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« On me dit ça sur un répondeur » : Yanis Marshall raconte l’annonce glaçante de sa séropositivité

Publié par Hannah le 19 Sep 2026 à 11:33

Un message vocal qui change une vie. C’est ce qu’a vécu Yanis Marshall, ancien professeur de danse de la Star Academy, il y a onze ans. Le danseur vient de raconter dans un podcast la façon brutale dont il a découvert sa séropositivité. Une histoire qu’il n’avait jamais détaillée publiquement jusqu’ici, et dont chaque détail fait froid dans le dos.

yanis marshall jour failli mourir avion

Une révélation publique qui brise un tabou

Le 31 août 2026, Yanis Marshall a choisi de rendre publique sa séropositivité, une annonce forte dans le paysage médiatique français. Il refuse le statut de victime et préfère se définir comme un « survivant », loin des clichés encore attachés au VIH.

Pour lui, ce diagnostic n’est en rien une sentence : « Être séropositif, ce n’est pas être condamné ni brisé », a-t-il affirmé, insistant sur la possibilité de « vivre, aimer, briller, créer, réussir, autrement, mais pleinement ». Cette prise de parole s’accompagne d’un projet plus large : un livre autobiographique intitulé Je vous conseille de ne pas le dire, attendu en novembre 2026. Une manière de sensibiliser un public souvent mal informé sur les réalités du virus aujourd’hui.

Mais c’est dans le podcast En vrai, diffusé le 16 septembre 2026, que le danseur est revenu en détail sur le moment précis où sa vie a basculé, à l’âge de 20 ans.

Le dépistage, le faux espoir, puis le choc du répondeur

Tout commence après un voyage au Brésil. Yanis Marshall se décrit alors comme « très actif sexuellement parlant », avec une « inconscience totale du danger ». C’est son meilleur ami qui le pousse à se faire dépister.

Premier test : négatif. Un soulagement immense, presque une « deuxième chance » selon ses propres mots. « Je me fais tester. Je panique. Je suis persuadé que j’ai un truc. Je le sens… Et finalement, j’ai le retour de mes examens et en fait, rien. Tout est négatif », confie-t-il dans le podcast.

Mais quelques semaines plus tard, après le délai réglementaire, la vérité rattrape le jeune danseur. Le résultat, cette fois, est positif. Et l’annonce ne vient ni d’un médecin, ni d’un rendez-vous en cabinet. Elle vient d’un répondeur téléphonique.

« Bonjour Monsieur Marshall, tous les résultats sont positifs, il faut aller en urgence à l’hôpital », dit le message, qu’il cite mot pour mot des années plus tard. « Là où je m’y attends le moins, on m’appelle et en plus, on me dit ça sur un répondeur.

Ce qui est complètement illégal à l’époque », déplore-t-il.

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Onze ans plus tard, un virus « endormi » et presque oublié

Ce genre de choc laisse des traces immédiates. À l’écoute du message, Yanis Marshall fond en larmes et pense immédiatement à la mort. « Je pleure, et je me dis que je vais mourir. Mais je n’en ai pas envie.

Ce qui me vient, c’est Tom Hanks dans le film Philadelphia et le mot Sida. Surtout que pour moi, à l’époque, être malade, ça se voyait », raconte-t-il, révélant l’ignorance totale dans laquelle il se trouvait alors face aux traitements existants.

Onze ans plus tard, le tableau est radicalement différent. Grâce aux avancées médicales qui rendent le virus indétectable et intransmissible sous traitement, le danseur décrit aujourd’hui le VIH comme « un virus qui est endormi en moi, que je ne ressens jamais, qui n’existe même pas pour moi ».

Son traitement se résume désormais à quatre cachets par semaine, une routine tellement intégrée qu’il lui arrive d’oublier son statut, sans jamais oublier de se soigner. « J’en suis arrivé à un stade où parfois, j’oublie mon traitement. Pas j’oublie de le prendre, mais j’oublie tellement ce n’est pas un problème », conclut-il, preuve que le regard sur cette maladie a, lui aussi, profondément évolué.

Onze ans après un répondeur glaçant, Yanis Marshall transforme sa peur en message d’espoir pour des milliers de personnes concernées. Une leçon simple : le VIH d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’hier. Et vous, connaissiez-vous les progrès réalisés sur le traitement de ce virus ?

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