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Pourquoi certaines personnes n’ont jamais le mal des transports — et ce n’est pas une question de chance

Publié par Cassandre le 05 Juil 2026 à 9:01

Ton pote lit tranquillement son livre à l’arrière de la voiture pendant que toi, tu fixes désespérément l’horizon en luttant contre la nausée. Même trajet, même virages, même odeur d’essence. Et pourtant vous ne vivez clairement pas la même expérience.

Ce n’est pas une question de volonté ou d’estomac fragile. C’est ton cerveau qui reçoit des informations contradictoires, et selon les gens, il ne réagit pas du tout pareil face à ce conflit.

Un conflit entre ce que tu vois et ce que tu ressens

Le mal des transports vient d’un désaccord entre plusieurs systèmes qui informent ton cerveau sur ta position dans l’espace. L’oreille interne détecte les mouvements et l’accélération grâce à des liquides qui bougent dans de minuscules canaux.

Tes yeux, eux, envoient une autre information. Si tu lis un livre dans une voiture, tes yeux disent à ton cerveau que tu es immobile, alors que ton oreille interne hurle que tu accélères, freines et tournes.

Ce grand écart entre les signaux visuels et les signaux vestibulaires (liés à l’équilibre) plonge ton cerveau dans la confusion. Il interprète souvent ce conflit comme un signe d’empoisonnement, et déclenche des nausées pour te faire vomir.

Personne mal à l'aise à l'arrière d'une voiture en mouvement

Pourquoi certains cerveaux gèrent mieux ce chaos que d’autres

Certaines personnes ont un système vestibulaire moins sensible aux variations de mouvement. Leur oreille interne envoie des signaux plus doux, moins contradictoires avec ce que leurs yeux perçoivent.

D’autres ont simplement un cerveau plus tolérant face à l’incohérence sensorielle. Des études montrent que l’âge joue aussi un rôle énorme : les enfants entre 2 et 12 ans sont les plus touchés, avant que la sensibilité diminue avec le temps.

Les femmes seraient également plus sujettes au mal des transports que les hommes, notamment pendant les règles ou la grossesse. Les hormones influenceraient directement la sensibilité de l’oreille interne aux mouvements.

Il existe même une explication génétique : certaines variations dans l’ADN sont associées à une prédisposition plus forte au mal des transports, transmise de génération en génération comme la couleur des yeux.

Et en fait, c’est encore plus étrange que ça

Le mal des transports ne touche pas que les humains. Les chiens, les chats et même certains poissons peuvent en souffrir, preuve que ce mécanisme est ancré très profondément dans l’évolution des espèces à oreille interne.

Plus surprenant encore : les astronautes développent souvent un « mal de l’espace » en apesanteur, pour la raison inverse. Leur oreille interne ne détecte plus aucun mouvement alors que leurs yeux voient des objets flotter autour d’eux.

Autre curiosité : les personnes qui conduisent elles-mêmes ont beaucoup moins souvent le mal des transports que les passagers. En anticipant chaque virage avant qu’il n’arrive, le cerveau du conducteur réduit le conflit sensoriel, contrairement à celui du passager surpris par chaque mouvement.

C’est aussi pour ça que regarder l’horizon fixe aide réellement : ça permet aux yeux de retrouver une cohérence avec ce que ressent l’oreille interne, en confirmant visuellement que le corps est bien en mouvement.

D’ailleurs, savais-tu que le gingembre n’est pas juste une légende de grand-mère ?

Plusieurs études scientifiques ont confirmé que le gingembre peut réellement atténuer les nausées liées au mal des transports, avec un effet comparable à certains médicaments légers.

Autre fait amusant : mâcher un chewing-gum pendant le trajet aiderait aussi, car ce mouvement de mâchoire stimulerait des zones du cerveau qui atténuent la sensation de conflit sensoriel.

Et si tu veux éviter à tout prix le mal des transports en avion, choisis toujours une place au-dessus des ailes. C’est l’endroit où les mouvements de l’appareil sont les moins perceptibles, donc le conflit sensoriel y est minimal.

La réponse en une phrase

Le mal des transports, c’est ton cerveau qui panique face à un désaccord entre tes yeux et ton oreille interne, et certaines personnes sont juste biologiquement mieux armées pour gérer ce chaos.

Toi, tu fais partie de quelle équipe : celle qui lit tranquillement à l’arrière, ou celle qui garde un sachet plastique dans la boîte à gants par précaution ?

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