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Emmanuel Macron : la vérité sur ses habitudes secrètes à l’Élysée enfin révélée

Publié par Elodie le 06 Août 2026 à 19:04
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Il y a des enquêtes qui parlent de budget, de retraites, de dissolution. Et puis il y a celle-là. Celle qui s’intéresse à ce que personne n’ose demander : à quoi ça sent, le pouvoir ?

emmanuel macron cote popularité augmenteee - copie

Le Point vient de publier une plongée dans les coulisses olfactives de la République. Un angle improbable, presque potache sur le papier. Sauf que ce qui en sort dessine le portrait le plus intime jamais brossé du huitième président de la Ve République.

Et ce portrait ne ressemble pas du tout à celui qu’on croyait connaître. Le président sportif, discipliné, presque monacal ? Il existe. Mais il a un double. Un autre Macron, qui n’apparaît qu’après 23 heures, quand les caméras sont parties.

Ce qui suit va vous surprendre. Surtout la dernière partie, celle où une personne bien précise quitte systématiquement la pièce.

Le président qui voulait sentir bon (et ce que ça cachait)

Reprenons au commencement. Mai 2017. Un homme de 39 ans monte les marches de l’Élysée sous les flashs. Il est le plus jeune président de l’histoire de la République française.

Tout, chez lui, est calibré. La démarche. Le costume ajusté. La coupe de cheveux. Le sourire qu’il dose à la seconde près. Une génération de communicants a analysé chaque micro-geste de cette journée-là.

Mais un détail a échappé à tout le monde. Un détail que seuls ses collaborateurs les plus proches ont remarqué, dès les toutes premières semaines.

Ce détail, ce n’était ni un tic ni une manie de campagne. C’était une obsession. Une vraie. Et elle allait rythmer huit années de vie au palais.

Les anciens conseillers interrogés par Le Point en parlent avec un mélange d’amusement et d’incrédulité. Parce qu’au début, personne ne comprenait pourquoi les commandes du palais gonflaient soudainement sur un article très précis.

Un article qu’on trouve dans n’importe quelle station-service. Un truc à deux euros. Sauf qu’à l’Élysée, il arrivait par cartons entiers.

Des cartons entiers pour une obsession à deux euros

Paquet de pastilles à la menthe posé sur un bureau présidentiel la nuit

Les pastilles Fisherman’s Friend. Ces petits bonbons anglais à la menthe, ultra-puissants, ceux qui vous décollent les sinus en trois secondes.

Selon les témoignages recueillis dans l’enquête, le président en consommait de manière quasi industrielle. Pas une boîte de temps en temps. Des cartons. Régulièrement recommandés par les équipes du palais.

emmanuel et brigitte macron @Soazig de La Moissonnière

Un ancien conseiller le résume simplement : Emmanuel Macron est particulièrement attentif à son hygiène personnelle. Traduction diplomatique d’une réalité beaucoup plus rigolote : le chef de l’État est terrifié à l’idée d’avoir mauvaise haleine.

Et quand on y réfléchit deux secondes, ça a une logique implacable. Un président passe sa journée à parler. À moins de trente centimètres du visage des autres.

Poignées de main. Bises protocolaires. Conversations chuchotées dans les couloirs des sommets européens. Confidences penchées à l’oreille d’un chef d’État étranger. Chaque interaction est une exposition.

Il faut imaginer la scène : quelques secondes avant d’entrer dans une salle où l’attendent des dizaines de personnes, un homme glisse discrètement une pastille dans sa bouche. Le geste est devenu automatique. Presque un rituel.

Quand la fraîcheur devient une arme politique

Il ne faut pas rire trop vite. Cette obsession n’est pas qu’une lubie personnelle. Elle raconte quelque chose de très profond sur la manière dont Emmanuel Macron conçoit le pouvoir.

Depuis 2017, il a construit une image d’homme neuf. Jeune, énergique, moderne. Un président qui court, qui nage, qui fait de la boxe. Qui exhibe ses biceps sur des photos officieuses savamment fuitées.

