Roland-Garros 2026 : la blessure qui prive le tournoi de son double tenant du titre

Un mois jour pour jour avant le début de Roland-Garros, le coup de tonnerre est tombé. Carlos Alcaraz, 23 ans, double tenant du titre, ne défendra pas sa couronne Porte d’Auteuil. La raison : une blessure au poignet droit contractée à Barcelone, dont les examens n’ont rien de rassurant. Voici ce que l’on sait sur cette blessure, ses conséquences sur le tableau et la date de retour espérée de l’Espagnol.
Ténosynovite du poignet : la blessure qui a tout déclenché à Barcelone

Tout s’est joué lors du premier tour de l’ATP 500 de Barcelone. Face à Otto Virtanen, Alcaraz a ressenti une douleur vive au poignet droit. Le diagnostic est tombé rapidement : ténosynovite, autrement dit une tendinite doublée d’une inflammation de la gaine qui entoure le tendon. Pas de déchirure, certes, mais un signal d’alarme suffisant pour renoncer à son deuxième tour face à Tomáš Macháč.
Lundi, en marge de la cérémonie des Laureus Awards — où il a reçu le prix du meilleur sportif de l’année, attelle bien visible au poignet — le numéro deux mondial avait déjà laissé planer le doute. « Si je force pour jouer ce Roland-Garros, cela peut me porter préjudice pour les tournois suivants », avait-il confié. Une phrase qui résonne comme un choix de prudence plutôt que de bravoure. Les examens du vendredi 24 avril ont scellé l’affaire.
Ni Rome ni Roland-Garros : un forfait double qui bouleverse le calendrier
La décision, annoncée par Alcaraz sur ses réseaux sociaux, couvre en réalité deux rendez-vous majeurs. Le Masters 1000 de Rome, programmé du 5 au 17 mai, saute aussi. « Nous avons décidé que le plus prudent est de ne participer ni à Rome ni à Roland-Garros, en attendant de voir l’évolution pour décider quand nous reviendrons sur le court », a écrit l’Espagnol en espagnol, avant de glisser : « C’est un moment compliqué pour moi, mais je suis sûr que nous en sortirons plus forts. »
Derrière la formule classique, la lucidité est réelle. Alcaraz a fait le choix du temps long plutôt que du risque immédiat. « Je préfère revenir peut-être un peu plus tard, mais très bien, que revenir vite et risquer d’aggraver cette blessure. » À 23 ans, le calcul se tient. Forcer sur une gaine tendineuse enflammée, c’est transformer une absence de quelques semaines en galère de plusieurs mois.
Sinner, Wimbledon et la grande inconnue du retour sur gazon
La compétition n’attend personne, et l’absence d’Alcaraz redistribue les cartes de la terre battue parisienne. Le principal bénéficiaire a un nom : Jannik Sinner. Le rival italien, qui n’a encore jamais soulevé la Coupe des Mousquetaires, se retrouve avec un boulevard. Le tableau masculin perd son attraction numéro un, et le suspense change de nature.
Quant au retour d’Alcaraz, les espoirs se tournaient vers la saison sur gazon. Raté. L’Espagnol a finalement confirmé qu’il renonçait aussi au Queen’s et à Wimbledon. « Je me sens beaucoup mieux, mais je ne suis malheureusement pas encore prêt à pouvoir jouer », a-t-il écrit. Le flou demeure sur la date exacte de reprise. Son équipe médicale surveille l’évolution semaine après semaine, sans calendrier gravé dans le marbre.
Un double tenant du titre absent, un rival qui n’a jamais gagné à Paris, et un poignet qui dicte sa loi au classement mondial. Roland-Garros 2026 s’annonce déjà comme un tournoi à part. Reste une question : quand verra-t-on vraiment Alcaraz frapper à nouveau une balle en compétition ? La réponse appartient à un tendon, pas à un calendrier.