Cette jeune maman de 26 ans a commencé à se cogner contre les murs deux semaines après avoir accouché

Deux semaines après la naissance de sa fille, Paige Carr, 26 ans, a commencé à se cogner contre les murs de son couloir. Des maux de tête banals, une vision floue, puis plus rien dans le bras droit. En quelques heures, sa vie de jeune maman a basculé. Ce qu’elle a traversé ensuite — entre unité de soins intensifs, fauteuil roulant et chirurgie d’urgence — est un rappel brutal que l’AVC ne frappe pas que les seniors.
Des maux de tête « sans importance » qui cachaient un caillot dans le cerveau
Quand Paige donne naissance à sa fille Isla le 27 juillet 2025, tout semble normal. Elle vit dans le Merseyside, en Angleterre, avec son compagnon Jon et leurs deux autres enfants, Lucas, 3 ans, et Jessica, 1 an. Les premiers maux de tête arrivent quelques jours après l’accouchement. Rien d’alarmant, pense-t-elle : probablement une sinusite. Elle avale des antidouleurs et la douleur recule.
Mais le 10 août, lors d’une sortie familiale à Delamere Forest, sa vision se trouble. « C’était comme quand on passe du plein soleil à une pièce sombre, sauf que j’étais dehors depuis des heures », raconte-t-elle. De retour chez elle, Paige heurte les murs en marchant vers la salle de bain. Sa mère l’emmène dans un centre de soins. Diagnostic : sinusite, antibiotiques prescrits. Un symptôme pourtant révélateur vient d’être manqué.
Embolie pulmonaire, AVC et paralysie : le diagnostic tombe à l’hôpital
Le lendemain, après la première dose d’antibiotiques, Paige vomit violemment. Sa mère, qui a une formation médicale, l’emmène aux urgences d’Arrowe Park Hospital. On lui dit de laisser le traitement agir. Elle rentre, s’effondre de fatigue et dort toute la journée. Le surlendemain, en sortant de la douche, son bras droit ne répond plus. Puis c’est sa jambe qui lâche sur le trajet entre le parking et l’hôpital.
Un scanner révèle la réalité : embolie pulmonaire — un blocage brutal d’une artère du poumon — et un caillot dans le cerveau, responsable d’un AVC. « Je ne comprenais même pas que j’avais fait un AVC », confie Paige. Sur l’unité spécialisée, elle est la plus jeune patiente. Des facteurs de risque insoupçonnés existent pourtant à tout âge. En 24 heures, grâce aux anticoagulants, ses orteils bougent à nouveau, puis ses doigts. Le lendemain, elle marche avec un kinésithérapeute.
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Chirurgie d’urgence pour sauver sa vue et un combat quotidien contre la fatigue
Souffrir en silence, Paige connaît. Rentrée chez elle en fauteuil roulant, elle tente de reprendre sa vie de maman. Mais le 1er septembre 2025, un ophtalmologue découvre un œdème sévère derrière ses yeux : sans intervention, elle perdra la vue. Une ponction lombaire est réalisée en urgence. Le 3 septembre, jour du premier anniversaire de Jessica, Paige est encore hospitalisée. « Je sanglotais au téléphone en expliquant à Jon où mettre les ballons. »
Depuis, son état s’est stabilisé, mais la fatigue chronique reste son combat quotidien. Sans symptôme visible — pas de visage affaissé, pas de trouble de la parole —, Paige dit que les gens « supposent qu’elle va bien ». En janvier 2026, elle a repris le sport pour se reconstruire. Elle court aujourd’hui un 5 km au profit de la Stroke Association, qui accompagne 1,4 million de personnes touchées par un AVC au Royaume-Uni.
« Je veux être la meilleure version de moi-même pour mes enfants. » Une phrase simple, prononcée par une femme de 27 ans qui a frôlé la cécité et la paralysie en l’espace de six semaines. L’AVC post-partum reste méconnu, souvent confondu avec la fatigue normale du quatrième trimestre. Si votre corps vous envoie des signaux bizarres après un accouchement, ne faites pas comme Paige : n’attendez pas le troisième passage aux urgences.