Souvenez-vous de ces clichés en mars 2024, ceux du sac de frappe. Le président en sueur, en débardeur noir, gants aux poings. L’image avait fait le tour du monde et déclenché autant de moqueries que d’admiration.

Tout cela participe du même projet. Un corps maîtrisé. Une présence physique irréprochable. Le pouvoir jeune contre le pouvoir fatigué.

Et l’haleine, dans cette équation, n’est pas un détail ridicule. C’est la dernière frontière de la maîtrise de soi. Le seul truc qu’on ne peut pas photoshoper.

Mais la menthe ne suffisait pas. Loin de là. Il y avait autre chose. Quelque chose de bien plus révélateur, disséminé aux quatre coins du palais.

Le flacon caché dans trois pièces différentes

Un parfum. Toujours le même. Depuis des années.

emmanuel macron et trump @afp

Eau Sauvage de Dior. Créé en 1966 par Edmond Roudnitska, c’est l’un des jus les plus mythiques de la parfumerie française. Le premier grand parfum masculin de la maison Dior.

Un classique absolu. Frais, citronné, avec ce fond de mousse de chêne et de basilic qui a habillé des générations d’hommes français. Alain Delon en fut le visage. Puis Johnny Depp, bien plus tard.

Ce n’est pas un choix anodin. Choisir Eau Sauvage en 2026, c’est refuser les fragrances tendance, les jus lourds, les nouveautés marketées. C’est se ranger du côté du patrimoine.

Mais le vrai croustillant n’est pas là. Le vrai croustillant, c’est comment il l’utilise.

Selon un ancien conseiller cité par Le Point, le président en garde plusieurs flacons. Pas un. Plusieurs. Répartis dans des endroits stratégiques.

Salle de bains, voiture… et les toilettes de l’Élysée

Un flacon dans sa salle de bains. Logique. Un flacon dans sa voiture. Déjà plus surprenant, mais compréhensible pour un homme qui enchaîne les déplacements.

Et un flacon dans les toilettes de l’Élysée. Là, on entre dans une autre dimension.

Le témoignage précise même qu’il en use généreusement. Le mot compte. On ne parle pas de deux pschitts discrets sur les poignets.

Imaginez la logistique mentale que ça suppose. Anticiper. Cartographier le palais. Se dire : si je passe par là, il me faut un flacon disponible.

C’est une forme de cartographie olfactive du pouvoir. Une géographie personnelle où chaque point de passage est équipé.

Et si vous pensez que ça s’arrête au parfum sur la peau, vous n’avez encore rien vu. Parce que les murs eux-mêmes ont été traités.

Des bougies « feu de bois » dans les bureaux de la République

emmanuel macron cote popularité augmenteee - copie

Les bureaux présidentiels seraient parfumés en permanence. Bougies parfumées et diffuseurs de parfum feraient partie du décor quotidien.

La senteur privilégiée ? Feu de bois. Cette odeur chaleureuse, un peu fumée, qui évoque les chalets de montagne et les cheminées d’hiver.

Arrêtez-vous une seconde sur le paradoxe. Un président qui fuit toute odeur corporelle, mais qui choisit de baigner ses bureaux dans une senteur de fumée.

Un ancien conseiller souligne d’ailleurs le contraste avec les présidences précédentes. Longtemps, l’Élysée a senti la vraie cigarette, le vrai café froid, les vraies nuits blanches passées sur des dossiers.

François Mitterrand et ses conseillers vivaient dans une brume de tabac. Jacques Chirac carburait à la bière et aux cigarettes avant d’arrêter. Nicolas Sarkozy imposait un rythme de travail où le café coulait à flots.

L’ère Macron a remplacé tout ça. Le feu de bois synthétique a succédé à la cendre réelle. Le symbole est presque trop beau pour être vrai.

Le fantasme des « petits marquis poudrés »

Vous devinez le problème. Ces détails, mis bout à bout, arment magnifiquement les adversaires politiques du président.

