Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Science

Cet astéroïde géant de 1 650 mètres va frôler la Terre samedi… voici à quelle distance exacte il passera

Publié par Cassandre le 25 Juin 2026 à 14:31
Astéroïde rocheux massif dans l'espace avec la Terre en arrière-plan

Un rocher spatial grand comme une montagne fonce droit vers notre coin de l’univers. Samedi 27 juin 2026, l’astéroïde (152637) 1997 NC1 passera à seulement 2,5 millions de kilomètres de la Terre — un voisinage cosmique qui n’arrive que toutes les quelques années. Bonne nouvelle : aucun risque d’impact. Mais le spectacle, lui, promet d’être rare.

Un bloc rocheux de 750 à 1 650 mètres repéré depuis 1997

Découvert il y a près de trente ans, cet objet céleste ne fait pas dans la discrétion. Selon les estimations de l’ESA (Agence spatiale européenne), sa taille oscille entre 750 et 1 650 mètres de diamètre. L’écart s’explique par l’incertitude sur son albédo, c’est-à-dire la quantité de lumière solaire que sa surface renvoie.

Concrètement, on parle d’un caillou potentiellement plus grand que le mont Blanc côté altitude. Ce genre de gabarit fascine les scientifiques autant qu’il alimente les fantasmes. Pourtant, la probabilité d’impact est rigoureusement nulle cette fois-ci.

L’astéroïde passera au plus près de notre planète samedi à 13h14 heure de Paris, à la vitesse vertigineuse de 8,9 km/s. Il sera alors à exactement 2 559 461 km — soit 6,66 fois la distance qui nous sépare de la Lune. Juan Luis Cano, du bureau de défense planétaire de l’ESA, rappelle qu’un passage aussi rapproché pour un objet de cette taille reste exceptionnel.

Pourquoi la Lune pourrait gâcher le spectacle

Voilà le hic. Ce week-end, notre satellite naturel sera particulièrement brillant et proche dans le ciel. Résultat : sa luminosité risque de noyer l’éclat discret de l’astéroïde pile au moment où celui-ci sera le plus près de nous. L’ESA prévient que l’observation au télescope pourrait s’en trouver sérieusement compliquée.

Malgré cette concurrence lunaire, les amateurs équipés de petits télescopes, voire de grosses jumelles, devraient pouvoir repérer le visiteur spatial. À condition, bien sûr, qu’il fasse nuit dans leur région au bon moment. Pas évident quand le passage au plus près tombe en plein milieu de journée en France.

Côté géographie céleste, la trajectoire joue en faveur de certaines régions du globe plus que d’autres. Pendant la phase d’approche, l’astéroïde sera visible depuis l’hémisphère Nord. Au moment du passage le plus serré, il sera observable presque partout sur Terre. Puis, en s’éloignant, seul l’hémisphère Sud pourra encore le suivre dans le ciel nocturne.

Personne observant le ciel nocturne avec un télescope sur un balcon

6,66 fois la distance Terre-Lune : faut-il vraiment s’inquiéter ?

En matière de défense planétaire, les chiffres parlent d’eux-mêmes. À plus de 2,5 millions de kilomètres, 1997 NC1 ne représente strictement aucun danger. Pour donner une idée, c’est comme si une voiture vous « frôlait » à quarante mètres sur un trottoir. Techniquement proche, concrètement inoffensif.

Ce qui rend l’événement remarquable, ce n’est pas la menace. C’est la rareté. Un objet de cette envergure qui passe aussi « près » — à l’échelle cosmique — ne se produit que toutes les quelques années selon l’ESA. Chaque passage est une occasion en or pour les astronomes de collecter des données sur la composition et la trajectoire de ces corps rocheux.

L’ESA et la NASA surveillent en permanence les objets géocroiseurs susceptibles de poser problème. La mission DART de 2022 a même prouvé qu’on pouvait dévier un astéroïde en le percutant. Cette fois, pas besoin de sortir l’artillerie lourde. Juste une paire de jumelles et un peu de patience.

Un astéroïde grand comme une montagne qui passe à côté de chez nous sans faire de dégâts : voilà le genre de rendez-vous cosmique qu’on aimerait avoir plus souvent. Si vous avez un télescope qui prend la poussière au fond du garage, c’est peut-être le moment de le ressortir. La prochaine visite de ce calibre pourrait se faire attendre plusieurs années.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *