47 % des Français misent sur lui : Jordan Bardella atteint un record que personne n’avait vu venir
À moins d’un an des premiers préparatifs de la présidentielle 2027, un nouveau baromètre rebat les cartes. Le paysage politique français n’a jamais semblé aussi déséquilibré. Et le chiffre qui fait parler tout le monde tient en deux lettres : 47 %.

84 % des Français pensent que « ça va plus mal » : le terreau d’une bascule politique
Le constat est brutal. Selon le baromètre Verian pour Le Figaro Magazine, 84 % des Français estiment que les choses ont tendance à se dégrader dans le pays. Seuls 12 % voient une amélioration. Un pessimisme massif, rarement observé à ce niveau.
Emmanuel Macron reste englué à 19 % de confiance, contre 77 % de défiance. Neuf ans après son arrivée à l’Élysée, la marque s’est vidée de sa substance. Même parmi les sympathisants Renaissance, six électeurs sur dix jugent que la situation se dégrade. L’usure du pouvoir n’épargne personne.
Sébastien Lecornu ne fait pas mieux. Avec 22 % de confiance et 67 % de défiance, le Premier ministre recule encore d’un point. La majorité présidentielle souffre d’un déficit d’adhésion que rien ne semble pouvoir combler. L’avenir politique après 2027 se dessine déjà sans eux.
C’est dans ce contexte de rejet généralisé qu’un homme tire son épingle du jeu. Et pas n’importe comment.
Jordan Bardella à 47 % : un niveau jamais atteint depuis la création du baromètre
Jordan Bardella vient de franchir un cap symbolique. Avec 47 % des Français souhaitant lui voir jouer un rôle important dans les années à venir, le président du Rassemblement national gagne six points en trois mois. C’est son plus haut niveau historique.
Il devance désormais largement Marine Le Pen, qui progresse elle aussi à 40 %. Ensemble, les deux figures du RN occupent les deux premières places du classement. Derrière eux, Édouard Philippe tient la troisième marche avec 29 %, mais perd deux points. Gabriel Attal stagne à 28 %.
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La dynamique ne se limite pas au duo de tête. Marion Maréchal grimpe à 27 %, Éric Ciotti gagne trois points, Sarah Knafo atteint 10 % — devant plusieurs ministres en exercice. Le RN bénéficie aussi de la meilleure image parmi les partis : 41 % de bonnes opinions, en hausse de trois points. Aucune autre formation ne dépasse les 25 %. Même François Hollande et ses ambitions ne parviennent pas à inverser la tendance à gauche.
Mais si la droite nationale domine, que reste-t-il en face ?

La gauche à 10 % maximum : une fragmentation qui profite à la droite nationale
Les tentatives de rassemblement ne changent rien au constat. À gauche, le plafond de verre est devenu un mur. Raphaël Glucksmann plafonne à 10 %. Jean-Luc Mélenchon et François Hollande stagnent à 8 %. François Ruffin ferme la marche à 7 %.
Aucune figure ne parvient à incarner une alternative crédible à l’échelle nationale. La fragmentation est totale. Pendant ce temps, la droite classique en profite aussi : Bruno Retailleau s’installe à 24 %, Laurent Wauquiez à 22 %, François-Xavier Bellamy à 20 %.
Le tableau est limpide. Plus de huit Français sur dix considèrent que le pays va dans la mauvaise direction. Dans ce désert de confiance, les figures de droite et de droite nationale raflent la mise. Le bloc central s’assèche, la gauche s’éparpille, et le RN engrange sans forcer. Les violences urbaines après la victoire du PSG ont encore accentué la polarisation.
Jordan Bardella à 47 %, Macron à 19 %, la gauche sous les 10 % : la France de 2026 a déjà choisi ses camps. Reste une question que ce sondage ne tranche pas — celle qui obsède tous les états-majors. À droite, qui sera le candidat face à Bardella au premier tour ? La réponse pourrait changer l’issue de tout le scrutin.