L’enquête le rappelle d’ailleurs : ses opposants adorent caricaturer la macronie en cercle de « petits marquis poudrés ». L’expression est jolie. Elle est aussi terriblement efficace.

Elle convoque tout un imaginaire. Versailles. La cour. Les courtisans qui se parfument pour masquer qu’ils ne se lavent pas. La déconnexion absolue d’une élite enfermée dans son palais doré.

Depuis 2017, cette accusation poursuit Emmanuel Macron. Le « président des riches ». Le « Jupiter » qui parle du haut de son Olympe. Le dîner à Chambord pour son anniversaire, en décembre 2017, qui avait déclenché une tempête.

Souvenez-vous aussi de l’épisode des costumes, du maquilleur, du homard. Chaque révélation sur le train de vie présidentiel a nourri la même petite musique.

Alors des flacons de Dior planqués dans les toilettes du palais, forcément, ça tombe à pic pour les procureurs du dimanche.

Emmanuel Macron lors d’un Conseil européen à Bruxelles

Sauf que l’enquête raconte tout autre chose. Et c’est là que le portrait bascule complètement.

Le Macron que personne n’attendait

Parce que ce président soi-disant obsédé par la maîtrise de son corps n’est pas du tout l’ascète qu’on imagine.

Plusieurs proches interrogés dans l’enquête sont formels. Emmanuel Macron aime manger. Vraiment manger. Pas picorer trois feuilles de roquette entre deux conseils des ministres.

Il apprécie la cuisine française. La vraie. Celle qui mijote pendant des heures. Celle qui pèse dans l’estomac et qui réchauffe.

Les cuisines de l’Élysée sont réputées pour être parmi les meilleures tables de France. Le chef y perpétue une tradition gastronomique qui remonte à des décennies.

Et le président ne s’en prive pas. Selon les témoignages, il raffole notamment du gibier. Une passion qui en dit long.

Un plat revient en particulier dans les confidences. Un monument de la gastronomie française, l’un des plus complexes qui soit.

Le lièvre à la royale, ce plat qui dit tout

Le lièvre à la royale. Si vous ne connaissez pas, laissez-nous vous expliquer pourquoi ce détail est délicieux.

C’est l’un des plats les plus techniques et les plus lourds du répertoire français. Un lièvre entier, désossé, farci au foie gras et à la truffe, ficelé, puis cuit pendant des heures.

La sauce se lie au sang de l’animal et au vin rouge. C’est puissant, sombre, presque médiéval. On est à des années-lumière de la cuisine légère et diététique.

Ce plat est associé à une France ancienne. Celle des banquets, des chasses présidentielles, des repas qui durent quatre heures.

Emmanuel Macron sur l'affaire Epstein

Un président qui commande du lièvre à la royale n’est pas un homme qui compte ses calories. C’est un homme qui aime la table et qui l’assume.

Et le vin dans tout ça ? Là aussi, l’enquête réserve une petite bombe.

Le président qui reconnaît un cru à l’aveugle

Selon plusieurs témoignages, Emmanuel Macron serait capable d’identifier un vin à l’aveugle. Sans voir l’étiquette. Juste au nez et en bouche.

Ce n’est pas une compétence qu’on développe en buvant un verre par mois. C’est le fruit de dizaines d’années de dégustation attentive.

Il faut avoir goûté, comparé, mémorisé. Reconnaître la signature d’une appellation, d’un cépage, parfois d’un millésime. C’est un savoir de connaisseur.

Et ce n’est pas totalement une surprise. Le président a toujours revendiqué son goût pour le vin, y compris publiquement.

En février 2018, lors d’un déplacement, il avait provoqué un tollé chez les addictologues en déclarant qu’il buvait du vin midi et soir. La phrase avait fait grincer.

À l’époque, les associations de lutte contre l’alcoolisme avaient dénoncé un message dangereux venant du plus haut sommet de l’État. Lui n’avait pas reculé d’un millimètre.

