« On est dans la fin d’un monde » : Sandrine Rousseau lâche une prédiction glaçante après l’été 2026

L’été a été rude. Entre incendies dévastateurs et vagues de canicule à répétition, la France a suffoqué pendant plusieurs semaines. Face à ce constat, une voix politique s’est fait particulièrement entendre : celle de Sandrine Rousseau.
Un été qui a tout changé, selon la députée écologiste
Sur le plateau de France Info, Sandrine Rousseau n’a pas mâché ses mots. Pour elle, les incendies dans les Landes et les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé le pays cet été ne sont pas de simples accidents météo. Ce sont, dit-elle, les symptômes d’un basculement bien plus profond.
« Ce qu’on a vécu cet été devrait être une alerte extrêmement grave sur l’effondrement qui commence », a-t-elle martelé. Une phrase qui claque, et qui résume tout son propos : selon elle, la société continue d’avancer comme si de rien n’était, alors même que les signaux d’alarme se multiplient, des plantes qui s’embrasent en quelques secondes aux réseaux électriques qui craquent sous la chaleur.
Ce diagnostic, elle le pose sans détour, avec une formule qui ne laisse aucune place au doute : « On est dans la fin d’un monde et il faut le comprendre, il faut l’affronter. » Reste à savoir ce qu’elle reproche concrètement à l’exécutif pour expliquer cette impasse.
Le gouvernement pointé du doigt pour son « indigence »
Car la charge de Sandrine Rousseau ne s’arrête pas au constat climatique. Elle vise directement les récentes annonces budgétaires du gouvernement, qu’elle juge totalement déconnectées de la réalité vécue par les Français pendant l’été. Aucune mesure, selon elle, ne répond véritablement à l’urgence.
« Il n’y a pas eu la moindre annonce du fait qu’on allait revoir les cours d’eau, réaménager les petits cours d’eau, qu’on allait développer les zones humides », déplore-t-elle. Des solutions concrètes existeraient pourtant pour aider les sols à mieux absorber l’eau et limiter les effets des futures canicules, mais elles resteraient lettre morte.
Le verdict de la députée est sans appel : « On est dans une forme d’indigence du gouvernement depuis le début de cette crise. » Un mot fort, presque humiliant, qui traduit toute l’exaspération de l’élue face à ce qu’elle perçoit comme une gestion à courte vue. Mais c’est surtout sur l’incendie des Landes qu’elle va porter l’estocade la plus sévère.
Une critique frontale d’Emmanuel Macron et un choix politique assumé

Concernant le brasier qui a ravagé une partie des Landes cet été, Sandrine Rousseau évoque une « incompréhension du risque et une minimisation du risque climatique » de la part des autorités. Elle plaide ouvertement pour la création d’une véritable sécurité civile européenne, capable de mobiliser des moyens massifs en un temps record dès qu’un pays est touché.
Pour elle, ce manque d’anticipation relève directement d’un « manque énorme de l’action d’Emmanuel Macron ». Une accusation frontale, qui s’inscrit dans un climat politique déjà tendu, alors que la France se prépare à une nouvelle échéance présidentielle.
Justement, sur ce terrain électoral, l’écologiste ne fait pas mystère de ses préférences. Elle considère qu’à gauche, seul Jean-Luc Mélenchon porte « un programme qui s’affronte à ce défi écologique complexe et difficile ». Une prise de position qui ne devrait pas manquer de faire réagir, dans un contexte où les tensions entre écologistes et Insoumis restent, sur d’autres dossiers, particulièrement vives.
Entre alerte climatique et règlement de comptes politique, Sandrine Rousseau n’a jamais autant mélangé les deux registres. Reste une question : ce discours d’urgence trouvera-t-il un écho au-delà de son propre camp, ou restera-t-il, une fois de plus, cantonné aux plateaux télé ?