Grève du 5 novembre : trains, écoles, cantine… le guide pour tenir jeudi sans y laisser vos nerfs
Jeudi 5 novembre, il va falloir jongler. Trains perturbés, école qui prévient au dernier moment, cantine qui ferme ses portes : le réveil risque d’être sportif pour beaucoup de familles. Bonne nouvelle, tout ça se prépare.
Pas de débat ici, pas de prise de position. Juste du concret : comment aller au boulot, qui garde les enfants, que faire de votre billet de train. Et un ou deux réflexes que presque tout le monde oublie.
Le piège de la veille au soir (et comment l’éviter)
Le premier réflexe, c’est de vérifier. Mais attention à l’ordre. Les compagnies de transport publient leurs prévisions la veille, souvent en fin d’après-midi. Les écoles, elles, communiquent parfois par l’application de la mairie ou l’espace numérique de travail.
Mercredi soir, prenez dix minutes pour tout regarder d’un coup : appli de votre opérateur de transport, message de l’école, site de la mairie. Notez les infos sur un papier collé sur le frigo. Ça évite de tout redécouvrir à 7 h du matin, café à la main.
Et le plus important, on le garde pour plus bas : un droit que beaucoup de parents ignorent totalement.
Se déplacer sans train : les plans B qui marchent vraiment

Le covoiturage est votre meilleur allié. Sur les plateformes dédiées, les trajets domicile-travail se remplissent vite les jours de grève. Réservez dès mercredi, pas jeudi matin. Pensez aussi au groupe WhatsApp de la boîte ou du quartier : un collègue qui habite à deux rues de chez vous, ça se trouve en trois messages.
Le vélo, ensuite. Vélo classique, électrique, ou vélo en libre-service : sur moins de dix kilomètres, c’est souvent aussi rapide que les transports un jour normal. En novembre, on s’équipe : lumières, gilet visible, gants. Il fait nuit tôt et le sol peut être glissant.
Troisième piste, la voiture, mais avec méthode. Partez plus tôt que d’habitude, car les routes se saturent quand tout le monde fait le même choix. Si possible, stationnez en périphérie et finissez en tramway ou en bus s’ils circulent.
Et si vous devez absolument prendre le train ? Il y a une astuce sur les horaires que presque personne n’exploite.
Vos billets de train : ce que vous pouvez récupérer
Voilà l’astuce. Quand un train est supprimé, vous n’avez pas besoin d’attendre ni de payer pour rien. Vous pouvez demander l’échange ou le remboursement de votre billet, sans frais, en général jusqu’à la veille de votre départ ou le jour même selon la situation.
Le détail qui compte : conservez la preuve de votre billet et la mention de suppression. Faites la démarche depuis l’appli ou le site de la compagnie, c’est souvent plus rapide qu’au guichet, surtout un jour de forte affluence.
Si votre train circule mais avec un gros retard, d’autres règles de compensation s’appliquent. Pour y voir clair sur les montants, on a détaillé ce que vous pouvez vous faire rembourser selon la situation.
Autre réflexe malin : privilégiez, quand c’est possible, les créneaux les moins chargés. Tôt le matin ou en début d’après-midi, les rames sont moins prises d’assaut les jours de service réduit.
Les enfants à la maison : qui garde, comment, et à quel prix
C’est la vraie galère pour les parents. Première question à poser à l’école : y a-t-il un service d’accueil prévu ? Dans beaucoup de communes, un service minimum existe quand le nombre d’enseignants grévistes dépasse un certain seuil. Renseignez-vous en mairie, pas seulement auprès de l’école.
Si aucun accueil n’est organisé, activez le réseau. Grands-parents, voisins, parents de la classe : une garde partagée à deux ou trois familles, c’est le système D qui sauve la journée. Chacun prend les enfants à tour de rôle, et personne ne pose de jour.
Pour les plus petits, pensez aux assistantes maternelles de votre quartier : certaines ont des disponibilités ponctuelles. Les crèches, elles, peuvent aussi être touchées, comme on l’avait vu lors d’une précédente journée de mobilisation.
Reste un point sur lequel tout le monde se trompe : la cantine.
Cantine fermée : le déjeuner qui ne doit pas tout compliquer

Quand le personnel est en grève, la cantine peut fermer ou proposer un repas simplifié, parfois un pique-nique fourni par la commune. L’information tombe souvent tard, parfois la veille seulement.
Le plus sûr : glissez un repas froid dans le cartable par précaution. Sandwich, fruit, compote, petit gâteau. Si la cantine ouvre finalement, vous n’aurez rien perdu. Si elle ferme, l’enfant n’aura pas faim.
Pour la facturation, les règles varient selon les communes. En général, un repas non servi n’est pas facturé, mais vérifiez le règlement de votre mairie ou de votre prestataire. Un mail au service scolaire suffit pour être fixé.
Le télétravail : mode d’emploi pour négocier sans stress
Si votre poste le permet, le travail à distance est la solution la plus simple. Le bon réflexe : en parler dès mercredi, pas jeudi à 8 h. Un message court à votre manager, avec ce que vous comptez faire de la journée, passe bien mieux qu’une demande de dernière minute.
Si vous n’avez pas de télétravail prévu dans votre contrat, la plupart des employeurs se montrent souples les jours de forte perturbation. Proposez une alternative : horaires décalés, arrivée plus tard, journée récupérée plus tard dans la semaine.
Et si vous restez coincé ? Prévenez rapidement. Une vraie impossibilité de venir, causée par l’absence de transports, se discute généralement avec l’employeur. Gardez une trace écrite de l’échange.
Votre plan de survie en cinq points avant jeudi

Pour finir, voici la version express à garder sous la main. Mercredi soir : consultez les prévisions de trafic, l’info de l’école et celle de la mairie. Réservez votre covoiturage ou sortez le vélo. Prévenez votre employeur de votre organisation. Préparez un repas froid pour les enfants. Et si votre train est supprimé, faites tout de suite la demande de remboursement.
Avec un peu d’anticipation, jeudi ressemblera moins à un parcours du combattant. Et pour mieux comprendre comment s’organiser quand ça coince aussi sur les rails, on vous recommande de lire ce qu’il fallait savoir lors d’une grève précédente : les bons réflexes sont les mêmes.