« Paris va très bientôt devenir une ville musulmane » : la sortie de Trump sur Macron à qui il conseille de fermer les frontières
Des violences et des pillages ont secoué la France le week-end dernier. Interrogé par des journalistes, Donald Trump n’a pas parlé de calme ni de solidarité : il a lancé une prophétie sur Paris. Une phrase choc, un reproche à peine voilé adressé à Emmanuel Macron, et un détail sur leur histoire commune que le président américain jure avoir répété pendant des années.

Une question sur le chaos, une réponse sur Paris
Tout part d’une séquence d’actualité. D’après la source, la France a connu des violences et des pillages le week-end dernier. Donald Trump a ensuite été questionné à ce sujet par la presse.
Sa réponse n’a pas porté sur les faits eux-mêmes. Il a d’abord posé un cadre, presque familier : « Écoutez, c’est un ami ». Puis il a enchaîné sur ce qu’il dit avoir déjà reproché à Emmanuel Macron.
Le reproche tient en une idée. Selon Trump, le président français « laisse entrer tout le monde, les gens du monde entier ». Il affirme le lui avoir dit « il y a longtemps », en parlant d’une « grosse erreur ».
Ce n’est pas la première fois que la relation entre les deux hommes occupe le devant de la scène. Emmanuel Macron s’était déjà exprimé sur ce lien dans un entretien où il mettait les points sur les i avec Donald Trump, sur le ton de la franchise.
Le président américain, lui, assume la posture du conseiller qui n’a pas été écouté. Il se présente comme celui qui avait vu venir le problème, bien avant les événements du week-end.
Reste à savoir combien de temps, exactement, il dit avoir prodigué ce conseil. Et surtout ce qu’il prédit pour la capitale.
Huit ou neuf ans de mises en garde, d’après Trump
Donald Trump a donné une durée précise. « Ça fait huit ou neuf ans que je le connais », a-t-il déclaré à propos d’Emmanuel Macron. Et, toujours selon lui, l’avertissement date de leur première rencontre.
Il insiste : dès qu’il l’a rencontré, il lui aurait dit qu’il commettait une grosse erreur. Une affirmation invérifiable à ce stade, puisque la source ne rapporte aucune confirmation de l’Élysée. Elle repose donc uniquement sur les propos du président américain.
Le registre est celui d’un ami qui se dit déçu. Pourtant, ces dernières années, leurs échanges publics ont souvent oscillé entre complicité affichée et petites piques, comme lorsque Trump s’est moqué du couple Macron lors d’un dîner, ce qui avait valu une réponse du président français.
La mécanique est toujours la même : une formule lâchée devant des micros, puis un emballement immédiat. Cette fois, la formule porte sur la capitale française et sur son avenir.
Elle est arrivée au milieu de la réponse, sans transition. Donald Trump a déclaré, mot pour mot : « Paris va très bientôt devenir une ville musulmane. Ce n’était pas ce qui était prévu. »
Aucun chiffre, aucune étude, aucune source n’accompagne cette affirmation dans le compte rendu dont nous disposons. C’est une prédiction, formulée à l’oral, au présent de l’indicatif.

« Nous avons fermé nos frontières, lui non »
Après la prédiction, Trump en vient à la recette qu’il préconise. Dans son esprit, le sujet avait déjà été débattu avec Emmanuel Macron, et il n’en est pas à sa première pique publique envers le président français.
Sa conclusion tient en trois phrases. « Nous avons fermé nos frontières, lui non. » Puis : « Emmanuel aurait dû fermer les frontières il y a longtemps. » Et enfin : il affirme lui avoir dit de le faire.
Voilà le payoff de la séquence : un message simple, répété trois fois sous des formes proches. Frontières fermées côté américain, frontières ouvertes côté français, et un responsable désigné. Le président américain se place ainsi en exemple, face à un ami qu’il juge fautif.
Sur la forme, tout est dit sans détour, sans nuance et sans chiffre. Sur le fond, la source ne précise ni les mesures visées, ni les événements du week-end rattachés à ce discours. Le lien entre les violences et l’immigration est posé par la réponse de Trump, pas démontré par des faits cités.
C’est un point important pour qui lit ces déclarations à froid. Une phrase choc n’est pas un constat établi, et la prudence s’impose face à une généralisation faite devant des journalistes.
Mais la séquence n’a pas laissé les internautes indifférents. Et leur réponse vise précisément la manière dont Trump présente son propre pays.
Ce que les réactions disent déjà de la polémique
Sous la vidéo, certains commentaires ne se sont pas fait attendre. L’un d’eux, repris par la source, ironise sur l’idée de frontières « bien fermées » aux États-Unis. L’auteur cite la Californie, la Louisiane, le Nouveau-Mexique et l’Arizona.
Son argument : dans ces États, affirme-t-il avec ironie, il n’y aurait « 0 étranger ». Il invite Donald Trump à voyager avant de donner des leçons à l’Europe sur sa gestion de l’immigration. Il s’agit d’un avis de lecteur, pas d’une analyse, mais il montre la fracture que ce genre de phrase ouvre.
Pour comprendre la suite, il faut aussi regarder du côté des habitudes de communication de Trump. Les mots ont souvent été scrutés, interprétés, voire décryptés par des spécialistes, comme dans cet avertissement en cinq mots qu’un lecteur labial lui attribuait face à Emmanuel Macron.
Il faudra surveiller si l’Élysée répond, et sous quelle forme. À ce stade, la source ne mentionne aucune réaction officielle française à ces déclarations.
Autre point à suivre : la manière dont les images des violences et des pillages seront reprises à l’étranger. Des propos comme ceux-ci alimentent souvent le débat bien au-delà des frontières.
Quant au rapport entre les deux hommes, il a déjà donné lieu à des moments étonnants, comme ce échange décrypté par une lectrice labiale lors d’un sommet pour la paix. Une chose est sûre : le sujet n’est pas près de retomber.
Une phrase, huit ou neuf ans d’amitié revendiquée et une prédiction sans chiffre : voilà de quoi relancer le débat. Et si vous pensiez avoir tout vu sur l’entourage de l’Élysée, la réponse à la question que tout le monde se pose sur les cheveux de Brigitte Macron pourrait vous surprendre. Et pour une autre histoire de puissants qui bascule, ce que le fisc a réellement fait subir à Gilbert Montagné n’est pas moins glaçant.