« Repose en paix » : Rayan Cherki bouleversé par la mort de l’influenceur Yacine Kafu, 32 ans

Il faisait rire des dizaines de milliers de personnes chaque semaine, avec ses vidéos sur le foot et son humour taquin. Ce dimanche 5 juillet, la nouvelle est tombée comme un couperet sur les réseaux sociaux. Yacine Kafu, alias Kafudlanight, s’est éteint à seulement 32 ans, laissant sa famille et sa communauté sous le choc. Retour sur un hommage collectif rare, venu jusque des vestiaires de l’équipe de France.
Qui était Yacine Kafu, ce visage familier des supporters de l’OL
À Lyon, tout le monde ou presque connaissait sa silhouette : maillot de l’Olympique lyonnais sur le dos, lunettes de soleil vissées sur le nez, et une répartie qui faisait mouche à chaque publication. Yacine Kafu avait construit, vidéo après vidéo, une communauté fidèle et engagée sur les réseaux sociaux.
Le chiffre donne le vertige pour un créateur de contenu resté relativement discret médiatiquement : près de 130 000 abonnés sur TikTok, et plus de 19 000 sur Instagram. Son terrain de jeu favori ? L’actualité sportive, décryptée avec un ton unique, mélange d’ironie et de tendresse pour son club de cœur.
Ces dernières semaines, il vivait au rythme de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, enchaînant les vidéos humoristiques au fil des matchs des Bleus. Sa toute dernière publication, mise en ligne le samedi 4 juillet, revenait sur la victoire explosive de la France face au Paraguay. Rien, absolument rien, ne laissait présager la tragédie qui allait suivre quelques heures plus tard, à mille lieues des terrains de jeu habituels de ses vidéos.
L’hommage déchirant d’une famille encore sous le choc
C’est sur son propre compte Instagram que les proches de Yacine Kafu ont annoncé la nouvelle, ce dimanche. Le message, accompagné d’une photo et de ses dates de naissance et de décès, est d’une pudeur bouleversante. « Tu étais bien plus qu’un frère, qu’un fils, qu’un oncle ou qu’un beau-frère », peut-on lire. « Tu étais un pilier de notre famille. »
La famille évoque un vide immense, presque impossible à combler : « Nous avons encore du mal à croire que tu es parti. Une partie de nous espère encore se réveiller demain et te retrouver, entendre ta voix, ton rire. » Des mots qui résonnent comme un cri, loin des préoccupations du quotidien qui semblent bien dérisoires face à un tel drame.
Le message se conclut sur une déclaration d’amour sans détour : « Nous t’aimons infiniment. Repose en paix, Yacine. » À l’heure actuelle, les causes exactes de son décès n’ont pas été communiquées par son entourage, qui a préféré se concentrer sur cet hommage intime et pudique.

Rayan Cherki et toute une communauté unis dans le deuil
Depuis les États-Unis, où il dispute justement la Coupe du monde avec les Bleus, le footballeur Rayan Cherki n’a pas tardé à réagir. Un message sobre, mais chargé d’émotion : « Repose en paix. » Une réaction qui a immédiatement circulé, tant elle symbolise le lien tissé entre le monde du football et celui des créateurs de contenu qui le célèbrent au quotidien.
D’autres personnalités lyonnaises ont suivi. Le rappeur L’Allemand a réagi à son tour, tout comme Mokobé du groupe 113, qui a livré un témoignage touchant : « Je ne t’ai pas connu physiquement, mais j’aimais beaucoup regarder tes vidéos (…) j’appréciais sincèrement ton rire, ton énergie et ton ironie. » Le vidéaste Mohamed Henni, dont Yacine Kafu était surnommé le « sosie », a lui aussi confié avoir « le cœur brisé ».
Les anonymes n’ont pas été en reste, inondant les commentaires de messages de tristesse : « 32 ans, c’est bien trop jeune », pouvait-on lire, ou encore « J’adorais ces sketchs, ce mec était hilarant ». Un déferlement d’émotion qui rappelle, tristement, la disparition il y a moins d’un an d’un autre visage bien connu des supporters lyonnais, l’influenceur Mehdi Bassit, alias Mehdi Saucisson.
Une communauté entière se retrouve aujourd’hui orpheline d’un rire et d’une énergie qui rythmaient ses samedis de foot. Reste une question, aussi simple que cruelle : combien de temps encore ces disparitions brutales de jeunes créateurs devront-elles se répéter avant qu’on ne s’interroge sur ce qui se joue derrière l’écran ?