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Quand LFI tente de séduire les jeunes : le « six-seven » de Pierre-Yves Cadalen frôle le malaise aux Amfis

Publié par Gabrielle Nourry le 26 Août 2026 à 17:18

La frontière est parfois très mince entre une tentative de connexion réussie avec la jeunesse et un grand moment de gêne politique. Le député insoumis Pierre-Yves Cadalen vient d’en faire la démonstration lors des Amfis, l’université d’été annuelle de La France insoumise qui s’est déroulée du 20 au 23 août.

Devant un parterre de jeunes militants, l’élu brestois s’est lancé dans une envolée visant l’opposition macroniste, Édouard Philippe et Gabriel Attal en tête. « C’est un boysband à la fin, moi je leur propose un petit tube de l’été : “vive la retraite à 67 ans”. Ils verront aussi d’une certaine façon… », a-t-il lancé à la tribune. Mais pour faire passer sa pilule politique, le député a cru bon d’accompagner ses propos d’une gestuelle très particulière et de prononcer un « six-seven » appuyé, rapidement repris par un participant dans la salle.

C’est quoi cette référence au « six-seven » ?

Pour comprendre l’instant de malaise, il faut avoir les codes de la génération Alpha et de TikTok. Le « six-seven » (ou 6-7) est un mème viral devenu un véritable cri de ralliement chez les plus jeunes sur les réseaux sociaux. Né d’un morceau du rappeur américain Skrilla et popularisé par une petite chorégraphie des mains (mains balancées d’un côté puis de l’autre), ce chiffre prononcé en anglais est répété en boucle, souvent sans grande logique, simplement pour le plaisir du gimmick.

Une récupération politique poussive

En détournant cette tendance pop-culturelle pour en faire une métaphore sur l’âge légal de départ à la retraite à 67 ans attribué à ses adversaires politiques, Pierre-Yves Cadalen a tenté un coup d’éclat humoristique.

Seul problème : l’exercice de la « punchline jeune » exécuté par un cadre politique prend vite des airs de carambolage culturel. Entre la métaphore du boys band et le mème TikTok parachuté au milieu d’un discours militant, la séquence a surtout suscité un léger sentiment de gêne. Si la campagne électorale ne fait que commencer, elle s’annonce déjà particulièrement longue si chaque débat doit s’inspirer des tendances TikTok de la veille.

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