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À 29 ans, elle prend 18 kg sans raison : les médecins découvraient enfin la vraie cause

Publié par Cassandre le 31 Juil 2026 à 22:32
À 29 ans, elle prend 18 kg sans raison : les médecins découvraient enfin la vraie cause

Lex Banach n’avait rien changé à son alimentation. Rien changé à son sport non plus. Pourtant, en six mois, la balance affichait presque 18 kilos de plus.

Cette créatrice de contenu américaine de 29 ans, installée dans le Wisconsin, passe alors de 72,6 kg à 90,7 kg. Une fatigue écrasante s’installe, son cerveau semble tourner au ralenti, et des fringales incontrôlables prennent le dessus.

« Je ne me sentais plus moi-même », confie-t-elle au Daily Mail. « Honnêtement, j’avais l’impression de perdre la tête. »

Un quotidien qui bascule sans prévenir

Chaque matin, Lex se réveille comme si elle n’avait pas fermé l’œil. Son humeur s’assombrit peu à peu.

Elle s’énerve contre son partenaire pour un rien, s’isole de ses amis. Elle se promet un seul biscuit, puis engloutit le paquet entier sans même s’en rendre compte.

Ses médecins évoquent alors de l’anxiété et une dépression. Ils l’orientent vers une thérapie, loin de la vraie cause.

Frustrée par cette prise de poids inexpliquée, elle tente même d’arrêter la pilule contraceptive, une tendance bien-être censée limiter la rétention d’eau. « Ça n’a rien changé », se souvient-elle.

Ce que révèle enfin un simple test à domicile

Femme allongée éveillée dans son lit la nuit

Ce n’est qu’en 2023 que la vérité éclate. Un médecin lui prescrit une étude du sommeil à réaliser chez elle, avec un petit capteur fixé au doigt qui surveille le rythme cardiaque, le taux d’oxygène et la respiration toute la nuit.

Le résultat est sans appel : sa respiration s’interrompt 68 fois en une seule nuit. Soit un épisode toutes les huit minutes environ.

Le diagnostic tombe : une apnée du sommeil, une maladie qui touche environ 10 millions de Britanniques et 84 millions d’Américains, et qui reste largement sous-diagnostiquée en France aussi.

« C’était effrayant, mais j’étais aussi tellement soulagée d’avoir enfin une réponse », raconte Lex. Son ancien partenaire avait bien remarqué qu’elle parlait dans son sommeil et dormait mal — un signe qu’elle-même n’avait jamais perçu.

Comment un trouble du sommeil fait grossir sans qu’on comprenne pourquoi

Dans l’apnée du sommeil, les muscles de la gorge se relâchent pendant le sommeil, provoquant un rétrécissement ou un effondrement répété des voies respiratoires. La respiration s’arrête, parfois des centaines de fois par nuit, sans que la personne s’en aperçoive vraiment.

Chaque interruption fait chuter le taux d’oxygène et déclenche une décharge de stress qui réveille brièvement le corps. Nuit après nuit, ce mécanisme épuise le système cardiovasculaire et dérègle les hormones qui régulent l’appétit.

Concrètement, le taux de ghréline — l’hormone qui stimule la faim — augmente, tandis que la leptine, celle qui signale la satiété, chute. Résultat : des fringales plus fortes, notamment pour le sucré et le gras, et une tendance à trop manger.

Une fatigue persistante aggrave encore la situation en limitant l’activité physique. Une étude de 2023 a montré que les personnes souffrant d’apnée du sommeil restaient assises en moyenne sept heures par jour, contre cinq heures chez les personnes sans le trouble.

Le trouble favorise aussi l’insulinorésistance, ce qui complique la gestion du sucre dans le sang et facilite le stockage des graisses, notamment au niveau du ventre. Un cercle vicieux se met en place : la prise de poids aggrave l’apnée, qui rend la perte de poids encore plus difficile.

Qui est vraiment concerné par ce trouble

L’obésité reste l’un des facteurs de risque les plus importants, mais l’apnée du sommeil peut toucher des personnes de tout âge et de toute morphologie. Les hommes, les personnes de plus de 40 ans, celles ayant des antécédents familiaux, les fumeurs, les gros consommateurs d’alcool et les personnes souffrant d’hypertension ou de diabète de type 2 sont particulièrement exposés.

Certaines particularités anatomiques — voies respiratoires naturellement étroites, amygdales volumineuses, mâchoire en retrait — augmentent aussi le risque, même chez des personnes minces.

Lex travaillait alors comme coach sportive et avait maintenu une perte de poids importante pendant des années. Selon elle, une période de stress intense a probablement joué un rôle.

« Je ne suis pas médecin, mais je me demande si le stress accumulé a contribué à tout ça », explique-t-elle. Rupture amoureuse difficile, achat immobilier qui échoue, quatrième anniversaire de la mort de sa mère : les épreuves s’accumulent en 2021, en pleine sortie de pandémie.

La machine qui a tout changé, puis a disparu

Le traitement dépend de la gravité du trouble. Perte de poids, arrêt de l’alcool le soir, sommeil sur le côté : ces conseils sont souvent donnés en première intention, avec parfois des dispositifs dentaires pour maintenir les voies respiratoires ouvertes.

Pour les formes modérées à sévères, le traitement de référence reste la machine à pression positive continue, ou CPAP, qui envoie un flux d’air constant à travers un masque pour empêcher les voies respiratoires de se refermer pendant la nuit.

Femme portant un masque CPAP dans son lit

Lex a ressenti les effets presque immédiatement. « Il m’a fallu quelques semaines pour sentir un vrai changement dans mon humeur et mon énergie », raconte-t-elle. Le poids, lui, a mis plus de temps à bouger.

En un an, elle a perdu 27 kilos, retrouvant un poids de 63 kg. Une nouvelle étude du sommeil, réalisée en février 2024, a confirmé que son apnée avait totalement disparu.

Mais en avril 2024, elle doit rendre sa machine. Sans assurance santé, elle ne peut pas s’en procurer une nouvelle. En mai 2025, les symptômes reviennent, accompagnés de 9 kilos supplémentaires.

Aujourd’hui, elle tente de compenser avec du sport, de la méditation, du yoga et une routine de sommeil stricte. « Je fais ce que je peux pour l’instant », dit-elle. « La CPAP reste un outil incroyable. J’ai même postulé à des partenariats avec des marques qui en fabriquent, parce que c’est honnêtement mon meilleur espoir d’en récupérer une. »

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