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Ce ado de 14 ans souffrait de « vertiges » selon son médecin : il avait deux tumeurs au cerveau

Publié par Cassandre le 10 Juil 2026 à 3:33
Ce ado de 14 ans souffrait de « vertiges » selon son médecin : il avait deux tumeurs au cerveau

Des maux de tête, des vertiges, une mauvaise posture devant les écrans : voilà ce qu’on répétait aux parents de Charlie Thompson, 14 ans, depuis plus d’un an. Un ado ordinaire, fan de foot, qu’on renvoyait chez lui avec des exercices de kiné. Sauf que derrière ces symptômes soi-disant bénins, se cachait une réalité que personne n’avait imaginée.

Un an de diagnostics qui passent à côté de l’essentiel

Tout commence il y a environ un an, dans le Staffordshire, en Angleterre. Charlie se sent pris de vertiges en jouant au football. Direction le généraliste, qui évoque une simple vertigo et prescrit quelques exercices. Quelques mois plus tard, les maux de tête persistent. Nouveau diagnostic : mauvaise posture liée aux heures passées à jouer en ligne.

Son père, Ashley Thompson, 44 ans, maçon de profession, avoue avoir eu des doutes dès le départ. « Il n’y avait rien pour dire que la tumeur n’était pas là, mais ça me semblait une drôle de coïncidence, surtout avec ces vertiges qui duraient », confie-t-il au Daily Mail. Fin mai, la situation dégénère : nausées, vomissements, perte d’appétit. Encore une fois, les médecins parlent d’une gastro-entérite et prescrivent des antinauséeux.

Ashley appelle même une ambulance un soir, tant l’inquiétude grandit — mais on lui propose finalement un simple rendez-vous le lendemain. Face à l’aggravation continue, comme dans certains cas où une gêne apparemment anodine cache un problème plus sérieux, il décide de forcer les urgences.

C’est là que tout bascule, avec des tests de coordination suivis d’un scanner qui révèle la présence de tissu suspect. Comme le montrent d’autres histoires où le corps envoie des signaux longtemps ignorés, le diagnostic tardif laisse un goût amer à la famille.

Deux tumeurs cérébrales rarissimes découvertes en quelques jours

Transféré au Queen’s Medical Centre de Nottingham début juin, Charlie passe une IRM le 3 juin. Le verdict tombe : une première tumeur est détectée. L’opération est programmée pour le 9 juin. Mais lors des examens préopératoires, les médecins repèrent une seconde masse, plus haut dans le cerveau, plus difficile d’accès.

Diagnostic final : un médulloblastome, cancer cérébral pédiatrique le plus fréquent après les gliomes, avec environ 52 cas par an au Royaume-Uni. Il se développe dans le cervelet, à l’arrière du crâne, et peut se propager via le liquide céphalorachidien.

Mais ce qui rend le cas de Charlie exceptionnel, c’est la présence de deux tumeurs primaires distinctes — une situation qui ne représente qu’1% des occurrences de ce type de cancer, un peu à l’image de découvertes médicales rarissimes comme ce dispositif miniature posé pour la première fois chez une enfant.

Le pronostic reste toutefois encourageant : environ 80% des enfants atteints de médulloblastome survivent au-delà de cinq ans après le diagnostic. Charlie a déjà été opéré de la plus grosse des deux masses. « C’est quelque chose qu’on peut gérer, mais Charlie va être assez malade en chemin », résume son père avec une lucidité désarmante.

Couloir d'hôpital menant à une salle de radiothérapie

Un traitement long et coûteux, et une famille au bord du gouffre financier

Charlie doit désormais entamer entre six et douze mois de traitement, combinant chimiothérapie à l’hôpital pour enfants de Birmingham et une protonthérapie spécialisée au Christie Hospital de Manchester, l’un des deux seuls centres du Royaume-Uni à proposer cette technique de pointe.

La radiothérapie doit débuter dans les six semaines suivant l’opération, soit dans les prochaines semaines. En attendant, l’adolescent réapprend les gestes du quotidien avec l’aide de kinésithérapeutes, tentant même de tenir debout sur une jambe.

Pour son père, la désillusion reste vive. « Je suis un peu déçu, honnêtement, et ça me fait me demander si ça aurait pu être détecté plus tôt », lâche-t-il, encore marqué par des mois de symptômes classiques — maux de tête, vertiges, perte d’appétit — mis sur le compte de causes bénignes. Le cabinet médical du Balance Street Health Centre à Uttoxeter a été contacté pour réagir, sans réponse à ce jour.

Sans emploi depuis mai pour s’occuper de son fils à plein temps, Ashley Thompson a lancé une cagnotte en ligne pour financer les trajets, l’hébergement et les frais du quotidien. L’objectif de 5 000 livres sterling est presque atteint, avec plus de 3 700 livres déjà récoltées.

« Sans cette collecte, on serait complètement à plat », confie-t-il, la voix marquée par l’épuisement des dernières semaines, un peu comme ces familles qui, face à la maladie, se retrouvent contraintes de tout réorganiser autour d’un proche fragile.

Derrière chaque symptôme banal peut parfois se cacher une urgence qu’aucun examen de routine n’aurait révélée sans insistance. L’histoire de Charlie rappelle une vérité simple mais essentielle : face au doute d’un parent, il vaut toujours mieux insister une fois de trop que pas assez.

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