Villepin, 6 millions d’euros et l’ancien hôtel particulier d’un coiffeur que toute la France connaît
À 72 ans, Dominique de Villepin n’a jamais vraiment quitté la scène. Entre ses prises de position politiques remarquées et son goût affiché pour les belles choses, l’ancien Premier ministre cultive une image à part. Et cette image, elle se lit aussi dans les pierres.

Car derrière la façade discrète d’un hôtel particulier parisien se cache une histoire immobilière que peu connaissent, et un ancien propriétaire que tout le monde a un jour croisé, au moins à la télévision.
Une demeure à 6 millions d’euros avenue Foch
C’est dans le très chic 16e arrondissement de Paris que Dominique de Villepin a posé ses valises il y a environ trois ans. L’adresse : avenue Foch, l’une des plus prestigieuses de la capitale. Le montant de la transaction : près de 6 millions d’euros. Un investissement colossal, mais cohérent avec le parcours d’un homme qui n’a jamais caché son attrait pour l’immobilier de prestige.
Ce n’était d’ailleurs pas sa première acquisition marquante. Avant l’avenue Foch, l’ancien chef du gouvernement avait déjà mis la main sur l’ancien hôtel particulier de Sarah Bernhardt, dans le 17e arrondissement, pour environ 3,5 millions d’euros.
Une trajectoire patrimoniale qui tranche avec l’image d’un simple homme politique retiré des affaires. D’ailleurs, la demeure abrite aussi les bureaux de sa société de conseil, Villepin International, preuve que les lieux ne sont pas qu’un simple pied-à-terre. Reste une question : à qui appartenait cet hôtel particulier avant lui ?
La réponse tient du clin d’œil people inattendu.
L’ancien propriétaire ? Un coiffeur que toute la France a connu
Avant de devenir la résidence de Dominique de Villepin, cet hôtel particulier appartenait à nul autre que Jacques Dessange, le célèbre coiffeur dont le nom a longtemps figuré sur les devantures de salons partout en France. Un patronyme familier, presque intime, pour des générations de Français qui ont un jour poussé la porte d’un de ses établissements.
Le contraste est saisissant : d’un empire capillaire populaire, la demeure est passée entre les mains d’un diplomate devenu homme d’affaires, féru d’art contemporain. Car une fois la transaction actée, Villepin a transformé les lieux en véritable écrin artistique.
Les murs accueillent désormais des œuvres de Nicolas de Staël, Pierre Soulages ou Zao Wou-Ki, complétées par des sculptures et masques africains accumulés au fil des décennies. Un ami de longue date, l’ancien ambassadeur Philippe Faure, décrit l’endroit comme « un refuge d’art et de silence ».
Un autre proche, également passé par le Quai d’Orsay, aurait résumé : « C’est si beau qu’on a du mal à se concentrer ». Mais l’histoire de cette maison ne s’arrête pas à ses murs. Elle raconte aussi une vie de famille, et un possible retour sur le devant de la scène.

Une vie de famille, et un retour politique en filigrane
Dans cet écrin familial, Dominique de Villepin vit avec sa fille aînée Marie, 37 ans, avec laquelle il entretient une relation fusionnelle. Le duo apparaît régulièrement à la télévision, notamment sur le plateau de Quotidien en novembre 2023, où leur complicité avait frappé les téléspectateurs. Certains proches parlent même d’une véritable « osmose » entre le père et la fille.
Cette réussite financière, Villepin ne la doit à aucun héritage. Après son départ de Matignon en 2007, il fonde en 2009 sa propre structure de conseil international, qui génère rapidement plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est cette activité, et non une fortune familiale, qui a financé ses acquisitions immobilières de prestige.
Et si l’histoire n’était pas finie ? Interrogé le 18 juin dernier par BFM Marseille Provence sur une possible candidature à la présidentielle de 2027, l’ancien Premier ministre n’a fermé aucune porte : « La réponse viendra le moment venu.
Je n’exclus rien », a-t-il glissé, avant d’ajouter être « tout à fait désireux d’être aux avant-postes de ce combat ». Un nouvel essai, Le Pouvoir de dire non, doit sortir le 25 août chez Flammarion. De quoi entretenir un peu plus les spéculations autour d’un retour au premier plan.
D’un salon de coiffure populaire à un salon d’art contemporain, cette demeure de l’avenue Foch résume à elle seule la trajectoire singulière de son propriétaire. Reste à savoir si, en 2027, cette adresse deviendra le point de départ d’un nouveau chapitre politique, ou simplement celle d’une retraite dorée entourée d’œuvres d’art.