Une image de rigueur qui commence à se fissurer

Vous voyez le tableau se recomposer sous vos yeux ? Le portrait officiel s’effrite morceau par morceau.

D’un côté : le sportif, l’homme des pastilles, du parfum, de la maîtrise absolue. Celui qui affiche une silhouette impeccable à 48 ans.

De l’autre : un amateur de gibier, de sauces au sang, de grands crus. Un homme qui apprécie les plaisirs les plus roboratifs de la table française.

La France est en guerre ?

Les deux ne sont pas contradictoires. Ils sont complémentaires. C’est même exactement ça, la définition du bon vivant à la française.

Manger et boire bien. Puis compenser en bougeant. Le tout sans jamais s’excuser de rien.

Mais il reste une zone d’ombre. La plus intéressante. Celle qui ne concerne ni les repas officiels, ni les déjeuners de travail.

Ce qui se passe après. Quand les invités officiels sont partis, que les caméras sont remballées, et qu’il ne reste plus que quelques fidèles.

Ce qui se passe à l’Élysée quand les caméras s’éteignent

Les dîners privés de l’Élysée sont un objet politique fascinant. Ils n’apparaissent sur aucun agenda public.

On y invite des intellectuels, des artistes, des chefs d’entreprise, des journalistes, des proches. Parfois des figures inattendues.

Emmanuel Macron en a fait un instrument central de son mode de gouvernement. Il aime la conversation. Il aime les idées. Il aime, disent ses proches, les échanges qui s’étirent.

Ces soirées peuvent durer très tard. Les convives repartent parfois à une heure du matin, un peu sonnés d’avoir refait le monde avec le chef de l’État.

Et c’est précisément dans ces moments-là, quand la soirée bascule dans sa dernière phase, qu’un rituel très particulier se met en place.

Un rituel qui va totalement à l’encontre de l’image du président hygiéniste. Un rituel dont on parle peu, et pour cause.

L’huissier, la boîte et le geste qui change tout

Selon l’enquête, une fois les obligations officielles terminées, un huissier fait son entrée dans la pièce.

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Il ne vient pas annoncer un visiteur. Il ne vient pas apporter un dossier urgent. Il vient avec une boîte.

Une boîte qu’il fait circuler entre les convives. Chacun peut se servir. Le geste est ancien, presque cérémoniel.

Dans cette boîte : des cigares.

Oui, vous avez bien lu. Le président des pastilles à la menthe, le président du parfum dans les toilettes, le président de l’haleine irréprochable, s’offre des cigares en fin de soirée.

Et il ne les fume pas seul. Il en propose. Il partage. C’est un moment de convivialité assumé, presque revendiqué.

L’armagnac, l’autre secret des fins de soirée

Le cigare ne vient jamais seul. Il vient avec un verre.

De l’armagnac, précise l’enquête. Pas du cognac, plus courant, plus consensuel. De l’armagnac.

La nuance mérite qu’on s’y arrête. L’armagnac est la plus ancienne eau-de-vie de France, distillée en Gascogne depuis le XIVe siècle.

C’est un alcool plus rustique que le cognac. Plus brut, plus terrien. Moins mondain, plus authentique.

C’est aussi un alcool profondément associé au Sud-Ouest, aux longues tablées, aux fins de repas qui n’en finissent pas.

Un président qui choisit l’armagnac plutôt que le cognac fait un choix esthétique. Un choix qui dit : je préfère l’ancien, le rugueux, le vrai.

Le tableau que vous n’aviez jamais imaginé

Lunettes Emmanuel Macron actu

Fermez les yeux une seconde et visualisez la scène complète.

Il est tard. Très tard. Les salons de l’Élysée sont éclairés en lumière basse. Les bougies « feu de bois » diffusent leur odeur artificielle.

Autour d’une table, quelques personnes triées sur le volet. La conversation a dérivé de la politique vers la littérature, ou l’inverse.

Un huissier fait le tour avec une boîte de cigares. Les verres d’armagnac ambré captent la lumière.

