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« Vous allez me manquer » : à Brégançon, Emmanuel Macron ému pour son dernier été présidentiel

Publié par Elodie le 19 Août 2026 à 17:25
emmanuel macron respect

Depuis neuf ans, chaque mois d’août ramène Emmanuel et Brigitte Macron au fort de Brégançon, dans le Var. Une routine estivale que les Français connaissent bien, entre baignades discrètes et dîners en bord de mer. Sauf que cette année, le couple présidentiel sait que c’est la dernière fois. Et ce lundi 17 août, à Bormes-les-Mimosas, le président a laissé tomber le masque devant les habitants.

Un rituel d’été qui touche à sa fin

Depuis le 30 juillet, Emmanuel Macron et son épouse ont posé leurs valises au fort de Brégançon, fidèles à ce rendez-vous devenu presque sacré depuis 2017. C’est là que le couple aime retrouver un peu de calme loin de l’agitation parisienne, entre plongée pour Brigitte et petits rituels de détente pour le président.

Mais ce séjour 2026 n’est pas comme les autres. Au printemps prochain, après deux mandats, le chef de l’État quittera l’Élysée. Cette échéance électorale plane discrètement sur chaque instant passé dans le Var, et certains s’interrogent déjà sur l’après-Macron qui se profile pour 2027.

Le fort de Brégançon n’est pas un décor anodin. Résidence secrète nichée entre plage privée et voisins royaux, il a vu défiler tous les présidents depuis des décennies. Pour Emmanuel Macron, ce lieu représente surtout neuf étés de respiration loin du pouvoir, un refuge où il a fini par tisser des liens sincères avec les habitants de la commune voisine.

Une confidence rare devant les habitants de Bormes-les-Mimosas

Ce lundi 17 août, le couple présidentiel a assisté aux commémorations du 82e anniversaire de la Libération de la commune, un rendez-vous auquel il n’a jamais manqué depuis son arrivée à l’Élysée. Devant les élus, les porte-drapeaux et les habitants venus se recueillir, Emmanuel Macron s’est laissé gagner par la nostalgie.

« J’ai pris l’habitude de retrouver des visages devenus familiers », a-t-il confié, avant de rendre hommage à ceux qui ne sont plus là. Puis il a lâché la phrase que personne n’attendait vraiment : « Ce 17 août est un peu spécial. Vous aussi, vous allez me manquer ». Une déclaration inhabituelle, loin des discours institutionnels auxquels le président a habitué les Français.

« C’est une époque », a-t-il ajouté sobrement, résumant en trois mots neuf années de séjours estivaux dans le Var. Le président a aussitôt tempéré l’émotion du moment en promettant : « Nous ne serons jamais loin ». Une manière pudique de tourner une page sans totalement fermer la porte à ce territoire qu’il affectionne.

Cyril-Hanouna-Emmanuel-Macron

Neuf ans de fidélité à un rituel que rien n’a jamais brisé

Ce rendez-vous du 17 août n’a rien d’improvisé. Dès 2022, pour le 78e anniversaire de la Libération, Emmanuel Macron décrivait déjà cette cérémonie comme un moment que les habitants comme lui ne rateraient « pour rien au monde ». En 2025 encore, il confiait à la presse locale son plaisir de retrouver ces visages et ces histoires qui font vivre Bormes-les-Mimosas.

Cette proximité, rare pour un chef d’État, s’est construite année après année, loin des logiques de communication classiques. Chaque été, ou presque, le couple a fait de ce territoire varois bien plus qu’une simple résidence de vacances : un point d’ancrage sentimental, presque familial, cultivé depuis 2017.

Ce lundi soir, le soutien de Stéphane Bern, présent lors de la soirée, a renforcé le caractère mémoriel de l’événement. Après neuf étés passés dans ce décor, le livre des vacances présidentielles à Brégançon se referme doucement, page après page, sans que personne ne cherche vraiment à accélérer le mouvement.

Une phrase suffit parfois à dire ce que des années de discours n’auraient jamais résumé aussi bien. En quittant Brégançon l’an prochain, Emmanuel Macron laissera derrière lui bien plus qu’une résidence d’été : un lien tissé avec des inconnus devenus, le temps de neuf étés, presque des proches. Reste à savoir si le prochain locataire de l’Élysée choisira, lui aussi, de faire vivre ce rituel varois.

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