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« Tirée par la natte » : Gwendal Peizerat lève le voile sur le calvaire de Surya Bonaly

Publié par Hannah le 20 Sep 2026 à 15:20

Surya Bonaly vient de perdre Suzanne, sa mère adoptive, emportée par un triple cancer après plusieurs mois de lutte. Un hommage bouleversant de Philippe Candeloro a suivi la nouvelle, ravivant l’émotion autour de la championne. Mais quelques jours plus tôt, d’anciennes déclarations de Gwendal Peizerat sur les méthodes d’entraînement de la patineuse avaient déjà refait surface, jetant une lumière crue sur son enfance.

Surya Bonaly, ex-championne de patinage français, en portrait (exil aux États-Unis)

Une mère devenue entraîneuse, un parcours hors norme

Avant les podiums, il y a eu une bergerie rénovée à une vingtaine de kilomètres de Nice. C’est là que Surya Bonaly a grandi, scolarisée à domicile, multipliant les disciplines sportives avant que le patinage artistique ne bouleverse tout. Sa trajectoire, aussi fulgurante qu’atypique, rappelle à quel point certains parcours de champions se construisent loin des radars, un peu comme ces vérités que les célébrités mettent des années à révéler.

Quand la famille déménage à Paris pour soutenir ses ambitions, Suzanne Bonaly ne se contente plus d’être la mère : elle devient l’entraîneuse. Une double casquette qui va structurer toute la relation mère-fille autour des exigences implacables du haut niveau.

Neuf titres de championne de France, cinq titres européens : le palmarès est impressionnant, mais il cache une intensité d’entraînement rarement racontée avec autant de précision que ce que va livrer, quelques années plus tard, un autre médaillé olympique du patinage.

Un silence qui, comme souvent dans le sport de haut niveau, en dit parfois plus long que les confidences les plus intimes des familles de stars.

Les mots crus de Gwendal Peizerat sur l’encadrement de Surya

C’est en 2020, sur CNews, que Gwendal Peizerat lâche une bombe restée longtemps dans l’ombre. Le champion olympique évoque des violences dans le monde du patinage, insistant sur un point rarement abordé : les entraîneures féminines aussi peuvent être brutales. « On parle des entraîneurs masculins mais les entraîneures féminines peuvent faire autant de violences », déclare-t-il alors, sans détour.

Puis vient le passage qui glace : Peizerat évoque directement l’encadrement de Surya Bonaly. « Tirer par la natte pour l’emmener dans les vestiaires, lui jeter des protège-lames à la figure…

» Des mots choc, présentés comme des pratiques connues dans le milieu à l’époque, un peu à l’image de ces révélations tardives qui bousculent l’image publique d’une carrière. Mais la patineuse elle-même n’a jamais confirmé ces accusations publiquement, laissant planer un flou que personne n’a jamais totalement levé.

Patins usés et protège-lames posés sur un banc

Une relation complexe que la disparition de Suzanne réinterroge

Comme souvent quand la maladie frappe une figure publique, la disparition de Suzanne Bonaly relance des questions restées en suspens. Face aux propos de Peizerat, Philippe Candeloro a apporté une nuance de taille : mère et fille ont continué à vivre ensemble bien après la fin de la carrière sportive, notamment à Las Vegas. Une cohabitation prolongée qui ne permet toutefois pas, à elle seule, de trancher sur la nature réelle de leur lien.

Le président de la Fédération Française des Sports de Glace a préféré, le 17 septembre, saluer le rôle essentiel de Suzanne dans le parcours de Surya. « Suzanne a occupé une place essentielle dans la vie et dans le parcours exceptionnel de Surya », a-t-il écrit, promettant à son amie que la Fédération resterait sa maison, quoi qu’il arrive.

Entre les mots de Candeloro et ceux de Peizerat, deux lectures d’une même histoire coexistent sans jamais totalement se rejoindre. En juillet dernier déjà, Surya Bonaly avait partagé une photo prise à l’hôpital du Minnesota, remerciant les infirmières qui accompagnaient sa mère jusqu’au bout, dans un geste de reconnaissance qui tranche avec les zones d’ombre du passé.

Entre hommage sincère et révélations dérangeantes, l’histoire de Surya Bonaly et de sa mère résiste à toute conclusion simple. Certaines relations, même les plus scrutées, gardent toujours une part de mystère que seules les personnes concernées détiennent vraiment.

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