Et au milieu de tout ça, le président de la République. Cigare à la main. Verre à portée. Le téléphone posé à côté.

Parce que oui, il continue de répondre à ses messages. Même à cette heure-là. Même dans ce moment-là. Le travail ne s’arrête jamais complètement.

Le président qui ne dort jamais vraiment

Ce détail du téléphone est peut-être le plus révélateur de tous.

Depuis 2017, la réputation d’Emmanuel Macron en matière de sommeil est légendaire. Ses collaborateurs racontent depuis des années qu’il dort très peu.

Quatre heures, cinq heures. Des textos envoyés à deux heures du matin. Des coups de fil à des ministres en pleine nuit.

Cette hyperactivité nocturne fait partie du personnage. Elle terrorise certains de ses collaborateurs, en fascine d’autres.

Alors imaginez la combinaison. Cigare, armagnac, téléphone qui vibre, et un cerveau qui n’arrête jamais de tourner.

C’est là qu’on comprend la vraie fonction de ces fins de soirée. Ce n’est pas de la détente. C’est une autre forme de travail.

emmanuel macron cote popularité augmenteee - copie

Pourquoi ce rituel a tout d’une tradition présidentielle

Il faut resituer ce cigare dans une longue histoire. Celle des habitudes de fin de soirée à l’Élysée.

Chaque président a eu les siennes. Georges Pompidou et ses cigarettes. François Mitterrand et ses conversations interminables sur la littérature.

Jacques Chirac et sa légendaire capacité à enchaîner les bières Corona, y compris en déplacement officiel. Une image qui a marqué toute une génération.

Nicolas Sarkozy, lui, ne buvait pas d’alcool du tout. Un cas rare parmi les locataires du palais.

François Hollande cultivait plutôt le registre de la blague et du bon mot en fin de dîner. Un art de la conversation à la française.

Emmanuel Macron, lui, a donc opté pour le cigare et l’eau-de-vie. Une reprise très classique des codes du pouvoir masculin français.

Le détail que tout le monde a relevé dans l’enquête

Mais tout ce qu’on vient de raconter n’est encore que le décor. Le vrai moment de bascule, celui que les lecteurs de l’enquête ont tous remarqué, n’est pas le cigare.

Ce n’est pas non plus l’armagnac. Ni les pastilles. Ni le parfum planqué dans les toilettes du palais.

C’est un geste. Un seul. Répété soir après soir, dîner après dîner.

Un geste silencieux, qui ne fait pas de bruit, qui ne dit rien à voix haute. Mais qui en dit infiniment long.

Un geste effectué par la personne la plus proche du président. Celle qui partage sa vie depuis plus de vingt ans.

Emmanuel et Brigitte Macron au Quai d’Orsay lors d’une visite officielle.

Et ce geste tombe toujours au même moment. Exactement au même moment. Quand l’huissier entre avec sa boîte.

Elle attend, elle observe, puis elle se lève

Il faut comprendre le tempo de ces soirées pour saisir toute la portée de la scène.

Le dîner s’achève. Les assiettes sont débarrassées. La conversation s’installe dans ce moment un peu flottant où plus rien n’est officiel.

C’est le moment où les invités les plus timides osent enfin poser leurs vraies questions. Où les langues se délient.

C’est aussi le moment où l’huissier fait son entrée. La boîte à la main.

Et là, quelque chose se produit dans la pièce. Un mouvement discret, presque imperceptible pour qui ne le cherche pas.

Une chaise qu’on recule doucement. Des salutations rapides. Un sourire poli aux convives. Et une silhouette qui s’éclipse.

La personne qui quitte systématiquement la pièce

Cette personne, c’est Brigitte Macron.

Selon l’enquête du Point, c’est généralement au moment précis où les cigares circulent que la Première dame quitte la pièce pour aller se coucher.

Le message est limpide, même s’il n’est jamais prononcé. Les cigares et l’alcool fort en fin de soirée, ce n’est pas son truc. Et elle ne fait pas semblant.

