le mari volage, et rien d’autre.

Il a aussi lâché cette phrase, pleine d’amertume : « Peut-être que Stéphanie et moi aurions divorcé malgré tout […] mais à ce moment-là nous étions amoureux et l’histoire n’était pas censée se terminer comme ça », selon Planet. Un regret qui résonne encore, trente ans plus tard.

Mais sa vraie quête, c’était la reconnaissance. « Je voulais que la loi le fasse, qu’elle dise : « Oui, c’est vrai, tu es tombé dans un piège. Tu n’es pas seulement le mari qui a trompé sa femme, mais il y avait une raison » », a-t-il expliqué. Or cette réponse, la justice l’avait déjà donnée.

Car bien avant ses confidences à la télé italienne, l’affaire avait atterri devant le tribunal correctionnel de Nice. Et ce que les juges ont mis au jour dépasse la simple histoire d’un mari infidèle. Un homme se cachait derrière tout ça. Voici son nom.

L’homme qui tenait l’appareil… et les ficelles

Une salle d'audience vide du tribunal, où l'affaire du coup monté a fini par être jugée

Il s’appelle Stéphane de Lisiecki. C’est un photographe bruxellois, une connaissance de Fili Houteman. Selon Salon, c’est lui qui aurait été le cerveau de l’opération, en organisant la rencontre entre la danseuse et Daniel Ducruet dans la villa de Villefranche. Un piège signé par un paparazzi belge.

Le dispositif fait froid dans le dos. Toujours selon Salon, un jeune assistant photo, Yves Hoogewys, était posté dans les buissons près de la piscine, armé d’appareils chargés et vêtu d’une tenue de camouflage militaire. D’après Le Temps, cité par Paris Match Belgique, cet assistant était un ami de Fili.

En 2000, le tribunal correctionnel de Nice retient l’atteinte à l’intimité de la vie privée. Fili Houteman écope de six mois de prison avec sursis pour complicité. L’assistant est lui aussi condamné à de la prison avec sursis. Selon Purepeople, les trois condamnés doivent verser 21 500 euros.

Et l’organisateur ? « Le photographe Stéphane de Lisiecki, auteur du complot, écope, lui, d’un an avec sursis pour atteinte à l’intimité et à la vie privée », écrivait Le Temps en avril 2000, cité par Paris Match Belgique. Selon Planet, il aurait empoché près de 430 000 euros grâce à ses clichés.

À l’audience, selon Salon, le procureur a décrit un piège aux motivations purement financières. L’avocat de Daniel Ducruet a qualifié le photographe de pornographe et de proxénète, tandis que sa défense parlait non d’un complot, mais d’une occasion incroyable. Héloïse Broseta résume : « La strip-teaseuse a été embauchée spécialement pour ça. »

Ce que le Rocher a gardé de ce scandale

Le coup monté était donc bien réel. Mais il n’y aura jamais de condamnation liée au rapport sexuel lui-même, précise Héloïse Broseta : la justice a sanctionné le vol d’intimité, pas l’infidélité. Et pour Planet, une question reste en suspens : qui, au-dessus des exécutants, a vraiment tiré les ficelles ?

Stéphanie, elle, a refait sa vie. Le 15 juillet 1998 naît Camille Gottlieb, sa fille issue de sa relation avec Jean-Raymond Gottlieb, un autre de ses anciens gardes du corps. Puis viendront le cirque, Franco Knie, et un second mariage en 2003 avec l’acrobate Adans Lopez Peres.

Daniel Ducruet a lui aussi tourné la page : il est marié depuis 2018 à Kelly Marie Lancien, avec qui il a eu une fille. Et le lien avec le Rocher n’a jamais été rompu puisque, selon Héloïse Broseta, son fils aîné Michaël est aujourd’hui carabinier du Prince.

Le plus beau pied de nez au scandale date du 7 septembre 2024, jour du baptême de la fille aînée de Louis. Sur une photo partagée par Pauline sur ses réseaux, on la voit poser entre ses deux parents, Stéphanie et Daniel, rapporte Purepeople. Des photos avaient brisé ce couple ; une autre les montre côte à côte, presque trente ans plus tard.

Et ce dimanche, c’est un simple mur de Lego qui a fait parler du Rocher, une photo sans aucun piège. Daniel Ducruet, lui, continue de répéter qu’il est tombé dans un guet-apens. Sur ce point au moins, la justice lui a donné raison : en août 1996, quelqu’un avait tout organisé.

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