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Diagnostiqué avec une simple otite, il meurt d’un cancer du cerveau un mois plus tard

Publié par Cassandre le 18 Juil 2026 à 9:45
Il meurt d'une tumeur au cerveau 4 semaines après un diagnostic d'otite

Un mal d’oreille. Un vertige. Des médicaments qui ne font rien. Et puis, en quelques semaines seulement, un corps qui ne répond plus.

C’est l’histoire de Tyler Morton, un jeune artiste anglais de 21 ans, mort d’une tumeur au cerveau après un diagnostic initial complètement passé à côté de la réalité. Sa sœur raconte tout, et ça glace.

Tout commence par un simple mal d’oreille

En janvier, Tyler Morton, originaire de Bedford en Angleterre, se plaint d’une douleur à l’oreille. Rien d’alarmant en apparence.

Puis le côté gauche de son visage s’engourdit brutalement. Il commence à avoir du mal à marcher.

À l’hôpital, le verdict tombe : une simple otite. On lui prescrit des antibiotiques et on le renvoie chez lui. Sauf que son état empire à vue d’œil.

Un diagnostic qui passe complètement à côté

Tyler se met à vomir. Il perd progressivement l’usage de tout le côté gauche de son corps.

Sa sœur Ella Morton, 19 ans, mécanicienne, se souvient d’un scanner qui « ne montrait rien d’anormant » à l’époque. On lui diagnostique alors des vertiges, et on lui donne un traitement anti-nausée qui « n’a strictement rien changé ».

« Je l’ai ramené à l’hôpital ; quand on est arrivés, il a fait deux crises », raconte Ella. « Il était physiquement handicapé à ce stade et pouvait à peine parler. »

Couloir d'hôpital vide la nuit avec fauteuil roulant

La vérité éclate cinq jours plus tard

Cinq jours après cet épisode, un nouveau scanner révèle enfin une lésion sur le cerveau de Tyler. Il est immédiatement transféré vers un hôpital spécialisé à Cambridge pour une biopsie.

Une semaine plus tard, le couperet tombe : glioblastome de grade 4, la forme la plus agressive de cancer du cerveau, et incurable.

Les médecins jugent Tyler trop affaibli pour supporter un traitement. Son corps n’aurait pas tenu le choc.

Trois semaines pour tout perdre

Tyler meurt le 25 mars, à peine quatre semaines après ses premiers symptômes.

« Trois semaines plus tôt, il marchait et parlait, et là il ne pouvait plus rien faire tout seul », confie Ella. « Il n’était plus qu’un corps à ce stade-là. »

Tyler est renvoyé chez lui pour, selon les mots de sa sœur, « essentiellement mourir à la maison ».

Pourquoi ce cancer est si difficile à détecter

Le glioblastome n’a rien d’un cancer rare aux États-Unis. Selon la National Brain Tumor Society, le taux de survie relative à cinq ans plafonne à seulement 7 %, avec une survie médiane d’à peine huit mois.

Cette année, environ 18 350 personnes devraient mourir d’une tumeur cérébrale maligne rien qu’aux États-Unis. Le cancer du cerveau reste la neuvième cause de mortalité par cancer, toutes tranches d’âge confondues.

Malgré des décennies de recherche, ces chiffres n’ont quasiment pas bougé, alors que d’autres cancers ont vu leurs pronostics nettement s’améliorer.

« Je ne savais pas à quel point c’était dévastateur »

Ella savait qu’un cancer pouvait toucher n’importe quelle partie du corps. Mais elle avoue ne pas avoir « réalisé à quel point ça affecte quand c’est dans le cerveau », les options de traitement étant bien plus limitées que pour d’autres cancers.

« J’étais tellement en colère et bouleversée qu’on n’ait pas découvert sa tumeur plus tôt », dit-elle. « S’ils l’avaient trouvée plus tôt, il aurait peut-être pu avoir une chimiothérapie. Au moins, on aurait eu l’impression d’avoir essayé. »

Un budget recherche dérisoire face à l’ampleur du problème

L’association Brain Tumour Research pointe un chiffre glaçant : au Royaume-Uni, seulement 1 % du budget national de recherche sur le cancer a historiquement été consacré aux tumeurs cérébrales depuis 2002.

Pourtant, cette maladie tue plus d’enfants et d’adultes de moins de 40 ans que n’importe quel autre cancer.

La Dr Karen Noble, directrice de la recherche et des politiques de l’association, estime que l’histoire de Tyler « reflète la réalité dévastatrice vécue par tant de familles ». Elle réclame plus d’investissement dans la recherche sur le glioblastome, un accès élargi aux essais cliniques, et la fin des inégalités d’accès au séquençage génomique qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements.

La sœur de Tyler transforme sa douleur en combat

Depuis la mort de son frère, Ella multiplie les actions de sensibilisation, notamment pendant la Semaine de sensibilisation au glioblastome, du 13 au 19 juillet.

En mai, elle a relevé un défi sportif de 200 kilomètres, récoltant plus de 1 650 dollars pour Brain Tumour Research.

« Ce qui est arrivé à Tyler a été si traumatisant, et je ne veux que personne d’autre vive ça », confie-t-elle.

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