Achraf Hakimi : la Cour de cassation confirme le procès pour viol du capitaine du Maroc
Achraf Hakimi est l’un des footballeurs les plus en vue du Paris Saint-Germain et le capitaine de la sélection marocaine. Depuis février 2023, il fait l’objet d’une accusation de viol qu’il conteste fermement depuis le premier jour. La Cour de cassation vient de trancher une étape décisive de la procédure, confirmant une décision qui scelle son parcours judiciaire pour les prochains mois.

Une plainte née d’une rencontre sur Instagram
Tout commence en février 2023. Une jeune femme de 24 ans se rend au commissariat de Nogent-sur-Marne. Elle explique avoir été violée au domicile d’Achraf Hakimi, à Boulogne-Billancourt.
Les deux se connaissaient via Instagram, où ils avaient échangé avant de se rencontrer. La jeune femme ne souhaite pas déposer plainte dans un premier temps, mais le parquet ouvre une enquête dès qu’il est informé de ses déclarations, un mécanisme que l’on retrouve dans d’autres affaires où des plaintes sont déposées longtemps après les faits.
Le footballeur, alors âgé de 24 ans, est mis en examen pour viol en mars 2023 et placé sous contrôle judiciaire. Ce type de dossier, où les versions s’opposent frontalement, rappelle parfois des affaires judiciaires qui traînent des années avant d’être tranchées.
Le renvoi en procès confirmé après trois ans d’instruction
Près de trois ans d’information judiciaire plus tard, une juge d’instruction ordonne en février 2026 le renvoi d’Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. Elle estime qu’il existe des charges suffisantes pour qu’il soit jugé.
La défense du joueur conteste aussitôt cette analyse. Elle réclame un non-lieu et met en avant plusieurs éléments qu’elle juge favorables à son client, un argumentaire qui n’est pas sans rappeler certaines vérités qui mettent des années à émerger dans des affaires très médiatisées.
La cour d’appel de Versailles confirme malgré tout la mise en accusation en juin. Achraf Hakimi décide alors de saisir la Cour de cassation, dernier recours possible avant l’ouverture du procès, comme d’autres dossiers dont certains détails ne sont révélés que très tard.

Hakimi nie toujours les faits, la défense dénonce une fausse accusation
La réponse tombe finalement : la Cour de cassation confirme le renvoi en procès du défenseur du PSG. Elle ne se prononce pas sur sa culpabilité ou son innocence, mais uniquement sur la conformité juridique de la décision qui l’envoie devant la justice.
Depuis le début de l’affaire, le joueur nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Il dénonce ce qu’il qualifie de « fausse accusation », une ligne de défense qu’il n’a jamais changée en trois ans, à l’image de certains sportifs confrontés à des épreuves personnelles qui bouleversent leur carrière.
Son avocate, Fanny Colin, maintient que les éléments à décharge auraient dû conduire à un non-lieu. En face, la défense de la jeune femme conteste fermement les accusations portées contre sa cliente et dénonce des tentatives de mettre en cause sa crédibilité. Le procès se tiendra devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
Trois ans après la plainte, l’affaire quitte enfin le terrain de l’instruction pour celui du procès. Reste désormais à savoir quand cette audience, très attendue, sera fixée.