Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Recettes

Pluie et froid de novembre : cette potée au chou et aux saucisses coûte moins de 2 € la part

Publié par Claire le 04 Nov 2026 à 12:27

Dehors, il pleut. Le vent s’engouffre sous la porte, la nuit tombe à 17 h 30 et vous n’avez qu’une envie : un plat qui fume, qui sent bon et qui tient au corps.

Bonne nouvelle : il existe une recette de grand-mère qui coche toutes les cases. Elle se prépare presque sans surveillance, nourrit six personnes et revient à moins de 2 € la part. Son nom : la potée aux saucisses et au chou.

Le plat qui coûte moins qu’un sandwich

La potée est une cuisine de bon sens. On met tout dans la même marmite, on laisse le temps faire son travail, et le bouillon récupère le goût de chaque ingrédient. Pas de technique compliquée, pas de matériel spécial.

Le calcul du budget est parlant. Comptez environ 11 € pour six parts, soit un peu moins de 2 € par assiette. Le détail se trouve plus bas, ligne par ligne, et la facture risque de vous surprendre.

Mais d’abord, le plus important : ce qu’il faut acheter, et surtout ce qu’il ne faut surtout pas acheter.

Les ingrédients (et le piège à éviter)

Potée au chou et aux saucisses fumante dans une cocotte en fonte

Pour six personnes, il vous faut : un chou vert frisé d’environ 1 kg, 6 saucisses de Toulouse ou de Montbéliard, 500 g de lard fumé ou de poitrine fumée, 6 pommes de terre à chair ferme, 4 carottes, 2 navets, 1 gros oignon piqué de 2 clous de girofle, 1 bouquet garni, du sel et du poivre.

Le piège ? Le lard déjà coupé en petits dés sous plastique. Il est plus cher au kilo et il fond dans le bouillon. Préférez un morceau entier en un seul bloc : il tient mieux la cuisson et se tranche à l’assiette, comme au restaurant.

Côté saucisses, prenez-les crues. Les saucisses précuites rendent moins de saveur au bouillon. Et celui-ci, vous allez voir, c’est la moitié du plat.

La recette pas à pas, sans prise de tête

Commencez par le chou. Coupez-le en quatre, retirez le trognon, puis plongez les quartiers dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 5 minutes. Égouttez. Cette étape retire l’amertume et, soyons honnêtes, une bonne partie de l’odeur qui fâche la maisonnée.

Dans votre grande cocotte, mettez le lard entier, l’oignon piqué de girofle et le bouquet garni. Couvrez d’eau froide à hauteur, portez à ébullition et écumez. Laissez frémir 30 minutes à feu doux.

Ajoutez ensuite les carottes et les navets coupés en gros tronçons, puis les quartiers de chou bien posés par-dessus. Poivrez, salez très légèrement : le lard est déjà salé. Poursuivez la cuisson 30 minutes.

Pour finir, ajoutez les pommes de terre épluchées et les saucisses piquées à la fourchette. Encore 25 à 30 minutes à frémissement, jamais à gros bouillons. Si la peau des saucisses éclate, c’est que ça bout trop fort.

Et l’astuce qui change vraiment le résultat, elle arrive juste après.

L’astuce de cuisson que les mamies se passent

Les saucisses ne vont pas dans la cocotte en même temps que les légumes. Faites-les d’abord dorer à la poêle sèche, 4 minutes de chaque côté, avant de les glisser dans le bouillon pour la dernière demi-heure.

Le résultat est net : une peau légèrement colorée, un goût plus profond et un bouillon qui ne devient pas gras. Le gras fondu reste dans la poêle, et vous gardez un plat plus léger.

Deuxième réflexe, tout bête : posez un couvercle entrouvert. La vapeur s’échappe, le bouillon réduit un peu et se concentre. Au service, il a du caractère, pas un goût d’eau chaude.

Combien ça coûte vraiment ?

Femme servant un bol de potée dans une cuisine chaleureuse

Voici une estimation réaliste, en novembre, avec des produits de grande surface classique. Le chou vert : environ 1,50 €. Les saucisses : autour de 4,50 €. Le lard fumé : 3 €. Pommes de terre, carottes, navets et oignon : environ 2 € à eux quatre. Le bouquet garni et les épices complètent pour quelques centimes.

On arrive à 11 € environ pour toute la marmite. Divisé par six, cela donne à peine plus de 1,80 € la part. Un chiffre qui varie selon les régions et les promos, mais qui reste largement sous la barre des 2 €.

Mieux encore : la potée est meilleure le lendemain. Vous obtenez donc, pour le même prix, deux repas sans effort supplémentaire.

Les variantes pour ne jamais se lasser

Pas de saucisses de Toulouse dans le placard ? Remplacez-les par des knacks, du saucisson à cuire ou des saucisses de volaille. Le principe reste identique. Seul le temps de cuisson change légèrement, comptez 15 minutes pour les knacks.

Envie d’un goût plus rustique ? Ajoutez un jarret de porc demi-sel ou quelques tranches de palette fumée. Pour un plat plus léger, remplacez le lard par du filet de dinde fumé et supprimez les navets.

Les végétariens ne sont pas oubliés. Une version sans viande fonctionne très bien avec des haricots blancs, du chou, des carottes et un morceau de fromage de chèvre sec fondu dans le bouillon. Moins traditionnelle, mais tout aussi réconfortante.

Comment servir, et que faire des restes

Saucisses dorées à la poêle avec légumes et lard fumé

Servez le bouillon dans des assiettes creuses, avec les légumes et la viande posés au centre. Un peu de moutarde forte, quelques cornichons et du pain de campagne : c’est tout ce qu’il faut. Chacun se sert à sa faim, comme à la ferme.

Le lendemain, le bouillon est devenu une base de soupe. Ajoutez des vermicelles ou du pain rassis, une pincée de poivre, et le dîner est réglé. Les légumes restants se poêlent aussi en écrasé, avec un œuf au plat par-dessus.

Pour accompagner un week-end de pluie jusqu’au bout, vous pouvez enchaîner avec des gratins que les enfants réclament ou un autre repas économique comme cette poêlée de fin de mois.

Si le froid vous fatigue plus que d’habitude, un dernier détail : à partir de 50 ans, la tension réagit vite à la baisse des températures. Un plat chaud et copieux, mais bien équilibré en sel, fait partie des bons réflexes.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *