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« Que devient Elize Matsunaga » : après le meurtre glaçant, sa vie en prison bouleverse Netflix

Publié par Gabrielle Nourry le 25 Juil 2026 à 16:18
Salle de parloir de prison vide sous un éclairage sombre

Un film choc débarque sur Netflix et relance une affaire qui a secoué tout le Brésil. Elize : surgie de l’ombre raconte le destin d’une femme devenue tristement célèbre pour un crime d’une violence inouïe. Mais derrière le film, une question obsède les abonnés : où est-elle aujourd’hui, et que reste-t-il de sa vie après le drame ?

Un crime qui a glacé Sao Paulo en 2012

Tout commence en 2012, quand Elize Matsunaga, de son nom de naissance Elize Araújo, découvre l’infidélité de son mari. Marcos Kitano Matsunaga dirige alors l’empire brésilien Yoki, une fortune et une position sociale que rien ne semblait pouvoir ébranler.

La dispute qui suit tourne au cauchemar. Son époux menace de révéler son passé de call-girl pour lui retirer la garde de leur fille, âgée d’un an à peine. Dans un accès de rage, Elize lui tire une balle dans la tête, avant de démembrer son corps pour tenter de faire disparaître les preuves.

Cette affaire glaçante n’est pas sans écho avec d’autres histoires criminelles qui ont marqué les faits divers récents, où la vérité met parfois des années à émerger. Netflix, déjà rodé à ce type de récit après une première mini-série diffusée il y a cinq ans, mise à nouveau sur le fascinant mélange de fascination morbide et d’empathie qu’inspire cette histoire, un peu comme lorsque certaines affaires people mêlent scandale et vie privée sous les projecteurs.

19 ans de prison, une peine réduite grâce aux aveux

La justice brésilienne condamne Elize Matsunaga à 19 ans et 11 mois de prison en 2016. Elle purge sa peine depuis le 6 juin 2012 au sein de l’établissement pour femmes Santa Maria Eufrásia Pelletier.

Grâce à sa bonne conduite et au travail effectué en détention, sa peine diminue progressivement : d’abord à 18 ans, puis à 18 ans et neuf mois. Le vrai tournant survient en 2019, lorsqu’elle finit par avouer son crime, ce qui ramène finalement sa peine à 16 ans et trois mois.

Cet aveu tardif change la trajectoire judiciaire de toute l’affaire. La justice lui accorde ensuite une libération conditionnelle, lui permettant de sortir pour étudier et retravailler. Un mécanisme judiciaire qui rappelle, à une échelle différente, ces parcours où la vie recommence dans des conditions inattendues.

Selon la presse brésilienne, Elize vit aujourd’hui à Franca, une ville située à environ 400 km de Sao Paulo, loin des projecteurs qui ont fait sa triste notoriété. Une chose reste inchangée depuis sa sortie : elle n’aurait jamais revu sa fille, confiée à ses grands-parents paternels.

Couloir de prison vide avec fenêtre à barreaux et ombres allongées

Un passé traumatique et des amours derrière les barreaux

Dans le livre Elize Matsunaga, la femme qui a démembré son mari, le journaliste Ullisses Campbell révèle un passé bien plus sombre que ce que l’on imaginait. À 15 ans, la jeune femme avait déjà été secourue par la police lors d’une opération contre l’exploitation sexuelle des mineurs sur les routes. Quelques années plus tard, son beau-père l’aurait enlevée de son domicile avant d’abuser sexuellement d’elle.

C’est derrière les murs de la prison qu’Elize aurait tenté de tourner la page. Elle y rencontre Sandra Regina Sanchez, une autre détenue condamnée à 27 ans pour l’enlèvement et le meurtre d’un enfant dont les parents n’avaient pas payé la rançon, comme le rapportait déjà L’Express en 2014.

Leur histoire ne dure pas. Sanchez tombe sous le charme d’une troisième prisonnière, Suzanne Von Richthofen, condamnée à 39 ans pour avoir orchestré le meurtre de ses propres parents. Les deux femmes se marient dans le « pavillon des épouses » de la prison de Tremembé, un rebondissement qui rappelle à quel point la réalité dépasse parfois les histoires les plus improbables du quotidien.

Entre crime glaçant, amours contrariées et liberté retrouvée à 400 km de son passé, l’histoire d’Elize Matsunaga résume à elle seule le vertige d’une vie brisée puis reconstruite dans l’ombre. Le film Netflix suffira-t-il à apaiser ou à raviver le débat autour de cette affaire hors norme ?

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