Pas de scandale. Pas de reproche public. Pas de remarque acide devant les invités. Juste un départ, calme et net.

Elle laisse son mari poursuivre la soirée avec ses invités, autour du cigare, du verre d’armagnac et du téléphone qui n’arrête pas de vibrer.

Et elle monte se coucher. Soir après soir. Le même geste, la même heure, la même élégance dans la désapprobation silencieuse.

Ce que ce départ raconte vraiment de leur couple

Ce détail est un petit bijou de sociologie conjugale. Parce qu’il en dit plus long que dix interviews.

Depuis 2017, Brigitte Macron est l’une des Premières dames les plus scrutées de l’histoire récente. Chacun de ses gestes a été analysé, commenté, parfois détourné.

Née en avril 1953, elle a aujourd’hui 73 ans. Elle a construit une image de femme droite, élégante, attachée à une certaine idée du savoir-vivre.

Elle a toujours revendiqué son rôle de garde-fou auprès de son mari. Celle qui lui dit ce que personne d’autre n’ose lui dire.

Et ce départ silencieux au moment des cigares est exactement ça. Une désapprobation qui ne s’exprime pas par les mots, mais par les pieds.

Pas de sermon. Pas de scène. Juste une absence. Ce qui est, souvent, le message le plus fort qui soit.

Le paradoxe absolu du président hygiéniste

Reprenons le fil complet de cette histoire, maintenant que toutes les pièces sont posées sur la table.

Un homme qui commande des cartons de pastilles mentholées pour garantir son haleine. Qui planque des flacons d’Eau Sauvage dans trois pièces différentes du palais.

Qui fait parfumer ses bureaux à la bougie « feu de bois » et au diffuseur. Qui a bâti une image publique de rigueur physique et de discipline.

emmanuel macron apparait avec des lunettes

Et qui, une fois la nuit tombée, fume un cigare en sirotant de l’armagnac, pendant que sa femme monte se coucher en signe de désaccord poli.

Le grand écart est vertigineux. Et pourtant, il est parfaitement cohérent avec le personnage.

Parce qu’Emmanuel Macron a toujours été l’homme du « en même temps ». C’était son slogan politique. C’est aussi, visiblement, son slogan intime.

Ce que l’entourage tient à préciser

Les proches interrogés dans l’enquête insistent d’ailleurs sur un point. Il ne faut pas caricaturer.

Pour eux, le président n’est ni un maniaque de la propreté ni un fêtard. Il est simplement, selon leurs mots, un bon vivant.

Un homme capable de profiter pleinement de la gastronomie française et des plaisirs de la table. Sans excès, mais sans culpabilité non plus.

C’est peut-être la formule la plus juste. Elle réconcilie les deux visages du portrait sans en gommer aucun.

Et elle rappelle une évidence qu’on oublie souvent en regardant les images officielles : derrière le costume et le protocole, il y a un homme.

Un homme de 48 ans qui aime le gibier, les grands crus, le cigare de fin de soirée, et qui a une trouille bleue d’avoir mauvaise haleine.

Une enquête qui en dit long sur notre époque

Reste une question. Pourquoi ces détails fascinent-ils autant ?

Parce qu’ils touchent à l’intime absolu. Le parfum, l’haleine, ce qu’on boit tard le soir : ce sont les zones les moins contrôlables de l’image publique.

La communication politique peut tout maîtriser. Les mots, les images, les angles de caméra, la lumière. Mais elle ne peut pas maîtriser une odeur.

C’est pour ça que ce type d’enquête est si précieux. Elle attrape le pouvoir par ce qu’il n’a pas pensé à cacher.

Et à l’arrivée, le portrait qui en sort est bien plus humain que tous les portraits officiels.

Un président qui a peur de sentir mauvais. Une Première dame qui va se coucher pour ne pas subir la fumée. Un huissier qui fait circuler des cigares dans un salon doré à minuit.

La France en une scène. Et vous ne regarderez plus jamais une photo officielle de l’Élysée de la même manière.

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