« Cette veste ne vous appartient pas » : le micro-trottoir où une anti-propriété défend sa veste
Un micro, une rue commerçante, une question simple : êtes-vous pour ou contre la propriété ? Une femme répond sans hésiter qu’elle est contre. Le journaliste Vincent Lapierre lui propose alors un test très concret, avec un seul objet : sa veste. Selon Stéphane Gurbuz, qui relaie la séquence sur X, la suite aurait tourné à la démonstration par l’absurde.

Une veste, un micro et une conviction mise à l’épreuve
La scène dure environ 80 secondes. On y voit la femme, smartphone à la main, marcher à côté du journaliste, dont le micro porte la bonnette « Le Média Pour Tous ». Elle affirme : « Moi, je suis contre la propriété. »
Vincent Lapierre en tire aussitôt la conséquence : si la propriété n’existe pas, alors cette veste ne lui appartient pas. Il propose d’aller chercher un mendiant pour passer des mots aux actes. Elle répond qu’elle les connaît tous et que l’homme n’en voudrait pas.
Le ton monte, entre rires et esquives. Le journaliste évoque aussi l’écharpe et le sac, elle lance « ma culotte aussi ! » avec ironie. Mais c’est une autre formule, plus loin, qui fait basculer l’échange.
Dans son post du 25 octobre, Stéphane Gurbuz parle d’« hypocrisie totale » et de contradictions « du début à la fin ».
« J’en ai un droit d’usage » : la phrase qui change tout
Face à l’insistance, elle sort sa défense : « Ma veste, elle m’appartient, j’en ai un droit d’usage. » Elle précise qu’elle s’octroie le droit de la porter, mais que personne d’autre ne le peut. Ce que le journaliste relève : elle dit « ta veste ».
Il lui propose donc un échange, car la sienne lui plaît. Elle refuse : « Moi la mienne m’appartient, par contre. » Puis elle ajoute que, pour le moment, elle en a l’usage.
Vincent Lapierre résume : pour l’instant, personne ne peut en bénéficier sauf elle. « C’est ce qui s’appelle la propriété privée. » Elle répond : « Absolument pas ! » Pour comprendre ce que la loi autorise vraiment, le pouvoir d’une mairie sur vos biens fait un bon contre-exemple.
Le débat se referme sans accord, chacun campant sur son vocabulaire.
Une veste, deux définitions, zéro consensus : la propriété se discute surtout quand on touche à la sienne. Et si ce sujet vous intrigue, ce couple qui a trouvé 600 pièces d’or dans un mur a-t-il vraiment le droit de tout garder ?